Journal du synode n° 3

baldisseriCardinal Lorenzo Baldisseri.
Un des trois secrétaires du synode

 

Rome publie le Document de travail du futur Synode.

S’il fallait résumer en une formule « l’instrument de travail » publié ce 25 juin 2014 par la Secrétairerie Générale du Synode à l’usage des Pères synodaux pour l’Assemblée extraordinaire de 2014, elle serait la suivante : ne rien changer à la parole de l’Église mais mieux l’expliquer (lien ci-dessous).

Ce texte est révélateur de la manière dont l’administration vaticane a analysé les myriades de réponses au questionnaire adressé par le Saint Père à l’Église universelle. Il cherche -tendance récurrente de ce genre de document - à cadrer voire à orienter les contenus du texte final qui sera promulgué par le Synode Général de 2015.

Ce document dresse un constat d’échec de la position du Magistère concernant la famille. Certes, la réalité des situations actuelles est bien prise en compte. Mais, comme un leitmotiv, il martèle que le Magistère a… toujours raison. La loi naturelle « inscrite par le créateur dans le cœur des hommes » reste la référence. Appliquée à la famille et comprise, en l’occurrence, comme « éternelle » voire fixe, comment peut-elle prendre en compte de manière positive mais critique les nouvelles problématiques de la procréation, du mariage, etc. ? Seule la réception des enseignements du Magistère pose problème : si celui-ci se reconnaît un tort et un seul, c’est celui d’avoir manqué de pédagogie vis-à-vis des baptisés… En somme, il suffirait de mieux expliquer !

Dans ce document, les interprétations du Nouveau Testament sont pauvres et souvent abusives, les analogies sont parfois tirées jusqu’au non sens. Les situations décrites comme « difficiles » sont toujours celles qui sortent du cadre « fixé » sur des critères qui relèvent d’une vision de la famille plus mythique que réaliste et opérationnelle. D’ailleurs, parmi les rédacteurs, qui expérimente la réalité « des familles »  actuelles ? Dans ce texte relevons la dénonciation de l’absence des pères et… le silence sur les femmes. Saluons cette véritable prouesse qui consiste à gloser sur la famille sans que les femmes soient prises en compte. Par prudence, par volonté délibérée ? Une « nouvelle » vision de la famille serait-elle ici esquissée ? En filigrane, ce texte intitulé « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » fleure la « nouvelle évangélisation » aux méthodes très largement inspirées des mouvements évangéliques, avec tout ce qu’elles comportent de retours en arrière, mâtinés de marketing avisé.

Le synode sera-t-il à l’image de ce document ? Tout pronostic serait hasardeux. Les Pères synodaux se laisseront-ils conduire sur ce chemin trop bien tracé?

Reste en effet l’espoir que l’Assemblée réunie à l’automne comporte suffisamment d’hommes soucieux d’une Église selon l’Évangile. Á nous, baptisé-e-s, de les stimuler. Entrez dans le débat !

Nous attendons vos réactions sur le site !

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Lire les numéro précédents :

Journal n°1 :  10 avril 2014

Journal n° 2 : 16 juin 2014

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Commentaires

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En somme, Rome fait exactement comme les politiciens en France: on prend les mêmes et on recommence, surtout ne faisons pas de vagues. C'est le maladie de ceux qui ont le pouvoir, dans toute son horreur. Comment veut-on que les jeunes adhèrent à de telles sornettes? C'est lamentable.

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Bonne rentrée à toutes et tous
en espérant que cet été aura été paisible et joyeux

le synode sur la famille va commencer à Rome dans quelques semaines
c'est le moment de ne pas se taire

un lien qui vaut le coup
des jeunes qui savent ne pas se taire

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/les-rues-de-l-engagement-des-j...

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A Jean Garnier : texte désespérant ? Non, seulement dans la logique de l’institution dont la pérennité de son modèle devient l’unique finalité.

1. Point de départ : l’Église est assurée dans la vérité ; premier glissement : l’Église possède la vérité, deuxième glissement : l’Église est réduite à l’institution ecclésiale ; conclusion l’institution ecclésiale possède la vérité.

2. problème : malgré tous les efforts de l’Église pour rester dans le déni de réalité, le pape réussit quand même a mettre sur la table le dossier de la famille. L’administration contrainte de s’exécuter va jouer les artifices de procédure et tenter de transformer le questionnaire qui devait être un état des lieux en un rappel de la saine doctrine. Comme cela ne suffisait pas et que le constat ne peut plus être éludé, la seule possibilité est donc de mettre en cause l’intelligence et la docilité des catholiques puisque le discours de l’institution est inaccessible aux remises en cause.

3. A ce stade la seule possibilité est de rompre le monopole du discours du magistère pour faire entendre la voix des baptisés alors même que tous le système est construit pour qu’ils n’aient jamais directement la parole. Peut on compter pour cela sur le courage de certains épiscopats, de certains évêques qui oseront s’affranchir de la loi du clan. ? Il est quand même significatif que l’on soit obligé de compter sur des clercs et sur leur courage parce que nous ne pouvons pas dire nous même sans intermédiaires ce qui nous concerne.

Christine PEDOTTI

Seule solide raison d'espérer: c'est exactement ce qui se produit autour du Concile de Vatican II. L'analyse historique montre que quatre choses ont été déterminantes.
1. Le pape (Jean XXIII° a réellement pris au sérieux la "liberté conciliaire" et a été son protecteur.
2. Quelques "grands prélats" métropolitains étaient fermement déterminés à faire entendre la voix de la réalité du terrain et du peuple.
3. l'affaire a passionné le monde entier au-delà de la sphère catholique et ds lors, le Pères conciliaires ont pu compter sur l'appui d'une "opinion publique" mondiale.
4. un formidable travail intellectuel avait été fourni par des théologiens (qui le plus souvent avaient été condamnés au silence au cours des 10 années précédentes) qui ont été invités à participer aux travaux du concile. Leur apport a été considérable.

Aujourd'hui, on peut espérer que le pape François accorde une vraie liberté au synode (La règle du jeu appartient à son domaine de responsabilité). Pour les prélats déterminés, l'épiscopat allemand, l'est. Et il y a aussi le fameux G9 des cardinaux.
Pour l'opinion publique, elle peut exister, et c'est le rôle de baptisés d'y contribuer et de peser de toutes leurs forces.
En revanche, pour les théologiens, c'est plus compliqué. Les condamnations sont tombées dru sous le préfectorat de Joseph Ratzinger. et il y a eu une farouche volonté de tout boulonner avec les brassées d'encycliques de JP II et le catéchisme.
Dans l'Église catholique, on ne résout pas les problèmes avec des bons sentiments mais avec de la bonne théologie. A-t-on les moyens intellectuels de traiter les problèmes nouveaux? Si on n'a pas ces moyens on se contentera de répéter avec plus ou moins de talents de la vieille dogmatique recuite. Et comme chacun sait, on ne met pas de vin nouveau dans les outres vieilles et on ne résout pas des problème nouveaux avec des paradigmes anciens.
Deux citations d'Albert Einstein, pour finir:
"On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l'a créé."
et
"Un problème sans solution est un problème mal posé."

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La lettre de Mgr Bonny, Evêque d'Anvers, vaut la peine d'être lue.
Voir http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Famille-l-eveque-d-Anvers-pla...

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Ce texte est bien décourageant, il me fait penser à l’image de l’hôpital de campagne du pape François ou l’on demanderait au patient entrain de mourir son taux de cholestérol ou encore à ce filet qui retient un moustique mais laisse passer un chameau…

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Gershom explique bien que "Pour le chantier de son repli identitaire qui est la marque des deux derniers pontificats,l’église a besoin de main d’oeuvre "

Je pense aussi que le repli identitaire est facilité par les sous, que l'Église trouve apparemment assez facilement,selon la couleur du chantier :

C'est ainsi que dans le diocèse de Bayeux Lisieux :

7 millions d'euros sont aujourd'hui investis dans la construction d'un monastère ( à Grentheville) pour 14 religieuses de l'Annonciade, ordre de la Vierge Marie fondé au 15éme siècle par Jeanne de France, fille du roi Louis XI.
"Je pense vraiment que les vocations vont revenir. En France nous passons par une période extrêmement douloureuse (...)tout est bafoué (...)et d'une manière surprenante on voit des familles se lever, résister, des jeunes qui se réveillent. C'est pour moi source d'espérance ." écrit la responsable Soeur Marie de la Croix

Dans le même temps et dans le même diocèse une petite communauté de la Fraternité Charles de Foucaud a rendu les clés de l'ancien séminaire de Sommervieu où ils accueillaient des personnes cabossées par la vie.Pas assez de sous.

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juste en prolongement

parmi les plus intellectuels si on peut dire cela de mon diocèse au moment de l'affaire de Récife , je fus invitée par quelques uns grâce à un prêtre humain et brillant à un court temps d'échanges .
ayant une certaine habitude de la position difficile de la gynéco , j'avais décidé de les laisser parler:

j'ai posé la question: quel est votre ressenti?c'était en plein début avec une excommunication approuvée par Rome

silence de mort

j'ai donc repris les faits réels médicaux sus et j'ai repris ma question

silence absolu sauf d'un prêtre à vocation tardive qui s'est lancé en disant ce que j'aurai dit ou presque et silence absolu des autres

parmi eux , l'un des plus capables intellectuellement ne disant rien : la colère m'a prise

et j'ai dit vous avez vu les réactions dans La Croix , je vous demande une parole d'homme :

réponse : La Croix n'est plus vraiment catholique et j'attends un mot de Rome

je suis partie en disant que je n'avais plus rien à leur dire

oui cela indique bien combien ils acceptent leur dépendance

et oui TC alors est le diable même

pour claudine la gynéco c'est idem

et puis on sait très bien que l'on ordonne des prêtres dont les diocèses ne savent que faire ( prêtres ordonnés par eux d'ailleurs )

ce qui est plus grave c'est le peu de vilains canards au plus haut niveau

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Il est là "le schisme", dans la dégénérescence morale et intellectuelle que l'anecdote rapportée par Claudine expose à la manière d'une parabole.
Ce schisme n'a nul besoin d'anathème. L'institution quitte l’Église qui, elle, refuse l'enferment médiéval dans ses dogmes et traditions dont les valeurs sont étouffées par un juridisme étroitement abstrait, des codes de discipline incompatible avec le temps de la communication et du savoir partagé au point d'être carrément contraire à l'évangile.
Au train où vont les choses, l'institution va forcément tomber en dessous de 2% de fidèles à l’institution -donc infidèles à l’Église.
Le challenge est donc de transmettre sans l'institution, et d'attendre le retour de l'enfant prodigue quand il aura dilapidé son argent et égaré son pouvoir.

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il y a encore quelques voix qui sortent de l'ordinaire
certes la majorité n'est plus jeune

oui ce qui est triste c'est de voir le manque même de curiosité de beaucoup de très jeunes
prêtres......la platitude de leurs homélies

ce qui m'a terrifié c'est de constater leur refus de lire un livre de tout théologien ou homme d'Église un
peu hors les rails officiels romains , de penser et dire que La Croix n'est plus vraiment un journal chrétien .

oui quelle pauvreté intellectuelle!

quand une obéissance servile est demandée difficile d'attirer nos contemporains

MAIS ensemble croyons que le miracle peut encore se produire !!!Un vent de Pentecôte ??

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"...de penser et dire que La Croix n’est plus vraiment un journal chrétien." dites-vous Claudine! Mais alors "Témoignage Chrétien" sera à l'Index sous peu... ;-)

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à Claudine

Je ne crois pas que le problème du jeune clergé soit prioritairement la pauvreté intellectuelle.Je pense plutôt que celle ci n'est que la conséquence de l'insécurité ontologique de ces jeunes gens qui les pousse à fuir la réalité et à chercher refuge dans le sein d'une l'alma mater écclésiale mère de substitution fantasmée ou ils pourront enfin troquer leur peur d'assumer la condition humaine contre des réponse toutes faites, des certitudes , des mystères et du sacré qui leur donneront l'illusion de pouvoir échapper aux questions qui gênent.

Pour le chantier de son repli identitaire qui est la marque des deux derniers pontificats,l'église a besoin de main d'oeuvre .Ces jeunes gens ,psychologiquement immatures constituent des recrues de choix tant il y a adéquation entre leur besoin de réassurance et la logique institutionnelle qui a réponse a tout vu qu'elle détermine les questions en fonction des réponses qu'elle veut leur apporter.

Il y a donc une conjonction d'intérêts entre une institution écclésiale et des jeunes hommes qui refusent à priori d'assumer le constat , commun à tous, tel que le décrivait Bourdieu:"Voué à la mort ,cette fin qui ne peut être prise pour une fin ,l'homme est un être sans raison d'être."(leçon sur la leçon p 51)

Cette alliance objective , marché de dupes (mais ils sont trop jeunes pour s'en apercevoir)permet à l'une d'assurer sa pérennité et aux autres de croire qu'il pourront rester d'éternels adolescents.

Voilà pourquoi des jeunes gens , pourtant quelque fois brillants intellectuellement s'aliènent eux même et aliènent les autres pour le plus grand profit d'une illusion religieuse qui cherche à dissimuler une évidence qui "crève les yeux": ils n'ont pas de squelette,ils ne tiennent pas debout tout seul.

J'ai la faiblesse de croire que la foi au Dieu de Jésus Christ, loin d'être une fuite religieuse de la condition humaine, permet au contraire de la vivre pleinement en donnant sens à ce qui peut sembler absurde.A mille lieux du fatras religieux mêlant mystère et sacré dans une odeur d'encens que certains veulent faire passer pour l'Église.

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Il serait intéressant de s'interroger aussi sur les raisons de cette impuissance à penser et à agir. Je note pour ma part que si le Concile Vatican II a fait écho aux travaux de théologiens d'envergure, souvent reconnus et choisis comme "experts" par les pères conciliaires, sauf erreur de ma part, il n'y a rien de tel pour ce Synode : la théologie en friche depuis trop longtemps, la stérilité conceptuelle, une censure de la recherche intellectuelle, un rejet des sciences humaines, une bureaucratisation de la techno-structure cléricale, signent peut-être aussi une forme avancée de "dégénérescence" institutionnelle.

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l'importance est -elle que se soit dit de façon ecclésiale ou humaine et évangélique ?

sommes nous des grands prêtres ou des disciples?

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Je viens de lire les derniers commentaires et de relire les précédents. Le sentiment général est le même : négatif et nettement pessimiste. D'accord pour le négatif mais pas pour le pessimisme. Ce document n'est qu'un "document de travail". D'une piètre qualité certainement mais qui ne permet pas, à mon avis, de conclure que "la messe est dite", que c'est "une nouvelle occasion ratée". Je veux croire (et ce n'est pas de l'optimisme béat) que parmi les évêques, il s'en trouvera pour contester ce document et qu'il peut encore sortir de bonnes choses de ce synode. Évidemment, faire connaître nos points de vue pourra aider. Mais ne désespérons pas ! On a vu des choses plus étonnantes dans l'Église.

Christine PEDOTTI

Oui, Françoise, vous avez raison, ce document de travail fait un constat terrible et lucide à la fois. Ses préconisations nous atterrent; il suffirait de mieux nous expliquer…
Mais ainsi que je l'ai répété à longueur de post, nous étions dans une situation similaire avant le concile, donc, croyons au renouvellement d'un "miracle conciliaire" pour ce prochain synode romain.

Visiteur

J'ai lu avec joie le Témoignage de S.EXC.Mgr Gerhard Ludwig Muller sur l'indissolubilité du mariage et le débat sur les divorcés remariés civilement et les sacrements...

Tout est dit et très bien, tous les problèmes sont abordés, et traités de façon intelligente et ecclésiale.

Je me réjouis beaucoup, Merci Seigneur...

Denise

Christine PEDOTTI

Gerhard Müller n'a pas fait un "témoignage" mais un boulot de "flic/douanier". Il croit que c'est son job, comme de nombreux préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, ex-Saint-Office (de l'Inquisition). L'ont précédés: Joseph Ratzinger, qui a condamné tout ce qui bougeait et pensait en théologie pendant 25 ans, et avant lui, le terrible Ottaviani, qui se surnommait lui-même le carabinier du pape… tout un programme de miséricorde…

Visiteur

Est ce vraiment plié ? Le pape n'est quand même pas un perdreau de l'année…et si le Synode qu'il a convoqué ne produit rien d'autre qu'un appel à davantage de pédagogie, il sait que son pontificat est mort ! Qui ira croire qu'il peut quoique ce soit sur quoique ce soit s'il ne peut même pas obtenir un mouvement sur ce point ? Il n'est pas suicidaire, quand même. Peut on penser sérieusement qu'il peut se permettre la résignation ?

Visiteur

Ce texte est désespérant . Mgr Carré dans la platitude de sa synthèse( ????? )pour la France avait déjà compris le chemin à suivre.
J'ai lu attentivement puis un peu moins puis j'ai survolé ...A chaque page je crayonnais ou je râlais et ce dès l'avant propos... Inutile d'aller au bout ....
Que faire d'autre face à des aveugles et des sourds qui eux ne demandent pas à être guéris ? Nous voici encore une fois devant cette perversité de la pourpre qui rend bornés les plus intelligents.Et l'on voudrait nous voir soumis et respectueux ... Entre les documents pré-conciliaires de Vatican II et ce texte pré-Synodal, la similitude est frappante et pas seulement dans l'écriture compassée.
Que faire à cela sinon vivre au rez-de-chaussée,l’Évangile au cœur
sans s'occuper des moelleux tapis des étages supérieurs ?
"L'Église Une Sainte Catholique et Apostolique " ??????????? quelle méchante comédie !
Et pourtant ce document là, comme j'y ai cru !Comme j'ai eu du bonheur à en parler avec ceux qui voulaient : bonheur de partager, bonheur d'espérer, de réfléchir à des voies/voix neuves. Hélas ....
Me reste en travers la question de la position du Pape François dans cette histoire (que je considère comme terminée à moins d'un miracle.) A-t-il donné son feu vert à cette publication ? en la lisant ? sans la lire ? A-t-il été consulté (ce qui me troublerait fort)?
Est ce qu'ils se rendent compte de ce qu'ils provoquent ?

Dommage vraiment, cette nouvelle occasion ratée !Mais moi tout petitement, je continue ...

Visiteur

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai fait l'effort de lire jusqu'au bout... atterrant !
On en reste au schémas pré-conciliaires si bien décrits par Christine, mâtinés par le rappel à la loi "naturelle" chère à Humanae Vitae. L'institution vaticane ignore l’affirmation du Christ : "je suis le chemin, la vérité et la vie". Or,depuis 50 ans, la vie a foisonné dans notre Église, souvent en dehors de la Curie, de plus en plus "zombie".
Deux différences majeures avec l'époque Vatican II : le "peuple de Dieu" existe réellement grâce à toute la formation des laïcs chrétiens, mais aussi des prêtres qui s'est multipliée depuis 50 ans et de plus, les catéchèses multiples,publiques, diffusées urbi et orbi, de François ne peuvent pas rester en aussi totale contradiction avec cet "instrumentum". Je pense que ce pape "rusé",pastoral d'abord, doit se marrer en voyant la Curie se prendre à son piège !

Christine PEDOTTI

Pierre, fasse le ciel que vous ayez raison, et qu'en effet, et François se marre, et qu'il ait l'intention et les moyens de faire bouger les choses.
Tout ce que je sais de la période pré-conciliaire (et j'ai beaucoup lu) montre de très étonnantes similitudes. Pour autant, y aura-t-il de nouveau un "miracle"? Je compte un peu sur l'épiscopat allemand… pour mener la fronde. Le système du synode romain mis en place sous Paul VI est dans les faits entièrement dans les mains du pape. C'est pourquoi jusqu'alors, il n'en est rien sorti qui fasse bouger une mèche ou un cil dans le sens de la réforme. Ce verrouillage a été "inventé" par la Curie en Septembre 1965. Mais du coup, le pape peut desserrer les boulons. Le fera-t-il? Comme au moment du concile, la possibilité des changements sera dans les détails de procédure. Est-ce que nous (braves laïcs) en serons informés? On verra bien.

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cela est un peu hors sujet quoique !!

aujourd'hui dans La Croix est annoncé le retrait volontaire du Dr Kariger médecin de Vincent Lambert épuisé par la lourdeur de la charge et surtout les menaces de mort et les insultes le traitant de nazi de personnes et de mouvements tradis ,véritables fous de Dieu.
Il a respecté parfaitement la loi Léonetti .

ceux qui le désirent peuvent lui marquer d'une façon ou d'une autre notre affection de soeurs et frères d'une même foi

dr claudine Onfray

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Et oui, Jean-Pierre, ni au micro, ni dans les registres d'intentions de prières mis à disposition dans ma paroisse, dont les pages sont systématiquement arrachées quand on propose une intention pour la PU à l'occasion de la journée contre l'homophobie...

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Claudine, pourriez-vous nous indiquer une adresse (électronique, de préférence) qui, sans être personnelle, permette de joindre le Dr Kariger sans trop d'intermédiaire? Ceci, uniquement pour lui exprimer sympathie, soutien, prière, comme vous le suggérez.

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L'institution qui soutient ce genre de fondamentalisme est morte pour l'Église.
Prières pour cet homme, prières pour la femme de V Lambert et leur fille. Il y en a j'en suis sûr beaucoup, dans le silence des cœurs.
Et cela étant impossible à dire dans une église au micro à l'occasion d'une soi-disant prière universelle, ...!

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à l'automne au week-end il y aura des conférences fortes dont une de celle qui fut remerciée après avoir été invitée .........courage de nos clercs!!!

de plus il y aura un atelier synode sur la famille où tout pourra être dit et fait y compris une déclaration à diffuser

il y aura des ateliers qui réfléchiront aux actions

car je pense qu'il faudra anticiper et coordonner

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Faut-il un commentaire de plus? La messe est dite; il nous reste la miséricorde, l'espérance...et la charité de continuer à communiquer dans la joie, le message du Jésus de Nazareth venu nous apporter le message libérateur: l'esprit de son évangile.
Je me sens de moins en moins en phase avec cette Église catholique qui m'a élevé, et de plus en plus en concordance avec la pensée de certains grands exégètes jésuites seniors et de certains protestants comme John Shelby Spong évêque en retraite de l'église épiscopale des Etats Unis.
Membre de la C.C.B.F.je n'ai pas l'intention de me taire mais j'essayé de résister à la tentation de partir.
Je m'inscris à l'assemblée générale d'Automne dans le dernier espoir
de voir la conférence prendre des positions plus constructives dans ce dialogue de sourds engage autour du synode.
. .

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Merci pour le travail d'information que vous faites!

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Bonjour,
Comme Roger Degrelle, je n'ai pas réussi à lire jusqu'au bout et me suis arrêtée à Pastorale... Comme Françoise LR, je suis effarée par un traitement aussi peu scientifique du document - pas de chiffre, ni tableau (j'ai été responsable d'études dans ma vie professionnelle!)...
J'en tremble encore ...confusion entre amour conjugal et amour familial, "amour, sexualité, fertilité: essence du mariage" (vous noterez le glissement fécondité-fertilité!), "tâche de procréation" (où ont-ils pris ça?), société 'liquide', curiosité 'impromptue'(quel mépris) et je ne saurai que:

*répéter que le mariage est un sacrement d'alliance dont les enfants à éventuellement "accueillir", personnes humaines entièrement nouvelles, sont des conséquences (bénédictions si vous craignez mon vocabulaire) JAMAIS des buts (cf Kant)- le baptême des petits enfants n'est-il pas une reconnaissance que ces enfants, enfants de Dieu, nous ont été confiés sans être "A Nous"?

*renvoyer à l'article approfondi de André Wénin (Etudes de juillet-août pages 63 à 72)pour une lecture de la Bible autrement nourrissante.

Je suis écœurée, où sont les quelques évêques qui témoignent parfois d'attention?
Lise-Marie

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A vin nouveau, outre nouvelle....;L' outre est peut-être moins vieille que d' habitude...Mais le vin est strictement le même et maintenant il est vraiment "passé"....L' instrumentum laboris est d'une teneur quasiment préconciliaire; tout ça pour ça! Oui, j'espère moi aussi que dans l' assemblée synodale, il y aura les successeurs des Cardinaux Liénard, Suenens, Frings, Lercaro, qui bloqueront d' entrée de jeu ce texte, cousin d' un certain Syllabus!! Je me demande comment le Pape François a pu laisser passer ce texte sclérosé! Peut-être a-t-il déjà atteint la limite de ce qu'il peut dire ou faire, prisonnier du carcan de la Tradition.
Michel Meessen, Belgique;

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Bonjour,

Il vaudrait mieux pouvoir faire des commentaires sur le texte complet plutôt que sur le résumé.
Pouvez-vous le diffuser ?

Cordialement.

Visiteur

Je me suis mis à lire le Document de travail pour le prochain Synode. Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout tellement ce texte est insipide, sans aucun langage d'humanité (sauf peut-être ce qui est dit des mamans célibataire)et je me suis rappelé deux propos de notre Pape François dans Evangelii Gaudium (que j'ai lu avec plaisir et avidité jusqu'au bout)"je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu'une Église malade de la fermeture et du confort de s'accrocher à ses propres sécurités (n° 19)- Il (Jésus) nous prend au milieu du peuple et nous envoie à son peuple, de sorte que notre identité ne se comprend pas sans cette appartenance (n° 268). Notre Pape et le rédacteur du Document de travail, n'ont vraiment pas la même théologie et la même pastorale. Souhaitons, oui souhaitons un nouveau Achile Liénard pour sortir de cette impasse!

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J’ai trouvé le document long, touffu, et conforme à la synthèse qui en est donnée ci-dessus. La diversité des situations et des opinions est bien prise en compte, mais pas une fois l’institution ne se remet en question. A la place, elle fait la liste de ses ennemis, qu’elle rend responsables de l’incompréhension générale à son égard :
- «les nouvelles technologies diffusives et invasives; l’influence des mass médias; la culture hédoniste; le relativisme; le matérialisme; l’individualisme; le sécularisme croissant; la prédominance de conceptions qui ont conduit à une libéralisation excessive des mœurs dans un sens égoïste; la fragilité des rapports interpersonnels; une culture qui refuse des choix définitifs, conditionnée par la précarité, par le provisoire, qui est le propre d’une “société liquide”, de l’“usage unique”, du “tout, tout de suite” (Partie I, II 15)
- «l’évolution, la biologie et les neurosciences» (Partie I, III 22)
- «l’idéologie appelée gender theory ou théorie du genre» (Partie I, III 23)
- «le positivisme juridique» (Partie I, III 23)
Un point de vue sectaire : hors de l’Église, point de valeurs, point de morale.
Il me semble que dans le passé l’Église s’est développée en faisant preuve d’une remarquable capacité d’adaptation : dans l’Antiquité, en utilisant pour s’étendre les rouages de l’empire romain, en christianisant les fêtes et les lieux de cultes païens ; au Moyen Age, en adoptant la sensibilité courtoise (culte de la Vierge Marie, «Notre-Dame» à partir du XIIIe siècle) ; au moment de la Contre-Réforme, en se faisant indienne avec les Indiens, chinoise avec les Chinois (missions jésuites). Elle a renoncé finalement à prétendre que le soleil tourne autour de la Terre, ou à interdire la dissection comme sacrilège. Au XIXe siècle, après avoir freiné des quatre fers, elle a fini par accepter les libertés individuelles et l’idée de justice sociale.
Au XXIe siècle, va-t-elle reconnaître enfin que la femme ne tourne pas autour de l’homme, et que la loi, la politique et plus généralement la société ne tournent pas nécessairement autour de l’Église ?

Visiteur

L’Église est ma mère

Serge est en prépa.
Alfred trade les crades.
Jules fait sa muscu.
Sébastien sa picouse.
Rodolphe fait du gringue
Aux fesses d’hôtesse
De Marie la tigresse.
Fatou couve son septième
Kenza son cinquième
Aïcha lave les vitres,
Mourad épie sa sœur
Qu’Arthur convoite et mate
Calixte cornaque son truck
Omar fait du lard.
Kevin est aux putes
Onésime à Londres
Achète dans la bulle
Des jus de bidules
Félicie aussi.
Marion crincrine son violon
Le Jihad des fourbes
Tétanise
Saïd à Kaboul
Rachid à Bagdad
Fouad à Karachi
Et Larbi ici.
Chloé ne veut rien savoir
Des religieux et des religions
Plus riches de crétins
Que de sens et de pain…
Mon Église leur offre son latin,
Ses dogmes et ses saints,
Ses doctes doctrines
Ses théories en processions
Son Vatican des sottises,
Ses régies des bêtises,
Ses pouvoirs obsolètes,
Ses vertus désuètes,
Certitudes simplettes
Ou tarabiscotettes
Mystificatrices.

Immuable,
Immortelle,
L’Église leur offre ses ors et ses décors,
Faits pour des temps et des lieux passés,
Dépassés.
Révolus.
Ma mère meurt !
Tu l’enfermes à Rome,
Dans le ridicule impudique :
Immaculée conception de Marie,
Virginité érigée en vertu suprême,
Pour magnifier la femme servante docile
Et réserver à l’homme les privilèges du sacré.
Tes dogmes et canons égarent ceux qui cherchent.
Tes diacres, tes vestales consacrées,
Tes exorcistes, tes thaumaturges,
Tes évêques et tes curés,
Réguliers ou séculiers,
Tes clercs cléricaux
Finiront au musée,
Torquemadisés,
Embigotifiés,
Embigotés,
Martyrisés
Césarisés,
Sacrifiés.
Au nom de Celui qui ne voulait plus de ces sacrifices ! Mais ma mère revivra !
Pape, oh mon vieux Pape !
Vivra sous le terreau et les cendres,
Des pierres d’angle et des ardeurs ternies
De ton Église lourde de son latin de sacristies,
Des mâtines, complies, vêpres et laudes des orants.
Quand ma mère ne se voudra plus préceptrice des Royaumes,
Elle reprendra vie comme le grain dans le ventre noir de la terre.
Ravivée des levains vivaces de l’Abbé Pierre et de Messire François,
Des Roméro, Helder Camara, Martin Luther King, Las Casas, Vincent
Des Claire, Monique, Agnès, Domitille, Cécile et Marie-Magdeleine.
De la tradition de tes universités, de tes sauvetés et de tes hospices,
Du nouvel incendie de Rome né de la folie d’un Néron nouveau,
Et du sel de la terre dissous dans les flots de tes renoncements,
Tes bâtards raviveront sans toi de nouvelles trêves de Dieu!
Des rudes tombeaux de tes martyres amassés en chariots,
Sous la lampe des femmes qui veillent les berceaux,
Du courant souterrain où l’histoire s'abreuve,
L’Espérance qui ne meurt pas se relèvera.
La pointe d’un jour nouveau percera !
Timide comme la musaraigne,
Fragile comme le vagissant
Que tu vénères encore,
Affublé de la royauté
Qu’Il avait refusée,
Ma mère vivra !
De ce couffin
Abandonné
Elle vivra
Mère !

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votre résumé est parfait,mais le lien ne fonctionne pas.Après l'avoir laborieusement recopié j'ai lu un § sur la mauvaise réception de la doctrine de l'Église(Catholique, romaine etc...) C'est effectivement toujours pareil:le monde est méchant et rejette la loi naturelle.
CONSTERNANT!

Christine PEDOTTI

Je viens de recopier le lien. J'ai vérifié, pour moi il fonctionne. Merci d'avoir signalé le problème.

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Marie Jeanne
tout à fait d'accord
mais pour eux la montagne et son sommet sont les mêmes pour tous

il y a une réflexion que l'on pourrait leur renvoyer

il se comporte comme les fils de Babel qui voudraient que tous fassent le même chemin et parlent la même langue

alors qu'ils sont les enfants de la Pentecôte mais ils l'ont oublié et reconstruisent Babel , bien sûr en toute humilité le sceptre à la main au lieu du bâton du marcheur et du pasteur!!!!

pour ce qui est de la contraception dîte naturelle , non seulement n'est pas naturelle mais en plus elle est admise car elle laisse la possibilité d'une grossesse ..........mais ce n'est pas grave car qui sera épuisé? pas eux ........ils parlent souvent de Burn Out du clergé .......il est évident qu'ils n'ont jamais été parents et encore moins mères car alors ils seraient au delà du Burn Out.........

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Bonjour
Espérons que le Synode saura prendre en compte les sources de l 'expression directe des paroissiens.
Ceci dit, il me semble que pour avancer, il faut réexaminer ce que recouvre aujourd'hui la réalité du mot famille. Sinon, il sera difficile de se parler. On ne sortira pas des positions figés qui confondent aspirations, orientatons, cathéchèse et réalité sous un seul mot ( Famille : un papa, une maman, un fils et une fille ??...) qui de fait est devenu excluant pour nombre de personnes.
Comment aborder cette question ?

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Bonne illustration de la "méthode cléricale" au plus haut niveau. Une méthode parfaitement intégrée par Ph Barbarin comme l'indique le sens pastoral dont il a fait preuve à l'égard de ses frères et sœurs de CCBF Lyon et des Parvis Rhône-Alpes. A lire surCCB Lyon, rubrique "Appel à nos évêques".

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Il y a peu, le presque arrière pépé que je suis participait à la messe de rassemblement d'un AFC régionale (Association de Familles Chrétiennes). Couples manifestement amoureux... Nombreux gosses pleins de vitalité ... liturgie joyeuse, chantante et participative ... Bref, ça respirait la splendeur du VRAI BONHEUR donné par DIEU, celui qu'il veut pour tous et pas seulement par l'outil privilégié qu'est le couple humain.
Je rêve à des évêques jeunes, mariés, amoureux, et pères de familles de ce type. Elles existaient, et nombreuses, avant la prise du pouvoir suprême par CLUNY dans l'Église. On ne nous le dit pas... Et il ne manqua pas d'évêques, à cette époque lointaine, pour prophétiser les contradictions actuelles de nos autorités.

DANIE-KOKA

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@Véro: bien sûr que non,la contraception n'est pas un pêché! Ce qui l'est, c'est de faire un enfant tous les ans à son épouse épuisée…..celà, le judaïsme et l'islam le disent, mais pas le christianisme officiel….alors que le Christ n'a JAMAIS parlé de contraception, ni d'avortement; ni encore d'homosexualité. IL nous a donné une boussole, et elle devrait nous suffire….Cela doit faire plus de 50 ans que, dans mon entourage, les propos des ecclésiastiques sur la contraception ne provoquent que des haussements d'épaule; je ne me suis même jamais posé la question de suivre de quelconques directives de l'Église en la matière, ne l'estimant pas compétente. L'éventualité d'un avortement pose davantage de questions morales.

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What did you expect ?

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Qui peut me démontrer que les méthodes naturelles ne sont pas des méthodes dont le but est aussi de ne pas procréer ? Alors quelle différence avec les autres méthodes contraceptives ? Naturelles ou pas, laissez les couples s'occuper de gérer Dame Nature ! Merci pour nous !

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chère catherine

ce n'est pas de la condescendance c'est de la C.....

justifier l'injustifiable

nier tout ce qu'un esprit sensé est capable de trouver seul

Mais dans ce domaine ils savent mieux que les couples, mieux que les experts , mieux que les médecins .

Bref c'est quand même extra d'avoir la science infuse et la Vérité

même les END ( équipes Notre Dame dont a fait partie l'affreuse gynéco que je suis ont sorti il y a plus de 20 ans un document formidable sur la vie conjugale vécue dans l'amour )
quel est ce couple modèle qui ressemble plus à un couple de robots qu'à un couple humain ?

nos vrais pasteurs ont bien dit qu'en théologie morale rien n'était pire que l'image de l'alpinisme , de la montagne à gravir

Mais ils persistent et signent !!!!!

un jour ils se retrouveront seuls avec leurs certitudes

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Claudine,
pourquoi parler au futur "ils se retrouveront seuls"? Ils SONT déjà seuls!
Moi, j'aime bien l'image de la montagne à gravir... En théologie morale ou autre, nous avons tous "une montagne à gravir" pour nous rapprocher de Dieu. Il y a juste un petit détail qui échappent totalement à nos évêques: ils ne gravissent pas la montagne, ils restent prisonniers du gigantesque marécage qui se trouvent au pied de la montagne. Ce marécage est un véritable labyrinthe qu'ils entretiennent jalousement et dans lequel nos évêques "pataugent" joyeusement, persuadés que le seul chemin pour "gravir la montagne" se trouve au cœur de ce marécage... entraînant une bonne partie du peuple de Dieu à s'enfoncer dans la boue avec eux.
Tant qu'ils n'auront pas compris qu'il est impératif et nécessaire de sortir une bonne fois pour toute de ce marécage, qui se compose de dogmes et de lois passés et dépassés, ils ne pourront pas avancer...
Alors, il me reste une question: comment nous, simples laïcs, pouvons-nous les aider à sortir une bonne fois pour toute de cette marais insalubre?

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Et oui, nous les familles chrétiennes n'avons rien compris. Mais ils vont mieux nous expliquer ce que le Christ n'a jamais dit... Triste, triste....

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Au départ le questionnaire demandait:
"Est ce qu'ils comprennent bien ce qu'on enseigne ?"
et maintenant,si je comprends,logique:le document de travail demande
"Comment leur faire comprendre ce qu'on enseigne ?"
Souhaitons que parmi les Pères synodaux se trouvent des hommes héritiers d'Achille Liénart capables de reprendre la barre du navire !

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Quand on commence à dire qu'il faut faire davantage de pédagogie…

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Bonsoir. J'ai lu le document de travail, et comme je l'écrivais sur le blog de François Vercelletto cité par Gershom Leibowic, j'en suis sortie atterrée. Beaucoup ont cru, en entendant l'annonce du synode, qu'il serait le cadre d'une réflexion de fond sur la doctrine catholique en matière matrimoniale et familiale. Le document de travail, comme le questionnaire le laissait supposer, laisse penser qu'il ne sera question que de pastorale. Alors, oui, la pastorale, c'est important, je n'ai aucun doute là dessus. Mais en l'occurrence sur ce sujet-ci, je pense que le problème n'est pas fondamentalement d'accessibilité de l'enseignement du magistère. Le problème est que cet enseignement semble immuable, incontextualisable, alors qu'il a une histoire, et que l'Église a toujours montré sa capacité à réfléchir sur ce qu'elle prêche. Là on a le sentiment que la doctrine morale en matière matrimoniale et familiale est inscrite dans le marbre - comme si Paul VI, puis Jean-Paul II (ah, la "théologie du corps" de Jean Paul II...), avaient clos les discussions qui ont couru pendant des siècles, et devraient encore courir, tellement ces questions sont complexes et sensibles. Il y a un manque d'humilité absolument terrifiant dans ce document préparatoire au synode, et une forte affirmation de la notion même de "magistère", sur le mode "nous avons ce qui est bon pour eux, mais comment donc le leur faire admettre ?".
Espérons que le synode ne sera pas ce que le document laisse apparaître, mais je suis assez pessimiste, pour le coup.

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