François a-t-il eu tort de déclarer la guerre à la Curie ?

Savonarole avait dit que la Curie romaine était une « putain fière et menteuse ». Il en est mort. François est-il affaibli par la dénonciation des « quinze maladies de l’âme » qu’il a lancée à la figure des cardinaux et prélats de curie ? Pourquoi ne pas avoir préféré une action discrète, au cas par cas ? Était-il en difficulté avant ? L’est-il davantage après ?

Avant tout autre élément de réponse, il faut rappeler que sa dénonciation est fondée. Déjà Benoît avait fustigé ces mauvais serviteurs de l’Évangile qui ne veulent que leur bien propre, puis il avait blêmi devant le scandale de vatileaks. Enfin, les cardinaux du conclave avaient inscrit le nettoyage de la Curie en priorité sur leur feuille de route. François, ce 22 décembre, n’a fait que son travail.

C’est ce que les courants traditionnalistes tentent de faire oublier. Ainsi Nicolas Diat s’est dépêché de dénoncer des « accusations à la limite de la diffamation » et de crier aux dommages, collatéraux, cela va de soi.

D’autres discours, réveillant la légendaire culpabilité catholique, se sont emparés d’une circonvolution polie du pape, disant que ces maladies étaient celles de « nous tous » pour pousser les cathos à l’examen de conscience et détourner ainsi la salve destinée à la Curie. Vieille tactique : diluer, diluer encore et toujours, le principe actif s’en trouvera bientôt neutralisé. Mais ne nous y trompons pas, gardons les yeux sur le bon cap, ces maladies ne sont pas celles du catho lambda, elles sont précisément celles du pouvoir : carriérisme, double langage, mondanité spirituelle…

Enfin, Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de l'épiscopat a, pour sa part, choisi une autre posture, le déni : "Dans les paroisses, personne ne se pose ce genre de question. François est très apprécié par les évêques et les fidèles… Il n'y a ­aucune guerre" ….

La question suivante est de savoir s’il était de bonne tactique que François frappe aussi fort. Ne risque t-il pas la constitution d’une véritable opposition, désormais cimentée par l’opprobre ? Odon Vallet craint que le choix du pape ne lui soit fatal. Le silence aurait été préférable, il aurait évité de prendre de front une lourde machine qui a déjà épuisé plus d’un pape. Ce faisant, Odon Vallet choisit de répondre par l’affirmative à une question souvent débattue : L’Église obéit-elle aux règles et aux stratégies du monde ? Oui, parce qu’il est évident que le silence et le pouvoir discret de nomination et de révocation sont une médecine qui a fait ses preuves, dans l’Église aussi. Cependant, je plaiderais ici pour davantage. L’Église ne peut se contenter d’appliquer des règles prudentielles classiques. Elle doit aller au-delà. La sequela Christi est une disposition qui ne se discute pas lorsqu’on est évêque ou cardinal. Nul n’est contraint de rester en poste s’il n’est pas en phase avec le job. Et qu’on n’invoque pas ici l’indulgence, ce ne serait que faiblesse. Ne l’a-t-on pas assez dénoncée lors des scandales récents de pédophilie ? François peut-il se prêter à couvrir des pratiques, soit pénalement condamnables, soit contraires à la logique d’un engagement devant Dieu ? Dans le droit sillon de l’Évangile, François-le-juste dénonce ici le double langage des pharisiens : ils disent et ne font pas…. Et incidemment, il rappelle que l’on ne peut mener à bien un Synode sur la famille destiné à rappeler aux fidèles les exigences de leur engagement quand la Curie choisit de s’en moquer.

Plusieurs vaticanistes, comme Marco Politi, (La Croix, 24-25 décembre) soulignent que le pape est en difficulté. Peut-être. Mais les difficultés sont faites pour être dépassées et chacun sait que ce pape est rusé. Sa désapprobation violente et un peu théâtrale serait un appel aux catholiques et à l’opinion pour le soutenir. Soit, ils le soutiennent à 90%. Mais concrètement, peuvent-ils l’aider ? La question est tragique, elle n’a pas de bonne réponse : les canaux institutionnels manquent aux catholiques pour se faire entendre. Chaque évêque doit exercer la communion dans son diocèse et se faire, nolens volens, l’écho des attentes des fidèles. Le fait-il ? Certains oui, d’autres non. Et les remontées des évêques lors de leurs visites ad limina sont confrontées à une telle mesquinerie et à une telle condescendance de la part des fonctionnaires de curie que, souvent, elles en meurent d’étouffement. Quant aux Conférences épiscopales nationales, leurs attitudes divergent. Autant la Conférence allemande a su, majoritairement, prendre position derrière le pape en faveur d’une adaptation de la discipline ecclésiastique au sujet du mariage , autant la Conférence des évêques de France brille par son silence. Déjà, elle avait « omis » de mettre en ligne sur son site le questionnaire de 2013 sur la préparation du Synode. Maintenant, elle ne dit mot, suscitant même l’ironie du cardinal Kasper. Mais est-elle consciente que la survie de l’Église passe par son soutien actif à un pape dont on dit qu’il en est la dernière chance ? Apparemment, non…. Restent les initiatives propres du peuple catholique, dépourvu dans sa propre Église de l’équivalent d’une assemblée de type parlementaire qui lui ferait écho. Oui, le peuple catholique, celui de France en particulier, est dramatiquement seul en ce moment. Comme…. le pape, puisque 90% de la Curie le désapprouverait. Étrange conjonction que celle d’un pape et d’un peuple, en phase, mais sans moyen de faire corps… Va-t-on enfin comprendre que la machine ecclésiale est à dégripper ? Aujourd’hui, il ne reste au peuple que la pétition, la rue, ou un gigantesque et débonnaire rassemblement, à Rome peut-être.

Anne Soupa

 

Credit photo: 
JOLLYROGER

Commentaires

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Il me semble qu'il est parfois nécessaire d'élever la voix, de dire les choses clairement même si elles "fâchent". Les exhortations, pieuses ou non, sont souvent inefficaces, surtout lorsque le mal est ancien et a pris des proportions importantes, ce qui semble bien être le cas ici. C'est un lieu commun de dire que les églises se vident, les jeunes surtout me paraissent tragiquement absents. Si je parle à des indifférents, non coyants, non hostiles, cette hiérarchie de l'Eglise qu'ils voient défiler parfois à la télévision, les rebutent ou les fait rire, mais en aucun cas ne les incite à se renseigner sur cette étrange secte démodée! Ce que je regrette c'est qu'en rejetant ainsi les prélats en robe rouge et dentelle, ils passent à côté de l'enseignement de Jésus dont ils ne savent rien. La popularité d'un Pape (Jean-Paul II l'était aussi) est un atout mais cela ne suffit malheureusement pas. Comme l'écrit Joseph Moingt il serait bon que les laïcs prennent le relais. Mais je trouve l'Eglise de France bien frileuse... Je me trompe peut-être. Ceci dit je soutiens le Pape François à 100 % !

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Il est évident que tant qu'il y aura clergé et fidèles dans l'Eglise il n'y aura pas de réelle communion les uns s'imposant aux autres et les autres s'opposant à ceux qui imposent .Vivre une relation à Dieu n'est pas faite de règles mais de respect de chacun dans sa diversité et de son expérience unique de sa vie de foi. Le cléricalisme tu l'Esprit.

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http://www.la-croix.com/Culture/Actualite/Les-quinze-commandements-par-B...
Petit témoignage de Bruno Frappat qui en dit long sur la mesquinerie de la Curie....

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…" Va-t-on enfin comprendre que la machine ecclésiale est à dégripper ?"Mais allant plus loin , va-t-on plutôt et enfin comprendre que l'Eglise n'a que faire , qu'elle doit se défaire, de toute cette hiérarchie,sur laquelle le fidèle de base s'interroge quant à son utilité et qui démontre ici de façon magistrale qu'elle coupe le chef, la tête, de ses membres .Or que peut la tête sans le reste du corps ?
Oui, à tout ce que dit notre Pape , qu'il tienne bon , nous sommes nombreux à penser comme lui, sauf que nous n'avons pas le droit de nous faire entendre , tout baptisé que nous soyons !!!

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Le pape manifeste que sa foi s'intègre dans le message de Jésus . Devenir des humains qui sont humains n'est pas le chemin le plus facile mais combien le plus épanouissant dans son exigence de justice et de paix . Merci Pape François de vous tenir debout et de montrer la route .

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Ni partir ni se taire...
Mme Anne Soupa,
Saurons-nous parler assez fort pour entraîner le Peuple de Dieu dans un mouvement historique décisif qui ne laissera le choix qu'aux autres, ces cardinaux de la Curie qui sont en désaccord avec François, de partir, eux, les véritables schismatiques en puissance!
Michel Laberge du Parvis de Québec.

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Oui, vous avez raison, nous ne sommes pas du tout sûrs d'y arriver! Vous connaissez la fameuse phrase : "Il n'est pas nécessaire de réussir pour entreprendre...." Nous sommes devant cette démarche de pure conscience qui n'offre aucune garantie. La prendrez-vous? la prendrai-je? Je trouve assez magnifique d'être devant la liberté de cet acte.

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François est vraiment courageux, il sait qu'on l'attend au tournant, mais il donne une parole claire, et chacun de nous doit prier avec lui, et pour lui, afin que les courtisans redescendent sur terre, et nous fassent avancer dans la découverte, la connaissance et la pratique de l'évangile. Mgr Podvin va-t-il à la rencontre des baptisés, ou se contente-t-il de recevoir les baptisés qui viennent à lui ???? comment nier qu'on se pose des questions ? ... soutenons très fermement François, écoutons le et faisons connaitre ses positions. Pourquoi pas une autre pétition pour l'aider ???

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Merci Anne de nous tenir éveiller et comme on voudrait dans nos paroisses rurales crier au scandale des impostures cléricales qui à l'exemple de ceux de la curie sont affligés des mêmes défauts ( carriérisme, double langage et mondanité spirituelle). Monseigneur Podvin connait mal la situation de ses curés en paroisse qui avec leur évêque respectif font bloc contre tous ceux qui par leur action passée ont réagi contre les outrances d'autorité, et les orientations restauratrices d'un passé qui date de deux ou trois générations. Nous sommes à chaque fois étonnés de ces retours en arrière par rapport aux aspirations de beaucoup de chrétiens de l'intérieur et ceux de l'extérieur qui sont dans la marge. Je suis bien sûr renforcé dans l'idée que l'Eglise de France fait partie des frondeurs du Pape François, et que les questionnaires synodaux seront en 2015 comme en 2013 absents dans nos paroisses. Notre curé a même affirmé dans sa dernière homélie que le synode sur la famille n'était justifié que pour renforcer les valeurs du mariage chrétien et qu'il ne fallait surtout pas y voir une volonté de changement par rapport à ce qui existe.

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Une discussion sur la "stratégie de ..." est un préalable souhaitable: Pape, Curie trad forte de sa minorité de blocage de 2014 et CCBF. La stratégie du Pape et de la Curie trad sont claires et opposées. Le ton de l'intro au questionnaire porte la marque de la Curie trad. En effet, il est centré sur l'épiscopat -accessoirement les pasteurs- avec ses 1er et 3ème paragraphes qui encadrent un 2d en forme de litanie des catastrophes prétendument modernes qui agresseraient la famille. Ainsi la posture de pouvoir est affirmée d'emblée: les couteaux sont sur la table! La phrase d'ouverture fige le ton par lequel les princes trad s'adressent à leurs préfets: "La mission d'annoncer l'évangile à toutes les créatures a été confiée directement par le Seigneur à ses disciples et l’Église en est le messager dans l'histoire". Le terme indéfini "Église" rappelle que le flou est l'instrument trad majeur. J'ai envie de dire avec plusieurs ici! "fermez le ban!". Pourtant, au contraire, il faut se faire entendre des Conf épiscopales et des médias des pays francophones (si possible)... Dire combien ce ton est inaudibles par les hommes et les femmes d'aujourd'hui et combien il devrait être récusé fermement par des évêques pasteurs sur le fondement des vœux de François. Quant au questionnaire une fois passé la partie II, je serais tenté d'y répondre par des questions aux eunuques, après avoir rappelé brièvement les réponses au 1er questionnaire. Une bibliographie des écrits de laïcs sue les questions qui, semble-t-il les tourmentent pourrait y être associée (loi naturelle, sexualité vécue et assumée, ...). Il va falloir pousser pour aider un peu l'évêque de Rome à remplacer le gouvernement romain du Pontife par une administration moderne au service de la collégialité des évêques. Il y aura sans aucun doute des "désordres", des cacophonies, si François arrivait à faire table rase ... comme au temps des premières communautés. C'est la vie alors que le genre "je ne veux voir qu'une seule tête" est la mort.

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Comment ça, le questionnaire sera absent de nos paroisses? Si c'est le cas, c'est notre faute! Qu'est-ce que vous attendez pour le faire circuler parmi tous ceux qui ont une responsabilité paroissiale quelconque, tous ceux qui sont susceptibles de prendre la parole, tous ceux qui croient qu'on en leur demande rien, mais ont des choses à dire, etc? Qu'est-ce que vous attendez pour poser la question à vote EAP?

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Désolée Anne-Marie! J'ai essayé de lire le questionnaire en question... et j'ai très vite décroché. C'est un questionnaire conçu "PAR" des intellectuels "POUR" des intellectuels!!! Les chrétiens "normaux" comme moi n'ont que peu de chance de rentrer dans un mécanisme pareil: c'est trop long et fastidieux. Quand j'essaye de le lire, je suis de moins en moins sûre que nous faisons partie de la même Eglise. Heureusement que le Christ n'utilisait pas de tels procédés pour répandre sa Bonne Nouvelle!!!! L'Evangile, j'arrive à le comprendre. Presque tout ce qui vient des évêques demeure totalement obscur et inutile pour moi.

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à Marie Jeanne

Vous avez raison le questionnaire est incompréhensible. C'est pourquoi il ne faut pas répondre aux questions telles qu'elle sont posées, mais s'en emparer , les reformuler pour qu'elles soient en phase avec les interrogations des vrais gens et y apporter nos propositions de réponse. C'est le choix que nous avons fait dans notre paroisse à partir de deux idées que l'on retrouve dans le texte du synode:La présence de Dieu dans tout alliance authentique, et le fait que l'Eglise ne doit en aucun cas, par son attitude, ajouter de la souffrance à la souffrance dans le cas de situations familiales fragilisées. Nous aborderons donc notre contribution à partir de cela: Comment signifier la présence aimante de Dieu au sein de tout alliance quelque soit sa forme , comment ouvrir un chemin d'espérance pour toute situation familiale quelle qu'elle soit. Cela ne remet en aucun cas en cause ce que dit l'Eglise sur la valeur de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme. Bien au contraire, le rôle de nos communautés d'Eglise,n'est pas de répéter de la doctrine, notre rôle de baptisé est de témoigner que Dieu est présent dans toute les situations et qu'il accompagne tout relation authentique aussi bancale embryonnaire et fragile soit elle.

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Marie-Jeanne, vous êtes plus courageuse que moi, qui ne l'ai pas encore lu! Et votre réaction ne m'étonne pas, c'était la mienne au questionnaire précédent. Mais c'est une réponse tout à fait légitime au questionnaire: qu'est-ce que c'est que ce charabia, dans quel monde vivez-vous, messieurs les évêques, comment espérez-vous être entendus des gens ordinaires, en parlant cette langue obscure? C'est une réponse, et il faut le dire.

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J'aurais défini le titre dans l'autre sens : "François a-t-il eut raison ...", pour moi la réponse aurait été "oui".
Peu importe, ce pape n'a été élu pour prendre les monsignores dans le sens du poil, il prend tout le monde à contre-pied et ne s'embarrasse pas de formules ampoulées pour désigner la gangrène qui ronge la gouvernance de l'Eglise et qui risque d'entraîner dans sa chute l'explosion de la catholicité. François ne voit pas le monde avec l'oeil de cardiaux qui ont fait leurs classes sur les bords du Tibre. Il vient de la pampa et des mégalopoles d'Amérique du Sud où "efficacité" ne rime pas forcément avec "diplomatie", Rome c'est si loin. Là bas un chat = un chat et on ne met pas sa tête dans le sable face au danger, les gauchos savent que cela risque de causer des dégâts aux troupeaux.
Voilà les choses sont dites, le mal est clairement désigné, point. Vouloir atténuer la fermeté des paroles du pape en les diluant dans un acte de contrition généralisé n'est qu'une manière de botter en touche et s'en démarquer car sans le dire certains les trouvent peu conformes aux usages en vigueur à l'ombre de la voûte de la basilique St Pierre de Rome voire à l'ombre des clochers gaulois.
Mais au delà de ces considérations, reste l'éternel débat entre la forme et le fonds, la fin et les moyens. Tant que l'on a pas désigné avec précision les maux dont souffre la société catholique et son gouvernement en particulier il est impossible de leur porter remède. *
Allez François !

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Je viens de trouver cette photo d'un cardinal américain, ultraconservateur, bien entendu. Elle me paraît justifier à elle seule tout ce que dénonce notre pape ! http://www.liberation.fr/societe/2015/01/14/le-feminisme-radical-a-cree-...
Faut-il pleurer, faut-il en rire ???

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Le Pape n'a fait que dénoncer ce que chacun pourrait reconnaître en soi-même ! Parler, parler alors
qu'il faudrait : aimer son prochain. Le Pape ne risque rien, au contraire. Il me fait penser notamment
à l'Abbé Pierre, il s'est battu, il a gagné, son oeuvre se perpétue. Mère Térésa aussi.

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C'est tout le système ,qui est mauvais ?
Si les résultats sont désastreux!Les Églises sont de plus en plus vides?Les Catholiques sont des « touristes » dans la vie sociale ,la vie politique ?
C'est ,que la méthode est mauvaise et archaïque !
Si ,vous continuez avec une mauvaise méthode archaïque ,les résultats resteront désastreux !
Si Jésus devrais revenir ! Il serait excommunié ,et mis au ban de l’Église!
Jacques (dit le juste ! ) 2:17 Pour la foi, c’est la même chose. Si tu crois en Dieu, mais si tu n’agis pas, ta foi est complètement morte.
2:18 Quelqu’un dira peut-être: «Tu as la foi, moi, j’ai les actes!» Je répondrai: «Montre-moi comment ta foi peut exister sans les actes. Et moi, je vais te montrer par mes actes que ma foi existe.»
2:20 Tu es stupide! Est-ce que tu veux la preuve que la foi sans les actes ne sert à rien?

Avec Benoît XVI ,l’Église catholique romaine est arrivée,au bord du gouffre ?
Avec François 1° ?,....le bon pape ,qui n'agit PAS ?mais fais du sensationnel ,pour les média ?
L’Église a fais un grand pas en avant ?
Les Protestants ,les Évangéliques ,les témoins de Jéhovah ,la laïcité ,les francs-maçons ,les gauchistes,les Musulmans etc.....RIGOLENT ! On a jamais vu , depuis des décennies une cathophobie aussi
aiguë,et un nombre aussi élevé d'actes de violences contre les Églises !
Mais rassurez-vous ! Les courageux CATHOLIQUES prient ! Mais sont passifs !

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Jacques, si j'ai bien compris, vous trouvez que Benoit XVI et François seraient à côté de la plaque faute d'agir. Il est pourtant clair que BXVI a agit, comme François désormais, mais pas dans le même sens. Quant aux "courageux ktos" qui se contenteraient de prier, il en est qui s'agitent furieusement pour maintenir la "ligne BXVI" contre la ligne "François", comme l'indique le papier d'Anne Soupa. Par contre quel rapport avec la ktophobie, à moins qu'il s'agisse de cacophonie entre deux courants inconciliables: l'un romaine l'autre évangélique? Quant aux autres religions et philosophies qui "rigolent", il semble que beaucoup observent avec sympathie et espérance la voie que l'évêque de Rome propose à ses frères évêques évêques en court-circuitant les prétentions de la Curie et des nonces à tout régenter afin de metre en œuvre la décision du concile sur la collégialité.

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A Jean-Christophe: le ton et le fond du discours (quand on le lit en entier) sont fraternels, en tout cas plus amicaux que les médias ne le disent avec leurs gros sabots. En même temps, comme d'autres le soulignent, pourquoi aussitôt le rabattre et le banaliser en disant qu'il est "pour tous"? C'est quand même une maladie catholique que de ne pouvoir entendre la moindre critique autorisée des "responsables qui nous gouvernent", au nom d'une fausse conception de l'amour fraternel. D'autre part, pourquoi le pape brise-t-il - très consciemment - le secret de la "correction fraternelle", si c'est de cela qu'il s'agit? Je ne veux pas parler à sa place - mais je pense qu'il a de très bonnes raisons de le faire.. et qu'il en connait parfaitement les risques.Plus étonnantes pour moi que les paroles publiques de François sont les attaques d'une fourberie sans nom, qui ne se dissimulent pas du tout, des très catholiques Sandro Magister, Diat et d'autres, qui disposent d'importants vecteurs de communication et sont du miel pour la Curie, où ils sont manifestement chez eux.

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Nous sommes bien d'accord: le discours s'adresse non à "tous", mais aux seuls pasteurs, qui devraient être, selon la Lettre de saint Pierre, "les modèles du troupeau"; d'autre part, "le ton et le fond du discours" n'excèdent pas la vigueur qui sied à la correction fraternelle, nous en sommes toujours d'accord; mais le pape outrepasse le cadre de la correction fraternelle en en "bris[ant] - très consciemment - le secret": de cela, nous convenons encore. Dès lors, il est, je trouve, légitime de se demander quelles "raisons" seraient assez "bonnes", pour reprendre vos termes, pour faire qu'on sorte des voies qu'enseigne l'Evangile lui-même, quand il s'agit de frères.

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Jean-Christophe. Nous ne sommes pas d'accord, merci d'en prendre acte! Des avertissements discrets et patients, il y en eut, pas que d'hier! La gendarmerie du Vatican avait reçu ordre de mettre fin aux conciliabules, sans succès, d'autres actes et décisions ont montré que la mission confiée par le collège des électeurs serait accomplie, contre vent et marée. L'opposition est frontale, il s'agit d'une fronde qui cherche à reprendre la main par tous les moyens sur le collège électoral et les évêques que François a commencé de libérer de la peur du loup: nonce et Curie. Ce lobby dispose de puissants relais dans le monde de l'argent et du pouvoir, il a montré comment il entendait -discrètement, hypocritement- désobéir. Vous souhaitez un Pape attaché et bâillonné, moi non!

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Permettez-moi d'attirer votre attention sur deux détails, f. Jean-Christophe.
1 - Le discours ne s'adresse pas "aux seuls pasteurs", mais à la Curie romaine que le pape François pense (je le cite) "comme un petit modèle de l'Église qui cherche sérieusement et quotidiennement à être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et plus uni, en lui-même et avec le Christ"…
Il ne s'adresse donc pas à un ensemble de personnes qui devraient être des modèles pour le troupeau, mais à un ensemble de chrétiens qui travaillent ensemble, et qui sont appelés à le faire, de par leur condition de baptisés, selon l'Évangile, comme tout un chacun…
2 - Qui vous dit que le pape François n'a pas eu l'occasion de dire ces choses "dans le secret" avant de les dire au grand jour ?
Après tout, si elles ont été dites "dans le secret", il est normal que nous n'ayions pas eu à en connaître, n'est-ce pas ?

Il vaut la peine de se reporter à l'intégralité de la péricope de Matthieu (ch. 18, v. 15-17) :
"Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul… S'il n'écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres… Que s'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté… Et s'il refuse d'écouter même la communauté, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain…"
Ces vœux du pape François ne s'inscriraient-ils pas dans la 3e étape du processus ?…

Pour moi, je ne suis pas d'accord pour lire ces vœux comme une déclaration de guerre du pape François à la Curie.
Je les lis comme une double invitation, adressée à toute l'Église :
a) invitation à ne pas oublier l'essentiel : l'Église est le corps du Christ, et elle doit tendre à vivre "comme le Christ" ; tout, dans sa vie et son fonctionnement, doit être ordonné à cet essentiel ;
b) invitation à croire que cette Église catholique romaine, héritière d'une longue histoire pas toujours reluisante, et dont la Curie est une partie hautement symbolique dont le fonctionnement n'est pas toujours évangélique, est cependant le lieu où Dieu agit pour nous et pour le monde…

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@ J.L. Schlegel : vous dites " le ton et le fond du discours (quand on le lit en entier) sont fraternels, en tout cas plus amicaux que les médias ne le disent avec leurs gros sabots", et je suis bien d'accord avec vous. J'ai regardé et écouté TOUT le discours (en italien) et jamais le ton n'a été agressif. Il était grave et exprimait même parfois (il me semble) une souffrance plutôt qu'une irritation. Peut-être que l'"endurcissement" de certains membres de la Curie avait atteint un tel niveau qu'un acte "chirurgical" était devenu la seule solution.

Claudine ONFRAY

oui si nous en sommes là dans nos paroisses , dans nos diocèses , en Eglise c'est aussi notre faute car nous nous taisons .
on a parlé de peuple impuissant , non pas car il ne peut pas faire mais parce qu'il consent ou part.
on pourrait lancer une pétition ? porter un badge ou un signe distinctif lors des célébrations ?
ou se retrouver au printemps à Rome ?
qu'en pensez-vous ?

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Le discours du pape est une indication précieuse que jamais je n'aurai osée penser possible, une confirmation plutôt d'un ressenti et d'un constat personnels, des mots risqués qui expose incontestablement le pape François à la critique et au risque politique et institutionnel, mais qui m'obligent désormais à son égard (en effet, je n'avais pas signé la pétition en sa faveur lancée par la CCBF). La seconde chose sur laquelle il me semble nécessaire d'insister, puisque le débat commence, c'est qu'il y a bien désormais une ligne de partage : oui, j'ai également remarqué que le site d'un journal catholique (appartenant au groupe le Monde) tentait sous forme d'un éditorial, une habile diversion en faisant mine de croire que, somme toute, l'admonestation du pape s'adressait à tous les fidèles, indiquant par ailleurs le caractère vénérable de l'institution curiale, à l'égal de celui de la Chine ... (et de mon côté, je n'ai pas pu m'empêcher de songer au directeur adjoint de la rédaction du même journal qui raconte explicitement sur son blog sa fascination du pouvoir et de la curie à l'occasion d'une remise de légion d'honneur à la villa Bonaparte). C'est d'autant plus choquant de la part d'un organe de presse que le pape avait pris soin d'indiquer que "le vide spirituel du Vatican" affectait directement les croyants et les communautés de fidèles. Le détournement de sens prend donc une forme de manipulation. (Je prends note toutefois que le journal quotidien le Monde ne partage pas la même ligne éditoriale, ce qui ne m'étonne pas). Il y a, ici,dans cette intention pontificale, pour reprendre un mot utilisé par les croyants, un "saut" et un "pari", que j'identifie ici comme celui de la foi ecclésiale. Je crois qu'en effet ce pape a besoin de nous.

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Le pape a très bien agi.Il a une parole libre et juste. Avec lui, nous avançons à pas de géant. Faisons lui entièrement confiance !

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http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/curie-la-reforme-spirituelle-...
Article qui va dans le même sens, on aurait pu copier l'une sur l'autre...

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"Vieille tactique : diluer, diluer encore et toujours, le principe actif s’en trouvera bientôt neutralisé. Mais ne nous y trompons pas, gardons les yeux sur le bon cap, ces maladies ne sont pas celles du catho lambda, elles sont précisément celles du pouvoir : carriérisme, double langage, mondanité spirituelle…"
Je me permets d'ajouter le commentaire de Jean-Louis Schlegel que j'ai trouvé sur une autre page de Facebook
"Il est pour tous, bien sûr, la preuve... Mais pour une fois (et pardon de me répéter), comme l'Eglise catholique est très à cheval sur sa "hiérarchie", je vais être très obéissant et dire que cet examen de conscience demandé par François est d'abord 1. pour les cardinaux et évêques de la Curie 2. Pour les autres cardinaux. 3. pour les autres évêques 4. Pour les prêtres (dans l'ordre : monsignore, chanoines, vicaires épiscopaux, doyens, etc.) 5. Pour les religieux masculins et féminins (les supérieur(e)s d'abord et les prêtres, puis les frères et les soeurs, etc.) 6. Pour les laïcs, les piliers d'église et les grenouilles de bénitier d'abord, puis les militants, ensuite les Messieurs simples pratiquants, et enfin pour les femmes et les enfants de l'Eglise."

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Il est sans doute que la mercuriale du pape à l'adresse de la curie romaine s’autorise de l’Evangile ; il est sans doute que la conduite de certains membres de cette curie a pu lui en fournir la matière.
La « force » de la frappe ne m'a pas surpris outre mesure. Religieux, assujetti par le droit canon à des retraites annuelles, il m'est arrivé, à leur occasion, de m'entendre reprendre de la sorte sur des travers propres à mon état clérical, et de me trouver engagé à un sérieux examen de conscience.
Mais c’était précisément derrière les murs de maisons religieuses, parmi mes frères, et non pas sous les yeux du monde : c’est-à-dire, non seulement selon les principes de l’Evangile, mais aussi selon les voies qu’enseigne l’Evangile : « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il n'écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins. Que s'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s'il refuse d'écouter même la communauté, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. » (Mt 18, 15-18).
Certes, à prendre le monde à témoin de sa justice, on se ménage aisément sa faveur. « François le juste », pour reprendre vos termes, a évidemment gagné la bataille de l’opinion, comme le disent assez les sondages que vous citez. C’est là, sans doute, un puissant appui, et c’est assez signaler l’habileté qu’il donnait, au début de son pontificat, pour un de ses atouts.
C’est là suivre, donc, de bonnes maximes politiques. Et, comme vous le relevez, la conduite de l’Eglise relève, pour une part, de l’art du politique.
Mais pour une part seulement, sauf à donner entièrement dans l’esprit du monde. Car le Seigneur que nous servons est un Dieu qui, comme le dit Blaise Pascal, « abaisse sans humilier ». Le discours de la salle clémentine avait se donnait pour une conférence spirituelle, qui a pour propos la conversion des cœurs. Mais, prononcé devant la presse, il a été entendu comme une dénonciation publique de leur corruption. Je doute que ce soit de cette manière que l’on puisse prétendre les purifier, et atteindre ainsi la fin de toute correction vraiment fraternelle.

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Votre point de vue est intéressant puisqu'il s'exprime explicitement de l'intérieur de l'institution. Il est de bonne foi et rend bien compte à quel point l'institution cléricale est un monde clos, constitué depuis longtemps en administration "consacrée", séparée de la population "séculière". Si on a assisté dans le passé à une rupture entre le christianisme et la société occidentale, aujourd'hui on observe une autre rupture qui ne fait que redoubler la précédente : une rupture entre le "sacerdoce" et les croyants, à l'intérieur de l'Eglise. Ce n'est peut-être pas pour rien qu'il n'y a plus de prêtres : la société n'en veut probablement plus et les croyants aspirent à un autre modèle d'organisation. Ce n'est pas non plus pour rien qu'un "schisme silencieux", jamais vu dans l'histoire occidentale, s'est produit : le "peuple" est devenu étranger au "culte sacerdotal", à la doctrine et à la discipline imposées par les clercs. Mais s'agit-il d'une rupture ou de la contestation d'une tutelle ? d'une prise d'autonomie ou d'une sortie du christianisme de l'histoire ? Ces questions encore en suspens posent à leur tour celle de la possibilité ou non d'un pouvoir "partagé" entre clercs et laïcs (ces derniers désormais éduqués et instruits comme ils ne l'ont jamais été dans toute l'histoire de l'Eglise), un pouvoir "partagé" entre le ministère sacerdotal et le sacerdoce commun des fidèles. Ces paroles du pape ne sont pas une simple admonestation. La curie et ses partisans l'ont compris au premier mot. Mais il se trouve que nous partageons (fraternellement il va sans dire) leur sentiment des enjeux en cause. Nous avons compris les mêmes choses les uns et les autres.

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Je comprends un peu votre réserve, mais il me semble que vous même hésitez entre l'approbation et la gêne, à propos de cette diatribe. Quand la correction fraternelle ne donne rien, que fait-on? Prendre à témoin la communauté toute entière, c'est quoi? La communauté à prendre à témoin, c'est qui? La curie, seule? Le corps épiscopal, seul? Ou bien tous les chrétiens? Et comment fait-on pour prendre à témoin la communauté croyante toute entière, sinon parler devant le monde?

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Ah, "l'esprit du monde"! Expression magique souvent assénée du haut de chaires dans mon enfance puis moins souvent mais avec force et assurance, au micro de l'ambon. Cette expression sent l'encens des rois, c'est à dire hypocrisie de pouvoirs qui s'enrobent de misérables vérités et invitent les braves gens à trembler de peur en les assurant que, s'ils font pénitence, ils bénéficieront de leur bienveillante indulgence. Ce truc est usé jusqu'à la corde. Qui a fait semblant de méconnaitre durant un gros demi-siècle des comportements comme ceux d'un Maciel par exemple, des errements financiers et autres comportements plus que douteux? Qui a nommé des évêques et cardinaux d'un type si univoque que 90% de l’Église en France a dédaigné l'institution dans les pays qui sont en avance en matière de sécularisation et que d'autres s'efforcent de rattraper à marche forcée (Pologne, Espagne, ...)? Qui ne bénéficie plus de l'appui -fragile d'ailleurs- que de pouvoirs politiques qui flirtent avec l'extrême droite? Pour que cette institution puisse, sans faire rire les foules, se prétendre être non pas l’Église, mais de l’Église, elle a du chemin à faire, c'est à dire reprendre et rattraper à marche forcée le temps perdu depuis le dernier concile. C'est, à ce que j'ai compris la mission confiée à l'évêque de Rome par le collège des cardinaux -presque unanime hormis quelques divas d'ancien régime qui n'ont rien compris- que de commencer à redonner de la confiance en l'esprit du monde qui n'a pas que de mauvais côtés et qui a besoin d'un coup de main pour mettre en valeur ses bons côtés. La confiance en le bon esprit du monde est ce qui manque le plus.

Claudine ONFRAY

j'entends bien

mais cela fait à mon échelle plus de 50 ans qu'ils sont sourds et complètement dans leur bulle !
il faut être un peu éloigné du coeur de l'institution pour l'ignorer.
il y a un moment où ne rien dire tue spirituellement de nombreux baptisés , sans parler des clercs.
quand il y a censure ( y compris aux assises de la santé à Lourdes ) délation ..........
quand au sein d'un presbytérium la parole vraie ne peut plus être dîte sans menaces et exclusions ou mise à l'écart ou même simplement mépris .

je comprends qu'il puisse ne plus le supporter. La soignante sait par expérience que les plus raides, les censeurs sont assez souvent pas d'une innocence parfaite et je suis très en dessous de la réalité en le disant de façon aussi soft.

on peut parler de la famille quand on n'a jamais eu une seule journée une famille nombreuse à gérer sans aides.
on peut bâtir une théologie du mariage dans l'abstrait c'est trop facile .
ils disent mais ne font pas, n'écoutent même pas une seconde .Là je défends autant le clerc lambda que le baptisé de bonne fois .

on se pose la question de l'Evangélisation , elle commence par se mettre à l'écoute des personnes dans leur vie réelle, aujourd'hui.
Si on souhaite annoncer au monde c'est au coeur, avec humilité et tendresse , pas au dessus .

Christine PEDOTTI

Sans doute n'aimerez -vous pas F. Jean-Christophe que je vous propose de vous reporter à la citation qui est faite ci-dessus du sociologue JL Schlegel. Les cathos d'en bas ne se sentent guère visés et comme d'habitude, le discours clérical les pointe du doigt, eux, les malcroyants, le monde… alors pour une fois que les coups tombent sur "les princes qui nous gouvernent"… on trouve ça plutôt bien. Et c'est vrai qu'on ne se sent pas vraiment visés. Est-ce que vous, vous l'êtes?
Et puis, dites-moi, dans l'Évangile, c'est bien connu, Jésus prenait des gants avec les hommes de religion, il les morigénaient en privé, jamais devant les foules…

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"Le silence aurait été préférable [...]"
Préférable pour qui ? Personnellement je constate autour de moi qu'il y a un nombre conséquent de croyants ET de non croyants qui disent "enfin ! ça fait longtemps qu'on attendait un pape comme ça !". Je ne sais pas ce que cela donnera dans les mois à venir mais il y aura un avant et un après ce discours : je n'imagine pas la Curie retourner bien au chaud dans ses errements et ses compromissions. Je vois comme une cassure salutaire qui empêchera tout retour en arrière.
Quant à la façon de procéder du Pape, lorsque j'ai lu son discours, j'ai entendu en arrière-plan "Malheur à vous scribes et pharisiens... etc.". Jésus n'est pas allé voir discrètement chacun de ses opposants afin de les convaincre de changer de comportement, il s'est mis en danger, mais il fallait que la vérité soit dévoilée aux yeux de tous.