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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France</title>
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		<title>Lettre à Benoît XVI</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 22:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence des Baptisés de France]]></category>
		<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &#171;&#160;Année des Baptisés&#160;&#187; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &#171;&#160;Fête des Baptisés&#160;&#187;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste.
Voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///Users/christinepedotti/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><strong>En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &laquo;&nbsp;Année des Baptisés&nbsp;&raquo; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &laquo;&nbsp;Fête des Baptisés&nbsp;&raquo;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste</strong>.</p>
<p>Voici le texte de cette lettre:</p>
<p>Paris, en la Solennité de saint Jean-Baptiste</p>
<p>Très Saint Père,</p>
<p>Il y a quelques jours s’est achevée l’« année sacerdotale » que vous aviez <br />
 proposée à toute l’Eglise. En la plaçant sous le patronage du saint Curé d’Ars, vous <br />
 nous avez enjoints principalement de méditer sur la dignité et l’importance du sacerdoce <br />
 presbytéral. Ce sujet a nourri notre réflexion personnelle et, conscients que tous les <br />
 membres de l’Église sont responsables de l’appel des prêtres dont nos communautés ont <br />
 tant besoin, nous espérons aujourd’hui que de nouvelles vocations sacerdotales seront le <br />
 fruit du cheminement spirituel et de la prière que l’Eglise a soutenus au cours de ces <br />
 derniers mois. <br />
 En nous incitant à cette réflexion, dans la prière et la communion, vous avez aussi <br />
 permis à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à <br />
 l’unique sacerdoce du Christ, « étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au <br />
 Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique <br />
 et royale du Christ », et à « exerce[r] pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la <br />
 mission qui est celle de tout le peuple chrétien. » (LG 31). <br />
 La Conférence Catholique des Baptisés de France y a entendu un appel <br />
 particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rendre acteur, acteur de <br />
 la vie de l&#8217;Église, de sa mission et de son avenir. Tout baptisé a le devoir de comprendre <br />
 que, plus que jamais, ce monde, notre monde, a besoin qu’on lui dise une espérance, <br />
 qu’on lui annonce qu’il y a un Dieu qui a souci de l’humanité, et que chaque créature est <br />
 précieuse à ses yeux.  <br />
 C’est pourquoi, Très Saint Père, nous tenions tout d’abord à vous remercier de <br />
 nous avoir permis d’entendre avec plus de clarté cet appel pressant du Christ à prendre <br />
 notre part de la noble tâche d’évangélisation de nos frères et de nos sœurs, afin qu’ils <br />
 vivent de l’amour du cœur de Jésus pour reprendre l’admirable définition du sacerdoce <br />
 que nous a livrée saint Jean-Marie Vianney.</p>
<p>Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin <br />
 de conversion mais aussi de responsabilité. En nous permettant, en communion avec <br />
 nos pasteurs, de réfléchir au sens du sacerdoce commun des baptisés, vous avez éveillé <br />
 notre conscience à la beauté de la responsabilité missionnaire. Nous souhaitons <br />
 aujourd’hui vous demander de nous soutenir dans cette voie en appelant chaque chrétien <br />
 à entrer plus profondément dans le mystère de son baptême et à en vivre. <br />
 Rappelez leur, rappelez nous, que la marque du baptême n’est pas seulement  la <br />
 porte d’entrée dans la famille des enfants de Dieu, mais qu’elle est également un appel à <br />
 connaître et à faire connaître le Christ. Que, grâce à vous, résonne en nos cœurs l’appel <br />
 du Christ : « Suis-moi ! » et que, grâce à vous, nous sachions le relayer. Pour contribuer <br />
 à cette annonce, quoi de plus beau que le concours de tous ? <br />
 Très Saint Père, nous nous tournons vers vous avec confiance, ce monde a besoin <br />
 de nos bras, de notre cœur, de nos paroles, pour entrevoir le visage de Dieu. Nous <br />
 sommes là, nous, les baptisés, nombreux, ardents, soucieux de transmettre après nous le <br />
 trésor de la foi. Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et <br />
 envoyez-nous. Mettez nous en chemin ! <br />
 Puisque notre époque a besoin de signes forts, nous nous permettons de vous <br />
 suggérer de proclamer une « Année des baptisés », entre juin 2011 et juin  2012. Un <br />
 temps de méditation de l’Église toute entière sur la vocation propre du baptême <br />
 donnerait l’occasion à la foule innombrable des baptisés de reconnaître la grandeur de <br />
 sa dignité et de découvrir en elle la grâce d’annoncer les bienfaits de Dieu. Cette année <br />
 pourrait s’ouvrir par une « Journée des baptisés », le dimanche suivant la Saint Jean- <br />
 Baptiste, journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne. Une telle fête, <br />
 année après année, ancrerait le souci de la mission et ouvrirait les cœurs sur les moyens <br />
 d’y parvenir.</p>
<p>Telle est Très Saint Père la requête que nous confions à votre bienveillance et à <br />
 votre sagesse. <br />
 Nous le croyons avec la plus ferme assurance, c’est par la voix de cette immense <br />
 foule aux talents et aux charismes innombrables que l’Évangile du Christ peut résonner <br />
 dans notre monde. « L’apostolat des laïcs, en effet, ne peut jamais manquer à l’Église, <br />
 car il est une conséquence de leur vocation chrétienne. L’Écriture elle-même montre <br />
 parfaitement (cf. Ac 11, 19-21 ; 18, 26 ; Rm 16, 1-16 ; Ph 4, 3) combien cette activité se <br />
 manifesta spontanément aux premiers jours de l’Église et combien elle fut féconde. » <br />
 (AA 1).  <br />
 Confiants dans la justesse de notre requête, nous espérons qu’elle deviendra vôtre. <br />
 L’appel à toutes les forces vives de notre Eglise est un geste et d’audace et d’espérance <br />
 pour notre temps. Il dira la confiance et la disponibilité à l’Esprit. Il sera reçu comme le <br />
 gage d’un avenir ouvert et heureux pour cette Eglise que nous aimons tous, et pour <br />
 chaque baptisé, il sera comme l’appel du Christ lui-même.  <br />
 À Cana, la très sainte Vierge Marie mit les serviteurs de la noce au service de son <br />
 fils pour le bien et la joie de tous. A son image, osez nous mettre au service du Christ <br />
 afin que l’annonce du Salut résonne pour toute l’humanité. <br />
 Très Saint Père, soyez celui qui nous appelle, soyez notre pasteur, celui qui nous <br />
 fait confiance au nom de Christ.  <br />
 Croyez, Très Saint Père, à notre respectueux dévouement dans le Christ.</p>
<p>Anne Soupa et Christine Pedotti, cofondatrices de la <br />
 Conférence catholique des Baptisés de France</p>
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		<title>Un catholique à son Église</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 11:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Appel de Marcel Légaut dans Le Monde du 21 avril 1989

Comment ne pas se sentir solidaire des mouvements de protestations qui se font jour actuellement dans l&#8217;Église catholique à propos des nombreuses décisions autoritaires prises par l&#8217;institution. Celle‑ci dans le passé s&#8217;est montrée incapable de préparer le peuple de Dieu à assumer les temps difficiles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Appel de Marcel Légaut dans <em>Le Monde </em>du 21 avril 1989</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://noelpecout.blog.lemonde.fr/files/2008/09/foto-9_jpg.1222183235.jpg" alt="" width="296" height="197" /></p>
<p>Comment ne pas se sentir solidaire des mouvements de protestations qui se font jour actuellement dans l&#8217;Église catholique à propos des nombreuses décisions autoritaires prises par l&#8217;institution. Celle‑ci dans le passé s&#8217;est montrée incapable de préparer le peuple de Dieu à assumer les temps difficiles auxquels l&#8217;Église est affrontée aujourd&#8217;hui. Tant de questions ont été trop longtemps éludées.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;interventions aujourd&#8217;hui sont justes et utiles. Mais elles sont faites de l&#8217;intérieur des milieux catholiques. Pour qu&#8217;elles soient encore plus efficaces, il faudrait qu&#8217;elles concernent un public ni seulement catholique, ni seulement enraciné dans certains courants sociopolitiques.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai cru que, en liaison fraternelle avec d&#8217;autres interventions, il serait bon d&#8217;adresser un semblable appel à un public plus vaste, celui du Monde, catholique ou non, car l&#8217;avenir de l&#8217;Église concerne tout homme. Il faut que ce mouvement d&#8217;inquiétude et de protestation puisse être le fait de tout homme, épris de liberté et de dignité ; car l&#8217;Église, indirectement, retentit sur tout le devenir social et culturel de mon‑ pays, et bien au‑delà.</p>
<p>Les Eglises ont toujours à se remettre en cause. Le passé du christianisme ne garantit en rien de l&#8217;avenir des Eglises. La foi en Jésus ne conduit pas à affirmer que l&#8217;Église catholique demain ne sera pas fort différente de celle d&#8217;hier.</p>
<p>Mon Église sera‑t‑elle capable de la mutation qui lui est nécessaire pour ne pas être condamnée à devenir seulement une secte enfermée sur elle‑même sous le couvert de doctrines incompréhensibles pour la plupart des hommes, à s&#8217;enliser peu à peu dans la société des hommes, qui en viendront à l&#8217;ignorer, ou à ne voir en elle que du folklore ?</p>
<p>Ou encore mon Église se réduira‑t‑elle sans se l&#8217;avouer à n&#8217;être qu&#8217;une entreprise humanitaire à la remorque d&#8217;organisations qui, bien avant elle et souvent malgré elle, se sont efforcés de faire régner plus de justice dans le monde ? Elle en a certes la tentation en faveur des pays du tiers‑monde, où elle espère trouver, à moindres frais doctrinaux un accueil plus favorable que celui des milieux plus cultivés de l&#8217;Occident. Trop souvent, des positions doctrinales ou des décisions pastorales de haut niveau viennent contredire, effectivement et pratiquement, quelques déclarations, ponctuelles et théoriques, de solidarité avec la cause des pauvres.</p>
<p>Ou encore se limitera‑t‑elle aux liturgies festives qui permettent aux individus de célébrer les grandes heures de la vie ? Se bornera‑t‑elle à jeter en pâture à la foule les réjouissances des pèlerinages et les kermesses des grands rassemblements ?</p>
<p>Faudra‑t‑il que mon Église ait à passer par une sorte de mort pour que, du milieu des ruines qui se seront accumulées au long d&#8217;un lent et continuel effondrement, jaillisse de nouveau une véritable source de vie ?</p>
<p>Tout porte à le craindre, quand on constate combien les autorités religieuses de mon Eglise ont peine à regarder la situation avec sérieux et réalisme, à reconnaître l&#8217;importance des causes qui sont à l&#8217;origine de la crise actuelle, et à tenir compte, à cet effet, des connaissances, des techniques et des conditions de vie nouvelles.</p>
<p>Avec quelle assurance, sans saisir leurs dimensions, ne tranche‑t‑elle pas de questions toujours plus complexes ! Avec quelle résolution, sous‑tendue de violence, elle se refuse à faire confiance aux chrétiens qui cherchent à trouver des solutions à des problèmes radicalement nouveaux ! Avec quelle hauteur elle les traite lorsqu&#8217;ils n&#8217;acceptent pas de se laisser lier aux manières de penser et aux comportements de discipline du passé ! Quel gaspillage dans le rejet de tant de bons serviteurs qui comptent souvent parmi les meilleurs</p>
<p>Ce gaspillage conduit insensiblement et inéluctablement mon Eglise, malgré la présence en elle de quelques fortes et solides personnalités, à une médiocrité généralisée&#8230; Pour préparer l&#8217;avenir les autorités actuellement en place ne savent plus que se tourner vers le passé qui les a formées, qui les a promues, dont elles sont issues et qui les gardent prisonnières. C&#8217;est ainsi que meurent toutes les Aristocraties !</p>
<p>Et par ailleurs, avec quelle facilité le peuple chrétien n&#8217;emboîte-t‑il pas le pas à ceux qui le gouvernent, qui le rassurent en se rassurant eux‑mêmes. Comme il fait de leur cécité et de leur optimisme l&#8217;occasion de l&#8217;exercice de sa foi et de son espérance !</p>
<p>Sans nul doute, plus ou moins rapidement dans les temps qui viendront, les croyants qui resteront chrétiens auront à vivre leur foi dans l&#8217;isolement. Dans cette situation de diaspora, puissent‑ils à quelques‑uns, se rencontrer en esprit et en vérité. Réunis au nom de Jésus, souffrant ensemble de voir dans quel état de pauvreté culturelle et spirituelle se trouve leur Eglise, sans désespérer, ils recevront de lui un avenir plus digne de l&#8217;Evangile.</p>
<p>Un nouveau regard sur l&#8217;avenir sera ainsi donné à ces êtres de foi et de fidélité pour qui Jésus cst le vivant qui a montré à tout homme le chrétien à découvrir pour s&#8217;accomplir dans son humanité. Et si, par malheur, mon Église, momifiée par un conservatisme matérialiste, manquait a sa mission, les réactions seraient tellement fortes que jamais ne s&#8217;évanouira la percussion spirituelle provoquée par Jésus. Non ! jamais ne passeront la présence active, le souvenir actif de Jésus.</p>
<p>Marcel LEGAUT</p>
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		<title>Les baptisés et la liberté de conscience</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 09:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &#171;&#160;la liberté de conscience ou de religion&#160;&#187;.

La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/06/milou8.jpg"><br />
</a><em><img class="aligncenter" src="http://moserm.free.fr/moulinsart/images/milou8.jpg" alt="" width="290" height="225" />Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &laquo;&nbsp;la liberté de conscience ou de religion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face aux pouvoirs absolus, religieux ou politiques. Ah la subtile emprise psychologique et l’aliénation des consciences !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>A l’époque de Lamennais et Lacordaire, le Pape Grégoire XVI n’était pas prêt à l’entendre de cette oreille. Il réagit en publiant l’Encyclique <em>Mirari vos</em> : &laquo;&nbsp;Maxime fausse et absurde ce délire qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience, erreur des plus contagieuses&nbsp;&raquo;. Depuis, de l’eau a coulé sous le Tibre et l’Eglise catholique a vécu son aggiornamento, le Concile Vatican II (1962-1965). Elle a su corriger des postures qui étaient tout sauf évangéliques.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Certes, l’expression &laquo;&nbsp;liberté de conscience&nbsp;&raquo; n’apparaît pas telle quelle dans les textes du Concile mais il en est bel et bien question. Dans la constitution <em>Gaudium</em> <em>et spes</em> il est exprimé que &laquo;&nbsp;la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre&nbsp;&raquo; (ch.16) ; que &laquo;&nbsp;<em>l’Evangile […] respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix</em>&nbsp;&raquo; (ch. 41). Dans la déclaration sur la liberté religieuse au titre révélateur de <em>Dignitatis humane</em>, il est dit &laquo;&nbsp;<em>qu’en matière religieuse nul ne (doit être) forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public…</em>&laquo;&nbsp;(ch. 2). Que &laquo;&nbsp;<em>l’homme ne doit donc pas être contraint d’agir contre sa conscience</em>&nbsp;&raquo; (ch. 3), mais aussi que &laquo;&nbsp;<em>les fidèles du Christ, comme les autres hommes, jouissent, sur le plan civil du droit, de ne pas être empêchés de mener leur vie selon leur conscience.&nbsp;&raquo;</em> (ch. 13).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Aujourd’hui encore il faut craindre les propos de ceux pour qui la conscience libre ne peut que mener au mal et à l’erreur. Craindre les allégations de ceux qui, dans les sectes ou les intégrismes de toutes obédiences, sous couvert de dévotions, de renoncements pieux et de soumission bienfaitrice, en sont les détracteurs déclarés et militants. La conscience éclairée avec respect, immune de contraintes extérieures, n’est pas synonyme d’inconscience, de libre arbitre, de relativisme ni de désordre. Elle est source de responsabilités et de devoirs pour chaque personne humaine, la marque de sa dignité divine.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Alain Weidert</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Prêtres et laïcs, un même Seigneur</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 11:53:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres récents]]></category>

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		<description><![CDATA[﻿

Voici un petit vade-mecum du bien vivre ensemble prêtres et laïcs qui ne manque pas d’originalité, de justesse et d’audace et qui est tout à fait dans l’esprit de la CCFB : vigilance dans un esprit d’amour et de communion !
L’auteur, Frédérique de Watrigant, qui a été 6 ans rédactrice en chef de Paris Notre Dame, connaît bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>﻿<a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/06/9782866795146.jpg"><br />
</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.decitre.fr/gi/46/9782866795146FS.gif" alt="" width="167" height="257" />Voici un petit <em>vade-mecum</em> du bien vivre ensemble prêtres et laïcs qui ne manque pas d’originalité, de justesse et d’audace et qui est tout à fait dans l’esprit de la CCFB : vigilance dans un esprit d’amour et de communion !</p>
<p>L’auteur, Frédérique de Watrigant, qui a été 6 ans rédactrice en chef de <em>Paris Notre Dame</em>, connaît bien le clergé parisien et n’a pas la langue de bois pour dénoncer – positivement — les « travers » des prêtres mais aussi des laïcs. Mais elle est avant tout une femme qui a le sens de l’Eglise et qui connaît bien les textes fondateurs (notamment <em>Presbyterium Ordinis</em>) sur lesquels elle s’appuie. Son livre <em>Prêtres et laïcs un même Seigneur</em> (Sarment Jubilé. 148p. 14€) devrait être un bon outil de réflexion et de mise en application pour tous ceux qui travaillent ensemble au service de l’Eglise. Une seule réserve : c’est le clergé parisien qu’elle connaît, un clergé bien typé, qui ne reflète pas toute la France.</p>
<p>Frédérique de Watrigant relève des indélicatesses ou des attitudes qui ne correspondent pas à ce que l’on attend d’un prêtre comme par exemple des manques élémentaires d’attention à autrui, une habitude de « discourir sans jamais écouter les autres, manifestant ainsi un contentement de soi peu compatible avec ce qu’il devrait être »… Et elle propose comme test de la misogynie des clercs, la façon dont ils traitent les religieuses : pour certains elles sont d’abord considérées comme utiles, à leur service ! A propos de l’affaire de la jupe, l’auteur regrette que le cardinal n’ait pas été plus prompt à s’excuser de son « inélégance ».</p>
<p>Elle est positivement critique sur certaines attitudes de l’Eglise, comme le secret qui entoure les nominations du clergé et la non-consultation des laïcs qui sont pourtant bien placés pour juger et donner un avis éclairé. Elle pense que l’on en fait peut-être trop avec la communication. La médiatisation du « Festival de la Charité » de 2008 à Paris par exemple, a-t-elle fait réfléchir ou amélioré la situation des personnes en grande précarité ? Et puis « la montée en puissance de la communication est une manière de prendre le pouvoir »… Et c’est sans doute pour cela, alors que l’on manque de prêtres que l’on a remis un prêtre au service communication des évêques de France, après l’avoir confié à une femme !</p>
<p>Quant aux laïcs, ils peuvent très bien faire aussi du cléricalisme. Soit en s’appropriant le pouvoir, soit en s’inclinant devant tout ce que dit Monsieur le Curé ce qui revient à en faire une idole… Si <em>Lumen Gentium</em> demande aux laïcs d’obéir aux pasteurs c’est seulement lorsqu’ils sont en position de « docteurs et chefs de l’Eglise ». Dans le travail quotidien le laïc doit dire ce qu’il pense.</p>
<p><a href="http://www.laprocure.com/livres/frederique-watrigant/pretres-laics-meme-seigneur_9782866795146.html">http://www.laprocure.com/livres/frederique-watrigant/pretres-laics-meme-seigneur_9782866795146.html</a></p>
<p>Monique Hébrard</p>
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		<title>Jean-Claude Eslin sur France Culture</title>
		<link>http://www.baptises.fr/actualite/jean-calude-eslin-sur-france-culture/</link>
		<comments>http://www.baptises.fr/actualite/jean-calude-eslin-sur-france-culture/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 08:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.baptises.fr/?p=2058</guid>
		<description><![CDATA[Jean-Claude Eslin, philosophe, participant de la première heure de la CCBF était, samedi 29 mai l’un des invités d’Alain Finkelkraut sur France Culture.
 Il présente ainsi son intervention : “La question du célibat des prêtres est en elle-même controversée. Mais elle est liée aujourd’hui à un débat sur la stratégie de l’Église catholique dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Claude Eslin, philosophe, participant de la première heure de la CCBF était, samedi 29 mai l’un des invités d’Alain Finkelkraut sur France Culture.<br />
 Il présente ainsi son intervention : “La question du célibat des prêtres est en elle-même controversée. Mais elle est liée aujourd’hui à un débat sur la stratégie de l’Église catholique dans la culture actuelle et à l’image qu’elle veut donner d’elle même dans la société. Ces débats nous concernent”.</p>
<p>Pour écouter l’émission, cliquer sur ce lien<a href="http://www.franceculture.com/emission-repliques-emission-du-29-mai-2010-2010-05-29.html"> http://www.franceculture.com/emission-repliques-emission-du-29-mai-2010-2010-05-29.html</a></p>
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		<title>Pentecôte : le petit cinquantième</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 07:02:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâques]]></category>

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		<description><![CDATA[ 



 Bienvenu à nous tous ce cinquantième jour du temps pascal ancré dans notre tradition en jour de Pentecôte !
A des lieues des valses de chiffres à tourner la tête, notre minuscule cinquantième germe silencieusement dans son nid de pentecôte, patientant amoureusement son jour d’éclosion de vérité.
Et la voici aujourd’hui, notre fête annoncée par Jésus : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<p><img src="file:///C:/DOCUME%7E1/XAVIER%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-8.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.artbible.net/2NT/ACTS%2002%20PENTECOST%20AND%20PREACHING...PENTECOTE%20ET%20PREDICATION_/06%20EVANGILE%20RABULA%20LA%20PENTECOTE.jpg" alt="" width="282" height="282" /></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/05/IRHT_069532-p2.jpg"><br />
 </a>Bienvenu à nous tous ce cinquantième jour du temps pascal ancré dans notre tradition en jour de Pentecôte !</p>
<p>A des lieues des valses de chiffres à tourner la tête, notre minuscule cinquantième germe silencieusement dans son nid de pentecôte, patientant amoureusement son jour d’éclosion de vérité.</p>
<p>Et la voici aujourd’hui, notre fête annoncée par Jésus : « <em>Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité… L’esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. » </em>Jn14</p>
<p>Souvent traduit par <em>défenseur, </em>le mot grec <em>parakletos</em> est littéralement <em>celui qui est appelé à côté. </em>Un petit reste manquait-il à notre temps de la résurrection de Jésus? Remontons-le depuis son premier jour : la mort de la mort est passée à la Vie uniquement Vie non dégradable dans nos petites vies qui passent. Le Mystère chrétien dépasse bien tous les pensables, inconnaissable sinon à vivre dans l’étonnement de sa réalité de grâce où se fonde notre foi. Et dans la Joie et le don de sa Paix sans pareil, s’est vécu le temps d’ascension : la montée du Fils vers le Père et notre inspiration de la Vie à la lumière des Ecritures. Et comme toute inspiration, une fois nos poumons pleins de la parole gardée et infiltrée dans le sang de notre chair, au bout de tous nos cherchés trouvables trouvés, notre bout de tous les bouts nous a laissé sans voix.</p>
<p>Un sans voix de rien du tout mais un aphone quand même ! En nous la certitude de la résurrection, mais sans parole à son côté pour prouver sa vérité. Un petit goût de vide comme l’eau sans son bon goût de vin pour faire sa noce. Ah tiens !</p>
<p>Notre certitude seule, toute seule, archi seule dans son bain d’eau de vie pour répondre de sa Majuscule.</p>
<p>Au bout du chemin de Pâques advint l’orphelinat de l’Esprit de vérité. La joie bienheureuse de la résurrection sans aide pour son saint silence de solitaire.</p>
<p>En un point, pas de parole.</p>
<p>« <em>Et le Seigneur dit : « Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Je veux lui faire une aide qui lui sera accordée ». </em>Gn2,18</p>
<p>Et soudain dans cet amour silencieux, du Très-Haut advint le don du Père, l’expiration du Père : la descente du Souffle d’Esprit-Saint, le minuscule manquant à côté, le Défenseur de la vérité donnant sa parole aux disciples.</p>
<p>Cinquantième jour étonnant de la libération dans sa grande respiration, merveille des merveilles de l’Alliance nouvelle et éternelle, vint le don de la Parole prenant la parole dans toutes les langues de l’univers. Parole toujours bonne toujours nouvelle d’être au présent de l’éternité, parole sans grandiloquence, parole simple dans les mots de tout le monde, juste avec son goût de vin de l’Esprit de vérité!</p>
<p>Jour du passage sur l’autre rive, Pentecôte vient clore la boucle de notre temps pascal. Clore par l’éclosion d’amour de la Parole épanouie en nous à en déborder d’effusion du Vivant ! Effusion de son parfum offert par toutes ses filles et ses fils à toute l’humanité !</p>
<p>Ariane</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Vous… moi… tous des « Théophiles » !</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 07:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lecture du Livre des Actes des Apôtres, chapitre 1, versets1 à 14
« Mon cher Théophile » Ainsi commence le livre des Actes des apôtres.  Chacun-e de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé-e de Dieu, en quête de son visage,  Mais plus profondément encore nous sommes des Théophiles parce que Dieu, lui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/05/fête-avril-2010-GhP2.jpg"><a href="http://www.baptises.fr/site_baptises/wp-content/uploads/2010/05/fête-avril-2010-GhP2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2018" title="fête avril 2010 GhP" src="http://www.baptises.fr/site_baptises/wp-content/uploads/2010/05/fête-avril-2010-GhP2-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a></a></p>
<p style="text-align: center;">Lecture du Livre des Actes des Apôtres, chapitre 1, versets1 à 14</p>
<p>« Mon cher Théophile » Ainsi commence le livre des Actes des apôtres. <strong> </strong>Chacun-e de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé-e de Dieu<strong>, </strong>en quête de son visage, <strong> </strong>Mais plus profondément encore nous sommes des Théophiles parce que Dieu, lui, nous a trouvé-es, il a mis son image en nous et il a fait de notre vie sa demeure. Il habite notre cœur, il est chez lui chez nous.<strong></strong></p>
<p>C’est pourquoi, il nous donne cet ordre, comme aux disciples le jour de l’Ascension, de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis, la force, celle du « St Esprit qui viendra sur vous » et de monter à la chambre haute, remplis de joie pour y vivre une expérience de confiance.</p>
<p>Il s’agit donc d’entrer au Cénacle par un appel que  Jésus nous fait : entrer au Cénacle pour 10 jours entre Ascension et Pentecôte. 10 jours ? Non pas  une durée mais une attitude intérieure : entrer dans une écoute de la Parole, entrer dans un éveil de la vie profonde, entrer dans l’accueil d’un don, entrer dans une vie animée par l’Esprit de Jésus. Laissons-nous  inviter doucement à entrer dans ce temps du Cénacle, temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé.</p>
<p>Vivre cette attitude intérieure où toutes et tous d’un même cœur étaient assidu-es à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères.</p>
<p>Pesons bien  le « tous ». Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples.</p>
<p>Et regardons Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la penser uniquement silencieuse ? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation , elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur ( Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Faisant comprendre son absence comme une chance : il s’agit désormais de découvrir le Christ, le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Donner goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres .</p>
<p>Oui , pendant ce temps entre Ascension et Pentcôte, entrons dans un autre regard sur Marie et laissons la nous transmette ainsi son expérience du Christ, son Fils et son Sauveur.</p>
<p>Michèle J.</p>
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		<title>Ascension : Jésus et ses disciples, une « voie nouvelle et vivante »</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 07:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâques]]></category>

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		<description><![CDATA[

Ascension 1912 : « En frère aîné je vous dis : alleluia, Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous par amour. Le Bien-aimé est heureux ; soyons heureux de son bonheur. Que notre cœur entre dans la joie et la paix » … On hésiterait presque à citer cette lettre de Charles de Foucauld à son jeune ami Louis Massignon, tellement semblent rares aujourd’hui celles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/05/rabula.jpg"><br />
</a><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/05/rabula1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2014" title="rabula" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/05/rabula1.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a></p>
<p>Ascension 1912 : « En frère aîné je vous dis : alleluia, Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous par amour. Le Bien-aimé est heureux ; soyons heureux de son bonheur. Que notre cœur entre dans la joie et la paix » … On hésiterait presque à citer cette lettre de Charles de Foucauld à son jeune ami Louis Massignon, tellement semblent rares aujourd’hui celles et ceux qui peuvent entrer en un tel bonheur… Et qu’en sera-t-il demain ?</p>
<p>Accéder au bonheur d’aimer, on le sait, passe par reconnaître qu’on a été soi-même aimé. Pour se risquer à aimer, il faut d’abord avoir fait l’expérience d’être aimé par quelqu’un. Et pour ce qui est de se reconnaître aimé de Dieu, c’est lié à l’expérience qu’Il est Quelqu’un ; une expérience qui passe par des personnes et/ou des livres.</p>
<p>Dieu nous a tellement aimés qu’Il s’est fait l’un de nous : c’est ce qu’ont fini par comprendre celles et ceux qui avaient entendu Jésus annoncer son Dieu d’une manière qui faisait dire aux gens : « voilà un langage nouveau ! » et qui, pourtant, l’avaient vu mourir pendu au gibet, condamné par les autorités religieuses. Faisant l’expérience qu’il était à nouveau vivant, ils ont relu avec lui sa vie, reconnaissant que, pour libérer l’humanité de ses démons, il n’y avait pas d’autre chemin que celui qu’il avait pris.</p>
<p>« C&#8217;est bien ce qui était annoncé par l&#8217;Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d&#8217;entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C&#8217;est vous qui en êtes les témoins » (Luc, 24, 46-48). Ces dernières paroles de Jésus avant d’être « enlevé au ciel » nous pressent de nous faire témoins. Témoins à sa suite, chacun chacune dans notre milieu, dans notre culture, dans notre vie ; témoins de l’amitié divine dans l’amitié avec tous ; témoins simples et vrais, intelligents et bons.</p>
<p>C’est en cette voie toute humaine, « voie nouvelle et vivante » inaugurée par Jésus, que nous trouvons, dit dans le langage religieux de son temps la Lettre aux Hébreux, « l’assurance que nous pouvons entrer au sanctuaire du ciel » (10, 19-20).</p>
<p>Puissions-nous trouver notre bonheur à suivre cette « voie » et puisse beaucoup la découvrir !</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
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		<title>Les Infiltrés, la pétition des Bordelais</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/nos-actions/les-infiltres-la-petition-des-bordelais/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 12:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos actions]]></category>

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		<description><![CDATA[
La diffusion de l’émission de télévision « Les Infiltrés » a suscité beaucoup d’émoi et d’indignation, à Bordeaux, où est établi l’Institut du Bon Pasteur, mais aussi dans la France entière. La CCBF s’engage clairement aux côtés de Monseigneur Ricard et de son conseil presbytéral. Pour associer le geste à la parole, elle propose que l’ensemble des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://www.eglise.catholique.fr/img/1-1173-234x160-0/logo-bordeaux.gif" alt="" width="110" height="47" /></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La diffusion de l’émission de télévision « Les Infiltrés » a suscité beaucoup d’émoi et d’indignation, à Bordeaux, où est établi l’Institut du Bon Pasteur, mais aussi dans la France entière. La CCBF s’engage clairement aux côtés de Monseigneur Ricard et de son conseil presbytéral. Pour associer le geste à la parole, elle propose que l’ensemble des baptisé-e-s s’exprime : de telles dérives ne peuvent perdurer !</span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Aussi, la CCBF de Gironde prend la parole pour soutenir Monseigneur Ricard et soumettre une pétition aux baptisé-e-s du diocèse et d’ailleurs. Nous vous invitons à la signer et à la faire circuler autour de vous.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Anne Soupa, Christine Pedotti</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Alors que le cardinal Ricard et son conseil presbytéral prennent position à la suite de l’émission des « infiltrés » (<a href="http://bordeaux.catholique.fr/users/site/web/index.php?page=Root&amp;portlet=Document&amp;document_id=1064">disponible sur le site du diocèse de Bordeaux</a></em><em>),                <br />
 les baptisé-e-s de Gironde apportent leur plein soutien à ces propos et souhaitent participer activement à la résolution de cette grave crise. </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Il est important que l’ensemble des catholiques du diocèse de Bordeaux- et d’ailleurs-  puisse exercer en cette circonstance leur responsabilité de baptisé-e-s en signant la pétition suivante :</em></span></p>
<p><em> </em></p>
<p>Mardi 27 avril 2010, France 2, chaîne nationale publique de télévision, diffusait une émission des « infiltrés », séquences prises en caméra cachée dans les milieux catholiques traditionalistes  de Bordeaux.</p>
<p>Filmer et enregistrer à l’insu des intéressés pose un problème déontologique. Cependant les images rapportées ne peuvent être laissées sans réaction au prétexte que le procédé d’obtention n’est pas loyal !</p>
<p>Les actions du groupe minoritaire, Dies Irae, étaient déjà connues de beaucoup ; l’école Saint-Projet ne concerne que quelques familles. Les jeunes de Dies Irae prônent violence et racisme. Leur camp d’entraînement existe… Ils justifient leur choix par leur « combat pour Dieu »&#8230; L’école Saint Projet, hors contrat, non affiliée à l’enseignement catholique diocésain, ne respecte pas la conscience des enfants qui lui sont confiés. Les responsables de l’Eglise Saint Eloi sont complices* des provocations haineuses du fait de leur responsabilité  institutionnelle comme administrateurs et aumôniers de l’école Saint Projet.</p>
<p>Tous ces faits sont de nature à altérer profondément le dialogue de l’Eglise Catholique avec tous les citoyens attachés à la démocratie, avec les chrétiens d’autres confessions,  les Juifs et les Musulmans.</p>
<p>Les plus anciens textes de la Bible, transmis par  le peuple juif, nous apprennent le commandement essentiel : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». La vie et le message de Jésus se résument à ce commandement, à cette dynamique d’amour universel.</p>
<p>Nous jugeons de notre devoir de signifier sans ambigüité que pour nous, baptisé-e-s dans l’Eglise catholique, les incitations à la haine des groupuscules extrémistes n’ont aucun rapport avec l’Evangile.</p>
<p>Nous savons que l’engagement politique est une des formes de l’exercice de l’amour et de la justice, et que tout baptisé qui accepte ainsi de participer à la recherche du bien commun, est toujours interpellé par l’Evangile. Nous refusons donc que l’Eglise, encore aujourd’hui, serve de caution à quelque parti que ce soit.</p>
<p>Il nous est dur de voir que tant de haine et de violence se réclament du nom de Dieu. L’amalgame qui est fait entre de tels groupuscules et l’ensemble des croyants nous blesse profondément.</p>
<p>Ayant déjà souffert des silences de l’Eglise, dans d’autres situations, nous refusons que les générations qui nous suivent nous reprochent, un jour, des silences coupables.</p>
<p>Nous sommes indéfectiblement attachés à la démocratie,  aux valeurs citoyennes, respect de l’autre, respect des lois, au pluralisme d’opinion et à  la liberté.  Nous<strong> </strong>voulons nous mobiliser afin que ces valeurs soient mises au premier rang dans l’éducation et dans le vivre ensemble. Avec tous, hommes et femmes de bonne volonté, nous voulons relever ce défi, au quotidien.</p>
<p style="text-align: right;">Mercredi 5 mai 2010</p>
<p style="text-align: center;"><em>La Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France en Gironde, et des sympathisants</em></p>
<p style="text-align: center;">Contact : <a href="mailto:ccbf33@baptises.fr">ccbf33@baptises.fr</a></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #008000;">V</span><span style="color: #008000;"><span style="color: #008000;">o</span>us pouvez apporter votre soutien en envoyant un e-mail : <a href="mailto:petition.bordeaux@baptises.fr">petition.bordeaux@baptises.fr</a></span></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><em>« Je soutiens Mgr Ricard dans son action de vigilance envers l’Institut du Bon Pasteur » et en précisant simplement si vous êtes du diocèse ou d&#8217;ailleurs.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">En cinq jours plus de 350 signatures </span></span><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">de toute la  France </span></span><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">reçues à l&#8217;adresse ci-dessus</span><em><br />
</em></span></p>
<p><span style="font-size: small;">* NB : précision de lecture : lire « paraissent complices tel que l’émission les montre</span> »<span style="font-size: small;">, au lieu de « sont complices » qui relève de la justice.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vous avez dit vocation ?</title>
		<link>http://www.baptises.fr/nos-lectures/livres-recents/vous-avez-dit-vocation/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 19:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Francois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliographie]]></category>
		<category><![CDATA[Livres récents]]></category>

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		<description><![CDATA[
C’est sous le signe de la gratuité que Christoph Theobald, jésuite, ouvre le livre qu’il consacre à la vocation. Ce n’est pas rien au moment où dans l’Église, on parle volontiers de la « crise des vocations », entendue d’abord comme vocations religieuses ou presbytérales, et où l’on pense essentiellement aux problèmes que pose cette crise.
La vocation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.centresevres.com/upload/image/publications/vocation.jpg" alt="" width="343" height="475" /></p>
<p>C’est sous le signe de la <em>gratuité</em> que Christoph Theobald, jésuite, ouvre le livre qu’il consacre à la vocation. Ce n’est pas rien au moment où dans l’Église, on parle volontiers de la « crise des vocations », entendue d’abord comme vocations religieuses ou presbytérales, et où l’on pense essentiellement aux problèmes que pose cette crise.</p>
<p>La vocation, rappelle C. Theobald, c’est un don gratuit de Dieu… Pas une affaire d’efficacité, d’organisation… Partant de là, avant de qualifier la vocation, l’auteur propose de réfléchir à la manière dont Dieu appelle. On reconnaît dans cette première partie du livre la dynamique ignatienne des exercices spirituels. Chaque lecteur pourra y trouver matière à une interrogation personnelle sur la manière dont il est lui-même à l’écoute à la fois de la voix intérieure et de la Parole de Dieu.</p>
<p>Mais avant même de parler de vocation chrétienne – il n’est pas encore question d’appel particulier selon des figures ecclésiales déterminées – Christoph Theobald propose à son lecteur de s’interroger sur la « vocation humaine », clairement évoquée par Vatican II. Dieu appelle tout homme à se demander comment il va vivre l’unique vie qui est la sienne. Le théologien apporte ici, dans un langage accessible à tous, une réflexion anthropologique éclairante sur la manière dont chacun peut répondre à cette question, sur ce qu’il trouve devant lui pour l’éclairer, sur les conditions d’une réflexion libre, et sur ce que dit l’Écriture à ce sujet. C’est dans cette vocation humaine que s’inscrit la vocation chrétienne, celle de tout baptisé. Vatican II pose d’ailleurs clairement que l’Église offre sa « sincère collaboration (…) pour l’instauration d’une fraternité universelle qui répond à cette vocation » humaine.</p>
<p>Quand il aborde la question des vocations particulières,  C . Theobald met en évidence la tension presque inévitable entre la manière dont l’Institution ecclésiale perçoit les appels et les besoins, et ce qui s’exprime dans les personnes qui éprouvent un appel. Le théologien montre que cette tension peut se lire dans les textes mêmes de Paul. Cela signifie que doit s’opérer un ajustement et l’auteur n’en cache pas les difficultés. Plus encore, il rappelle que dans l’histoire de l’Église, à quelques reprises, les figures institutionnelles de la vocation et les réalités du moment ont été en décalage, et qu’il a fallu du temps pour faire apparaître de nouvelles formes qui répondaient aux nécessités de l’annonce de l’Évangile. Clairement, C. Theobald affirme que nous sommes aujourd’hui dans ce type de situations qui demandent du discernement, de la patience, du courage, de l’audace autant que de la fidélité. Ce processus ne va pas sans épreuve, voire sans souffrance. Cela nous invite à nous donner les moyens de tenir – prière, lecture de la parole, liens fraternels, engagements humains, discernement…</p>
<p>Dans la situation qu’il décrit,  C.Theobald examine ensuite « comment trouver sa vocation aujourd’hui », reprenant la démarche de la première partie, en l’approfondissant et en la spécifiant aux conditions présentes. Puis il termine en interrogeant la communauté chrétienne – et donc pas simplement l’Institution, car c’est la responsabilité de toute la communauté qui est engagée – sur la manière dont elle appelle. Il invite là encore à un discernement et à un travail qui permette que s’opère l’ajustement évoqué plus haut. Plus fortement encore, il appelle à une conversion, de façon à être attentif non seulement aux besoins identifiés, mais à l’inventivité même de Celui qui appelle. Cela suppose à la fois engagement et ouverture, accueil de la nouveauté.</p>
<p>Le propos de Christoph Theobald est articulé selon une double perspective personnelle et ecclésiale qui peut dérouter, puisqu’on se trouve tantôt sur le registre de l’accompagnement et du conseil, tantôt sur celui de la théologie et de l’ecclésiologie (sans pour autant que cela soit dans un langage réservé aux spécialistes). Mais cette gymnastique intellectuelle et spirituelle n’est pas inutile, puisque la vocation pose précisément le problème de l’accomplissement personnel au service d’un corps plus vaste, social, politique, ecclésial, si bien qu’il faut s’efforcer de penser l’articulation du la personne et du corps, dans une dialectique d’autonomie et de service.</p>
<p>Jean-François Bouthors</p>
<p><a href="http://www.laprocure.com/livres/christoph-theobald/vous-avez-dit-vocation_9782227479173.html"><em>Vous avez dit vocation ?</em> Christoph Theobald, Bayard, 2010. 256 p. 19 €</a></p>
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