Synode sur la famille : Merci à tous

synode familleClaudine au bureau de poste.

 

Ou bien vous avez répondu, ou bien vous avez signé. Ou bien encore, vous auriez aimé signer, mais vous êtes arrivé hors délais. Ces quelques lignes ont pour but de vous raconter la petite aventure qui nous a portés ensemble jusque-là et de vous remercier chaleureusement si vous y avez été associés. Elle prouve que vous avez fait confiance au pape malgré quantité d’expériences passées où l’Église s’est révélée sourde. Et vous avez cru en la force de votre parole. Mais permettez-moi de vous raconter comment tout cela s’est passé. Lorsque laConférence des Évêques de France, au terme de sa rencontre de Lourdes, au début novembre n’a pas pris la décision de lancer une consultation ouverte au plus grand nombre, comme dans d’autres pays, au sujet du Synode sur la famille, j’ai défendu l’idée que la CCBF devait ouvrir une consultation. Comment ne pas répondre à ce Pape qui ne fait que nous étonner, nous fait rêver dans la joie, l’espoir, la confiance envers lui  ? De plus, pour la première fois, une telle initiative s’adressait directement à tous les fidèles. Enfin, donner la parole à tous les baptisé-e-s est tellement conforme à la vocation de la Conférence que nous ne pouvions pas hésiter. Donc, la décision est prise : nous mettons le questionnaire en ligne. Et attendons. Au 16 décembre, le résultat est … catastrophique : 29 réponses, certes, fortes et sans langue de bois, avec un étonnant consensus sur certaines urgences absolues. Mais… 29, pas une de plus. ClaudeBesson, du Bureau de la Conférence, envoie un petit courrier de relance tonique.

« Il y a urgence…Vous êtes trop peu nombreux à avoir réponduC’est comme si vous n’existiez pas.Ne laissez pas la parole confisquée par d’autres, mais donnez librement votre commentaire sur ce qui vous tient  le plus à cœur, sans vous encombrer du questionnaire.  Et si vous pensez que cela ne sert à rien, dites-le. C’est aussi une manière de s’exprimer. Le silence tue et la politique de la chaise vide n’est pas la meilleure. Á vos claviers  ! »

Quelques heures après les réponses tombent par six, par dix, toute la journée : venues de partout. Des textes courts, mais certains très longs, sur un sujet, des urgences, une impression générale, un grand pan des questions, la totalité du questionnaire, cela… tous les jours. L’étude des participations rejoint en fait les premières contributions avec un consensus très clair et vif sur les urgences et les rejets.Tous ceux qui ont écrit ont parlé de notre monde, de leur vie, ont dit qu’il était temps que l’institution écoute leursensus fidei,leursens de la foi,dans un domaine où ils sont les premiers concernés et toujours les moins consultés.Cela en devient un cri d’espoir. La quasi-unanimité se fait sur des sujets majeurs. Mais, même si les réponses continuent, le temps file et le délai d’envoi approche. Vite, une équipe se mobilise, rédige la synthèse des 400 contributions reçues, la remet aux évêques et à la presse, et vite,la propose à signature, sur le site.En 3 jours, arrivent 4000 approbations et la courbe reste ascendante alors qu’arrivent toujours des contributions papier. Le 14 janvier approchant, quatre exemplaires de toutes les contributions sont imprimés à toute allure, puis envoyés :

  • au serviceFamille et Sociétéde la Conférence des évêques qui fait la synthèse des réponses pour les associations et mouvements.
  • à Monseigneur Jean-LucBrunin, Président du Conseil Famille et Société.
  • à Monseigneur Pierre-MarieCarréqui synthétise les réponses des diocèses de France.
  • et au Pape à la Maison Sainte Marthe au Vatican.

Nous avons à ce jour la preuve que tout est arrivé en France. Rome, c’est une autre affaire. On attend  ! Voici la réponse de Mgr Pierre-Marie Carré :

« Madame,

Merci pour l’envoi des réponses au questionnaire relatif au prochain Synode sur la famille. C’est un gros travail, qui sera repris dans la synthèse nationale que je suis en train de rédiger.

Bien à vous dans le Christ Jésus.

+ Pierre-MarieCarré,Archevêque de Montpellier »

Oui merci à vous tous. Restons ensemble à l’écoute de ce qui se passe et se passera à Rome. Les paroles du Cardinal OscarMaradiaguacitées dansLa Croixdu 17 février sont encourageantes : « L’Église doit écouter toutes les voix, même dissonantes. Ce questionnaire n’était pas qu’un « coup ». Ce devrait être la méthodologie ordinaire. Et ce le sera (…) L’Église est une mère qui suit tous ses enfants, pas seulement les « très bons ». Une mère encourage chacun de la meilleure manière, en respectant la liberté de chacun. » ClaudineOnfray

Catégorie: 

Commentaires

Visiteur

Marie-Jeanne,ne vous tourmentez pas, je crois que vous allez chercher trop loin, cette histoire se veut légère,et les croyants sont assez costauds pour la supporter.
Vous écriviez:

"Il semble bien que les disciples du Christ discutent encore et toujours entre eux pour savoir qui est le plus grand… Il serait peut-être temps que tout le monde se remettre à lire l’évangile pour savoir ce que le Christ pensait de ce genre d’attitude"

Et alors m’est venue à l’esprit cette histoire qu’on m’avait racontée à l’époque où Joseph Ratzinger était préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi et condamnait beaucoup de théologiens.
Cette histoire, pour moi, n’a pour but que de confirmer, en s’amusant, ce que vous même dénoncez avec raison, en gros est ce qu’on ne se prend pas pour Dieu en canonisant ?
Vous le dites si bien :
"C’est l’éternel discours ambiant: on SAIT qui est saint et qui ne l’ai pas, on SAIT ce que Dieu pense.."

Vous avez raison ,au point que parfois on pourrait se fourvoyer en renversant les rôles, soit en canonisant tel ou tel qui peut être n’est pas le "candidat" du Dieu de Jésus ou en rejetant tel ou tel pour x raison légaliste ou rigoriste avec le risque de rejeter Jésus lui-même et son Évangile.

Anne-Marie , comme Christine,ont compris l’intention "ça fait du bien de rire un peu de temps en temps,bien que le fond de l histoire n est pas drôle du tout !"
Voilà, mais le fond de l’histoire n’est pas triste non plus, c’est juste peut être une mise en garde un tantinet irrévérencieuse à l’égard des canonisations et de ceux qui les prononcent, c’est tout .

Cette histoire,à mes yeux, allait exactement dans votre sens et c’est pourquoi je vous l’adressais,je me suis trompée sans doute, pardon mais promis, Marie-Jeanne,je ne viendrai plus vous troubler.

Visiteur

Dominique,
je ne prétends nullement avoir raison. J’ai même le grand regret de vous dire que je suis opposée à la sanctification de Jean Paul II, mais aussi de celle de Jean XXIII...
Les béatifications, les sanctifications sont à mes yeux une "remise des oscars" à titre posthume et rien de plus. Car personne ne peut sonder le cœur des hommes et des femmes, personne... sauf Dieu.
Christine a raison, il y a des femmes et des hommes qui ont fait preuve d’un esprit de sainteté sans être reconnus comme saintes et saints par l’Église et je suis convaincue que cela ne les a pas discrédités aux yeux de Dieu.
Oui, l’histoire de MF m’a interrogée. Mais je m’interrogeais autant sur "le ticket vert de Jean" que "l’orange de Jean Paul" et "le rouge de Jésus". Et je m’interroge aussi sur les raisons qui vous font défendre la sanctification de Jean Paul... Je trouve cela étrange, c’est tout. Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi les êtres humains veulent toujours décider à la place de Dieu....

Visiteur

Allons ne tournez pas autour du pot.Votre histoire drôle ( ?) prouve simplement que vous êtes opposé à la canonisation de Jean-Paul II lequel,selon vous,ne serait pas le candidat du Dieu de Jésus-Christ.Quant à Benoît XVI en gros pour vous la quasi seule chose qu’il est faite de bien c’est de démissionner.Je pense que Marie-Jeanne a tout à fait raison.Vous mettez Dieu de votre côté,car comment imaginer qu’il puisse être d’une opinion différente de la vôtre ?

Christine PEDOTTI

Dominique, je ne réponds pas pour l’auteure de la blague, en revanche, je vous le dis tout net, la béatification de Jean Paul II, en urgence, et sa canonisation, plus urgente encore, me scandalisent. De tels procédés achèvent de décrédibiliser les "saints" proclamés par le système vaticanesque. Heureusement, il reste des personnes dont nous savons qu’elles furent sinon "saintes", du moins passionnément évangéliques et le grand public qui a - et je m’en émerveille - le sens de l’Évangile ne s’y trompe pas; je pense par exemple à l’abbé Pierre qui fut si longtemps la personnalité préférée des Français.
Les palinodies romaines ne m’intéressent pas. C’est de la très basse politique.

Visiteur

MF, ne vous tourmentez surtout pas ! Mes interrogations n’étaient qu’une forme d’humour. Mais c’est bien compliqué de rire aux dépends des autres....

Visiteur

Marie-Jeanne,une histoire court :

"Jésus, sans doute pas au courant des canonisations, convoque Jean XXIII, Jean Paul II et Benoit XVI, pour déterminer le temps de purgatoire à donner à chacun.
Saint Pierre les accueille dans l’anti-chambre et introduit Jean XXIII . Cinq minutes s’écoulent, Jean XXIII sort un ticket vert en main.
"Magnifique, lui dit Pierre,allez mon frère entre au Paradis"

Vient le tour de Jean-Paul II,une heure s’écoule, Jean-Paul II sort pas content, grommelant un ticket orange en main.
"Allons, Jean-Paul, bon, quelques années de purgatoire ça passe vite, tu sais , crois moi, tu ne seras pas seul, allez courage.."

Enfin, Pierre introduit Benoit XVI... deux heures, trois..cinq heures s’écoulent, enfin la porte s’ouvre :
Jésus apparait,un peu égaré,le regard vague, la mine défaite...Pierre accourt inquiet "Seigneur, quel état.. mais que s’est-il passé ?
"Ben, dit Jésus,un ticket rouge à la main... mon bon Pierre ,à dire vrai,j’ai pas tout compris..je dois y réfléchir..mais apparemment notre cher Benoit ne m’a pas fait de cadeau...il m’a condamné à perpète !

Visiteur

Christine,que vous me précisiez que vous êtes contre la canonisation de Jean-Paul II n’est certes pas un scoop pour moi.Quant à l’Abbé Pierre pour lequel j’ai une profonde admiration je me rappelle quand même qu’il a politiquement soutenu au moment des élections présidentielles un personnage célèbre ex-communiste,dont je ne me rappelle plus du nom maintenant et qui était un négationniste de la Shoah.
Comme quoi des saints personnages peuvent eux aussi commettre des erreurs

Visiteur

Oui Christine, oui Anne Marie H, je suis d’accord avec vous: nous avons besoin d’humour... mais... même si le pontificat de Benoît nous a laissé un goût bien amer, même si nous étions beaucoup à désapprouver bien souvent sa ligne de conduite, sa manière d’être notre pape, cette histoire me donne l’impression d’être une forme d’humour... douteux et pas très évangélique (pardonnez-moi).
Quand bien même Benoît serait un "ennemi" de l’Église (ce qu’il n’est pas, tout de même), le Christ disait que nous devions aimer même nos ennemis... lui-même ne ridiculisait pas les pharisiens en public...
Même dans une "histoire drôle", Benoît mérite-t-il d’être traité ainsi, à la limite du mépris ? La question continue à m’interroger... mais c’est vrai que c’est plus facile d’accabler une seule personne pour tous les maux de l’Église que de se poser les bonnes questions. Quelle est la part de responsabilité de chacun d’entre nous dans tous les manquements, les erreurs cléricales ? Quand on y réfléchit, ces hommes n’ont que le pouvoir et l’importance qu’on veut bien leur donner, ou leur laisser... Peut-être bien que Anne Marie a raison, nous sommes toujours le nez dans la confiture: C’EST NOUS QUI DONNONS LE TICKET ROUGE à JESUS... à perpète ! ! ! Nous ne sommes vraiment pas drôles bien souvent, hélas ! ! !....

Visiteur

Le rire joue toujours sur un décalage entre deux (ou plusieurs) points de vue possibles sur un même objet. Souvent, ce dont on rit est extrêmement sérieux, parfois même tragique. On ne rit jamais que des choses graves. Mais l’humour, nous les fait voir sous un angle tellement inattendu, tellement incongru, tellement absurde, qu’on en rit... jaune, parfois.

Cette histoire n’est drôle que pour ceux qui ont énormement apprécié Jean XXII, un peu moins JPII, et beaucoup moins Benoit XVI. Ce qui nous fait rire, c’est justement de faire comme si nos opinions humaines étaient celles de Dieu- nous savons bien que ce n’est pas vrai. Et en même temps, il y a toujours une petite part de nous même qui rêve que le bon Dieu nous donne raison. Nous n’osons pas le dire. Nous ne le disons que sous la forme de la dénégation. Quand nous disons que la façon dont Dieu nous juge nous échappe totalement, c’est du même ton dont un enfant dit: j’ai pas mangé la confiture, alors que son nez en est encore collant. Cette histoire nous met le nez dans la confiture, et ça nous fait rire.

Cette hisoire dit plusieurs vérités de gravité différentes. Une première vérité, sur nos préférences entre divers papes; c’est gentil, mais c’est banal, ce sont des lieux communs. Une deuxième vérité, plus cachée- que nous aimerions bien que Dieu partage nos sentiments à ce sujet; mais comme nous savons que cette prétention est, disons excessive, nous faisons semblant de ne pas le dire sérieusement, seulement dans une histoire dont tout le monde sait qu’elle est fausse. Et une troisième vérité, beaucoup plus grave: celui qui croit détenir le secret des jugements de Dieu serait capable de condamner Jésus lui-même. L’histoire attribue cette prétention à Benoît XVI, mais en nous réjouissant des deux premiers "tickets", n’était-ce pas ce que nous faisions nous mêmes ?

L’histoire nous fait rire, le nez dans la confiture...

Visiteur

Christine,
sous le couvert d’être "une histoire drôle", elle insinue que celui ou celle qui raconte cette histoire est A LA PLACE de Dieu !
Ce n’est pas si innocent que ça ! C’est l’éternel discours ambiant: on SAIT qui est saint et qui ne l’ai pas, on SAIT ce que Dieu pense,... Des bavardages... qui décident à la place de Dieu... Est-ce vraiment évangélique ? Bien sûr qu’on peut rire de tout, mais est-ce que ce genre d’histoire n’amène pas le trouble dans la pensée des croyants ? Est-ce qu’elle est si drôle que ça cette histoire ?
Je m’interroge, c’est tout...

Christine PEDOTTI

Chacun pense ce qu’il veut, Marie Jeanne, pour ma part, je crois que le rire est un cadeau de Dieu qui nous aide à ne pas nous prendre au sérieux.

Visiteur

Un très grand MERCI ça fait du bien de rire un peu de temps en temps,bien que le fond de l histoire n est pas drôle du tout !

Visiteur

Canonisations, canonisations... A quoi ça sert ? Depuis le pontificat de Jean-Paul II, les canonisations se sont multipliées, 492 sous Jean-Paul II, prés de 50 sous Benoît XVI. Et il est significatif de voir que la quasi-totalité concerne des prêtres, religieux ou religieuses. Ah non, il y a un ancien chef d’Etat, Charles II de Habsbourg, mort en 1922, béatifié en 2004, mais plus pour sa piété que pour son action éphémère et assez inutile comme dernier empereur d’Autriche-Hongrie.
Du coup l’ancien homme politique chrétien que je suis, a cherché à voir si des responsables politiques, manifestement chrétiens, ayant joué un rôle important depuis la dernière guerre avaient quelque chance de devenir un jour bienheureux puis saints. J’en ai trouvé cinq :
- Robert Schuman, mort en 1963, sa cause de béatification a été ouverte en 1991, on attend…
- Edmond Michelet, mort en 1970, cause ouverte en 1976, on attend… (le fait qu’il ait un petit-fils évêque, Benoît Rivière, donnera peut-être un petit coup de pouce…)
- Giorgio la Pira, maire de Florence, mort en 1977, cause ouverte en 1986, on attend…
- Julius Nyerere, premier président de la Tanzanie, mort en 1999, cause ouverte en 2005, on attend…
- et je cite pour mémoire, Oscar Romero, évêque de San Salvador, assassiné en 1980, pour des raisons politiques et religieuses, on attend…
Et sil’Église arrêtait tout bonnement de canoniser...

Visiteur

Excusez-moi, MF, je n’arrive pas à comprendre le sens de votre histoire... Pourquoi "donnez-vous" un ticket vert à Jean ? Pourquoi "donnez-vous" un ticket orange à Jean Paul ? Pourquoi pensez-vous que Benoît soit capable de juger Jésus de la manière que vous décrivez ?
Etes-vous réellement "branchée(e)" sur l’au-delà pour imaginer de telle scénario ?
Elle est dingue votre histoire... complètement dingue !

Christine PEDOTTI

Marie Jeanne, il s’agit seulement d’une histoire drôle.

Visiteur

…. Jean-Paul II artisan de la chute du rideau de fer en finançant le syndicat Solidarnosc avec l’argent des fidèles qu’ils avaient versé pour soutenir les malheureux en Afrique, ou en finançant les dictatures d’Amérique Latine, Pinochet et al. pour lutter contre le communisme et par voie de conséquence contre des chrétiens qui y ont été assimilés comme les partisans de la théologie de la libération ou tout simplement ceux qui luttaient pour le respect des droits humains, n’est-ce pas un exemple de la fin qui justifie les moyens, est-ce à donner en exemple aux chrétiens ? C’étaient aussi le raisonnement tenu pendant l’occupation par la majorité de nos évêques (sauf deux) pour soutenir Hitler et le gouvernement de Vichy par crainte du communisme, ou pour cacher Touvier poursuivi par la justice pour ses exactions de chef de la milice (comme ont été soustrait à la justice les prêtres pédophiles).

Nous n’avons pas le droit de nous taire et beaucoup de courage ou d’inconscience ( ?) pour ne pas partir…

Visiteur

Cher Monsieur Boniface: J’ose espérer que, du haut du Ciel, ma grand’mère me pardonnera d’avoir un peu raconté sa vie, dont ’elle m’avait fait partiellement le récit afin que je ne répète pas ses erreurs:
Fiancée à 18 ans par mariage arrangé(mais mon grand’père, lui, était amoureux), elle s’est mariée à 20 pour partir de chez des parents très austères et stricts. Les rapports intimes lui sont toujours apparus comme "vides de sens" et une véritable corvée. Elle a accouché de trois enfants coup sur coup, dans de grandes souffrances, vides de sens elles aussi, et qui l’ont rendue très distante de ses enfants. Heureusement, il y avait des tantes et des grands mères, des cousines...et un mari qui a compris sa détresse et s’est occupé de ses enfants beaucoup plus que les hommes de son époque. Elle a été dépressive, ce qui s’est répercuté sur une de mes tantes.Je suppose que si un "galop d’essai" avait été possible, cette femme se serait aperçu que le mariage avec un homme pour lequel on n’éprouve pas d’inclination n’était pas la solution pour acquérir plus d’autonomie. Repose en paix, Lucile....

Visiteur

@ Dominique Bargiarelli

Je veux bien qu’on dise que le bilan de JPII soit "globalement positif", encore que l’origine de cette expression fasse froid dans le dos, mais entre apprécier positivement l’action d’un homme et le déclarer saint, il y a un monde !

Canoniser un chrétien (pape ou quoi que ce soit d’autre) risque de rendre extrêmement difficile l’analyse historique dépassionnée de son rôle dans l’histoire, sauf en dehors des milieux cléricaux. Que l’homme soit "vraiment" saint ou pas (et qui peut le dire ! ! !) ce n’est pas intellectuellement sain.

Visiteur

En disant que le bilan de Jean -Paul II était globalement positif j’ai effectivement pensé au "respectable" auteur de cette formule .
Pour ma part ,et je vais sans doute me faire incendier pour cela ,je pense que lorsque l’Église canonise quelqu’un elle ne le fait ni à la légère ni pour des motifs de basse cuisine,et je ne pense pas une seconde que ce soit par tactique qu’elle canonise en même temps Jean XXIII et Jean-Paul II

@Jean Garnier comme dirait ma grand-mère mieux vaut lire ça qu’être aveugle...

Christine PEDOTTI

Hélas, Dominique, les canonisations sont presque toujours des histoires politiques, parfois de la grande politique, parfois de la tambouille entre congrégations religieuses, mais pas grand-chose de plus. Et depuis que Jean Paul II a canonisé un saint qui n’a jamais existé… Alors !
Comme vous allez me demander qui, je vous réponds tout de suite, il s’git du voyant de la Guadalupe, dont le recteur du sanctuaire chargé d’enquêter dans les archives a conclu à l’inexistence, ce que la plupart des historiens soupçonnaient. Le recteur a rendu son rapport… et comme la canonisation a quand même été décidée, il a démissionné. Il a quand même écrit un livre pour faire part de ses conclusions, il n’existe qu’en espagnol. Et le gars, à ma connaissance est toujours prêtre. Sans doute est-il juste devenu un peu cynique sur les pratiques romaines.

Visiteur

Rebondissant sur plusieurs commentaires récents, je voudrais me montrer un peu terre à terre au sujet de la sexualité, car comme on dit, qui veut faire l’ange fait la bête. Je rappellerais une partie de ma contribution sur le synode de la famille envoyée à la CCBF :
« …il faut prendre en compte l’activité sexuelle comme une fonction physiologique, fonction au même titre que le sont le boire, le manger ou le dormir : elles constituent toutes les quatre un droit humain à respecter. L’activité sexuelle a ses propres caractéristiques : elle présente de grandes variations individuelles, une facteur 10 à 100 sans doute, d’être dépendante de l’âge, de la santé (en particulier hormonale), de certains médicaments, des partenaires (effet lune de miel ou effet de routine) etc.. La privation d’activité sexuelle engendre une souffrance… » et j’ ajouterais variable selon la personne, comme par exemple un gros dormeur aura du mal à ne dormir que 6 heures par nuit quand un autre s’en trouvera au contraire très bien.

Une remarque, pour le manger on parle d’appétit, on en manque ou on en a de trop (anorexie) ou on s’alimente trop ou mal, pour la sexualité, on peut aussi manquer d’appétit, on dit aussi de désir, je préfère cela à « pulsion sexuelle » de caractère péjoratif. Il est symptomatique que pour un homme en avoir beaucoup est plutôt bien vue socialement, pour une femme beaucoup moins on la traite alors de nymphomane ! Autre point, une relation entre homme et femme par exemple peut-être très amoureuse sans appétit sexuel réciproque : dois-je citer me semble-t-il Claire et François d’Assise ? et aussi le beau livre de Monique Hébrard, « Jésus ou le désir amoureux « ? mais l’inverse existe aussi avec toutes ses variantes, c’est compliqué dans la pratique individuelle, un peu au cas par cas alors pourquoi généraliser et mettre tout le monde sous la même règle. Que faire ?

Dans les Évangiles on peut noter que Jésus ne donne pas de règles non plus, pourtant il intervient dans deux cas où l’activité sexuelle est en jeu: la femme adultère qu’il ne condamne pas (comment se comportait son mari ?) et la répudiation de l’épouse par le mari qu’il condamne alors que l’inverse n’était pas possible pour elle: n’était-ce pas plutôt une question de justice vis à vis de ces femmes ? J’ai déjà signalé l’approche de Margaret Farley, celle d’introduire dans l’activité sexuelle la notion de ce qui est juste pour chacun des deux partenaires, on ne sépare pas la justice de l’amour. Je pense que les adolescents comme les adultes ne seraient pas insensibles à cette approche que ce soit avant ou pendant le mariage. Un argument pour apaiser nos clercs qui fantasment si volontiers sur les dangers de l’hédonisme et de la débauche ! Puis comme l’a si bien dit Christine Pedotti (le 3 mars) « est-ce que dans l’exercice de la sexualité je considère l’autre comme mon prochain et est-ce que j’aime mon prochain comme moi-même ? »

Visiteur

Lu dans Zenit :
"Le pape évoque aussi « l’interprétation » de l’encyclique Humanae Vitae de Paul VI : « Paul VI lui-même, à la fin, recommandait aux confesseurs une grande miséricorde, une attention aux situations concrètes. Mais son génie a été prophétique, il a eu le courage de se positionner contre la majorité, de défendre la discipline morale, d’exercer un frein culturel, de s’opposer au néo-malthusianisme présent et à venir. La question n’est pas de changer la doctrine, mais d’aller en profondeur et de faire en sorte que la pastorale tienne compte des situations et de ce qui est possible pour les personnes. On parlera de cela aussi sur le chemin synodal ».

"Le courage de se positionner contre la majorité, etc." ? ? ?
Et en même temps on lit : "[...] miséricorde, une attention aux situations concrètes".
Tout et son contraire, à moins que je ne sache pas bien interpréter.

Visiteur

"A moins qu’on ne sache pas bien interpréter" c’est cela, ... un mystère de plus que nos cerveaux et consciences petits poids, notre vie terre à terre- sont priés de recevoir comme prêté par Dieu.
La miséricorde discrète ne s’étale pas comme de la confiture qui, en excès, dégouline par les trous d’la tartine.
Je ne veux pas de cette miséricorde, la confiture faite maison est si bonne.

Visiteur

En ce qui concerne la canonisation de Jean-Paul II,je pense plutôt que notre pape François agit intelligemment :

Je ne vois pas comment il pourrait s’opposer à la canonisation de J.P II (justifiée ou non, pour moi la question n’est pas là aujourd’hui) alors que, sauf erreur, "son copain de chambrée" Benoit XVI et son réseau ont oeuvré pour et la veulent, comment annuler sans provoquer des remous importants qui diviseraient gravement et peut être inutilement...

En revanche en canonisant en même temps Jean XXIII, je trouve que de façon rusée il ne donne pas toute la place à J.P II, loin de là .. Est-ce que ce n’est pas gênant pour "la génération Jean-Paul II" un peu réactionnaire et les adeptes du culte de la personnalité de devoir partager la vedette avec l’auteur de Vatican II ?

En même temps comment les fans de J.P.II peuvent-ils s’opposer à la canonisation de Jean XXII ...sans provoquer de remous importants qui diviseraient gravement et peut être inutilement... ?

A mes yeux c’est diplomatiquement parfaitement bien joué.

Visiteur

Merci Marie-Jeanne pour votre message à la fraîcheur parfaitement évangélique.

Visiteur

Mon Dieu ! Que de bavardages ! ! !
Il semble bien que les disciples du Christ discutent encore et toujours entre eux pour savoir qui est le plus grand... Il serait peut-être temps que tout le monde se remettre à lire l’évangile pour savoir ce que le Christ pensait de ce genre d’attitude.
A méditer....

Visiteur

François va canoniser Jean-Paul II, complice d’une foule criminelle et personnellement criminel pour avoir rejeté la parole de victimes mises, de plus, au secret. Circonstance atténuante Jean-Paul II a fait comme tous ses prédécesseurs. Benoit XVI ex 1er conseiller est complice de Jean-Paul II et François aussi pour avoir cautionné ces deux personnes et être sur le point de porter JPII au pinacle.
Comme écrit Daniel Duigou p 268, le déni de l’institution est un délire, ... auquel François, piégé/complice, n’échappera pas. Enfermée dans une théologie en carton pâte, l’institution ne peut pas sortir du délire.

J’aimerais, comme nous tous, biaiser, mettre diplomatiquement la tête dans le sable. Non, c’est trop facile d’enfoncer les victimes et de leur fermer notre cœur !
Comme dit Christine, le coup est parti, et le seul pouvoir de François eut été de mettre fin à cette comédie, par exemple en ne canonisant pas Jean XXIII. C’eut été une révolution de palais et une manière de dire aux bons KTO prêts à obéir à n’importe quelle ignominie: "l’Église est pacifique et honnête, ceux à qui cela ne convient pas peuvent faire un examen de conscience." Mais, cela ne sera pas, le délire va continuer.
Le 27 avril -triste date- je vais exiger d’être radié des listes de l’institution (débaptisé) afin de rester en Église.

Visiteur

Si on arrêtait de canoniser, on ne serait pas obligé de le faire pour des raisons diplomatiques.

Visiteur

"C’est diplomatiquement parfaitement bien joué"
Arrivera-t-il un jour où l’ère du soupçon perpétuel cessera d’exister dans tant de blogs officiellement chrétiens,dans lesquels il est impératif d’opposer un Pape à un autre,car bien évidemment l’un était tout noir et l’autre tout blanc.
A l’heure actuelle le Pape François est" plus blanc que blanc"Je doute fort que cela se poursuive bien longtemps.
Je ne suis en rien adepte du culte de la personnalité ni au plan politique ,ni au plan religieux,et ayant été plusieurs fois à Rome du temps de Jean-Paul II que j’ai vu également à Lyon et à Lourdes je n’ai jamais cherché à être le plus près possible de lui,absolument pas.
oui,Jean-Paul II a commis des fautes c’est certain,mais il a tant fait dans la chute du rideau de fer et nombre de dictatures sud-américaines je pense que son bilan est largement positif,ô combien !

Visiteur

Dans une longue interview de ce jour au quotidien "Corriere della Sera", le pape François vient de déclarer que "l’Église est peut-être l’unique institution publique à avoir réagi avec transparence et responsabilité" à ce fléau. Ce crime, a-t-il relevé, se produit "dans sa grande majorité" dans la famille et le voisinage. "Le pape Benoit XVI a ouvert une voie. L’Église sur cette voie a fait beaucoup...personne n’a fait plus. Et pourtant l’Église est seule à être attaquée."
Cette déclaration me paraît choquante car très inexacte à plusieurs égards.
L’Église, en effet, a réagi, mais seulement en raison de la publicité extérieure à "l’Église" donnée à ces crimes. Parce que, enfin, les victimes se sont fait entendre. Le bienheureux Jean-Paul II, comme ses prédécesseurs, avait donné l’ordre de taire ces crimes. Peur des retombées du scandale. Son bras droit, et préfet pour la congrégation de la foi, par conséquent qu courant de par sa fonction et ses réseaux, a obéi...jusqu’à ce que cela soit devenu impossible. Voilà la vérité, bien connue des honnêtes chrétiens.
Il est clair que la pédophilie n’est pas le triste apanage de certains prêtres - et évêques - et que des hommes mariés commettent aussi de tels crimes. Mais, cessons la l’hypocrisie: l’obligation du célibat, et de la chasteté sont , pour certains, et plus nombreux qu’on veut bien le reconnaître, sources de tourments. Tant de prêtres qui ont quitté "l’Église" qui leur refusait le bonheur conjugal, familial. Nous savons bien que la plupart des apôtres étaient mariés, et c’était dans l’ordre des choses. Seul le Christ ne l’était pas. Cessez de vouloir faire en sorte que les prêtres, des êtres humains, soient contraints de vivre à l’image du Christ, Fils de Dieu. Par manque d’amour , l’amour d’une femme, la chaleur d’un foyer, des prêtres se retournent vers des hommes, d’autres vers des enfants, des adolescents, victimes de ce même manque d’amour.
Enfin, "l’Église" . Quant le Vatican, le pape, et encore trop d’évêques et de prêtres cesseront-t-ils de se revendiquer comme L’EGLISE, niant en cela les autres églises chrétiennes, anglicane, protestante, orthodoxe, etc...A tel point que les medias leur emboîtent le pas. Seule, oui, dans la seule l’Église catholique et romaine les crimes de pédophilie ont été révélés. Non pas par ses responsables, mais par ses victimes.
Etonnemment... dans les autres églises chrétiennes, les prêtres et pasteurs ont la possibilité de se marier, de fonder une famille...et s’il y a, certainement, des actes de pédophilie, ils n’ont pas l’importance numérique dénoncée dans l’Église...catholique.
Allez savoir pourquoi !

Visiteur

"le déni" (p268-269 "du secret au mensonge") montre que les décisions de JPII-JR-BXVI ont couvert/déresponsabilisé les évêques afin d’empêcher les autorités d’agir en justice à l’encontre de certains évêques, archevêques et cardinaux ... laissant à la miséricorde divine le soin aux victimes. La presse qui a sans hésité présenté ces décisions comme courageuses a été complice de l’entourloupe. C’est cette manœuvre dilatoire qui a motivé la mise en cause récente urbi et orbi (face au monde) de l’institution par l’ONU. Canoniser JPII ! Une honte/farce à laquelle vient de s’associer le Pape François.

Christine PEDOTTI

Eh oui ! Il faut bien que le pape fasse un peu de politique, il doit manoeuvrer et pour survivre ne pas avoir trop d’ennemis à la fois. Pour la canonisation de JP II, largement enclenchée avant lui, il ne peut sans doute plus reculer, mais je ne m’en réjouirai pas. J’ai du mal à comprendre que l’on donne comme modèle et exemple quelqu’un qui a entretenu une forme de "mensonge d’Église", comme il y a des mensonges d’État.

Visiteur

Boniface Kunda affirme que "le nombre de grossesses d’adolescentes ne cesse d’augmenter dans les pays européens". Il serait souhaitable qu’il nous indique ses sources. Je suppose d’ailleurs qu’il voulait parler du TAUX de grosses chez les adolescentes. Le nombre brut ne veut rien dire, vu que la population augmente...

D’autre part, je viens de trouver le texte suivant, rapport de l’OMS sur les grossesses à l’adolescence dans le monde; à l’échelle mondiale, le taux de grossesses adolecentes DIMINUE.

http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA65/A65_13-fr.pdf ?ua=1
À suivre pour d’autres chiffres...

Christine PEDOTTI

Merci Anne-Marie, c’est un texte tout à fait remarquable qui décrit la réalité loin de tout dogmatisme et de toute idéologie.

Visiteur

Je trouve remarquable dans l’intervention du cardinal Walter Kasper l’appel à "un changement de paradigme", c’est costaud quand même : s’approcher des personnes,les écouter,les connaître, les aimer et non pas décider "uniquement sur la base d’actes, autrement dit de documents" !

Il y a aussi la méthode de réflexion,"poser des questions,indiquer l’orientation des réponses possibles (..)mais donner une réponse sera la tâche du synode, en accord avec le pape " .

On est loin me semble-t-il du ", je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères, que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église... »

Visiteur

@Dominique (5 mars). Vous considérez la vie comme un prêt, et, en plus, vous affrontez le changement (le votre et celui des autres) comme Michel le dragon ! Au passage la cohérence entre ce prêt et la peur du changement m’échappe totalement. Bref, le monde est mauvais, le courage que vous prêtez à Dieu, vous permet de combattre l’œuvre du diable ! C’est clair, on n’a pas du tout les mêmes idées religieuses et je crois comprendre que vous êtes ici pour affronter, combattre, au nom de la vie prêtée.

@Boniface (3 mars). Si vous avez retrouvé ces fameuses statistiques, merci de nous de nous les partager.

Visiteur

Christine PEDOTTI

Le but n’était pas de comparer les statistique des pays en matière de grossesse précoce mais de montre que les filles et les garçons ne sont pas égale face aux conséquences d’une sexualité en dehors du mariage.
Je suis parfaitement d’accord avec vous sur cette éducation d’une sexualité qui respecte l’autre .Mais vous conviendrez avec moi qu’en matière de sexualité il n’est pas toujours facile de distinguer une pulsion sexuelle, une sexualité qui chosifie l’autre ou qui le respecte. Alors quelle piste l’Église donne à un individu qui cherche à vivre une sexualité qui respecte l’autre. Au fond la vrai question est « comment être sûr qu’avec elle, avec lui je serai heureux (se) ? Et dé là « Comment faire un choix éclairé ? ». L’expérience nous montre qu’en ces domaines, il n’est pas toujours facile d’y voir clair. Plus l’affectivité est envahissante, plus on tend à idéaliser l’autre : on ne le voit pas tel qu’il est mais comme on aimerait qu’il soit. Pour que notre choix soit éclairé, il est bon qu’il soit fait sans contrainte, sans aveuglement... enfin de le choix se passe le plus librement dans une plus grande clarté d’esprit et de cœur. D’où l’abstinence avant le mariage pour éviter un attachement passionnel prématuré qui fausserait tout discernement. C’est cette réalité que St Paul éclairé par l’Esprit saint avait compris sans l’expliciter avec les mots de notre temps en qualifiant tout rapport en dehors du mariage de fornication.

Visiteur

"les filles et les garçons ne sont pas égaux face aux risques de la sexualité hors mariage", eh oui, nous sommes au courant. En ce qui me concerne, j’ai eu trois enfants, tous désirés, et je sais comment on "tombe" enceinte.

J’ajouterai que les hommes et les femmes ne sont pas égaux face aux risques de la sexualité DANS le mariage.

Je m’explique. Il ya trois moyens d’éviter les grosses non désirées:
1) l’éducation (reliez ce que Christine a écrit)
2) la contraception (et l’éducation à la contraception !)
3) l’abstinence

L’église met lourdement l’accent sur le dernier moyen, et sur l’évitement des grossesses AVANT le mariage, en laissant le soin à d’autres de s’occuper de l’éducation, de la contraception, et du rapport de domination entre époux DANS le mariage. Si les jeunes n’apprennent pas à se respecter l’un l’autre dès leur adolescence, ce n’est pas dans le mariage qu’ils l’apprendront.

Cette façon de reporter après le mariage tout ce qui concerne l’apprentissage de la sexualité aboutit à laisser libre cours aux modèles traditionnels masculin/ féminin que l’on se garde bien d’analyser et de dénoncer: les irrésistibles "pulsions" masculines, la disposition naturelle des femmes à accueillir, se donner, attendre passivement qu’on dépose en elles le trésor de la vie, etc. Et bonjour le viol conjugal. Merci, patron.

Quand à "éviter l’attachement passionnel prématuré qui fausserait tout discernement", j’espère que vous ne pensez pas ce que vous dites. Vous n’avez pas expérimenté vous même que c’est plutôt la frustration sexuelle qui provoque des déferlements émotionnels propres à faire prendre des décisions imprudentes ?

Visiteur

A mon avis pratiquer l’abstinence avant le mariage ne garantit rien pour le futur,absolument rien , mais ne pas la pratiquer n’est en rien non plus une garantie pour le futur car ce n’est pas parce que tout marche à merveille au lit que le reste suit.
Alors quoi faire ?Se marier en pensant bien que celle ou celui qu’on épouse changera bien évidemment comme nous nous changerons et être prêt à affronter cette nouvelle situation.il me semble d’ailleurs bien regrettable que la formule pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort nous sépare ne soit que plus que rarement prononcée aujourd’hui.
et puis faire confiance,à son conjoint... et puisque nos sommes sur un site chrétien je rajoute,et pas seulement à lui...oh ça ne veut pas dire pour autant qu’on sera à coup sûr à l’abri d’un échec un jour,mais je pense qu’on aura ainsi mis le maximum de chance de notre côté.

Christine PEDOTTI

Je vous avais bien compris: vive la liberté pourvu qu’on ne se risque pas à en user.
En fait vous illustrez à merveille ce que je dis souvent; si l’Église dans son expression hiérarchique était conséquente, elle interdirait les mariages d’amour. On ne devrait se marier que selon la raison avec une personne avec laquelle on (une marieuse ou un ordinateur) aurait calculé les chances d’entente. Ainsi, on ne prendrait surtout pas le risque des sentiments, des pulsions, de l’affectivité, de la passion. Merci Boniface,la démonstration est parfaite… mais je doute que vous trouviez beaucoup de clients !

Visiteur

Dominique. La vie prêtée ?

C’est votre ressenti, votre vérité, soit.

Pour moi, depuis l’enfance la vie est don. Cette évidence s’est affinée ensuite, au delà des signes extérieurs d’obéissance (à genoux quand il faut, apprendre le caté, baisser les yeux, confesser des bêtises, aimer les mystères, ...). A 15 ans, les raisons de douter de l’institution étaient bien ébauchées (1960), les tentatives pour obéir ayant conduits à des fiascos intérieurs complets, il devint clair et construit, vers 1980, que c’est la liberté et la responsabilité que j’ai reçus. Les âneries de l’institution ont aidé à la prise de conscience. 1985, la rupture avec l’institution devint nécessaire par respect envers le don reçu comme envers mes proches et au delà.
Ma vie m’appartient. Je m’efforce de la faire fructifier avec raison, sans sentimentalisme ou piété.
Dieu m’invite au bonheur, pas à la croix. Comme Dieu amour donne, selon mon espérance, il ne peut pas juger car alors il ne pourrait pas être.
La liberté engage la responsabilité sans laquelle la conscience devient un faux semblant.

Visiteur

Anne-Marie H.
Dans votre commentaire du "3 mars 2014 at 20 h 13 min" Il me semble qu’il y a une chose que vous avez oublié de prendre en compte dans votre réflexion : c’est que les filles et les garçons ne sont pas totalement égalés devant les conséquences d’une sexualité en dehors du mariage. Par exemple aujourd’hui 35 % des femmes en France ont pratiqué l’avortement et je suis quasiment sûr que 90% de ces avortements ont lieu en dehors du mariage et souvent sans le soutien du petit ami ou du compagnon. Et le nombre de grossesses adolescentes ne cesse d’augmenter dans la quasi-totalité des pays européens. Et aux Etats-Unis il y a environ un million de jeunes filles entre 11 et 19 ans qui tombent enceinte chaque année (ce qui représente 11% de l’ensemble des filles de cet âge). Au dé là de ces réalités visible et chiffrable il y a une autre réalité plus subtile et inqualifiable .Dans le cadre de mes activités auprès des jeunes il m’arrive souvent de croiser des jeunes filles qui vous affirment avec lassitude et parfois avec honte d’avoir eu plus d’une dizaine d’amoureux ( qui ont été des partenaires sexuel ) et des jeunes hommes qui vous affirment avec fierté d’avoir eu plus d’une dizaine de partenaire sexuel en attendant la bonne .

Christine PEDOTTI

Ce que vous dites est assez faux. Ensuite, le pays qui connaît le plus faible taux de grossesse précoces et d’avortements est les Pays-Bas où l’éducation sexuelle est faite dès les plus jeunes années. Les jeunes y sont plus responsables et mieux protégés. Ensuite, vous n’avez pas la moindre idée des raisons pour lesquelles une femme est surprise par une grossesse non désirée. C’est compliqué parce que les inconscients "parlent" et il y a des désirs de grossesse qui ne sont pas des désirs d’enfants. Vous supposez plein de choses sur l’âge et la situation des femmes qui interrompent une grossesse. "Être quasiment sûr" n’est pas une preuve statistique recevable.
Ensuite, eussiez-vous raison, que faut-il faire ? Enfermer les filles, les mettre sous voile pour qu’elles échappent à la "concupiscence" des garçons ? Si les filles ont "honte", comme vous dites, il y a deux raisons. La première est que peut-être vous leur faites honte, la seconde, est qu’elles n’ont pas eu la force de dire non à des garçons. Ce qu’il faut éduquer chez les filles c’est la liberté et la responsabilité afin qu’elles sachent dire non ou oui, en connaissance de cause. Et chez les garçon, il faut éduquer aussi leur responsabilité afin qu’ils ne se représentent pas les filles comme des trophées à accrocher à leur tableau de chasse et leur rappeler qu’une fille a un droit imprescriptible de dire non.
Ces propos illustrent encore ce que je disais; la sexualité n’est pas un lei sans art ni éthique. Mais les logiques de permis/défendu ne sont pas éducatives.

Visiteur

Christine PEDOTTI et dominique bargiarelli

Je ne comprends pas pourquoi vous m’accusez d’un verbiage alors qu’apparemment vous avez compris ce que je voulais dire en parlant de « vivre chastement sa sexualité » .Par conséquent je ne vois pas pourquoi nos contemporains eux ne comprendraient pas ou ne feraient pas l’effort de comprendre si vous vous avez compris . Vous savez aucun de nous n’est née catholique on l’est devenu . Quant au « don mutuel entier et temporellement illimité de l’homme et de la femme » j’ai explicité cette phrase juste après l’avoir cité en disant que c’est le mariage chrétien çàd un mariage d’amour et indissoluble.

Christine PEDOTTI

Ben juste, on n’est pas tout à fait n’importe qui. Mais la Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques happy fews. Si elle est bonne elle est pour tous, catholique, quoi !

Visiteur

Christine PEDOTTI
Ça va peut -être vous étonne mais je partage totalement votre vision sur la sexualité que vous avez exposé dans le message du 3 mars 2014 at 17 h 50 min et c’est d’ailleurs exactement la même conception qu’on retrouve dans le CEC et c’est ni plus ni moins la définition de la chasteté .Ce que j’essaie uniquement de vous dire depuis le début c’est que cette vision de la sexualité que vous avez exposé ne peut être sur de se réaliser que "dans le don mutuel entier et temporellement illimité de l’homme et de la femme" c’est à dire dans le mariage . Autrement dit le mariage est un moyen donné à l’homme et à la femme de vivre chastement leur sexualité .

Visiteur

Les mots "don" et "donner" peuvent être sources d’illusion et de fausse conscience, quand ils sont appliqués à des relations de personne à personne, parce qu’ils évoquent des images matérielles inadéquates. Quand on donne une chose, grande ou petite-un livre, une part de gâteau, une maison- la chose devient la propriété de l’autre et cesse d’être à moi. Quand on "se donne" à un être aimé, que ce soit au sens de partager son temps et son lieu de vie, ou au sens de l’acte sexuel, on ne cesse pas pour autant d’être responsable de soi-même, libre de ses actes, maître de ses décisions, etc. On ne s’aliène pas, on ne devient pas la propriété de l’autre, on reste soi, y compris dans la solitude fondamentale de l’expérience intime.

Alors, parler d’un "don mutuel illimité", comme si ça se faisait à un instant donné et à jamais, c’est une façon de dire qui n’éclaire pas la vie telle qu’elle est- c’est aussi ce que dit Christine. Le "don mutuel" des amis, des amants et des époux, c’est une histoire qui se déroule dans le temps. Et pour "se donner" il faut aussi "se posséder" soi-même- je le dis en sachant que ces mots sont des images maladroites. De nombreuses personnes n’ont pas avec leur propre existence et leur propre corps un rapport d’appartenance claire et heureuse. Leur éducation ne leur a pas toujours appris à être leur propre maître, et leur jeunesse ne leur a pas encore donné l’occasion de se découvrir à leur propre yeux. Le temps de cohabitation avant le mariage ne permet pas seulement de faire connaissance avec l’autre, mais de prendre consience de soi. Et c’est cet apprentissage de soi qui permet, après un certain temps, de "se donner".

On m’objectera sans doute que la foi nous apprend non pas à être notre propre maître, mais à nous recevoir de Dieu. Certes, mais ça ne change rien à ce que j’ai dit plus haut. Ce que nous recevons de Dieu, notre existence, notre liberté, notre corps, est vraiment reçu, c’est-à-dire vraiment nôtre. Tant que nous n’avons pas pris pleinement conscience que Dieu nous DONNE vraiment notre vie, que nous sommes dans nos propres mains, nous ne pouvons pas nous donner. Et cette découverte de notre liberté prend du temps, la vie amoureuse en est l’un des chemins.

Visiteur

Christine,"vivre chastement sa sexualité" du verbiage ? Bof en faisant un tout petit effort je pense qu’on arrive à comprendre.(et ça ne veut pas dire bien sûr qu’entre mari et femme on doit vivre comme frère et soeur,absolument pas)

En revanche pour moi le verbiage se situe beaucoup plus dans"dans le don mutuel et temporellement illimité de l’homme et de la femme" car enfin puisque nous somme temporellement limités et que dans le mariage nous nous donnons l’un à l’autre pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort nous sépare où se situe donc ce don temporellement illimité ?

Christine PEDOTTI

Ce serait peut-être plus juste de dire que le mariage est un moyen choisi plutôt que donné. Mais franchement l’expression consacrée que vous aimez tant répéter: "le don mutuel entier et temporellement illimité de l’homme et de la femme", c’est très grandiloquent et ça n’a pas grand-chose à voir avec l’expérience commune des gens qui essaient de s’aimer. "Quant à "vivre chastement sa sexualité", carrément, c’est du chinois. C’est justement parce que la parole catholique officielle est dans les termes que vous dites que tous les gens ordinaires, jeunes ou pas, haussent les épaules quand ils écoutent et la plupart du temps n’écoutent ni n’entendent rien. Pour eux, c’est du verbiage.

Visiteur

@ Dominique B.

Votre dernier message (18 h. 16) me fait bien plaisir. Je me disais aussi, malgré des apparences... parfois difficiles à traverser, que vous et nous devions quand même être d’accord sur certains points !
Tenez, quand vous dites qu’il n’y a pas que de l’amour dans la sexualité, ça c’est bien vrai ! Il y a beaucoup de rapports de pouvoir, aussi, comme l’indiquent les différentes acceptions du verbe baiser.

Mais justement... il ne faut pas se voiler la face sur le type de rapports homme/femme avec lequel la morale traditionnelle (virginité, fidélité, indissolubilité, etc.) s’accorde un peu trop bien. L’interdiction des rapports sexuels avant le mariage n’a pas que des justifications de bon sens dans un monde sans contraception (éviter la conception d’enfants hors mariage, donc sans protection familiale). Cette interdiction vise essentiellement les femmes, en tant qu’elles sont des marchandises dont la valeur est réputée s’effondrer si l’acquéreur n’est pas le premier utilisateur. Refuser de sacraliser la virginité féminine, c’est aussi refuser ce statut de marchandise échangée d’homme à homme, du père au mari, pour entrer avec l’éventuel futur compagnon dans une relation de réciprocité y compris dans le choix du partenaire sexuel. Tu ne m’achètes pas, je ne me livre pas à toi toute blanche et toute neuve, nous nous choisissons l’un l’autre en sachant de quoi il retourne... non pas entièrement, car il y faudra des années, mais quand même après un temps suffisant pour que les corps s’apprivoisent.

Le discours traditionnel insiste beaucoup sur la nécessité de "protéger" les jeunes filles de la violence des désirs masculins; beaucoup moins sur le fait que parvenir vierge au mariage (pour les deux partenaires) est en soi une violence bien étrange.

Pages