Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones
« Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore réjouissez-vous » (Lettre aux Philippiens 4, 4)
Lettre d'informationOctobre 2014

L’écoute, l’espérance, la bienveillance

Écouter fait du bien, écouter nous relie les uns aux autres, écouter nous enrichit. Et Dieu est au bout de notre écoute. Écouter est une tâche prioritaire, un vrai ministère.

Oui, l’Évangile a un avenir. Oui, le Christ accompagne notre monde qui change. Et oui, pour nous qui avons reçu le baptême, l’espérance est aussi un ministère.

Dire du bien, c’est faire comme Dieu, aux jours de sa création. Dire du bien, c’est faire comme Jésus qui ne juge ni ne condamne. Bénissons ce qui se fait de bon, parce que cela fait grandir la vie. Écoute, espérance, bienveillance : trois ministères « naturels » pour la Conférence Catholique des Baptisés Francophones. Rejoignez-la CCBF.

Journal du Synode des évêques sur la famille

Notre pape François a voulu interroger le peuple des baptisé-e-s en lui soumettant un questionnaire en vue du synode sur les défis pastoraux de la famille, qui se tiendra à Rome en octobre 2014. L’Église de France a peu relayé ce questionnaire au sein des paroisses. La Conférence a donc invité ses adhérents et sympathisants à y répondre. La synthèse des nombreuses réponses reçues a été adressée à la Conférence des Evêques de France et à Rome. Nous continuons à faire connaître l’évolution des débats sur ce sujet, avec la publication sur notre site d’un Journal du Synode qui en est à son 5e numéro.

Nous appelons également à soutenir par votre signature l'initiative de Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers, qui a publié le 4 septembre 2014 ses « Attentes d’un évêque diocésain ». Cette contribution au Synode des évêques sur la famille est déjà traduite en plusieurs langues et très largement diffusée. Le texte est fluide, il se lit vite et bien, sans jamais être simpliste.

Une enquête de la Conférence : célébrations à l’occasion d’un remariage

L’attitude de l’Église catholique envers les divorcés qui se remarient est un sujet douloureux pour les personnes qui, après un échec, ont un nouveau projet de couple qu’elles désirent confier à Dieu, et qui se voient refuser même une simple bénédiction. Douloureux pour les prêtres qui sont déchirés entre leur devoir d’obéissance aux lois de l’Église, et leur cœur de pasteur désireux de vivre la miséricorde du Christ.

La Conférence a recueilli le témoignage de 75 prêtres et diacres de divers diocèses de France, qui ont opté pour célébrer ouvertement la démarche de ces couples. Certes, il ne s’agit pas d’un deuxième mariage sacramentel mais d’une célébration, soigneusement préparée avec les époux, et qui ne pose aucun problème canonique. Les prêtres et diacres qui ont répondu à cette enquête ne sont pas des « militants » d’une mouvance libérale de l’Église, mais des pasteurs, des hommes de terrain, attentifs aux personnes.LIRE LA SUITE >>

Quand un curé invite des laïcs à célébrer

Aujourd’hui, dans leur action pastorale, les curés sont de plus en plus accompagnés par des laïcs. Cette collaboration ne date pas d’hier. Le Concile Vatican II a déclaré que : «… les laïcs peuvent être appelés, de diverses manières, à collaborer plus immédiatement à l’apostolat de la hiérarchie, à l’instar de ces hommes et de ces femmes qui aidaient l’apôtre Paul à évangéliser et peinaient beaucoup dans le Seigneur. Ils sont, en outre, susceptibles d’être appelés par la hiérarchie à exercer certaines tâches ecclésiastiques dans un but spirituel. » (Lumen Gentium § 33).

La Conférence a reçu le témoignage d’une expérience réussie de collaboration entre un curé et des laïcs engagés dans diverses équipes de sa paroisse.LIRE LA SUITE 

L’École de la Parole de la Conférence

À la synagogue et chez les protestants, des laïcs peuvent commenter l’écriture dans l'assemblée liturgique. L'Eglise catholique offre encore rarement cette possibilité. L'initiative est neuve, mais urgente. L’annonce par des laïcs de ce qui pour nous est Parole de Dieu devient une nécessité, quand de nombreuses assemblées paroissiales disparaissent. L'expérience a été tentée avec succès à Bruxelles et dans l'Orne. Cela se pratique chaque dimanche depuis trente ans au centre Saint-Merry à Paris.

Le moment nous paraît favorable pour multiplier ces expériences réussies. Et pour retirer leurs appréhensions à ceux qui pensent : « je ne suis pas capable de porter la Parole ». Nous lançons une École de la Parole, lieu où chacun pourra apprendre, par la pratique, les bases de la prise de parole qui conviennent pour annoncer la Parole de Dieu. Les membres d’un groupe au Mans et d’un autre à Paris ont prononcé en septembre leurs premières homélies « à blanc ».


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