L'École de la Parole de la Conférence

Les chrétiens, femmes et hommes, n'ont pas souvent l'occasion de commenter un évangile dans l'assemblée liturgique, ni non plus de confesser leur foi dans un lieu public, un colloque ou sur les ondes. À la synagogue et chez les protestants, particulièrement chez les évangélistes, des laïcs exercent ce service. Dans l'Eglise catholique on ne le pratique que rarement, l'initiative est neuve, mais pourtant urgente. Annoncer ce qui pour nous est la Parole de Dieu de façon qu'elle touche chacun, qu'elle soit comprise et reçue, est devenu une nécessité alors que de nombreuses assemblées paroissiales disparaissent. Dans les circonstances présentes, si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'expérience a été tentée avec succès à Bruxelles (témoignage d'Alliette Leleux au week-end de rentrée) et dans l'Orne (Joëlle Vermot-Gaud et son mari à Flers). Cela se pratique aussi chaque dimanche depuis trente ans au centre Saint-Merry à Paris. Nous proposons de l'étendre à la Conférence des baptisé-e-s. Faisant référence à ces expériences positives, nous avons le désir de les multiplier en un moment qui nous paraît favorable. Et aussi de retirer les appré

hensions de ceux qui pensent trop vite : « je ne suis pas capable de porter la parole » ou sont embarrassés à ce propos. Nous lançons l'École de la Parole comme un lieu d'expérience où chacun pourra apprendre, par la pratique, les bases de la prise de parole en public, surtout celles qui conviennent pour la Parole de Dieu. Il s'agit de savoir dire un mot, et plusieurs ! avec intelligence et avec cœur, non de science livresque. Nous aurons là l'occasion de nous aider les uns les autres, de toucher du doigt les difficultés concrètes à parler, à nous faire comprendre, et les difficultés à ce que la Parole soit reçue. L'occasion aussi de trouver notre place dans l'Eglise. Dans une paroisse, ce service de la parole demande du tact et du respect pour les prêtres qui l'accueillent.

Outre la prédication au cours de la messe, il existe aujourd'hui de multiples formes de prise de parole : assemblées de la Parole le dimanche dans les paroisses démunies; animation de la prière; à l'occasion des obsèques, tâche fréquente et délicate; lors de grands rassemblements, de débats publics ou sur les ondes. Chacune a son caractère et chacun peut trouver son don. À la suite du week-end de septembre, un intérêt s'est manifesté au Mans autour de Chrétiens en marche 72 et c'est peut-être au Mans que nous commencerons.

À Paris, trois personnes se sont inscrites à ce jour; nous pourrons commencer avec cinq participants, chiffre minimum pour un bon fonctionnement. Cela se fera dans la chapelle des carmélites du 44 rue du Cherche-Midi (Paris 7e), à raison de cinq séances le samedi matin. Nous aurons avec nous le frère Gilles-Hervé Masson, et avec lui toute l'expérience d'un frère prêcheur dominicain. Chacun s'exercera à commenter brièvement un aspect des lectures du dimanche selon son propre talent, puis écoutera les réactions des autres. Certains pourront choisir d'être d'abord écoutants. En même temps, nous tâcherons de répondre aux demandes des régions. C'est pourquoi nous encourageons vivement ceux qui en ont le goût et la disponibilité à nous contacter, à en parler autour d'eux, et à s'inscrire, sachant que nous nous adapterons aux circonstances locales.

Jean-Claude Eslin avec le frère Gilles-Hervé Masson, o.p. Contact 

CCBF/septembre 2013

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