Journal du synode n° 5

Appel à signature !

Soutenons l'initiative de Mgr Bonny : Johan Bonny évêque d’Anvers, a publié le 4 septembre 2014 sa contribution au Synode des évêques sur la famille. Ces « Attentes d’un évêque diocésain » sont d’ores et déjà traduites en plusieurs langues et très largement diffusées. Le texte est fluide, il se lit vite et bien, sans jamais être simpliste.

C’est à cette lecture nourrissante et sans langue de bois que nous vos convions, afin que vous puissiez en toute connaissance de cause adhérer à l’appel proposé au bas de cette page.

L’auteur qui s’attache à mettre du jeu là où règne parfois le plus terroriste des fixismes, délie l’intelligence du lecteur, l’entraînant vers des espaces potentiellement bien plus riches que l’ensemble des débats actuels. Il va même bien plus loin que la position déjà ancienne des orthodoxes sur l’accès à la communion des divorcés remariés.

Sans inventer ni « sur-interpréter », J. Bonny file son raisonnement au plus près de ce qui semble être à la racine de son propre engagement : une communion en toutes choses fidèle à Jésus « venu non pas appeler les justes à la conversion, mais bien les pécheurs (Luc 5,31-32) ». En huit paragraphes il inscrit l’essentiel des questions dans des cadres aux intitulés éloquents : la collégialité, la conscience, la doctrine, l’Eglise comme compagnon de route, les situations ‘régulières’ et ‘irrégulières’, les divorcés remariés, l’annonce de l’Evangile, un Synode comme un défi.

Conscient de l’immensité de la tâche, l’évêque met le Synode en garde contre ce tropisme magistériel bien connu : produire à la hâte « quelques conclusions pratiques » au lieu de penser, à plus long terme, l’ensemble des questions avec l’ensemble des personnes concernées.

Voici donc une initiative qui mérite notre attention et aussi notre appui . Pour manifester votre soutien nous vous invitons à déposer  votre adresse mail, votre nom et votre prénom ci-dessous et à cliquer sur le bouton  "Valider".

 


Pour lire le texte de Mgr Bonny : Synode sur la famille attentes d'un évèque diocésain, cliquez ICI ! Ou bien copiez exactement l'adresse ci-après dans la fênêtre d'adresse de votre navigateur==>    http://www.baptises.fr/sites/default/files/sites/default/files/dossiers/...

Pour copier le lien apprenez comment faire : clic droit sur ICI ou sur le lien ci-dessus, dans la fenêtre qui s'ouvre séléctionnez Copier le lien, allez dans votre navigateur ==> ouvrez un nouvel onglet, placez le curseur dans la fenêtre d'adresse vierge, puis faites actionnez simultanément les touches CTRL V  (Windows) ou Pomme V   ( Mac OS.), l'adresse est copiée, validez votre choix avec la touche Enter.

Pour lire le document il est peut-être nécessaire de télécharger Adobe Reader si ce n'est déjà fait.

Les données personnelles recueillies à l'aide de ce formulaire sont confidentielles. Elles ne peuvent être ni rendues publiques ni communiquées à un organisme tiers. Vous pouvez en demander la radiation à tout moment. *Mention obligatoire.
Credit photo: 
PMZ
Catégorie: 

Commentaires

Visiteur

Ou sont l'amour et la miséricorde de Dieu dans toutes ces exclusions. Jésus n'est il pas venu pour les pécheurs?

Visiteur

Ce texte est aussi un aveu, celui d'une forme de maltraitance passive ou organisée d'origine cléricale. Passerons-nous par pertes et profits les fidèles ostracisés, maltraités, condamnés et rejetés pendant plus de quarante ans (1968-2014) : si évolution pastorale ou doctrinale il y a, des conséquences doivent en être tirées : le magistère devra s'excuser de sa brutalité à l'égard des plus faibles, le principe du libre examen devra dorénavant prévaloir et enfin le gâchis de la crise de l'Eglise étant d'origine cléricale, une autre organisation du Peuple de Dieu devra voir le jour. La curie et une partie du haut clergé ne veulent pas de cet engrenage inévitable qui les remet profondément en question et ébranle tout le vieil édifice pourri : pour eux, plutôt mourir. Et bien qu'ils meurent et cette Eglise avec eux.

Visiteur

Je ne suis qu'une laïque de base mais c'est avec un intérêt soutenu que j'ai pris connaissance de votre texte, que je trouve en tout point pesé et mesuré mais surtout clair et sans langue de bois. Merci

Visiteur

Visiteur

Bien que long, ce texte me semble important et essentiel pour le synode : il dépasse le sujet même pour s'interroger sur le fonctionnement de l'église aujourd'hui. Je me retrouve complétement dans l'analyse des situations "régulières' et 'irrégulières" de nos familles, dans l'adhésion à Jésus, tel que les évangiles nous le donnent à voir et à suivre. Et dans les défis du synode tant les fossés et les incompréhensions peuvent être grandes sur ce sujet. Merci

Visiteur

Je dois avouer que j'ai hésité avant de signer...
Malgré la densité et le vocabulaire spécifique, je pense pouvoir dire que je suis d'accord sur tout. Mais 23 pages!!!! Les premières sont difficiles à lire avec toutes ces références historiques. Je comprends que toutes ces références soient nécessaires cependant, il me paraît évident que ce texte est réservé, encore et toujours à une élite d'intellectuels...et d'évêques! Ce n'est manifestement pas fait pour le "commun des mortels".
Toutefois les exemples sont vraiment actuels et représentatifs de la vie familiale: il est évident qu'il n'existe pas "UN" modèle de famille mais DES familles qui cherchent Dieu chacune à sa manière.
Il me reste des questions:
Les évêques considèrent-ils encore qu'ils font partie d'une famille?
Pensent-ils que leur famille personnelle soit irréprochable et sans heurt et accident de parcours?
Existe-t-il UN seul modèle d'évêque ou DES évêques?
La seule question qui devrait être posée à tous, il me semble, demeure:
Est-ce que nous respectons le double commandement d'amour lorsque nous refusons et rejetons qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit, où que ce soit (table eucharistique ou ailleurs)?...
ça ne tient pas dans 23 pages, deux lignes suffisent.... Mais je ne suis pas une intellectuelle!

Visiteur

Quelle surprise, quel bonheur... un parler-vrai, et sur ce qui fâche, dans l'Eglise ! Professeur de philosophie morale dans une université catholique (belge), je crois que Mgr Bony fait une analyse tout à fait pertinente de la façon dont se sont serrés les noeuds qui, depuis un demi-siècle, asphyxient - en Occident au moins - la vie ecclésiale. On retrouve ici le simple goût de la vérité qui a fait le souffle de Vatican II.

Visiteur

L’enjeu du synode

Ce texte de Johan Bonny présente un intérêt majeur, en plus de son contenu sur le fond. il montre en effet que le véritable enjeu de ce synode n’est ni d’ordre doctrinal ni d’ordre pastoral, mais relève de la méthodologie de l’Eglise.

La recherche du consensus pour définir la position de l’Eglise, (comme pour vatican II) la subsidiarité pour donner aux conférences épiscopales une autorité doctrinale authentique, la prise en compte du rôle de la conscience individuelle dans l’approche du magistère, la prise en compte de l’histoire vécue pour relativiser la prééminence donnée à la seule norme abstraite, le rapport dialectique à établir entre doctrine et pastorale en lieu et place du rapport de subordination de la pastorale à la doctrine qui existe trop souvent, admettre la distance entre le "signe" (le mariage) et le" signifié" (la fidélité du Christ à son Eglise) : autant de pistes qui permettront au synode d’avancer sans qu’il soit besoin de toucher à la doctrine.

Ce texte pose aussi un défi à ce synode : l’Eglise "maison et école de communion"échouerait elle là ou les familles aussi hétéroclites soient elles, aussi compliquées que soient leur situations, sont capables d’être pour leurs enfants concrètement de "maisons et des écoles de communion" lorsque l’essentiel est en jeu ?

Enfin ne plus appréhender le réel à travers les seules catégories juridiques de situations régulières ou irrégulières, qui sont incapables de rendre compte de la complexité du réel et de la beauté de ce qui s’y vit aussi quelques soient les difficultés existantes.

Un texte qui ouvre des pistes de fécondité, tout en étant fidèle à la Tradition de l’Eglise.
Puise le synode entendre et écouter cette proposition.

Visiteur

Quel bonheur d'entendre ainsi la voix d'un évêque-pasteur qui se préoccupe de la quatre-vingt dix neuvième brebis!

Visiteur

Oh, que oui.
On peut préciser qu'il s'agit de répondre aux "plus de 90 brebis "non égarées" par le droit romain baigné de philosophie grecque. Ces plus de 90% sont ouverts au sens profond de l'évangile, sans être troublés par les contes (il n'y a pas que l'évangile de l'enfance) et les paillettes (il n'y a pas que les miracles ) et en acceptant chacun ses limites. L’Église des "non égarés" est judéo-chrétienne, elle n'est pas figée dans le gréco-romain des pères, ce terreau antique dont l'institution ne sait comment s'extraire.

Visiteur

Quel réconfort de lire la contribution de Mgr Bonny! Il se réfère souvent à l'exhortation apostolique du pape François - de tels pasteurs rendent de nouveau audible la parole ecclésiale, et par conséquent l'Evangile, un message qui apparaît si pertinent pour accompagner et éclairer le monde dans les mutations qu'il traverse.

Visiteur

Ce texte est important car il élargit le débat, ce qui est la seule solution pour évoluer. Merci à Johan Bonny, que j'aimerais avoir comme évêque si on me demandait mon avis, mais quand?

Visiteur

Nous venons de recevoir la signature de Monsieur Jean Delumeau, historien et nous en sommes très fiers.

Visiteur

Oui, il y a de quoi !

Visiteur

Je retrouve développés ici, et de quelle manière! tous les thèmes que j'avais évoqués dans le document que je vous ai transmis en décembre dernier. Je ne puis qu'applaudir à ce texte, à son esprit de dialogue et à sa lucidité quant aux questions qui se posent. Il faut le lire et le diffuser.

Visiteur

Comment ne pas se réjouir d'un texte aussi fouillé, documenté et équilibré ! Je souhaite vivement qu'il soit lu par un grand nombre: évêques, prêtres et laïques. Il contient tous les éléments pour une réflexion de groupe. Merci de nous l'avoir communiqué.

Visiteur

Ce texte pose deux questions complémentaires en surplomb du synode:
- La contradiction doctrinale, constatée notamment dans le cas de HV (même si elle n'est pas factuelle, c'est le ressenti de l'Eglise peuple) , entre le dogme de 1870 et un concile œcuménique voir même une consultation large des ktos et évêques du monde comme ce synode. A l'heure de la communication électronique, le dogme de l'infaillibilité n'a plus de sens.
D'où le 2d pb
- Le caractère immuable des décisions conciliaires et/ou papales, a du sens s'il est considéré que ni Dieu ni son peuple n'évoluent, ceci en cohérence avec l'idée de loi naturelle figée. Bref, tout l'édifice dogmatique est en cause, ... et le reste très largement aussi.
On comprend le vertige de ceux des responsables pour lesquels il ne faut rien toucher comme on comprend le courage prophétique d'autres responsables pour lesquels le "plan de Dieu" est une dynamique qu'il n'est plus possible de nier après 1600 ans durant lesquels l'immobilisme a été perfectionné, chaque "progrès" appuyé sur les précédents jusqu'au deux sommets de l'infaillibilité en 19870, et de la signature de HV en 1968.
Ce synode sera-t-il l'occasion d'un revirement profond de ce qu'il faut entendre par tradition? Ou sera-t-il un nouveau rendez-vous manqué entre peuple et institution?

Visiteur

Merci Monseigneur pour la richesse, l'intelligence et la clarté "évangélique" de votre argumentation. Puissiez-vous être entendu et non rejeté dans des marges inaudibles.

Visiteur

merci pour votre appel à l'ouverture et à un dialogue constructif de l'Eglise avec le Monde.
merci de rappeler que Jésus n'est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades
merci d'accueillir le vécu et l'histoire de chacun.

Visiteur

Oui les enjeux sont immenses
On ne peut pas se permettre un deuxième Humanae Vitae
Mais c est aussi au baptisés de dire et de redire le fruit de leurs réflexions .
Ne nous taisons pas
Osons car le Christ n a exclu personne
Faites connaître les enjeux , ce texte !!
Aidons notre Pape