Prière continue


Merci de confier vos intentions de prière à la Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France.

Chaque internaute peut ainsi envoyer sa prière en prolongeant celle des autres et contribuer ainsi à faire monter vers Dieu une prière continue.

S’il n’y a pas de modèle de prière – chacun vient, Dieu merci, avec ses particularités et la voix qui lui est propre – il existe  des repères salutaires pour nous aider à prier les uns pour les autres :

– la concision du message : nous ne pouvons entrer dans tous les détails d’un événement ou d’une situation.
– la sobriété : le partage d’intentions de prière n’est pas le partage d’un journal spirituel à éditer en ligne.
– la relecture : prendre le temps de relire ce que l’on a écrit et se demander aussi si mon message va aider les autres à prier.

Avec vous dans l’espérance d’un Dieu à l’écoute de nos prières

Seigneur, que nos prières devant toi s’élèvent comme un encens, et nos mains, comme l’offrande du soir.
(Psaume 140)

24 Reponses à “ Prière continue ”

  1. Christine sur 21 février 2010 à 18 h 06 min

    On sollicite notre prière pour Marie Rose et pour Louise. Pour des raisons de discrétion et de pudeur, les intentions ne sont pas mises en ligne.

    Si quelqu’un souhaite prendre particulièrement en charge une de ces intentions, qu’il nous le fasse savoir en laissant un message. Nous lui transmettrons le texte qui a été déposé.
    Merci d’avance
    La modératrice

  2. Anne Castéran sur 2 mars 2010 à 20 h 41 min

    J’ai eu une grandmère que j’adorais et qui s’appelait Marie Rose. Je serai très heureuse de prendre en charge les intentions de prière de cette autre Marie-Rose, et de l’accompagner en pensée pendant ce carême.

  3. Anne Castéran sur 5 mars 2010 à 8 h 35 min

    Seigneur,
    Nous te prions pour les victimes des inondations;
    pour les défunts et leurs familles,
    pour les sinistrés dont les maisons sont détruites,
    pour ceux dont les troupeaux sont décimés, les champs gorgés d’eau de mer. . .
    Seigneur, nous t’en supplions, ne laisse pas tes enfants perdre courage :
    « À brebis tondue, Dieu mesure le vent », dit-on. Vois, tes brebis traversent une terrible épreuve. Nous t’en prions, fais descendre sur eux tes grâces afin qu’ils surmontent leur détresse. Ainsi, accorde leur de reconnaître ta présence et ta miséricorde dans les gestes de solidarité que tu inspires autour d’eux. Nous t’en prions, et sois en loué, envoie leur ton Esprit-Saint, afin que il les ramène sur le chemin de l’Espérance.
    Enfin,merci Seigneur, d’accueilir dans ta Paix les cinquante trois âmes qui t’ont rejoint.
    Louange et gloire à toi,
    Amen

  4. anne soupa sur 8 mars 2010 à 9 h 07 min

    Seigneur, en cette journée des femmes, nous te prions pour nos frères
    Ceux que l’on dit du sexe fort
    Pour les petits garçons qui friment et soulèvent les jupes des filles
    Pour les plus grands qui tyrannisent leurs sœurs et les voilent
    Pour ceux qui couvrent les femmes de leurs propos gras
    Pour le « Macho de l’année » qui sera primé aujourd’hui
    Pour les prêtres et les évêques qui écartent les femmes des églises
    Pour les violeurs, pour les violents, pour les jaloux qui lancent de l’acide au visage des femmes
    Pour les pères déçus d’avoir des filles au point de les tuer
    Seigneur, apprends-leur que la vraie force
    Elle est justement de dépasser la brutalité de la force
    Parle à leur cœur, dis leur que la vie est bonne
    Qu’elle peut être douce grâce aux hommes, qu’elle peut être belle grâce aux femmes, que la guerre est inutile.
    Seigneur, redis-leur que nous les aimons.

  5. Estelle sur 8 mars 2010 à 9 h 45 min

    En cette journée de la femme, Seigneur je te rends grâce pour elles et je les bénis de les avoir mis sur nos chemins.
    Celles qui se lèvent là où d’autres restent tapis
    Celles qui disent « stop » là où d’autres ferment les yeux
    Celles qui disent « je t’aime » là où d’autres frappent
    Celles qui ouvrent leurs bras et leur coeur, là où d’autres montent des murs
    Celles qui prient là où d’autres t’oublient
    Celles qui donnent du pain quand d’autres affament leur prochain
    Bref, toutes celles qui sont des reflets de Ton visage.

    Estelle

  6. Thérèse sur 21 mars 2010 à 19 h 32 min

    Seigneur, ta grâce travaille en tout être humain.
    Donne-moi ton Esprit pour que je puisse le reconnaître en tous ceux que je croise, même ceux qui me semblent les plus éloignés; en particulier des personnes d’autres religions.
    Que jamais je n’oublie, en les écoutant, que tu es là, travaillant leur esprit et leur coeur.

  7. mathilde sur 22 mars 2010 à 8 h 26 min

    Seigneur,
    Donne-moi des yeux d’enfants pour mieux regarder les richesses du monde qui m’entoure
    Donne-moi la joie de savourer les petites choses de la vie qui rendent plus doux les écueils quotidiens et les peines aussi
    Donne-moi la patience pour aimer davantage
    Donne-moi le sourire pour accueillir celles et ceux que je vais rencontrer aujourd’hui
    Donne-moi la constance qui fera de moi un roc
    Enfin, Seigneur, donne-moi la force de puiser dans ton amour tous les jours que tu me donneras.

  8. Thérèse Huvelin sur 25 mars 2010 à 17 h 32 min

    Aujourd’hui 25 mars, pour la première fois,
    chrétiens et musulmans libanais
    célèbrent ensemble la fête de l’Annonciation,
    déclarée fête nationale chômée :
    Acclamons le roi de la Paix qui s’avance, faisons-lui cortège !
    Il a fait construire sa litière en bois du Liban!
    Bonheur et paix à ceux qui honorent sa mère !

  9. DESCOIMPS sur 16 avril 2010 à 13 h 50 min

    Dieu, toi que Jésus nommait Abba, à l’heure où le muezzine des mosquées marocaines chante ta gloire et ta puissance, donne leur de connaître un jour la prière que nous enseigna Jésus, ton Fils, Notre Père, toi qui est au ciel. Et que Marie touche ton coeur de Père lorsqu’elle te prie pour ces soeurs musulmanes niées dans leur féminité. Nous nous recommandons d’elle par son Fils.

  10. Surdez sur 28 avril 2010 à 12 h 49 min

    Merci de prier pour le plein rétablissement et renouveau d’une amitié, avec Francesca, qui se heurte toujours à des impasses et à des bloquages.

    Jusqu’à présent nos efforts de réconciliation et de changements sont vains : c’est toujours pareil, mortifère et désespérant.

    Merci de prier pour la guérison de mon coeur qui souffre énormément de cette situation.

    Francoise

  11. onfray claudine sur 28 avril 2010 à 15 h 06 min

    que dire tant de choses!
    qui confier à votre prière?
    en premier peut-être tous celles et ceux qui font dans l’Eglise le même constat: le message ne passe pas sans toujours se demander pourquoi?
    pour reprendre les mots de Mgr Kasper: celui qui croit ne tremble pas!celui qui réalise que le vrai pilote est le Christ qui sauve et libère et non celui qui condamne et enferme.
    Que l’Esprit du Christ aide toutes celles et ceux qui remettent debout et avancent en eaux profondes sans regarder en arrière pour rejoindre l’autre rive.

  12. Cécile Cord'homme sur 7 mai 2010 à 15 h 22 min

    Compte rendu de la réunion de prière du lundi 3 mai à St Sulpice:

    Nous avons prié à partir de l’évangile et du psaume du jour.

    Evangile selon St Jean (14, 6-14)

    « Moi qui suis le chemin, la Vérité, la Vie… »
    « Amen, amen je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. »

    ‘Seigneur toi qui es le Chemin, fais nous marcher à ta suite;
    Toi qui es la Vérité , fais nous te chercher;
    Toi qui es la Vie, nourris nous de cette vie.’
    Père Naslin – Prions en l’Eglise

    Psaume 18 (19): Par toute la terre s’en va leur message.

    De toute la terre émane le message de Dieu:

    « Pas de parole dans ce récit,
    pas de voix qui s’entende;
    mais sur toute la terre en paraît le message
    et la nouvelle aux limites du monde. »

    A chacun de savoir l’écouter.
    Il agit sur nous comme un courant d’amour, de liberté, de vérité.
    On pourrait le comparer au courant électrique qui anime une lampe.
    A nous de nous brancher.

    Dans une classe de maternelle on demandait à des petits de 3 ans ce qui est indispensable à la vie.
    L’un d’eux a répondu l’amour: Sans amour je ne peux pas vivre.

    La Vie: L’eau, le feu du soleil, la terre avec tout ce qu’elle contient la nourrissent et lui permettent de fructifier.
    Mais sans amour comme condition première, qu’en resterait-il?
    De la même façon, qu’est ce qu’une lampe dans laquelle le courant ne passe pas?
    Un objet inerte.

    Dans les grands bouleversements qui agitent notre Eglise et notre société tout entière en ce moment, aidez nous, Seigneur, Esprit Saint, Jésus, Marie, à trouver de nouvelles manières de faire passer ce courant, le courant de Vie.

    Seuls, nous n’y arrivons pas, nous en sommes réduits à des déductions intellectuelles, à des réactions affectives.
    Donne nous de répandre notre amour à travers le courant de nos Vies,
    En lien avec l’Eglise de Jésus Christ.
    Apprends nous à nous aimer tels que nous sommes,
    A nous connaître les uns les autres, et à nous rencontrer dans notre vérité.

    Amen

  13. Cécile Cord'homme sur 12 mai 2010 à 9 h 47 min

    Compte rendu de la réunion de prière du Lundi 10 Mai à Saint Sulpice

    (Prochains RDV les Lundis 31 Mai et 14 Juin dans la 5ème chapelle à droite – Chapelle St Jean Baptiste – de 12h à 12h30 – suite à une réunion au café Cassette)

    A la base de la prière, il y a les textes du jour:
    - Lecture du livre des Actes des Apôtres (16,11-5)
    - Psaume 149
    - Evangile de JC selon St Jean( 15, 26-16,4)(Discours de la Cène)

    « …Renouveau de l’humanité, témoignage, adhésion du coeur, entrée dans la communauté, accueil des signes, initiatives d’apostolat. »

    Ces « éléments complémentaires et mutuellement enrichissants » sont tirés d’un texte de Paul 6 sur l’Evangélisation (Evangelii nutiandi- 1975 – Désolée pour les mots chinois, houps c’est du latin).
    Ils me paraissent illustrer les lectures du jour:

    Lecture:
    « Lydia adorait le vrai Dieu. » : Adhésion du coeur
    « Elle écoutait car le Seigneur lui avait ouvert l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul. » : Accueil des signes: Ouverture de l’esprit à l’Esprit
    « Puisque vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc loger dans ma maison. » : Entrée dans la communauté

    Evangile:
    Il met l’accent sur l’Esprit Saint:
    (Comme la lecture d’ailleurs avec cette phrase « Le Seigneur lui avait ouvert l’esprit pour la rendre attentive. »)

    « Quand viendra le Défenseur, …, lui l’Esprit de Vérité, qui procède du Père,il rendra témoignage en ma faveur. »

    Pour quoi faire?
    Pour aider les apôtres à Evangéliser:
    « Je vous dit cela pour que vous ne risquiez pas de tomber »,… lorsqu’ »on vous exclura de la synagogue » en « s’imaginant ainsi offrir un sacrifice à Dieu. »

    Nous retrouvons induits par ces mots tous les éléments cités par Paul 6:
    « Renouveau de l’humanité, témoignage, adhésion du coeur, entrée dans la communauté, accueil des signes, initiatives d’apostolat »

    Et nous au sein de notre vie, et dans la CCBF, comment participons nous du renouveau de l’humanité? de l’Eglise Catholique en France?
    Ecoutons-nous les repères donnés par l’Esprit Saint, « Le Défenseur, l’Esprit de Vérité », le guide?
    Comme l’a fait Lydia que l’ »Esprit qui procède du Père » a aidé à être attentive à la parole de Paul?

    Comme le disait le prêtre de ma paroisse dimanche, l’E.S. est comme une onde radio, nous pouvons toujours le capter, mais ouvrons-nous notre récepteur radio interne?
    Radio Notre Dame émet tout le temps, mais pour pouvoir l’entendre encore faut-il tourner le bouton.

    Voici maintenant le partage qui s’est fait dans le groupe de prière à partir de cette petite présentation:

    1 – L’Esprit Saint vu comme une onde radio ?
    - Mais toutes les arrivées d’ondes ne vont pas dans le bon sens :
    - Ne soyons pas crédules mais croyants.
    - Oui se pose la question du discernement.

    2 Le groupe a été interpellé par l’utilisation du mot « forcés » dans la lecture : « Et nous avons été forcés d’accepter (l’hospitalité de Lydia). »
    - Quel est le mot à l’origine de cette traduction ?
    - Peut-être avaient-ils prévu d’aller passer la nuit chez un ami, de rester seuls ou de partir ce jour là, mais les apôtres sont forcés par la coutume locale et les circonstances.

    3 Plus profondément cela pose la question des conditions nécessaires à l’existence d’une communauté – déjà existante, en transformation et en expansion:
    Sans vraiment le savoir peut-être Lydia est déjà des leurs :
    En cherchant l’endroit où les Juifs venaient prier, ils rencontrent une femme qui « adorait le vrai Dieu ».
    Elle est ouverte à une transformation intérieure et elle se fait baptiser par eux.
    Elle évangélisera ensuite à son tour, en commençant par sa maison.

    4 Une personne a fait remarquer que si, guidée par le Saint Esprit, Lydia a reconnu Paul, Paul aussi a été capable de reconnaître Lydia : la relation va dans les deux sens.

    Qui sont les Lydia autour de nous ?
    - Dans les gens qui se disent croyants mais pas pratiquants ?
    - Dans ceux qui font simplement baptiser leurs enfants ?
    - Dans ceux qui partagent des valeurs chrétiennes, même si elles sont limitées, sans mettre des mots chrétiens dessus ?
    Ex : Mais non mais non, je ne suis pas chrétien, je fais ça pour rendre service.
    Et bien justement c’est une valeur chrétienne.

    Comment nous à la CCBF, pouvons les reconnaître nous-même, et aussi les faire reconnaître par les autres ?
    Comment les aider à réaliser qu’ils sont plus proches de l’Eglise Chrétienne qu’ils ne le croient ?
    Comment les aider à réaliser que la communauté officielle des Chrétiens, sans parler de l’humanité toute entière, a besoin d’eux ?

    Sans forcer.

    Esprit Saint, s’il te plait vient nous donner un coup de main.

    Amen

  14. DESCOIMPS sur 12 mai 2010 à 13 h 19 min

    Comment faire pour accepter de reconnaitre les signes et avouer sa foi chrétienne alors que tout autour de vous, vous marginalise pour cela justement. Faut-il aller au Maroc ou ailleurs pour pouvoir parler de sa Foi (presque) ouvertement?
    Seigneur, où est ma place dans ton plan de salut pour les autres et pour moi-même? Esprit Saint, toi, qui murmure la vérité au fond du coeur de chacun, que le silence s’installe dans nos coeurs pour que nous t’entendions. Fais-nous courageux. Car il faut encore aujourd’hui, du courage pour mettre le nom de chrétien sur notre idéal de vie.
    Seigneur, porte nos vies, et, comme disait Ste Thérèse, soit l’ ascenseur qui nous mène vers le Père.

  15. Cécile Cord'homme sur 4 juin 2010 à 20 h 27 min

    Compte-rendu du groupe de prière du Lundi 31 Mai

    Rappels :

    I Un moment de partage autour des textes du jour est organisé tous les 15 jours à la suite de l’accueil au café K7.
    Horaire : 12h à 12h 30
    Lieu : St Sulpice (5eme chapelle à droite : Chapelle St Jean Baptiste)
    Prochain temps de prière : Lundi 14 Juin

    Pourquoi ces partages ?
    Ces lectio divina, ou partages à partir d’un Evangile ou d’une lecture sont un moyen de s’en approprier le contenu et d’entendre comment nos soeurs et frères le reçoivent.
    Ils me paraissent complémentaires au moment d’écoute de l’homélie du prêtre à la messe.

    II Un moment d’union dans la prière pour la Communauté de Baptisés est proposé à tous ceux et celles qui le souhaitent:
    - Le Dimanche,
    - De chez soi, ou en promenade, ou à la messe ,…
    - Seul(e), en famille ou entre ami(e)s …
    - Une minute ou une ½ heure …
    Toutes les prières sont les bienvenues.

    Réunion de prière du 31 Mai :
    Les textes du jour :
    - Lecture du livre du livre de Sophonie (3,14-18a)
    (Réjouis toi, fille de Sion, le Seigneur est en toi)
    ou
    - Lecture de la lettre de St Paul Apôtre aux Romains ( 12, 9-16b)
    (Frères –et Sœurs- , que votre amour soit sans hypocrisie.)
    - Cantique (Isaïe 12, 2, 4b-5a,5b-6)
    (Il est grand au milieu de toi, ton Dieu, ton Sauveur.)
    - Evangile de JC selon St Luc ( 1, 39-56)
    (La visitation de Marie à Elisabeth)

    Présentation du jour au groupe de prière:
    Je me suis appuyé sur l’Evangile et la 2ème lecture :

    La beauté fait souffrir ai-je entendu de la bouche d’un père Jésuite lors d’une conférence sur l’art et la contemplation.
    Je n’ai pas compris. Au contraire, le beau devrait être agréable, faire plaisir.
    Et j’ai cherché ; jusqu’au jour où, soudainement, au détour d’une rue, j’ai été soufflée par la beauté d’un couché de soleil sur la Seine, au niveau de Notre Dame.
    J’ai eu mal physiquement pendant un instant.
    Ma poitrine, rétrécie par les tentions de ma vie quotidienne, s’était dilatée trop vite à l’apparition de cette beauté. Elle en avait ressenti un choc.

    Voilà, c’est ça, la beauté élargie.

    Or ce qui frappe Sœur Véronique Thiébaut (Prions en Eglise), à la lecture de cet évangile, c’est « la capacité de ces deux femmes, Elisabeth et Marie, à être habitées par Dieu, dans leur chair et dans leur esprit :
    Elles sont toutes les deux remplies par l’enfant qu’elles portent, et elles ouvrent encore une porte à l’esprit. »
    Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur…. »

    « Dans leur être tout est large. » …. Elastique, souple, rajouterai-je, à la suite de cette petite expérience personnelle de rencontre avec le bon, la beauté.

    Et elles sont à l’écoute – fine – de ce qui se passe en elles :
    Elisabeth : « Lorsque j’ai entendu tes paroles de salutations, …, l’enfant a tressailli d’allégresse. »
    C’est autrement plus précis que beaucoup de commentaires entendus de la part de femmes enceintes : Le bébé donne des coups de pieds, il est calme, il bouge.
    Elisabeth est capable de se rendre compte que le bébé tressaille d’allégresse à l’intérieure d’elle.
    Elle est capable de sentir la joie, comme quelque chose de tout naturel. Elle est capable d’être disponible à Dieu, sans être gênée par des préoccupations.

    Comment nous, dans notre vie, et dans la CCBF, pouvons-nous nous élargir, nous assouplir, pour que Dieu puisse prendre de plus en plus de place en nous ?

    Nous trouvons des éléments de réponses dans la confiance en Dieu exprimée
    – dans le cantique,
    (Refrain : Il est grand au milieu de toi, ton Dieu, ton Sauveur.),
    - dans les conseils prodigués par St Paul dans sa lettre :
    Voilà comment je les comprends :
    - Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle,
    (A nous de la développer par des contacts entre nous à la CCBF)
    - Rivalisez de respects les uns pour les autres
    (On ne va pas entrer dans la compétition quand même, restons simples !
    Etre à l’écoute de l’autre, et répondre – plutôt que réagir- à ses positions et à ses demandes avec bienveillance.)
    - Ne brisez pas l’élan de votre générosité, mais laissez jaillir l’Esprit.
    (Si vous avez envie de faire du bien, surtout ne vous laissez pas retenir par des considérations sociales ou personnelles diverses.)
    - Priez avec persévérance.
    ( Autrement dit « Restez branché(e)s » sur l’Esprit St pour ne pas rester seuls avec des forces limitées.)
    - Partagez.
    (Il n’y a pas que les poissons qui se multiplient quand on les partage, le respect aussi par exemple.)
    - Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non du mal.
    (Tout un programme que je dois personnellement à approfondir pour bien le comprendre.)

    Partage du groupe à partir de cette présentation :

    - C’est intéressant d’avoir relié ces conseils de St Paul à la capacité à recevoir Dieu dans leur âme et dans leur corps de Marie et d’Elisabeth.
    Lettre de St Paul :
    - Dans sa lettre Paul nous donne tout un code de vie selon l’Esprit Saint ; par opposition à un code de bonne conduite, qui impliquerait une position de mineur non autonome.

    - Tout homme est habité par l’Esprit. Mais les Chrétiens par leur baptême ont reçu l’Espérance de faire fructifier tous les fruits de l’Esprit que St Paul énumère dans sa lettre.

    Evangile :
    - Ce qui impressionne est qu’il s’agit de femmes ordinaires que l’ont nous montre dans le concret de leur vie habituelle :
    Cela se faisait, c’était dans les moeurs du temps qu’une jeune femme comme Marie vienne aider pendant quelques mois sa cousine enceinte plus âgée.

    - Marie aussi est enceinte, mais depuis très peu de temps. Elle n’a pas encore eu le temps de le ressentir, il s’agit simplement de quelques cellules dans son ventre.
    Mais cela suffit pour qu’en entendant la salutation de Marie, l’enfant tressaille d’allégresse dans le ventre d’Elisabeth.

    - Il existe en ces femmes un mélange de grâce et d’humanité. Et pour que notre humanité s’ouvre à la grâce, il nous faut nous élargir.

    En quoi ces textes concernent la CCBF :
    - Pour aller dans le sens des textes du jours, la CCBF doit s’ancrer dans la réalité quotidienne des gens.
    Elle est peut-être flottante …
    - C’est aussi quand les choses sont flottantes qu’elles sont ouvertes.

    - C’est pour nous une grande chance de dire notre foi en notre Eglise, qui n’est pas menée par les hommes, mais par Jésus Christ.
    Cette Eglise me porte les sacrements, cette possibilité de rencontre avec des Chrétiens.
    La richesse de la CCBF réside dans la chance d’annoncer cette foi, cette espérance.
    Elle réside aussi dans la possibilité de dire d’où l’on vient, où l’on va, et pourquoi : au nom de l’amour de Dieu.

  16. Cécile Cord'homme sur 18 juin 2010 à 17 h 10 min

    Compte-rendu du groupe de prière du Lundi 14 Juin

    Rappels :

    I Un moment de partage autour des textes du jour est organisé tous les 15 jours à la suite de l’accueil au café K7.
    Horaire : 12h à 12h 30
    Lieu : St Sulpice (5eme chapelle à droite : Chapelle St Jean Baptiste)
    Prochain temps de prière : Lundi 28 Juin

    Programme des vacances :
    Prière le 12 Juillet, avec un ? pour cause de vacances.
    Les prières reprendront ensuite avec les réunions au café Cassette le 6 Septembre

    Pourquoi ces partages ?
    Ces lectio divina, ou partages à partir d’un Evangile ou d’une lecture sont un moyen de s’en approprier le contenu et d’entendre comment nos soeurs et frères le reçoivent.
    Ils me paraissent complémentaires au moment d’écoute de l’homélie du prêtre à la messe.

    II Un moment d’union dans la prière pour la Communauté de Baptisés est proposé à tous ceux et celles qui le souhaitent:
    - Le Dimanche,
    - De chez soi, ou en promenade, ou à la messe ,…
    - Seul(e), en famille ou entre ami(e)s …
    - Une minute ou une ½ heure …
    Toutes les prières sont les bienvenues.

    Réunion de prière du14 Juin:
    Les textes du jour :
    - Lecture du 1er livre des rois (21,1-6)
    (Le roi Acab et la reine Jézabel tuent Naboth pour s’emparer de sa vigne.)
    - Psaume 5 :
    (Ecoute ma plainte Seigneur)
    - Evangile de JC selon St Matthieu ( 5, 3 8-42)
    (Discours sur la montagne : la nouvelle justice face à la loi du talion)

    Présentation du jour au groupe de prière:
    La lecture de ce jour est l’occasion de se demander qui exactement est Jezabel.

    A la lecture du livre « Bad girls of the Bible, and what we can learn of them »( Portraits de mauvaises femmes de la Bible, et les leçons que nous pouvons en tirer), de l’américaine Liz Curtis Higg, voici ce que je retiens :

    Jezabel était la fille d’un roi payen imbu de puissance. Elle honorait les mêmes esprits que son père ; plus particulièrement le dieu Baal.
    C’est un mariage d’intérêt qui la lie au roi Juif Acab environ 800 ans av JC.

    Quel genre de personne était Jézabel?

    Elle aimait le pouvoir. Pas celui qui est conféré par Dieu, comme Samson, mais celui qu’elle créait elle-même, pour elle-même.
    Elle était fière d’être fière, et elle tenait Acab son mari sous son influence.

    Quels étaient ses bons côtés ?
    Elle était – intelligente,
    – déterminée et courageuse.
    Elle avait – la hauteur de vue que lui conférait une lignée royale,
    – une personnalité affirmée,
    – des aptitudes au leadership.

    Qu’en a-t-elle fait ?

    Elle a mis toutes ses qualités au service de son désir de puissance et de ses propres intérêts –d’autant qu’elle était devenue reine, et qu’elle n’avait plus à complaire à quiconque, en particulier à son père.

    Pour cela, elle n’a reculé devant aucun moyens.
    Elle a utilisé -son courage et son sang-froid pour commettre un meurtre.
    -ses capacités de leadership pour prendre le contrôle du trône de son mari,
    - sa fermeté et sa détermination pour éloigner les gens de Dieu,
    - sa qualité de reine pour manipuler ses sujets.

    Et qui était Acab ?
    C’était un roi Juif qui a renié sa foi en Dieu pour se soumettre aux esprits vénérés par la lignée de sa femme.
    Un homme accessible au repentir, mais incapable de tenir une ligne de conduite courageuse, forte et loyale.
    Dans la lecture qui nous est présentée ici, il est écrit que sa femme obtient pour lui une terre qu’il désire,- mais à laquelle selon la loi Mosaïque, il n’a pas droit -, par des moyens inavouables.
    Il veut la terre mais préfère se réfugier dans une inaction « boudeuse » et laisser le champ libre à sa femme – sans chercher à savoir ce qu’elle fait -, puis simplement prendre possession de la terre qu’elle lui apporte « sur un plateau ».

    Eléments d’analyse du texte tirés du livre cité plus haut :

    1 )Lorsque Jezabel demande à son mari, « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? », ce n’est pas par pure bonté d’âme. On peut se la représenter, les mains sur les hanches, le regard impérieux, et les lèvres pleines de dédain devant cet homme vautré sur son lit.

    Il serait facile de la condamner pour ses mots cruels, réducteurs, et castrateurs.

    Cependant, personne dans notre entourage n’a commis de meurtre à priori, mais combien de femmes parmi nous se sont rendues coupable de paroles tranchantes qui sapent la confiance en lui d’un mari ou d’un partenaire ?

    Devant cet homme abattu, quel qu’en soit la cause – bonne ou mauvaise- elle prend tout simplement le contrôle de la situation : Elle ne demande ou n’offre de conseil à personne.

    (Pour être juste, personne n’apprécie non plus qu’un homme se conduise de cette manière.)

    2) La reine Jezabel a concocté le meurtre d’un voisin pour le motif qu’il refusait d’assouvir le désir illégitime de son mari pour la terre de celui-ci.
    Mais au-delà de ces circonstances ponctuelles, elle aimait par-dessus de tout affirmer, càd usurper, la puissance royale de son mari.

    3) Les anciens et les notables qui ont reçu les lettres signées officiellement par Acab ont -ils été réellement dupes de la maneuvre de Jezabel ?
    - Le peuple devait bien savoir qui portait la culotte dans le couple royal.
    - Jézabel connaissait bien les lois et les coutumes. Son plan était simple mais bien conçu ; ses sujets n’avaient d’autre choix que de mettre en œuvre la sentence de mort que l’innocent Naboth semblait mériter, même s’ils ont sûrement obéi plus par peur que par respect.
    En effet le texte nous dit : « Placez en face de lui deux individus sans scrupules, qui témoigneront contre lui. »

    (… L’histoire de la reine Jézabel et du roi Acab se poursuit avec l’intervention du prophète Ilie. La suite au prochain épisode dans le livre des Rois.)

    Toujours d’après le même ouvrage, quelles leçons pouvons-nous tirer de la conduite de Jezabel ?

    a) Tel père, (ne veut pas nécessairement dire) telle fille :
    Jesabel a choisi de suivre les pas de son père. Elle s’est endurcie dans la même attitude négative que lui.
    Elle aurait pu prendre la résolution de rompre avec la tradition familiale et d’offrir un héritage renouvelé aux siens.

    Ultimement c’est Dieu notre Père. (cf psaume 68 :5)
    Ne regardons pas en arrière, allons de l’avant.
    Notre passé ne doit pas nous retenir. L’histoire doit être une source , non de justifications, mais de lucidité.

    b) Quel droit Jezabel avait elle de juger son mari et de le considérer comme un faible ?
    Qui d’autre que Dieu est capable de sonder les cœurs et de discerner toutes les pensées ?
    1 Chroniques 28,19
    L’attitude de Jézabel envers son mari est dégradante.
    Certains hommes sont-ils parfois perçus comme compétents et capables dans nos communautés sans l’être dans leur foyer ?
    Serait-ce la grande force de caractère de certaines femmes, et non la faiblesse de leurs hommes, qui leur fait apparaître ceux-ci comme « déficients » ?
    Ne faut-il pas demander la grâce d’une douceur confiante et encourageante ?
    Lorsque les femmes ont raison, est ce que cela signifie que les hommes ont tort ?
    Si les femmes souhaitent des « combattants-poêtes » pour maris, la meilleur manière d’y arriver ne serait-elle pas de les traiter comme s’ils maniaient déjà de puissants boucliers et des plumes bien aiguisées ?

    c)Personne ne souhaite servir une femme tyranique:
    Même une puissance légitime ne justifie pas de bafouer les droits et les aspirations des personnes sous notre égide.
    Que ce soit dans la sphère privée, au travail ou dans l’Eglise , comment nous comportons nous ?
    S’il nous a été donner la capacité de diriger, le faisons nous avec grâce et compassion ?

    « Maîtres donnez à vos esclaves ce qui est juste et bon, parce que vous aussi avez un Maître au ciel. » Colossiens 4 :1

    d) Gouverner votre pays est une chose, gouverner votre mari en est une autre :
    Oui certes, …
    Si je suis globalement en accord avec les sujets de réflexion de ce livre -que je traduis pour beaucoup -, je m’en sépare et ne cite que moi-même ici :

    OK, Nous connaissons tous des femmes qui savent gouverner – Angela Merkel par exemple tient sa place que je sache-

    Mais que veux dire St Paul dans les Ephésiens 5, 22-30 lorsqu’il dit que les femmes doivent se soumettre en tout à leur mari, et que ceux-ci doivent aimer leur femme comme …eux-mêmes ?
    Après tout – ces paroles sont immédiatement précédées par « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. »
    – si les hommes doivent aimer leurs femmes comme eux-mêmes, cela implique nécessairement que ceux ci doivent s’appliquer à comprendre et à respecter celles-ci.

    Dans ce contexte, que veut dire se soumettre au juste ?

    St Paul dit aussi « le mari est le chef de sa femme, comme le Christ est le chef de l’Eglise. »

    Et si le mari, – un homme- est beaucoup moins avancé spirituellement que sa femme – une femme- , qu’est ce qui se passe ?
    Dans ce cas je comprends se soumettre, par « servir pour aider l’autre à avancer ensemble »
    Cela expliquerait « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. »
    Mais cela vaut pour un homme comme pour une femme.

    Par ailleurs, il s’agit ici d’une lettre de St Paul, et pas d’un Evangile.

    Je crois que St Paul est un type génial, qui a compris beaucoup, a été touché et a su recevoir la grâce en quantité, mais qu’il reste un homme de son temps, dans son temps.
    Jamais aucune parole de Jésus, à ma connaissance, ne réduit un être humain, homme ou femme, à un stéréotype réducteur.

    Pour ce qui est des relations entres hommes et femmes, j’espère un échange respectueux de la nature et des capacités de chacun(e) dans leur diversité.
    Je connais par exemple des hommes bien dans leur peau avec des tendances « mères-poules » qui ne sont pas des hommes faibles, et des femmes au tempérament fort et aventurier qui ne sont pas des Jézabels.
    Dans la mesure où un tempérament actif orienté sur le monde extérieur amène une femme à une grande maîtrise de son environnement au sens large, si celle-ci ne tombe pas dans la vénération du pouvoir que lui confère sa puissance, et si tout le monde est content dans le respect d’autrui. Ou est le problème ?

    Des paroles de St Paul j’aime retenir :
    « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. »
    Et par se soumettre j’aime cette définition :
    « Servir pour aider l’autre à avancer, ensemble »

    Le sujet reste à approfondir…

    Partage du groupe à partir de cette présentation :
    Extraits : ( L’échange a été très vivant, et j’ai oublié de prendre des notes.)

    - Demander m’oblige à ne plus être dans la « toute puissance » :
    J’accueille le manque en moi.
    J’accepte de désirer quelque chose dont je reconnais manquer.
    En demandant à l’autre de collaborer avec moi, de m’aider, je lui donne la possibilité de dire « Oui, je peux t’apporter. »
    Humilité : Je vois mon manque, et je vois l’autre dans sa capacité à m’apporter.

    - Je m’aimais en train d’aider les autres.
    Cela découlait d’un désir de toute puissance d’une part et de mon éducation chrétienne d’autre part (Moi je vous donne quelque chose/ Il faut tout donner pour les autres.)
    Ce qui me plait à la CCBF, c’est que chacun, chacune d’entre nous puisse prendre une place de sujet et d’acteur.
    Chacun, chacune peut contribuer à sa manière. Il y a des choses que je sais faire, et d’autres pas. Il y a échange.
    Je peux demander à l’autre de contribuer, comme l’autre peut me le demander aussi.

    - Autrefois je comprenais « Demander et recevoir » uniquement « par gratitude ».
    Maintenant je comprends toute la fécondité qui en découle.

    - Le couple Jésabel +Acab mène à la mort. Il y a absence de fécondité, d’échanges justes.

    Le couple Abraham +Sarah mène à la fécondité universelle, même s’il doit l’attendre longtemps; même si Sarah doit attendre longtemps sa fécondité et qu’elle voie d’abord son mari en féconder une autre.

    A la prochaine fois :-)

  17. Guillou.A sur 29 juin 2010 à 13 h 04 min

    - Epître aux Philippiens II 5-11: « Que personne ne recherche son propre intérêt, mais que chacun de vous pense à celui des autres. »
    - Méditation : Il devint l’un des nôtres, Dieu s’est immergé complètement dans notre histoire : Jésus est l’homme qui nous révèle le vrai visage de Dieu plein d’humanité. En retour tout être humain est invité à honorer la part de divinité qu’il a en lui.
    - Prière : En donnant son fils, le Père à montré combien il désirait être proche de ses créatures. Et Jésus, par sa mort librement acceptée, a abandonné sa destinée entre nos mains, victime de la haine déchaînée contre l’Amour. Maintenant vivant éternellement par la grâce du Père, tu nous montres un visage rayonnant : fais nous comprendre par la prière, que le don de soi est le chemin de vie véritable.

  18. poisson virginie sur 5 juillet 2010 à 22 h 03 min

    « Nous sommes les mères du Seigneur, Jésus-Christ, lorsque nous Le portons dans notre cœur et notre corps par l’amour, la loyauté et la pureté de notre conscience, et que nous l’enfantons par nos actions qui doivent être pour autrui une lumière et un exemple. »

    « L’amour de Dieu, abandon de toute vanité, s’exprime dans la louange, abandon, action de grâce, la joie parfaite au-delà des souffrances. »
    « Proclamez qu’il est bon ; tout ce que vous faites, faites-le à sa louange. Car s’il vous a envoyés dans le monde entier, c’est pour que, de paroles et d’actions, vous rendiez témoignage à sa parole.
    St François d’Assise
    A méditer : St François le réformateur pacifiste de l’Église.

  19. Guillou.A sur 6 juillet 2010 à 16 h 55 min

    Le groupe interparoissial de marcheurs Bordeaux-Graves-Presqu’île du Cap Ferret (pastorale du tourisme)souhaite s’associer à la prière continue et propose de prendre le relais de la prière continue cet été si le groupe de St Sulpice l’accepte aussi (a partir du livre prier avec St Paul de M.Quesnel)
    Se laisser façonner par la Grâce pour devenir un peuple de missionnaires…
    - Extrait de l’Epître aux Corinthiens I 1-9 : « Je rend grâce sans cesse à mon Dieu pour vous, pour la Grâce qu’il vous a accordée par Jésus-Christ. En effet dans l’Union avec le Christ, vous avez été enrichis de tous les dons, en particulier tous ceux de la parole et de la connaissance.
    - Méditation : Paul identifie le travail de Dieu chez ses destinataires et fait retour à Dieu de ce qui lui revient. S’effacer devant le Seigneur est un critère important de l’apostolat authentique. Ainsi chacun peut-il être missionnaire en révélant simplement aux gens le travail que Dieu a accompli en eux. Celui qui loue Dieu pour ses réalisations provoque un élargissement à la fois de son intériorité et de son regard . La prière d’action de grâces pour les autres a une dimension universelle.
    - Prière : Grâces te soient rendues, Seigneur, pour les merveilles que tu réalises dans le cœur de tous les humains dans ton Eglise et en dehors de ton Eglise chaque fois que tu inspires une charité exemplaire ou une réconciliation, une dynamique qui permettra de vaincre un obstacle ou une difficulté : c’est ton travail qui se déploie. Tu appelles l’homme à se dépasser sans cesse pour accomplir son humanité…Grâces te soient rendues pour les merveilles de ton amour.

  20. Cécile Cord'homme sur 6 juillet 2010 à 19 h 29 min

    Compte-rendu du groupe de prière du Lundi 28 Juin

    Rappels :

    I Un moment de partage autour des textes du jour est organisé tous les 15 jours à la suite de l’accueil au café K7.
    Horaire : 12h à 12h 30
    Lieu : St Sulpice (5eme chapelle à droite : Chapelle St Jean Baptiste)
    Prochain temps de prière : Lundi 6 Septembre

    Pourquoi ces partages ?
    Ces lectio divina, ou partages à partir d’un Evangile ou d’une lecture sont un moyen de s’en approprier le contenu et d’entendre comment nos soeurs et frères le reçoivent.
    Ils me paraissent complémentaires au moment d’écoute de l’homélie du prêtre à la messe.

    II Un moment d’union dans la prière pour la Communauté de Baptisés est proposé à tous ceux et celles qui le souhaitent:
    - Le Dimanche,
    - De chez soi, ou en promenade, ou à la messe ,…
    - Seul(e), en famille ou entre ami(e)s …
    - Une minute ou une ½ heure …
    Toutes les prières sont les bienvenues.

    Réunion de prière du 28 Juin:
    Les textes du jour :
    - Lecture du livre du livre d’Amos (2,6-10.13-16)
    - Psaume 49 (50)
    - Evangile de JC selon St Matthieu ( 8, 18-22)

    Présentation du jour au groupe de prière:

    Ho la la , Quelle lecture cette fois ci !

    « …Ils vendent le juste pour de l’argent,
    Le pauvre pour une paire de sandales,
    Ecrasent la tête des petites gens dans la poussière,
    Ferment la route aux malheureux,… »

    Quand ils se souviennent seulement de Dieu,
    « Auprès des Autels, ils se couchent sur des vêtement qu’ils ont pris en gage,
    …, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende. »

    Ces extraits sont ceux qui me parlent le plus car j’y vois :
    - le travail d’enfants étrangers, et moi qui le cautionne en achetant sans discernement pour mon plaisir immédiat, mon apparence, et pour préserver mon portefeuille.
    - des chômeurs en fin de droit, et des parachutes dorés.
    - les défenseurs de la retraite qui chouinnent sur leur sort individuel, tout en se fichant pas mal de ce qui arrive à leur voisin, et ne se demandent pas une seconde comment ils pourraient contribuer à la sauver, la retraite.
    - des gens dépassés par leur situation, accrochés à des statuts parfois caduques et incapables d’agir – délocalisations, précarisation, paupérisation.
    - des gens qui construisent des carrières par conformisme et par opportunisme,
    - des gens qui souffrent de la dureté de la vie en entreprise.
    J’y vois des humains qui ravagent leur environnement par soucis du gain, et/ou de sécurité à court terme.
    - une partie du monde de la finance qui fait du commerce d’argent facile, au lieu de prendre ses responsabilités et de soutenir une économie réelle, porteuse d’espérance.
    - beaucoup de nos propres enfants qui triment de longues heures – parfois plus que nous- à l’école, au conservatoire et tout y quanti, écrasés par notre peur l’avenir,… de la vie en définitive.

    Puis ensuite le psaume qui nous dit :
    Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu.

    Et enfin l’évangile :
    Si vous voulez me suivre y dit Jésus,
    - Sachez que « le Fils de l’homme », et donc vous avec moi, « n’a pas d’endroit où reposer sa tête »
    Car la quête de Jésus pour l’humanité est sans fin ; car un voyage spirituel est toujours plus large, toujours plus profond ; car l’Omega est à Pétaouchnoc,… dans une rencontre totale avec Dieu.
    (En tout cas c’est comme cela que je le comprends.)

    - « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts » : Autrement dit, si je crois:
    Quitte tout ce qui te rattache à des comportements de mort, jusqu’au plus profond de ton cœur, et donc dans tes liens avec des personnes toxiques – dit-on aujourd’hui- , jusqu’aux plus proches d’entres elles.

    Pfiiooouuu ! Quel programme.

    Bon pas de découragement. A chacun son chemin, ‘petit pas précis possible’ par ‘petit pas précis possible’.
    Pas de panique : Ce n’est pas le lièvre mais la tortue qui a gagné la course après tout.

    Et je me mets à penser à la femme de Lot qui a eu l’opportunité de quitter Sodome à temps. Mais elle y a laissé son cœur. Et elle en est morte, transformée en statue de sel.

    Sodome n’était après tout qu’une forme spécifique de société sans foi ni loi, et celle que nous décrit cette lecture une autre.

    Des anges sont venus la prévenir qu’elle n’avait pas d’avenir à Sodome, – ou dans la pub aguichante pour des produits nocifs, ou dans certaines activités des marchés financiers, ou dans un syndicalisme égoïste, ou dans l’éducation égocentrique de ses enfants …

    Mais elle n’a pas su entendre. Son cœur est resté accroché à ce qu’elle allait perdre.

    Il ne devait pas y avoir pas que du mauvais dans ce qu’elle allait perdre.
    Après tout, les marchés financiers ne sont pas mauvais en eux mêmes, faire connaître son produit est indispensable, le syndicalisme est un pilier de la démocratie, le plus mauvais parent a toujours une part d’amour saine pour son enfant…

    Mais à rester attachée à une situation par trop pervertie, elle a perdu la vie.

    Voilà plus précisément ce que j’ai appris sur elle :

    A vrai dire rien, car la bible n’en dit rien !

    Rien, si ce n’est qu’elle s’est retournée, a regardé derrière elle – et a été transformée en statue de sel.

    S’est elle retournée simplement quelques secondes, ou s’est elle attardée tant et si bien qu’elle a été prise dans dans le cataclysme qui a détruit Sodome ?

    Je résume et m’inspire de quelques points développés dans « Bad girls of the Bible, and what we can learn of them »( Portraits de mauvaises femmes de la Bible, et les leçons que nous pouvons en tirer), de l’américaine Liz Curtis Higg, pour réfléchir à cette question.

    Tout d’abord, il paraît qu’il y a des colonnes de sel dans la région.
    Madame Lot s’est –elle réellement transformée en statue de sel ou l’imagination populaire s’est-elle fixée sur cette particularité géologique qui servira d’image à la postérité ?

    Après tout cela n’a pas d’importance je crois.
    Ce qui en a c’est que la Bible nous dit qu’elle est morte en regardant derrière elle : Quelque chose en elle est resté attaché à Sodome. Elle n’a pas suivi les avertissements précis et répétés des messagers de Dieu, la prévenant, .- elle et sa famille- de la destruction imminente de la ville : Il leur fallait fuir immédiatement et sans se retourner.
    Autrement dit : Lâchez tout et partez ! :
    « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts » Nous dit encore l’Evangile d’aujourd’hui.

    Remarque : Elle ne pouvait pas ignorer la puissance surnaturelle de ces messagers étant donné la manière dont ils ont ébloui les ‘Sodomois’ au point de les aveugler alors qu’ils menaçaient son mari, – qui a alors eu le temps de se réfugier chez lui.

    Mais qu’est ce qui a bien pu la retenir ?

    1 – Elle n’a pas entendu les avertissements des messagers parce qu’elle était accaparée par les lamentations de ses filles :
    La famille a été avertie à l’aube qu’elle devait fuir immédiatement.
    2 – Tout à sa tristesse, elle en a oublié leurs avertissements.
    3 – Elle était tout simplement curieuse de voir ce qui se passait derrière elle.
    (Quand il y a un accident sur l’autoroute, qui n’a jamais eu une envie morbide de regarder ce qui se passe ; au risque de créer un autre accident d’ailleurs ?)
    4 –Quelque chose est tombé de ses bras surchargés par les possessions qu’elle essayait d’emporter, et elle s’est retournée pour le ramasser.
    5 – Elle a trébuché sur sa tunique dans sa hâte.
    (Ce n’est pas moi, c’est la faute à pas de chance, mon ourlet s’est défait, j’ai glissé sur la sable, mon talon s’est cassé…)
    6 – Elle a entendu quelque chose, réellement ou dans son imagination, et, mue par la compassion, elle s’est retournée.
    7 – Elle était rongée par la tristesse de laisser derrière elle des amis et des proches promis à une mort certaine.
    D’autant qu’il est probable qu’elle avait deux filles mariées à Sodome.
    8 – Elle regrettait tous les biens matériels qu’elle laissait derrière elle. Si nous avions vu les meubles du salon, nous aurions compris.
    9 – Elle regrettait le pouvoir et l’influence que lui conférait la position proéminente que son mari avait acquise dans la ville. Position qu’elle l’avait peut-être même encouragé à prendre.
    10 – Elle se rattachait à la mémoire de son passé et elle avait peur de ce que le futur lui réservait.
    11 – Peut-être que n’accordant pas une grande confiance à son mari, elle mettait son Dieu dans le même sac.
    Lot semblait être un homme persuasif certes, mais beau parleur. Du coup quel poids avait réellement ses paroles lorsqu’il parlait de Dieu ?
    Et si ce Dieu était responsable de tout ce feu, de toute cette fumée, alors qui voudrait avoir à faire à lui?

    A ces 11 possibilités, nous pouvons en ajouter 2 autres :
    12 – Elle s’est rappelé qu’elle avait laissé du lait sur le feu comme ça lui arrivait souvent.
    Et elle s’est retournée presque par réflexe.
    13 – Elle s’est disputée avec Lot, et dans son désir d’affirmer son point de vue, elle a coupé court à la conversation en détournant résolument la tête.

    En réalité Madame Lot n’a pas été pointée du doigt personnellement et ni punie pour une faute précise.
    D’ailleurs après tout, c’était Lot qui avait décidé de s’installer à Sodome tout en connaissant la réputation de la ville pour poursuivre des intérêts qui n’avaient rien de spirituels, et au moment de fuir, il a parlementé avec les messagers de Dieu pour essayer d’adoucir son sort.
    Il n’a pas pour autant été transformé en statue de sel.

    Elle était amplement avertie de l’imminence du danger , et c’est en toute conscience qu’elle a choisi son sort..

    Malgré des avertissements répétés, elle a décidé d’aller contre la volonté de Dieu qui la poussait vers la vie.

    Elle n’a pas simplement regardé en arrière, elle a hésité.
    Et en s’attardant à l’arrière, elle a choisi de s’identifier à ses voisins qui ont été eux aussi transformés en statues de sel, ou autre chose du même genre.

    Mais contrairement à eux, elle a eu l’opportunité d’échapper à la mort.
    Elle a reçu une chance de salut et ne l’a pas saisie.

    Ultimement, je me demande pourquoi Madame Lot n’a pas eu la réceptivité nécessaire pour entendre le message de Vie de Dieu, ni/ou la force de le suivre.
    Si la bible ne dit rien d’elle, serait –ce parce qu’à l’opposé de Jézabel, elle s’est laissée poussée par le courant de la vie, sans affirmer sa personnalité propre ?
    Laissait-elle prendre toutes les décisions par son mari en femme soumise et silencieuse ?
    Est- ce que sa passivité aurait empêché son caractère de se définir et de se structurer ?

    Or sans une personnalité structurée et déterminée, comment pouvait-elle développer une indépendance d’esprit et de cœur suffisante pour s’identifier à autre chose qu’à la routine matérielle et affective de sa vie ?
    En vivant une vie passive, subordonnée aux évènements de la journée, pouvait-elle élaborer une structure interne lui permettant d’exister en elle-même et par elle-même en Dieu – dans l’Esprit de Dieu ?
    C’est une esclave, attachée aux choses -petites ou grandes-, -matérielles ou affectives-, de sa vie courante.
    Contrairement au « Fils de l’homme » – qui dans sa quête- « n’a pas d’endroit où reposer sa tête » nous explique je crois l’Evangile d’aujourd’hui.

    Pauvre femme ! Comme j’ai de la peine pour elle.

    Alors je me dis : Courage, que nous soyons homme ou femme, ne tombons pas dans les mêmes travers qu’elle :

    Nous-mêmes, quelles attitudes destructives cultivons-nous dans notre vie , tout en sachant que nous faisons fausse route ?
    Lesquelles, parmi la liste de questions précédente, nous parlent le plus ?
    Quelles opportunités d’aller de l’avant avons-nous laissées passer en préférant nous raccrocher passivement à notre passé, à notre routine ?

    Nous voilà de retour au cœur du message de la lecture et au psaume du jour :
    Quelle est notre manière à nous d’oublier Dieu ?

    Partage du groupe à partir de cette présentation :

    Aujourd’hui, pour la première fois, il n’y a eu personne à la réunion de prière. Ce n’est pas grave car j’ai comme toujours pris beaucoup de plaisir à réfléchir par moi-même.
    Mais j’aurais bien voulu confronter et partager ces réflexions avec autrui.

    Je vous souhaite un agréable été, et de bons moments pendant lesquels vous entendrez Dieu « au creux de votre prière », ou de vos promenades.

    Et rendez-vous le 6 Septembre pour ceux et celles qui le souhaitent et le peuvent.

    Cécile Cord’homme

  21. Martin marie-claire sur 7 juillet 2010 à 7 h 50 min

    bonjour Cécile, merci de ce beau moment de méditation que je viens de lire . je devais venir mais je suis rentrée d’un WE chez des amis plus tard que prévu. je garde dans le coeur le partage de notre dernière rencontre qui reste imprégnée en moi . Bonnes vacances et bon courage pour tout ce que tu as à vivre. je pense venir le 6 septembre
    amitiés marie-claire Martin

  22. Guillou.A sur 12 juillet 2010 à 19 h 35 min

    Prier sans cesse pour s’unir à Dieu
    - Epître aux Thessaloniciens V 16-28 : « Que Dieu source de paix, fasse que vous soyez totalement unis à lui »
    - Méditation : L’attitude priante s’entretient par le silence : l’espace de disponibilité que l’on crée en soi est un lieu que le Dieu vivant ne demande qu’à habiter. L’Esprit Saint est vivant et ne cesse de frapper à la porte. Il suffit de ne pas la fermer pour qu’il puisse entrer. L’espace intérieur s’ouvre alors à un Autre infiniment pauvre et patient mais bienveillant et aimant qui ne demande qu’à nous éclairer sur nous même, les meilleurs choix, la meilleure route.
    - Prière : Ton Esprit ne demande qu’à habiter en nous, accorde-nous de lui laisser toute la place afin qu’IL inspire notre conscience et toutes nos actions.

  23. Guillou.A sur 19 juillet 2010 à 17 h 51 min

    Vivre le temps et l’espace autrement
    - Epître aux Corinthiens VII 29-31: « Il reste peu de temps… ceux qui achètent qu’ils vivent comme s’ils ne possédaient pas ce qu’ils ont acheté ; ceux qui usent des biens de ce monde comme s’ils n’en usaient pas. Car elle passe la figure de ce monde-ci. J’aimerais que vous soyez libres de tout souci. »
    - Méditation : Ainsi les conditions matérielles de l’existence doivent être relativisées afin que nous puissions élargir et élever notre conscience. Il ne s’agit pas de mépriser le monde mais de le transcender ainsi que tous les états de vie afin de parvenir à une conscience plus large sur une ligne de crête qui permet de prendre de la hauteur, du recul afin de mieux le vivre, de le dépasser pour l’accomplir.
    - Prière : La vie est faite de mille petites choses qui mobilisent notre attention, tout cela est humain, merci Seigneur de nous rappeler à cette humilité qui nous prévient contre un christianisme arrogant. Mais tu nous appelles aussi à donner au temps de notre vie sa dimension d’éternité et à situer nos préoccupations dans ton souci pour la création toute entière, a dépasser une vision trop étroite de l’humain et à élargir notre vision du monde. Selon ton appel, Seigneur, soyons des êtres du monde pour le monde que tu nous as chargé de construire afin de le rendre meilleur.

  24. Guillou.A sur 26 juillet 2010 à 10 h 25 min

    L’Alliance nouvelle dans l’Eucharistie c’est le Règne de Dieu aujourd’hui.
    - 1° Epître aux Corinthiens XI 27 : « Chaque fois, en effet, que vous mangez ce Pain et buvez cette Coupe, vous annoncez la mort du Seigneur JUSQU’A CE QU’IL VIENNE »
    - Méditation : l’Eucharistie n’est pas un sacrement lointain ni un simple banquet convivial, elle commémore l’Alliance nouvelle : le Christ se donne en nourriture. « Voici en quoi consistera l’Alliance : j’inscrirai mes instructions non plus sur des tablettes de pierre mais dans leur conscience, je les graverai dans leur cœur… » Jérémy 31 (31-33). Cette nouvelle Alliance implique le respect de l’amour fraternel et de l’égalité de tous devant Dieu. C’est le sens de la prière universelle qui nous conduit à prier afin d’alléger le sort des malades, des exclus et des défavorisés et nous rappelle des situations de précarité auxquelles nous sommes décidés à remédier. Oublier ceux qui souffrent c’est oublier le Christ lui-même, on est alors en pleine incohérence. Mais l’Eucharistie c’est aussi montrer que nous souhaitons profondément cette union au Christ. Communier au Corps du Christ c’est notre réponse à l’Alliance proposée par Dieu, c’est une adhésion à l’Amour qui nous transforme progressivement.
    - Prière : Merci, Seigneur Jésus, du repas eucharistique dans lequel tu te donnes à nous et que tu nous proposes de mettre au centre de notre vie. Donne-nous d’apprécier la grâce qui nous est faite de pouvoir célébrer. Accorde-nous d’y donner le meilleur de nous-mêmes en vérité, de nous laisser convertir à l’écoute de ta Parole et de partager le Pain qui nous est donné, de nous y élever à la dimension universelle afin que personne ne soit oublié et que nous nous fondions dans le mouvement de Jésus qui se donne pour que le monde vive.

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