Le Prix littéraire de la Conférence

Pour répondre à sa vocation, la Conférence s’est donné un prix littéraire qui a été décerné pour la première fois en 2015. Lire est important. C’est même un des « devoirs fondamentaux » de tout croyant. Cela permet d’enrichir sa foi, de mieux connaître le patrimoine religieux de l’humanité, d’éviter les pièges de la radicalisation aveugle. On a si souvent dit qu’un chrétien devait avoir « l’intelligence de sa foi » que, lorsque l’occasion se présente, il ne faut pas la laisser filer.

Mais comme beaucoup d’entre vous se plaignent de « ne pas savoir quoi lire » parmi la profusion des parutions, il nous a semblé important de présélectionner chaque année une douzaine d’ouvrages qui soient à la fois riches en humanité, ouverts à la quête actuelle de spiritualité et qui alimentent le débat sur mille et un sujets… Dieu, le sens de la vie, la foi, soi-même et l’autre, la paix, le vivre-ensemble…

Pour cela, il a été constitué un comité de lecture réunissant une dizaine de personnes ayant des âges, des sexes, des résidences et des formations différentes afin d’essayer de couvrir les divers types de sensibilités spirituelles contemporaines, identifiées comme catholiques ou non. Il s’agit de Joël Agaisse, Henri Couturier, Aurélien Dupouey-Delezay, Pascal Gambiez, Daniel Gufflet, Monique Hébrard, Claude et Hervé Lauriot-Prévost, Danielle Mérian, Loup Monnot des Angles, Estelle Roure et Marie-Jo Teillard d’Eyry.

Le Prix Littéraire de la CCBF est décerné chaque année, non par un comité restreint, mais par un vote de l’ensemble des adhérents qui choisissent parmi les « bons livres » sélectionnés au cours des mois précédents par un comité de lecture.

En 2016, le 2e Prix littéraire de la Conférence

Les livres sélectionnés par le comité de lecture en 2016 étaient les suivants :

Après un vote des adhérents de la CCBF représentant 42 % des voix exprimées, le 2e Prix littéraire de la Conférence a été attribué au livre d’Adrien Candiard, Veilleur, où en est la nuit ? », publié aux éditions du Cerf. Il s’agit d’un petit traité de l’espérance à l’usage de nos contemporains. Il nous appelle à une conversion joyeuse qui nous permettra de traverser les épreuves. Pour autant, notre espérance ne doit pas se confondre avec l’optimisme car il nous faudra du courage pour aimer nos ennemis et comme Jésus-Christ choisir le pardon universel.

Ce 2e Prix de la Conférence sera remis au lauréat le mercredi 8 mars à 18 heures, au couvent des Dominicains du 222 rue du Faubourg Saint Honoré (Paris 8e). Ce sera l’occasion pour l’auteur de commenter son livre et de parler de la situation des chrétiens en Égypte où il demeure ainsi que de l’activité de l’Institut Dominicain des Études Orientales au sein duquel il travaille. Un échange de questions-réponses suivra cet exposé.

Tous les adhérents de la Conférence sont invités : venez nombreux !

Et déjà deux livres sélectionnés par le comité de lecture pour le Prix 2017 !

Ces deux livres sont les suivants :

  1. Jean-Pierre Brice Olivier, Au-delà de l’amour, la miséricorde, éd. du Cerf. Pour accéder à la présentation du livre, cliquer ici ;
  2. Denis Marquet, Le Testament du Roc, éd. Flammarion. Pour accéder à la présentation du livre, cliquer ici.

En 2015, le 1er Prix littéraire de la Conférence

Les livres sélectionnés par le comité de lecture en 2015 étaient les suivants :

Le 1er Prix littéraire de la Conférence avait été attribué en 2015 au livre de Jean-Paul Vesco, Tout amour véritable est indissoluble, publié aux éditions du Cerf. L’auteur est l’évêque d’Oran et il remet en cause le refus par l’Église d’accorder tout sacrement aux personnes divorcées et remariées. Il estime tout d’abord que s’il y a amour véritable dans une seconde union, il est ainsi créé un lien aussi indissoluble que dans le premier mariage, même si ce lien n’est pas sacramentel. Puis il apporte dans le débat une distinction du droit pénal entre les infractions instantanées et les infractions continues, distinction qui devrait s’appliquer dans le cadre du droit canon. L’infraction instantanée, un meurtre par exemple, se déroule en un temps limité et identifié. En revanche l’infraction continue, telle qu’un vol avec recel, se prolonge indéfiniment dans le temps, tant qu’il n’est pas mis fin à la situation répréhensible.

L’Eglise définit le mariage après divorce comme une infraction continue et comme telle, tout pardon devient impossible. Mgr Vesco pense au contraire que l’infraction est instantanée car il s’agit d’une action unique de la volonté, même si elle entraine des conséquences permanentes et même définitives. Ce second « oui » reflète une volonté de vivre et réussir une relation dans laquelle on a un jour décidé de s’engager même de manière gravement fautive.

Par cet argumentaire, Monseigneur Vesco propose d’assouplir la discipline actuelle et il préconise, en s’inspirant de la pratique orthodoxe, de mettre en place pour les divorcés remariés un chemin de pénitence qui mènerait à un nouvel accès aux sacrements.

Ce 1er Prix littéraire de la Conférence lui a été remis le 22 janvier 2016 au couvent de l’Annonciation des dominicains à Paris. Au cours de cette manifestation, il a pu présenter ses thèses telles qu’il les avait développées au cours du Synode sur la famille d’octobre 2015 et évoquer les prises de position réciproques des différents intervenants.

 

Pour accéder aux vidéos de l’interview de Mgr Vesco lors de la remise du prix, cliquer ici.