Lettre ouverte aux Pères Synodaux

Chers Pères évêques du Synode,

Par la volonté du pape François, deux questionnaires ont été adressés aux catholiques à l’horizon du synode sur la famille. Nous sommes donc entrés ensemble, fidèles du Christ et Pères synodaux, dans un processus de dialogue et d’échange qui honore toute l’Église.

Nous, membres de divers mouvements actifs francophones dans des domaines très variés, avons d’abord écouté les réactions aux deux questionnaires.

En préalable, nous nous sommes demandé pourquoi la démarche avait été redoublée d’une année à l’autre, alors que le peuple chrétien s’était déjà clairement exprimé. À la lecture de ces questionnaires, nous n’avons pu que constater l’important décalage entre une énonciation surinvestie de catégories grecques et scolastiques et la vie des fidèles du Christ : Loi naturelle, considérations anthropologiques, lectures de l’Écriture souvent littéralistes…

Quant au contenu des réponses, voici les éléments essentiels collectés. Ils convergent tous.

Si tous les fidèles voient dans la famille une valeur essentielle, ils soulignent qu’il n’y a pas « une » famille mais « des » familles.

L’exclusion de l’eucharistie des divorcés remariés leur est incompréhensible. Nul ne comprend que le pire des assassins soit mieux traité qu’eux. Nul ne comprend que la Table du Seigneur ne soit pas accueillante à ceux qui en ont besoin, car c’est pour les malades (et qui n’est pas malade ?) que Jésus est venu.

Quant à l’extension des procédures de nullité pour les divorcés remariés, elle est largement rejetée, tant elle heurte les consciences.

Puisque l’Église reconnaît que la conscience éclairée est capable de discerner, qu’elle fasse confiance aux hommes et aux femmes qui exercent une parentalité responsable, en matière de choix d’une contraception, du nombre de leurs enfants, d’une thérapie de l’infertilité conjugale.

Enfin, les personnes qui ont répondu demandent que l’orientation sexuelle de chacun ne fasse l’objet d’aucune discrimination, encore moins d’une condamnation.

Il nous importe maintenant de saluer ce dont ces réponses sont le signe. Nous, coopérateurs de l’Évangile, animés d’une foi sincère et désireux d’un surcroît de vie dans notre Église, nous y voyons le retour du peuple chrétien sur la scène ecclésiale publique. C’est une Bonne Nouvelle ! Le recours à la parole des fidèles, à leur sens de la foi, le sensus fidei, est une vraie tradition de l’Église, même s’il a parfois été oublié. L’Esprit souffle où il veut, nul ne peut l’assigner à résidence. L’Église trahirait donc sa Tradition vivante si elle traitait le peuple chrétien en perpétuel mineur. Demain, elle aura besoin des forces de l’ensemble de ses baptisés. Il est donc important que nous sachions ensemble nous écouter pour rendre notre Église incarnée et vivante.

Avec respect pour la lourde responsabilité qui est la vôtre, ce sont donc nos vœux les plus fraternels qui accompagnent cette lettre. Que ce synode honore l’Évangile et que chacun parle du cœur de sa foi ! Et que nos prières et notre soutien vous accompagnent.

Le 1er septembre 2015

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Commentaires

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J'aimerais beaucoup, vraiment beaucoup, que la place des célibataires soit réfléchie et mieux posée en Eglise.
Pas si simple d'être Femme, engagée, mais de n'être ni mariée, ni "Bonne Soeur" !!!
Vécu difficile, souvent.
Un petit signe de prise en compte du célibat serait un "PLUS", je crois.
 

Visiteur

Vous écrivez "que l’orientation sexuelle de chacun ne fasse l’objet d’aucune discrimination". Autrement dit vous souhaitez l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. C'est ça ? Merci de clarifier ce désir de non-discrimination.

Visiteur

"Puisque l'Eglise est capable de discerner"

Sans doute , car: Au dessus du pape comme expression de l'autorité ecclésiale, il y a encore la conscience de chacun, à laquelle il faut obéir avant tout, à la limite même, à l'encontre des demandes des autorités de l'Église... (Joseph Ratzinger 1968)
 

Visiteur

Bonjour,

La lettre est simple et essentiel. Oui j'adhère à une Eglise vivante, ancrée dans le monde d'aujourd'hui. Que dirait un Jésus qui arriverait à Paris 2015 ? Ne serait-il pas à demander le gite et le couvert pour une nuit dans une famille recomposée dans laquelle il demanderait simplement que la paix soit entre les deux parents divorcés pour le bien être des enfants ? que pourrait-il dire à cette table dans un bar Homosexuel, viens suis moi ?
Les recherches et rfélexions jésuites nous orientent toutes vers une religion ancrée dans la vie réelle, au service du peuple de ce monde pour inviter chacun à prendre un chemin de Sainteté tout en reconnaissant que si ce chemin étroit et difficile est la voie la plus rapide vers l'Amour infini, notre imperfection nous fera passer par quelques vallons éloignés avant de retrouver le bon chemin. L'important n'est pas de gagner, mais de participer, de se mettre en route sur ce chemin.

 

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On peut continuer à penser et à légiférer dans des catégories que la majorité des chrétiens fraternels ne comprennent pas. On peut penser qu'on a quand même raison. On peut penser que l'esprit d'intelligence et d'amour est donné exclusivement à l'autorité (autoproclamée). On peut penser que la sexualité est la seule grande affaire de l'Église.
On peut ; mais vous allez vous libérer de la pression de la peur et regarder avec tendresse, et même admiration, les homme et les femmes qui sont autour de vous, aimés de Dieu, à en croire Jésus.

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Bonjour,
cette lettre est emminemment sympathique mais elle suppose quand même que le Christ a voulu une Eglise (puisque vous écrivez  à ceux qui ont la tâche d'orienter les convictions et les pratiques de ce corps que nous "formons ensemble" aujourd'hui !). C'est là, me semble-t-il que git la vraie difficulté : Quelle conviction, quelle pratique me couperait de ce corps qu'est l'Eglise, me rendrais étranger à l'eucharistie ? Comment aimer ce frère qui s'est séparé de moi par ce que j'estime incompatible avec la vérité de l'amour ?... ou incompatible avec le respect de ceux qui seraient "faibles dans la foi" ( Rm 14 ) ?

Autant j'aime l'ouverture du dialogue, autant je crains les pressions médiatiques et les mouvements d'opinion ! On voit dans l'Evangile Jésus tour à tour plebiscité (rameaux) puis condamné par les foules...

Laurent Laflèche

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J'approuve totalement la lettre ouverte aux Pères Synodaux ainsi que les commentaires, mais j'ai confiance davantage encore aux actes posés par le Pape François depuis son élection et je crains: la frilosité des évêques, les pressions des catholiques " bien-pensants ", les magouilles de certains cardinaux qui se sont déjà manifestés lors de la première session du synode. Vont-ils réussir à bâillonner définitivement le Pape François?

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L'attitude d'une église qui laisse mourir de faim et de soif, certains de ses baptisés est plus proche d'une secte suicidaire que d'une Eglise de Jésus Christ vivant de l'esprit de l'évangile. Ou l'eucharistie est centrale et vitale pour tous, ou ce n'est pas le cas, et le discours officiel est une imposture.
En fait, je ne pense pas vraiment aussi radicalement, mais ces propos ne sont pas plus rigoristes que ceux du Cal
Gherart Müller et  consorts.
Le refus définitif de l'eucharistie aux DR est un "jeûne" définitif, cad jusqu'à que mort s'en suive,  pourvu que les pharisiens bien pensants ne soient pas éclaboussés. Bien sûr, personne ne publera cela, mais ce n'est pas plus choquant qu'une pétition au Vatican

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je signe cette lettre en me disant toutefois que c'est bien le moins que l'on puisse faire, tant il y aurait d'autres propositions à inaugurer... mais c'est un pas.
cordialement
geneviève

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Si le monde a évolué depuis le début du siècle dernier, il semble que l'Eglise de notre Christ, mort et ressuscité, reste à la traîne par des interdits, et qu'elle ne s'est pas encore ajustée à l'attention, l'accompagnement, l'éducation des familles positives, voire évangéliques, pour une liberté des consciences responsables.

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 Nous avons publié sur notre site (  www.cdep-asso.org )une synthèse réalisée par notre association sur La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise à partir ds différentes contributions d'équipes de CdEP que  je vous invite à consulter..

Amicalement.
Michèle Lesquoy, présidente de CdEP.
 

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Synthèse très interessante. Je note "C'est la nature même du sacrement qui est questionnée : est-il réservé à une élite? Qui est digne du sacrement, ne sommes-nous pas au même point devant le sacrement?"
C'est bien le problème de toute l'Eglise et non pas de ceux-là seuls à qui les sacrements sont refusés. En effet quel sens peut avoir le fait d'être invités à un repas où certains ont juste la permission de regarder ! Le Christ ne s'offre-t-il pas à tous pour la rémission des péchés ? Je n'arrive pas à entendre ce que dit l'Eglise quand elle donne un autre critère que la conscience individuelle pour s'approcher du Seigneur. Si certains peuvent se passer de la communion sacramentelle, de la réconciliation... alors quel sens peuvent avoir les sacrements ? Je reste de plus en plus souvent assise à ma place au moment de la communion tellement cette "loi" de l'Eglise m'apparait comme un mensonge, un contresens par rapport au Christ, en espérant que le synode permettra d'entendre vraiment la parole du Christ pour aujourd'hui et nous libérera d'une lecture littérale marquée par un temps et un contexte donné.

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Ce texte est clair, direct, non agressif. Il souligne à bon escient la collaboration que l'initiative du Pape françois a ouverte ou rouverte entre baptisés "de base" et tout responsable ou dignitaire concerné par le Synode.
L'analogie avec le texte de Mgr Vesco est frappante. il faut s'y référer, l'évêque d'Oran nous offrant une argumentation solide et qui donne à réfléchir.
Merci, à suivre.
 

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Tout à fait d'accord. Il est vraiment regrettable que certains membres de la curie fassent passer la doctrine avant l'intérêt de l'humain, son équilibre, son bonheur. Il est quasi certain que la hiérarchie restera sur ses positions, telle une aveugle, hors de la société pourtant l'ensemble des fidèles chrétiens sont dans la société au milieu de tous. Urs von Balthasar affirme dans un ouivrage "l'amour seul est digne de foi". Dans notre église il n'y a plus d'amour, plus d'attention au coeur de l'homme....

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Quand sera-t-il permis aux femmes d'accéder au diaconat?

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je suis la présidente de CdEP, Chrétiens dans l'Enseignement Public, et je souhaite vous faire parvenir l'essai de synthèse que nous avons rédigé à partir des différentes contributions d'équipes CdEP. Vous pouvez trouver cette synthèse sur notre site www.cdep-asso.org

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J'ai eu les larmes aux yeux en lisant cette lettre, à laquelle j'ai tout de suite adhéré, bien entendu. Tout est dit, avec finesse et délicatesse. Restons éveillés et continuons à porter cette Eglise qui est la nôtre, l'Eglise du peuple, l'Eglise des petits, des humbles, l'Eglise du Christ.
MERCI à celles et ceux qui nous apportent tant d'espoir par leur travail incessant de veille et de réflexion. Et MERCI à tous les contributeurs/-trices de ce site qui nous donnent largement matière à réflexion avec des arguments fondés d'une richesse inestimable.
Au plaisir de vous lire encore et encore

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Jésus est venu dépasser la loi pour la remplacer par l'amour, la compassion, le pardon et la charité. Jésus a ouvertement critiqué les docteurs de la loi qui édictaient des lois mais ne les respectaient pas eux-mêmes. L'encyclique Humanae vitae fut pour moi et pour beaucoup de catholiques, la goutte qui a fait déborder le vase. Quelle stupidité écrite par des célibataires incompétents en matière matrimoniale. C'est là qu'à commencé la déshabitation irréversible de nos églises et la diminution des vocations. 
J'apprécie beaucoup les gestes et attitudes prophétiques du Pape François qui vient de recevoir l'évêque Jacques Gaillot et le Père Guy Gilbert.
Ce Pape qui a osé exclure les mafias du Vatican et qui critique le niveau de vie des évêques et cardinaux de la curie romaine. Ce Pape qui réintroduit les pauvres au Vatican.

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Je viens de terminer la lecture du texte de Paul de Klerk sur la "réconciliation". Et je suis tombée sur ces mots :
"Cet accompagnement et ce discernement devraient aboutir, le plus normalement, à ce que les divorcés qui souhaitent poursuivre leur vie chrétienne se reconnaissent provisoirement en communion non plénière avec l'Église. La durée de ce temps provisoire serait à évaluer en fonction de l’ensemble de leur situation, et surtout de leur désir de reprendre la vie chrétienne en sa plénitude. Au cours de ce temps, ils devraient recevoir le sacrement de la réconciliation. On pourrait souhaiter que cela se fasse le Jeudi saint, selon la tradition ancienne, de manière à ce qu’ils puissent communier à Pâques, comme les nouveaux baptisés ; ou lors de la messe chrismale. Que celui-ci ait lieu ou non au cours de la Semaine sainte, LEURS NOMS DEVRAIENT RESONNER DANS L’ASSEMBLEE CHRETIENNE. Il serait en effet souhaitable que l’évêque les nomme, pour signaler publiquement leur réconciliation avec l'Église, et reconnaître qu’ils sont pleinement réintroduits dans la communion ecclésiale et peuvent donc à nouveau se joindre à la communion eucharistique".

"Leurs noms devraient résonner dans l'assemblée chrétienne"... ça ne choque personne ? On en revient (avec la meilleure intention du monde) à la pénitence publique antique. Pourquoi pas me direz-vous ? Ce qui moi, me choque profondément, c'est que l'on ne propose cela qu'aux divorcés remariés. Les violeurs, les pédophiles, les assassins peuvent, eux, retourner tranquillou et incognito à la Table Eucharistique. Encore que, lorsque je dis "incognito",  je me souviens d'un certain dictateur/criminel recevant la communion au vu et au su de tout le monde dans une grande cathédrale...
 

Claudine ONFRAY

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De toute façon, le fait qu'il n'y est aucune femme (marié ou non) aucun laic homme (marié ou non) dans cette assemblée ne peut rien donner de bon : on a là une gérontocrassie masculine, "processionnant en robe "(cf les pieds dans le bénitiers) et qui s'arrogent le droit de décider ce que les laics , pauvre petit peuple, pourquoi leur donner le droit à la parole, c'est quand même nous les évêques mâles qui commandons dans le monde ... Donc on va décider de que ce peuple que nous dirigeons pourra faire en matière d'amour, de sexualité, contraception, avortement, on va leur dire ce qui est bien et mal et surtout ils doivent nous obéir sinon on les excommunie et vite...   Pour moi, il ne peut sortir rien de bon d'une assemblé comme cela  : pourquoi : elle ne représente absolument pas le peuple de Dieu, les femmes les hommes qui vivent dans le monde et qui suivent Jésus dans leur cœur...  comment pourraient-ils se remettre en question ? 75 ans de moyenne d'âge, avoir fait tout pour arriver à cette place, elle est bonne on la garde et avec nos prérogatives, nos voitures, nos chauffeurs, nos vêtements longs sur mesure, nos partouses qq fois (lobby gay de la curie)   aucune confiance en ces personnes.. ils vont tout bloquer c'est sûr et certain et comme le pape est très seul... Comment les cathos peuvent-ils encore supporter ce théatre, cette mascarade... des conditionnements depuis le berceau.. il y a un moment quand on vit dans un pays démocratique et libre on doit refuser de se laisser dicter sa conduite de manière totalitaire, c'est pourtant ce que continue de faire les cathos... et si les laics au lieu de supplier les "pères synodaux" à coup de pétition leur disaient : stop maintenant , c'est bon vous arrêter votre cirque on ne marche plus...    

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J'approuve entièrement le contenu de cette déclaration, et en particulier l'allusion à une "interprétation littéraliste de l'Écriture" qui me paraît continuer à faire des ravages dans la pensée vaticane - et jusque dans la récente encyclique "Loué sois-tu" du Pape François, que j'apprécie pourtant beaucoup !

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Comme le dit Pascal ce n'est pas seulement l'Eucharistie qui est refusée aux personnes remariées après un divorce ou mariées à une personne divorcée mais aussi la réconciliation (et aussi les autres sacrements...) Comme le développe si bien le père Paul de Clerck dans les documents disponibles sur ce site : La réconciliation pour les divocés rmariés et la non admission des divorcés-remariés à la communion eucharistique provient de l'impossibilité de l'absolution (p9). [Ndlr. voir aussi : Un deuxième mariage sacramentel du même auteur]. Or seuls ceux qui se remarient après un premier échec sont ainsi exclus des sacrements. Or s'il y a "péché" contre l'indissolubilité du mariage, celui-ci n'intervient-il pas au moment de la séparation ? (C'est volontairement que j'ai mis entre parenthèses le mot péché car il n'est pas dans mon propos de juger des causes qui peuvent conduire au divorce ) . Or rien dans la discipline de l'église n'indique que ce péché n'est pas pardonable, puisque, que je sache, les divorcés qui ne sont pas engagés dans un nouveau mariage ne sont pas exclus des sacrements. Le vrai problème est donc que l'église ne peut reconnaitre la mort du lien matrimonial au nom d'une certaine conception de l'indissolubilité. Outre le père de Clerck suscité, je renvoie à l'analyse de Mgr Vesco déjà mentionnée par Pascal mais plus largement développée ici : http://www.equipes-reliance.com/synode-de-la-famille/le-synode/mgr-jean-... ainsi qu'à une étude sur une lecture des textes évangéliques où Jésus proclame l'indissolubilité du mariage : http://www.lumenonline.net/main/document/document.php?cidReq=lumen_NOUV&...

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@ Bernard : ce texte est "occidentalo centré" parce qu'il rapporte ce que nous avons lu et entendu à la CCBF et dans les associations signataires. Nous ne prétendons pas à une vue surplombante, nous voluons simplement être entendus pour nous-mêmes. 
Je constate de plus en plus, avec un peu de regrets, que l'argument "les autres ne pensent pas comme nous", traditionnellement utilisé par le magistère pour débouter les demandes des catholiques européens, est désormais intériorisé par les catholiques eux-mêmes qui le "servent" à leurs frères et soeurs. En jouant "Afrique ou Asie contre Europe", l'Eglise met en acte qu'elle est le régiime du plus grand nombre donc une démocratie! En somme, elle est une démocratie de fait quand cela l'arrange et elle n'en n'est plus une sitôt qu'une majorité se dessine.... 

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Adhésion à laquelle s'ajoute l'incompréhension qu'il faille discourir de sujets si dépassés pour la fraternité chrétienne: accueil par la sphère institutionnelle des divorcés remariés, des homosexuels, ... Appartient à cette sphère une partie croissante de "bons pratiquants", ces biens pensants "genre action française" qui saucisonnent au service d'une idéologie politique une institution complice ne serais-ce que par son silence. Quel problème vital pour l'instituion que trouver la manière juridique de "mettre à part" ces personnes, ces familles, tout en ayant l'air de les considérer comme des frères ... à part presque entière! Scandale face auquel tracer des ronds dans le sable et garder silence semble une sage attitude.

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Nous adhérons totalement au contenu de cette lettre à nos évêques. Quel dommage de réaliser qu'en 2015 l'Eglise reste frileuse sur tous les sujets de société qui touchent tout le monde. Nous mêmes avons un de nos petits enfants issu d'un couple homoparental et un autre de nos enfants a eu recours  à une IAD à cause de son infertilité. Nous ne nous sentons même pas blessés par ces positions intransigeantes de l'Eglise. Nous sommes plutôt attristés par exemple de constater que nos frères orthodoxes et protestants ont très vite accepté que leurs prêtres ou pasteurs soient mariés. Pourquoi s'arcbouter sur une Tradition de l'Eglise qui ne peut plus parler de nos jours ...
Pourquoi  faire comme si tous ces sujets qui font partie intégrante de la vie des personnes, de leur intimité et aussi de leur intériorité, pourquoi faire comme si cela n'existait que virtuellement ?
Certes il faut garder un oeil critique sur l'évolution du monde, des rapports entre les gens, un regard éthique aussi bien sûr  mais sans empêcher toute possibilité d'ouverture.
Espérons que nos évêques soient inspirés par l'Esprit qui souffle où il veut ...

Bernadette et François Pachtem
 

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Ce n'est pas seulement l'Eucharistie qui est refusée aux divorcés -remariés, mais aussi le Sacrement de Réconciliation. Pour plus de renseignements sur cette question, lire le livre passionnant de Mgr Vesco : "Tout amour véritable est indissoluble" :
http://www.laprocure.com/tout-amour-veritable-est-indissoluble-plaidoyer-pour-divorces-remaries-jean-paul-vesco/9782204103923.html
  
Comme le dit le titre, c'est un plaidoyer pour les divorcés remariés par un évèque juriste, ancien avocat qui défend avec des arguments imparables les divorcés remariés tout en respectant la doctrine de l'Eglise. Adressé au prochain synode, Mgr Vesco donne des pistes pour que reviennent dans l'Eglise et les Sacrements, les divorcés remariés.

Christine PEDOTTI

Je ne sais pas d'où vous tenez votre information, mais les personnes divorcées, et ayant contracté un mariage civil, comme leur conjoint (même si lui ou elle n'a jamais été marié), sont aujourd'hui, dans le droit de l'Église catholiques considérés comme adultères, pécheur spublics et surtout pécheurs "obstinés" puisque bien sûr, ils ne se repentent pas et souhaitent demeurer mariés. En conséquence, ils sont exclus de TOUS les sacrements, eucharistie et réconciliation, mais aussi baptême et confirmation, et bien sûr, mariage. En théorie, ils sont aussi exclus du sacement des malades qui lui aussi a un caractère pénitentiel. Pour faire bonne mesure, ils ne peuvent pas non plus être des parrains et des marraines valides.

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oui, c'est une exclusion totale, et la communion de désir est un faux semblant dont le but est d'essayer d'adoucir le sort de ces grands blessés à vie de l'Eglise.. Les divorcés remariés ne sont pas dupes et leur blessure ne cicatrisera jamais tant que l'Eglise ne reviendra pas sur la doctrine qui veut que les divorcés remariés vivent un état de vie objectivement en contradiction avec la communion d'amour du Christ et de son Eglise.
 On peut légitimement  se demander si l'Eglise en la personne de son Magistère vit vraiment une communion d'amour avec son Seigneur. On peut se demander   s'il ne vaudrait pas mieux qu'il reconnaisse  son adultère permanent avec le message de Celui ci au profit d'un tiers, le pouvoir de régir les consciences.  
Il y a aujourd'hui un changement d'époque pour le Peuple de Dieu , désormais l'esprit est plus fort que la règle, et la notion de communion entre l'Eglise et son Seigneur  plus exigeante en charité (1Co13) que le juridico-formalisme du catéchisme. Tôt ou tard, il faudra que le Magistère ait une approche différtente de  la doctrine et de ses conséquences disciplinaires.  
Merci pour cette lettre que signe dans la joie. 
 

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C'est et rage common certains ont l'art de noyer Le poisson. Le probleme de l'accès à la communion est et sera toujours Le péché. On ne Peut pas vivre dans le péché et réclamer les sacrements de l'alliance. Cette pétition inique qui ne demande rien d'autre que la validation d'une vie non conforme à la vérité et la radicalité de l'évangile est bien le fruit d'esprits européens enténébrés par le relativisme et la perte du sens du péché. Jean Paul II l'avait déjà dit :"quand on a perdu le sens du péché on a perdu le sens de Dieu." Voici ce que dit la parole et qui semble bien indiqué ici :"Dieu Résiste a l'orgueilleux ; il se voit d'un œil trop flatteur pour trouver et haïr sa faute."
Ces états de vie sont compliqués et nécessitent beaucoup de prière et d'humilité. Cela ne justifie en rien le fait de vouloir valider ce qui est désordonné. Mon frère, ma sœur tu as commis des actes de rébellion envers l'alliance oú le Dieu éternel était partie prenante, subis donc les conséquences de tes actes dans la confiance car Dieu donne toutes les grâces nécessaires à ton état. 

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Qui peut prétendre savoir pour un autre s'il a ou non le sens du péché ? Il me semble que Jésus a répondu à ceux qui se croyaient justes par la parabole du pharisien et du publicain ; je ne rajouterai donc rien sur ce point. Quant à la participation au débat sur l'ouverture possible des sacrements aux "divorcés-remariés" le blocage se fonde principalement sur les textes de Mt 19 et Mc 10 affirmant l'indissolubilité du lien conjugual. Il est à noter que dans ce passage rapporté avec quelques différences par Matthieu et par Marc, Jésus est face à des pharisiens dont l'intention première n'est pas tant d'avoir une réponse à leur question (pour eux la réponse est claire et elle est dans la loi de Moïse) mais de mettre Jésus à l'épreuve : soit Jésus répond qu'on peut répudier sa femme et il suit la loi de Moïse mais rentre dans le jeu du pouvoir de l'homme sur la femme et pourra être attaqué sur la charité, soit il répond que l'homme ne peut répudier sa femme (ce qui dans le contexte protège la femme dans une société où elle n'existe que liée à un époux) et il se met en contradiction avec la loi de Moïse. Jésus élève le débat en dévoilant la beauté du dessein de Dieu sur le couple humain et l'existence du couple comme création de Dieu et donc indissoluble.
Or dans la question qui nous intéresse nous sommes en face de couples qui n'ont pu, pour une raison qui leur appartient, vivre cette indissolubilité. La question est donc de savoir si ce qui est péché par rapport au dessein premier de Dieu (comme tout péché me semble-t-il) peut être pardonné ou se trouve-t-on là dans l'unique cas d'une impasse dans la vie des personnes sans issue possible ? Que ferait Jésus face à un(e) divorcé-remarié ? Evidemment vous me rétorquerez que le cas ne s'étant pas présenté ma question reste sans réponse. Mais en Jn 4 la rencontre de Jésus avec la Samaritaine ne nous apporte-t-elle pas des éléments de réponse ? En effet cette femme qui a eu cinq maris (nous ne savons pas si elle est cinq fois veuve ou cinq fois répudiée !) et qui vit maintenant en concubinage n'est-elle pas dans une situation bien proche de l' "adultére" qu'on reproche aux divorcés-remariés ? Or comment cette femme devenue apôtre pour les gens de son village témoigne-t-elle de sa rencontre avec le Christ ? "Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. ne serait-il pas le Christ ?" (Jn 4, 29).  (Je remarque également que contrairement à d'autres passages comme la femme adultère, Jésus ne dit pas à la Samaritaine "va et ne pèche plus" mais lui ouvre un chemin sans que l'évangile ne nous dise quel fut l'avenir du couple formé par la femme et son compagnon.)  Cette mise en lumière de notre vie n'est-elle pas ce que nous vivons dans le sacrement de réconciliation où pardonnés nous pouvons annoncer le Christ ? Pourquoi donc cette mise en lumière pouvant conduire au pardon serait-elle refusée aux personnes "divorcées-remariées" et cela sans contester l'indissolubilité ? D'ailleurs, suis-je entiérement naïve de penser que quand après un premier échec des personnes choisissent de se remarier c'est justement pour vivre cette indissolubilité ?
Je rajouterai que comme dans ce passage de l'évangile où la Samaritaine peut devenir apôtre, la possibilité d'accéder de nouveau aux sacrements en commençant par la réconciliation pour nos frères et soeurs "divorcés-remariés" peut être espérée comme une grâce pour toute la communauté qui si elle est vraiment chrétienne ne peut que souffrir de l'exclusion sacramentelle de certains de ses membres.

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Leton vous expliquez très bien pourquoi de plus en plus de chrétiens remisent l'apparence des sacrements au magasin des accessoires sympathiques.

Christine PEDOTTI

Non, on ne noie pas le poisson, on dit haut et fort que se remarier n'est pas un péché. Et s'il fallait être sans péché pour participer à l'eucharistie, personne n'y participerait et personne ne la célébrerait.

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Bien sûr totalement d'accord sur le fond ,
...même si je pense que  cette question de l'accès à la communion, de même que l'approche du Christ, ne peut être gérée par personne d'autre que les intéressés eux-mêmes !
...même si je suis convaincu qu'il faudrait mettre autant et même beaucup plus d'énergie encore pour aborder des questions aussi graves et  urgentes que celle des migrations actuelles par exemple....

Et pourquoi écrire "Chers Pères évêques du Synode" et non "Chers frères, évêques du Synode"
Je regrette aussi vivement la distinction " fidèles du Christ et Pères synodaux"  comme si eux n'étaient pas des fidèles du Christ ! Leur originalité par rapport à nous n'est que d'être des gestionnaires de ce peuple de fidèles dont ils font partie !
 

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Je souscrits totalement aux termes mesurés de cette lettre !

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je souscris à ce texte et souhaite qu'il soit adressé à tous les évêques de France. Je trouve cependant qu'il est très "occidentalo centré" et j'aimerais en savoir d'avantage sur les questions sur la Famille dans les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amerique du sud.

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Cher Bernard,
nous vivons ce problème aujourd'hui semble-t-il ou dit-on ( je n'entre pas dans le débat) plus ouvertement et plus  fort en Occident. On dit que celui de l'Afrique est très différent : en fait il est peut-être secondaire par rapport à d'autres, bien sûr qui semblent plus urgents sur place. Mais  cette question doit être réglée pour l'ensemble des chrétiens, qu'on soit "développés" ou non !  - et il faut espérer  que les inégalités vont se réduire dans le bon sens - D'autant que les principes donnés dans l'Evangile peuvent s'appliquer partout : je dirai même qu'ils doivent pouvoir s'appliquer partout car le message de Jésus est suffisamment large et  libérant  pour s'appliquer aux coeurs et aux consciences de chacun, partout.
( le message de l'Eglise antérieur était justement souvent trop occidental, pour le dire brièvement ) 
Nous avons de notre côté , par contre, à voir si le message que nous voulons faire passer ( dans cette lettre par exemple) s'appliquera aussi à l'Afrique  : sera-t-il assez large ?  Oui, je le crois.
Lorsqu'on revient aux sources du message de Jésus, il est débarrassé de ce qui le rend périmé et périmable.
Il y a eu une erreur de traduction dans l'Evangile qui a, doit-on dire, "permis" (?) une théologie très belle du mariage mais qui ne correspond pas au message évangélique et est incohérente avec lui.
Voir les travaux  du "collectif Agathe Dupont"  à ce sujet.
Voir aussi l'histoire du mariage.
    
Prétendre que ce sujet n'est pas urgent en Afrique pour le repousser ailleurs n'est pas "fraternel" : les problèmes doivent se régler sur le fond.
La pastorale doit s'appuyer sur la doctrine et les discussions ne peuvent évacuer cette progression en direction du message évangélique dans toute sa  cohérence exigeante mais miséricordieuse.

J'espère que je ne vous ai pas pris trop de temps et je serais contente que le webmestre me fasse suivre votre réponse sur mon mail personnel si vous voulez bien.
Amicalement 
Marguerite
 
 
     

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Je suis tout à fait d'accord avec le contenu de cette lettre, j'ajouterai que le fait que les évèques et pères synodaux soient des hommes célibataires, rend encore plus difficile leur reflexion

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Oui j'adhère te je partage ;  Le Seigneur a bien dis " Je ne viens pas pour condamné le monde, je viens pour que le monde soit sauvé" et il ajoute simplement  "changer vos coeurs croyez à la bonne nouvelle, changer de vie croyez que Dieu vous aime !! "
Il l'a prouvé dans sa vie, à nous de faire pareille avec JOIE ; JOIE de l'Evangile, JOIE de communiquer la bonne nouvelle, car la JOIE devrait être communicative comme la petite flamme du cierge et non comme le cierge lui même qui est le support froid et raide !!
Notre Eglise à besoin dans sa Mission d'apporter en vérité corps et âme cette JOIE pour quelle soit communiquée à tous le peuple.
Message de Marie aux petits bergers à La Salette :  "Faites le bien passer à tout mon peuple" !!
en union de prière
bien fraternellement
Michel

Visiteur

C'est bien, Michel,
vous avez un bon cœur, ouvert au monde, au Christ, et au prochain.
Mais dans l'Évangile, je ne retrouve pas les paroles que vous citez ?
par contre c'est un très beau chant chrétien que j'aime beaucoup, et le voici :
Changez vos cœurs - référence : G 162
 
ANTIENNE
    Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle !
    Changez de vie croyez que Dieu vous aime !
 
1  " Je ne viens pas pour condamner le monde:
      Je vies pour que le monde soit sauvé."   ( Jn. 3 17)
 
2  " Je ne viens pas pour les bien portants ni pour les justes
      Je viens pour les malades, les pécheurs." (Mc. 2, 17)
 
3  " Je ne viens pas pour juger les personnes:
      Je viens pour leur donner la vie de Dieu."(Jn.8,15&10,10)
 
4  "Je suis le Bon Pasteur, dit Jésus:
      Je cherche la brebis égarée." ( Jn.10, 14)
 
5  " Je suis la Porte, dit Jésus:
      Qui entrera par moi sera sauvé." (Jn 10, 9)
 
6  " Qui croit en moi a la Vie éternelle:
      Croyez en mes paroles et vous vivrez." ( Jn. 6,47 & 6,63
 
Pour les couplets, j'ai retrouvé et je vous communique les références que j'ai trouvées chez les divers évangélistes,
mais pour le refrain, qui est beau et qui me plaît, je n'ai pas trouvé,
sauf peut-être dans le "Catéchisme de l'Église catholique",
LE PREMIER COMMANDEMENT
Je suis le Seigneur, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux là-haut, ou sur la terre ici-bas, ou dans les eaux en dessous de la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images ni ne les serviras (Ex 20, 2-5 ; cf. Dt 5, 6-9).
Il est écrit : " C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte " (Mt 4, 10).
et
LE QUATRIEME COMMANDEMENT
Honore ton père et ta mère afin d’avoir longue vie sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne (Ex 20, 12).
2212 Le quatrième commandement éclaire les autres relations dans la société. Dans nos frères et sœurs, nous voyons les enfants de nos parents ; dans nos cousins, les descendants de nos aïeux ; dans nos concitoyens, les fils de notre patrie ; dans les baptisés, les enfants de notre mère, l’Église ; dans toute personne humaine, un fils ou une fille de Celui qui veut être appelé " notre Père ". Par là, nos relations avec notre prochain sont reconnues d’ordre personnel. Le prochain n’est pas un " individu " de la collectivité humaine ; il est " quelqu’un " qui, par ses origines connues mérite une attention et un respect singuliers.
2213 Les communautés humaines sont composées de personnes. Leur bon gouvernement ne se limite pas à la garantie des droits et à l’accomplissement des devoirs, ainsi qu’à la fidélité aux contrats. De justes relations entre employeurs et employés, gouvernants et citoyens, supposent la bienveillance naturelle conforme à la dignité des personnes humaines, soucieuses de justice et de fraternité.
En vous remerciant, en union de prière Michel et bien fraternellement
Paul

Claudine ONFRAY

OUI  diffuser au plus grand nombre c'est aujourd'hui votre présence au synode si vous le souhaitez .

Belle journée et bon vent à cet appel . Qu'il aille jusqu'à Rome !

Visiteur

Même si je ne suis plus dans l'Eure, je suis très attentivement tous les documents qui me parviennent. Que cette lettre aux Pères synodaux trouve un écho élargi et riche en commentaires à travers toutes les régions et parviennent à Rome pour porter notre appui et notre amour. Nadine