Divorcés-remariés

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Divorcé remarié je suis et lorsque je me trouve à une cérémonie et que j'ai envie de m'approcher de la communion je le fais personne autour de moi le sait.

D'autre part j'ai fait communier ma fille trisomique et autiste alors qu'elle n'a pas eu les cérémonies de petite communion et grande communion. J'estimais tout simplement que cette jeune femme de 31 ans pouvais accéder à cette agape puisqu'elle aussi est créée à l'image de Dieu.

Amicalement

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serais guéri ».

J’entends cette phrase à la messe, mais il me semble que sa signification n’est pas entièrement perçue par l’Eglise elle-même.

Il existe au sein de l’Eglise « moderne » une profonde injustice.

En effet, je suis divorcé, remarié. Ne valait-il pas mieux se séparer que se déchirer et ainsi être en situation de péché permanent ?

Je suis catholique, mon épouse également. Elle est pratiquante depuis toujours, a fait le catéchisme et s’occupe de l’Aumônerie à présent. Elle fait partie de la Sté de St Vincent de Paul. Elle est auxiliaire de vie et sa foi la guide dans ce métier difficile.

Mes deux fils ont été servants d’Autel et le plus jeune jusqu’à l’âge de 19 ans… Il est Vincentien également.

Pour ma part, je suis Président de la Sté de St Vincent de Paul, Département de l’Eure. J’ai participé à de multiples actions dans mon ancienne Paroisse (trésorier de la Paroisse, responsable et organisateur de la kermesse paroissiale, chef de chœur d’une chorale d’enfants, etc….). Je suis également chariton depuis 2 ans.

Notre fil rouge est le combat contre la solitude sous toutes ses formes.

Mais voilà, qui se soucie réellement de NOTRE forme de solitude ?

Mon épouse n’a pas pu accéder au sacrement du mariage, même pas une bénédiction. Elle ne peut pas communier, au même titre que moi, elle pour qui Dieu a toujours été présent et qui n’a commis que la faute de se marier avec un divorcé.

Chaque célébration, nous sommes contraints de nous pousser pour laisser les personnes qui désirent communier ; certains habitués qui nous connaissent mais qui ne savent pas tout, nous regardent avec interrogation. D’autant plus que mon épouse fait l’Aumônerie !

Que peut devenir la Foi sans la communion ? Nous devons souvent entendre ce genre de question lors d’Homélies.

Pourquoi dans un monde qui se modernise sans cesse, l’institution Eglise ne se remet-elle jamais en question ? Dans nos pays « modernes » les églises se vident, il ne faut pas se leurrer. Que l’Eglise continue à ignorer les réalités de ses fidèles et bientôt les églises fermeront…

En mon nom personnel (et cela n’engage que moi), je suis dégouté depuis pas mal de temps de ce système d’exclusion, qui ne va certainement pas dans le sens de la parole du Christ. Heureusement que nous arrivons à garder notre Foi en Dieu et dans le Christ ; reconnaissent-ils encore leur Eglise ?

J’avais écrit ce genre de lettre dont j’ai repris certains points à Jean-Paul II, sans réponse évidemment. J’avais eu une réponse et une réaction très humaine de Monseigneur DAVID à qui j’avais écrit en second.

Le Pape François semble se poser des questions à propos de ce grave problème. Puisque vous avez demandé notre avis sur celui-ci, je vous le livre par ces lignes.

Je me suis toujours dit (ou espéré) que je pourrais servir une grande cause humaine. Si ce plaidoyer pouvait apporter un changement important à la cause des divorcés-remariés et de leurs conjoints, je pense que j’aurai servi à quelque chose sur cette Terre.

Merci de votre lecture.

Philippe BERTHE

 

d) Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière ? Ils en sont conscients ? Manifestent-ils simplement de l’indifférence ? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements ? OUI

e) Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements?

PERMETTRE DE RECEVOIR CES DEUX SACREMENTS QUI SONT INDISPENSABLES POUR UN CHRETIEN.

f) La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si oui, sous quelles formes?

C’EST UNE FAUSSE SOLUTION QUI A MON SENS EST UN GRAVE MENSONGE FAIT  A LA REALITE DES DEUX DIVORCES. DE TOUTES FACONS, LE FAIT DE DEVOIR LES REMETTE D’ACCORD POUR DEMANDER CETTE NULLITE RISQUE DE REMETTE EN ROUTE UN (MAUVAIS) FEU QUI ETAIT ETEINT.

DONNER UNE SECONDE CHANCE C’EST JUSTE LA MOINDRE DES CHOSES DANS UNE RELIGION…

 

Bonjour,

Jai lu votre lettre avec tristesse, et je me permets de vous apporter simplement mon témoignage, en tant que divorcée et remariée depuis tout juste un an.

A la suite de mon divorce j'ai vécu seule pendant plus de 20 ans. J'avais retrouvé une vie de foi et d'engagement dans une communauté chrétienne, et je m'accomodais plus ou moins bien de la solitude, lorsque j'ai rencontré un homme veuf, avec qui j'ai senti qu'un chemin était possible.  Nous partagions nos valeurs, notre foi, lui-même ayant ancré sa vie sur le Christ, et nos engagements au service des autres. Pour vivre notre amour en vérité, nous avons choisi de le vivre au grand jour, et de témoigner de notre engagement  auprès de nos familles, nos amis, et particulièrement  les membres de notre paroisse dans laquelle nous sommes fortement impliqués.  Nous nous sommmes donc mariés civilement, puis nous avons  partagé un temps de fraternité et de joie dans notre église. Notre curé nous a accueillis, accompagnés, bénis...  il était clair pour tous qu'il ne s'agissait pas d'un simulacre de mariage religieux, mais de concrétiser notre engagement à nous aimer dans la durée, sous le regard de Dieu et en présence des autres, croyants ou non. 

Alors, cela n'aurait pas de sens pour nous de renoncer à communier au Corps du Christ, qui n'est "pas venu pour les bien-portants mais pour les malades" et d'accepter cette exclusion que l'Eglise voudrait nous imposer. Nous allons à la messe chaque dimanche, et chaque dimanche nous participons à l'Eucharistie, sous le regard de ceux qui nous connaissent, nous aiment et se réjouissent de notre bonheur. Nous sommes intimement convaincus que Dieu est présent dans notre amour, et que le Christ se donne à nous, comme aux autres.

Voilà ce que je voulais vous dire...

Fraternellement en Jésus-Christ.

 

 

Face aux divorcés remariés, l’Eglise catholique adopte, depuis des siècles,  une posture héritée d’une tradition millénaire. Or en raisonnant logiquement, on a tout lieu de penser que la doctrine catholique du mariage est obsolète et que par conséquent, un « aggiornamento » du mariage catholique s’impose.

Souhaitons donc qu’à la faveur de cet « aggiornamento », l’Église ne se limite pas à recommander la seule bienveillance à l’égard des divorcés remariés, sans plus, mais qu’elle insuffle, à l’avenir, une toute nouvelle dynamique à leur égard qui soit enfin plus digne de Jésus-Christ et plus fidèle à son Évangile.

Bonjour,

 

En tant que médiatrice familiale j'accompagne de très nombreux couples qui viennent demander de l'aide, dans leur séparation. C'est une grande souffrance de prendre cette décision, un vrai séïsme famial et personnel. Pour la plupart ces couples ont pris le temps de la réflexion, ont essayé de faire autrement, mais la vie commune dans un contexte conflictuel est destructrice et peut amener à la "haine " de l'autre. Et les enfants dans tout cela? Ce sont des victimes, non pas du divorce mais du conflit persistant.

Je suis croyante et investie dans ma paroisse; avant de prendre la décision de faire cette formation j'ai fait le parallèle avec les écrits de la Bible. La finalité du travail avec les couples, c'est de les aider à apaiser leurs conflits, à leur permettre de continuer à se respecter en tant que personne et surtout de parents,  a trouver des accords communs dans leur intérêt et celui des enfants.  Je trouve que c'est tout à fait en accord avec ce que nous demande Jésus .

Lorsque j'ai l'occasion de participer à des formations et que ce sujet arrive dans la conversation, mon positionnement me fait passer pour un "ovni" Certains prêtres (surtout les plus jeunes) m'ont répondu : "Chère Madame, il y la communion d'intention !" J'étais attérée par cette réponse et je leur ai demandé si" l'intention" dans certaines situations de survie - surtout pour les femmes - était suffisante comme réconfort ? Car il est parfois question de "sauver sa peau" et la seule solution est de prende ses enfants et de fuir.

J'espère qu'au synode sur la famille, ces situations seront prises en compte et que la communion pourra officiellement être autorisée, pour les divorcés-remariés.

Merci de m'avoir permis de donner ma position, en espérant qu'elle interpellera d'autres personnes.

 

 

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