« Jeûne eucharistique » pour soutenir le synode sur la famille

Pour soutenir et accompagner le temps de travail, de réflexion et de méditation auquel les catholiques sont appelés pendant une année avant la reprise du synode pour la famille à Rome, Anne Soupa et Christine Pedotti entrent dans un « jeûne eucharistique ». Elles entreprennent cette démarche à titre personnel, sans que la Conférence soit engagée.

Pendant l’année qui vient elles s’abstiendront volontairement de recevoir la communion eucharistique, tout en continuant à participer à la messe.

Par ce geste elles manifestent leur communion avec tous ceux et celles qui, conformément aux règles actuelles en vigueur dans l’Église catholique, sont exclus des sacrements. Leur geste n’est pas une revendication mais un acte spirituel, une forme de prière d’offrande pour que Dieu éclaire son Église.

D’ores et déjà, quelques personnes, Claudine Onfray, Jean-François Bouthors, Jean Garnier, ont manifesté leur intention de se joindre à elles, soit comme elles s’y engagent, dans un jeûne total, soit dans certaines occasions. Cette décision est laissée à la conscience de chacun. Dans les jours qui viennent des badges seront imprimés sur lesquels on lira :

« Je suis en communion avec mes frères et sœurs divorcé-e-s remarié-e-s et homosexuel-le-s »

 

Qu’est-ce qu’un jeûne eucharistique ? Formellement, il s’agit, alors qu’aucune règle du droit de l’Église ne nous en empêche, lorsque nous irons à la messe, de ne pas recevoir la communion eucharistique (l’hostie qui pour les croyants est le Corps du Christ). Pourquoi le faisons-nous ? Il est à la fois question de nourriture et de communion. Nous allons jeûner au sens où nous allons volontairement nous priver de nourriture. Les traditions religieuses ont coutume de penser que le jeûne volontaire (de nourriture) est un acte de préparation spirituelle. Il donne faim (physiquement) et mime pour celui ou celle qui le fait la faim spirituelle. Le jeûne met en état de vigilance, de désir. Cette privation volontaire, ce jeûne peut donc être compris comme un acte spirituel. Dans la communion eucharistique nous absorbons physiquement une nourriture (l’hostie), qui est pour les croyants une nourriture spirituelle. Mais cet acte produit aussi une communion du croyant avec son Dieu (Jésus-Christ) et une communion entre tous ceux qui y participent. En mangeant l’hostie consacrée, Corps du Christ, nous sommes incorporés au Corps mystique du Christ qui est l’Église, c’est-à-dire, tous les croyants convoqués et rassemblés par Dieu pour le louer et le célébrer. Par la communion eucharistique, nous devenons ce que nous recevons. Nous recevons le Corps du Christ sous la forme du pain (de l’hostie) et nous devenons le Corps du Christ, son Église.

Mais d’autres sens s’ajoutent. Cette communion nous unit aussi dans le temps à tous ceux et celles qui sont « admis » dans le Corps du Christ à travers les âges, c’est ce qu’on nomme la communion des saints. La communion eucharistique a donc un caractère cosmique. Elle nous unit à Dieu, et nous unit les uns aux autres à travers le temps et l’espace. À quoi il faut encore ajouter que dans la mesure où elle est communion au Corps du Ressuscité, elle est comme une participation (ou un avant-goût) du banquet final de l’humanité, ses noces définitives avec Dieu à la fin des temps (vision dite eschatologique – qui concerne la fin des temps). On parle de présence réelle de Dieu, ce qui signifie que Dieu est vraiment là, dans le présent de nos vies : dans la communion eucharistique, le présent et l’éternité se confondent. Dieu est dans le présent et nous sommes dans l’éternité.

La prodigieuse pluralité des sens de la communion eucharistique – pluralité et ampleur que sans doute nous saisissons fort médiocrement à chaque fois que nous communions – suffit à monter à quel point le fait de ne pas admettre certaines personnes à la communion eucharistique fait violence aux sentiments profonds et à la foi des croyants.

Rappelons que le prêtre invite à la communion eucharistique par les paroles suivantes : « Heureux les invités au repas du Seigneur. » et que le prêtre communie en murmurant les mots suivant : « Que la communion au Corps et au Sang du Christ nourrisse en nous la vie éternelle ». Paroles qui valent pour tous ceux et celles qui vont s’avancer pour recevoir l’hostie.

Alors pourquoi décider de ne pas communier pendant environ une année, c’est-à-dire jusqu’à la conclusion du synode de la famille ? Et bien pour entrer en communion avec tous ceux et celles qui sont exclus de ce repas au motif que leur situation matrimoniale et familiale n’est pas conforme aux règles. En effet, la règle actuelle de l’Église ne connaît pour l’exercice de la sexualité que le mariage d’un homme et d’une femme « ouvert à la procréation », c’est-à-dire n’usant d’aucun autre moyen de régulation des naissances que l’abstinence pendant les périodes de fécondité. Toute autre situation est considérée comme une situation de péché. Oui, telle est la règle aujourd’hui. Dans les faits, seuls les divorcés remariés qui sont considérés comme des pécheurs, en termes stricts, des adultères, sont interdits d’eucharistie. Leur premier mariage est toujours considéré comme valide et leur nouvelle union les met en état de péché permanent (le droit canon dit « obstiné »). Ils ne peuvent pas se confesser car ils ne peuvent pas se repentir et manifester l’intention sincère de ne pas retomber dans leur péché. Évidemment, les unions homosexuelles stables (aujourd’hui, les mariages de personnes de même sexe) tombent d’évidence sous le coup de la même condamnation.

Or, chacun sait que chaque situation humaine est unique. Pourtant on met dans le même sac, tel qui a abandonné sont foyer sans se retourner et tel qui a épousé un ex-conjoint lui-même abandonné et avec lequel il a construit une relation stable et confiante depuis des années… Les exemples sont multiples, or la règle telle qu’elle est ne fait pas de détail. Elle ne connaît aucun caractère progressif ou graduel, seulement le tout ou rien.

C’est cette impasse qui a été l’un des sujets de la première étape du synode sur la famille. Pour sortir de cette impasse, certains promeuvent ce qu’ils nomment « la communion de désir », qui consiste à s’unir d’intention à la communion eucharistique sans y participer réellement. Cette solution qui nous semble bien piètre, mais nous allons l’expérimenter puisque nous allons accepter volontairement de nous mettre dans cette situation.

Nous pensons que l’exclusion « de fait » de nombreux membres de l’Église est une grave souffrance non seulement pour ceux et celles qui sont exclus mais aussi pour l’Église tout entière qui est comme mutilée, blessée par cette exclusion qu’elle pratique sur elle-même. En partageant le sort de nos frères et sœurs exclus, nous voulons entrer en communion avec ce corps blessé dont nous croyons qu’il est aussi le Corps du Christ.

Ce que nous manifestons, c’est aussi que la communion eucharistique n’est pas un acte privé, une sorte de soliloque entre le croyant et son Dieu mais un acte qui est célébré et dans lequel toute la communauté, toute l’Église est engagée. C’est donc la souffrance de ce Corps blessé que d’une certaine façon nous revêtons à travers ce jeûne. Nous le vivons comme une prière adressée à Dieu pour qu’il éclaire ceux qui ont la responsabilité de faire vivre la communion, les évêques et le pape, lors de la prochaine étape du synode.

En termes concrets, lorsque nous irons à la messe, au moment de la procession de communion, nous nous avancerons vers le célébrant les mains croisées sur la poitrine et demanderons sa bénédiction. C’est le geste que font les petits enfants qui n’ont pas encore l’âge de communier et que certains prêtres recommandent aux divorcés remariés. Notre geste est bien un jeûne, pas du tout une grève (du genre des grèves de la faim) dans la mesure où nous ne demandons rien à personne sinon à Dieu dans la prière.

Plus d’informations.

 

Christine Pedotti et Anne Soupa

 

 

Photo: 
Eucharisitie
Credit photo: 
Jacques Joseph-CCBF
Catégorie: 

Commentaires

Visiteur

Je découvre votre démarche un an après le début . Je l'ai trouvée aujourd'hui par hasard sur un moteur de recherche en écrivant "jeûne eucharistique".
Je cherchais des éléments de réponse à cette démarche que j'ai fait spontanément il y'a un mois écoeurée de ce qui se vit localement là où je vis. En effet, je ne me retrouve pas dans la manière dont est présentée l'Eucharistie tant aux enfants, aux parents et aux paroissiens par notre curé. Et les conclusions du synode m'invitent à poursuivre cette démarche.
Alors merci pour ce long article qui me rejoint notamment sur le sens de l'Eucharistie. Je me sens moins seule . C'est affreux les sacrements sont sacralisés à outrance et on en oublie la profondeur et même plus bassement matérielle leur utilité à savoir nous nourrir, nous donner des forces , nous laisser aimer et nous laisser rejoindre par le Christ et nos frères et soeurs.
Merci à Chritine , à Anne et à tous ceux qui écrivent sur ce site. Vos articles sont de qualité et réfléchis, mûris.
Une précision : je suis adhérente depuis 6 mois à la CCBF

Fraternellement

Claudine ONFRAY

MERCI
des hommes et des femmes osent dire que cette omniprésence du discours du magistère sur le bien ou le mal de la vie sexuelle des couples en 2014 est absurde, ridicule et sans intérêt , cette sexualité contrôlée par des célibataires masculins .
Cette certitude de posséder la Vérité dans ce domaine quand l'histoire a montré qu'ils sont tout aussi démunis devant leurs propres fautes est un barrage à l'annonce de l'Evangile.
Laissons les couples à leur conscience éclairée.
Soyons plein de bonté et d'humilité car la vie réserve à chacun des parcours imprévus.
Soyons à l'écoute pour aider, ne pas juger,ne pas parler de gradualité quand il ne peut en avoir .
Célébrons ce qui apporte joie , paix , ce qui relève.
Accueillons ceux qui souffrent sans leur faire subir un examen de passage.
Ne laissons pas dehors ceux qui croient au Seigneur, car l'Evangile a indiqué la voie ?

Visiteur

Voici ce que je viens de trouver :
"Prêtres au service de la chasteté conjugale et de la vie" sur le site :
http://www.methode-billings.com/sites/default/files/programme_journee_pr...

C'est moi qui fais du "mauvais esprit" ou c'est tout simplement complètement "décalé" ? Surtout quand je lis le contenu de cet atelier :
"La Régulation naturelle des naissances du point de vue de la femme
Le prêtre face aux sujets féminins.
La gestion par la femme de ses hormones, du désir sexuel. Comment vivre la charité
conjugale face à l’époux ?
L’attente d’une parole de la part des prêtres. L’importance de la direction spirituelle".

Visiteur

je n'ai pas pu suivre le lien….Personne (dans la hiérarchie) n'interroge cette notion de "nature". Il n'existe hélas, sauf ici, pas de débat permanent dans le catholicisme. En quoi la régulation prônée par les clercs est elle "naturelle"? L'abstinence est elle naturelle? Qu'est ce ue cette pseudo "loi de la nature" qu'il faut suivre, et où est elle écrite? S'il faut suivre la loi de la nature, alors, c'est la loi de la jungle…Nous pouvons aussi, comme certaines sectes, refuser les antibiotiques et les transfusions comme "non naturelles" et laisser mourir les gens…
Bref, on nous prend pour des imbéciles; et on prend les jeunes prêtres pour des idiots, à vouloir leur inculquer des choses pareilles! La gestion des hormones! parce que le désir, ce serait uniquement une question d'hormones???!!!! Je dois rêver, et vous aussi, sans doute….

Visiteur

Que le "diocèse de Versailles" propose à ses prêtres une formation conforme à l'enseignement de l'institution: normal. Que le Vatican invite cette semaine seize religions à un colloque sur le genre et la différence homme-femme, normal surtout si ce colloque a été initié par la Curie. Patientons deux ans encore sans mésestimer ce qu'observe avec art Jean-Marie Guénois dans "Jusqu'où ira François?", à savoir que la bataille est âpre entre une minorité (JPII, BXVI) puissante et riche au point de se croire légitimement majorité et la ligne Jean XXIII que réveille l'évêque de Rome (comme François s'appelle) ou l'antipape (comme l'appellent certains au coeur du système). Et JM Guénois de conclure: "François est parfois si las ... qu'adviendrait-il s'il se retirait?" Il n'aborde pas la question essentielle des "partis" au sein du collège électoral: évolutions par limite d'âge, décès et nominations. Une chose est claire pour JM Guénois, l'esprit saint habite le collège électoral plus que le peuple, ce peuple dont il parle peu et de manière pour le moins discutable.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/16/01016-20141116ARTFIG0...

Visiteur

@ Michelle
En ce qui concerne le lien, il faut le copier/coller.
Tout le contenu m'a prodigieusement énervée. Mais ce qui m'a mise hors de moi c'est le passage intitulé "le prêtre face aux sujets FEMININS ! Ils y connaissent quoi, rien normalement (hélas !), alors de quoi se mêlent-ils ? C'est la même chose pour les divorcés remariés : ils ignorent complètement à quoi ressemble une vie de couple.
Et dire qu'il y a des femmes pour accepter les "conseils" de ces prêtres !

Visiteur

Un document assurément instructif. Hé oui, la masturbation rend sourd et la contraception mène à l'avortement... A noter : ce sont les femmes qui font la cuisine, pendant que les hommes discutent des moyens de préserver leur chasteté (celle des femmes, bien entendu). Grotesque.
Mgr Vingt-Trois l'a rappelé dans le compte-rendu qu'il a fait au dernier synode : ce ne sont pas seulement les divorcés-remariés ou les homosexuels qui sont exclus de la communion, mais tous ceux qui ont pratiqué une contraception non autorisée et ne s'en sont pas confessés auparavant. Un bon nombre de catholiques, qui n'avaient jamais eu l'impression de commettre un péché, sont donc excommuniés sans le savoir.
Quant à moi, je ne parlerai de ma sexualité en confession que lorsqu'il y aura des femmes prêtres.

Visiteur

@MFM
"Quant à moi, je ne parlerai de ma sexualité en confession que lorsqu'il y aura des femmes prêtres"…
Vraiment ?
Pour ma part, même s'il y avait des femmes prêtres, je ne parlerai pas de ma sexualité en confession !…
Pour une raison très simple : la seule question qu'il faille se poser, à mon sens, pour recevoir le sacrement de réconciliation, c'est : "Où en suis-je par rapport aux plus grands commandements ? Celui de l'amour de Dieu, l'Unique à aimer de tout son être, et celui de l'amour du prochain, à aimer comme soi-même ?"
Et pour moi, la réponse ne passe pas par l'examen de ma sexualité !…

Visiteur

Heureusement, Monique, toutes les discussions sur ce site ne tournent pas à l’empoignade !

Il me semble que parfois, par honnêteté et souci d’équité, notre modératrice laisse trop de latitude aux trolls. L’agressivité n’est pas nécessairement frontale, elle peut prendre la forme de la condescendance et de la langue de bois. Le résultat est le même : polarisation du débat, et polémique dont personne ne sort grandi. Quand on ne ressent pas une volonté sincère de dialogue, il vaut mieux couper court, très vite.

Mais cet exemple montre combien la décision courageuse de Christine, Anne et les autres peut être mal comprise dans une institution aussi hiérarchisée et qui ne semble pas sortie de l’ère féodale.

D’autre part, tant que ce «jeûne eucharistique» reste minoritaire et relativement ignoré, il ne peut être efficace que dans l’ordre de la réversibilité des mérites.

Peut-être faudrait-il y ajouter une initiative qui touche davantage de personnes et soit médiatisée : par exemple une journée où l’on distribuerait des badges à l’entrée des églises. Ces badges ne feraient pas allusion directement aux divorcés remariés et aux homosexuels, mais reproduiraient une citation de l’Evangile illustrant le fait que la table du Seigneur est ouverte à tous, ou que l’esprit est plus important que la lettre. Ceux qui les acceptent seraient libres de communier ou non.

Une telle journée devrait être bien préparée en amont, avec distribution des tâches, formation d’équipes, information des paroisses. Cela demanderait du temps, du travail et dans certaines paroisses une bonne dose de courage, mais il est temps que les catholiques progressistes sortent d’une quasi-clandestinité.

Visiteur

Bonjour à tous, c'est la première fois que je suis en contact avec la CCBF parce que j'ai signé la pétition de soutien à notre pape François.. et je suis sidérée par certains échanges.. Je n'y perçois que jugement, interprétation en tout genre, et impossibilité de dialogue et d'écoute.. Je suis déçue... Le pape François ouvre les fenêtres... Prenons le temps de respirer le bon air qui vient nous rafraîchir, au lieu de rester dans le "moisi obstiné".

Visiteur

Un jour au catéchisme un tout petit enfant se trompe et dit : " Jésus a pris son corps et a dit : << prenez et mangez , ceci est mon pain donné pour vous >>...

Ainsi en renversant la phrase de Yeshoua on la comprend beaucoup mieux ...!

Yeshoua a fait de sa vie du " Pain de Vie " et il n'a pas cessé toute sa vie durant de donner , d'être dans le mouvement du don , d'être dans le mouvement d'un cœur qui aime et qui comprend...
Le même soir il a dit << Ma vie nul ne la prend , c'est moi qui la donne >>
Ainsi , il a toujours pris dans ses mains toute sa Vie , sa Vie de chair et de sang , cette façon unique d'être " Je Suis " et d'entrer en relation avec tous les êtres , et également cette façon essentielle d'être en relation de communion avec la Source , l'Origine de tout ce qui vit et respire qu'il appelle Père ...
En disant ceci est mon corps " Pain de Vie " c'est tout cela en quelque sorte qu'il met sur la table : cette connaissance , ce cœur vibrant et aimant , cette intelligence ,cette patience et tolérance , cette vie d' amour ...
Et il donne , il donne sans compter : il donne a ses disciples ; il nous le donne à nous tous a chaque instant " en Esprit " dans l'Ici et Maintenant ...

Ce pain qu'il partage dont il veut que nous soyons nourris , c'est toute sa Vie ...
Cette Vie Essentielle qui ne fait qu'Un avec l'Essence même de Dieu , qui ne fait qu'Un avec l'Origine , avec la Source ...
Et c'est ce que nous révèle Yeshoua : quelque part Dieu , l'Origine , la Source , le Père est vivant au cœur même de notre Être en une Source de communion avec les autres , avec la création toute entière , avec soi ..
Notre essentiel ne fait qu'Un avec l'essence Divine , avec le monde de la communion...
Et s'Il a vécu tout cela c'est pour qu'à notre tour nous le vivions aussi ...<> ( Jean 17- 24)

Ainsi nous pouvons beaucoup mieux comprendre cette parole mystérieuse :<< De même que je suis vivant, par le Père qui est la Vie , celui qui se nourrit de Moi vivra par Moi .>> ( Jean 6 - 57)
Yeshoua a fait de toute sa Vie du pain pour nos vies , et ainsi , grâce à un tel Enseignant , en travaillant dans le cœur profond la reliance fraternelle, nous pouvons devenir à notre tour du " bon pain de vie " les uns pour les autres
Lors de la Sainte Cène Yeshoua agit " par Amour et dans l'Amour " , afin d'organiser un repas de communion pour ses amis ...
Un repas pour faire grandir l'amour , le respect , la tolérance , la fraternité au sein de ses disciples ...
Ainsi au moment du grand danger , au moment de la trahison et de la blessure , il ne fuit pas , il ne répond pas par la violence ou l'exclusion mais au contraire il propose un geste immensément fraternel qui célèbre et fait honneur à l'humanité qu'il a toujours défendue ...

Yeshoua reste fidèle , fidèle a ses enseignements , fidèle à la Source qui le fonde et ainsi il crée inlassablement les conditions pour pour que la Vie et l'Amour se donnent et s'épanouissent ...Et ceci pour chacun , chacune d'entre nous ...
Et nous , nous sommes de cette même famille en Christ : " Esprit et mouvement d'Amour qui se donnent ..."
Invitation à l'introduction dans le royaume de prêtres ...
Oui , nous sommes tous des " souverains pontifes ", nous sommes tous capables de faire le lien , le pont , entre la terre et le ciel , entre le crée et l'incréé , entre le fini et l'infini ...Proposition " d'un sacerdoce universel " qui enseigne et qui exprime que nous pouvons tous vivre en reliance , en proximité avec l'Origine sans avoir forcément besoin de l'intercession de qui que ce soit ou de quoi que ce soit ...

Oui comme elles sont courageuses ces femmes qui combattent toutes ces raideurs , ces pensées sclérosées et ces doctrines...
Elles osent se lever pour leurs frères et sœurs en humanité et dépasser le regard institutionnel...
L'enseignement de l'Évangile échappe sans cesse aux organisations et aux institutions humaines ...
Aucune Église n'est propriétaire de la communion , ni détentrice d'une vérité ...

Le Christ c'est la Vie , et cette vie n'est pas réservée à quelques uns ...
La bonne nouvelle , la grande nouvelle , l'incroyable nouvelle , ( que sonnent tambours et trompettes !! ) ; c'est que nous sommes tous appelés à devenir des vivants , des communiants ...

<< Je suis le Pain de Vie , je suis le Pain Vivant descendu du ciel ...Si quelqu'un mange de ce Pain , il vivra éternellement , et le Pain que je donnerai , c'est ma chair pour la Vie du monde >>...( chant de la liturgie orthodoxe lors de la communion )

Et encore en partage : Une amie juste de retour d'un séjour au village des pruniers me raconte que dans la salle des repas il existe une calligraphie dessinée par le maître enseignant de méditation en pleine conscience Thich Nath Hanh porteuse du message universel suivant : " Le Pain est le Corps du Cosmos ... "
Cela fait rêver n'est ce pas ...?
Vienne ce temps ....

Visiteur

Il ne s'agit pas là d'un jeûne eucharistique mais d'une abstention à la communion sacramentelle. Lorsque nous allons communier, nous sommes tous indignes de communier (Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir), cependant le Christ nous y appelle, ce qui ne veut pas dire que nous puissions aller communier indignement. Pour les personnes qui ne sont pas en mesure ou en état de recevoir sacramentellement la communion au Christ présent dans l’Eucharistie (personnes âgées, malades, divorcés remariés, homosexuels), l’Eglise encourage vivement la communion spirituelle qui permet de vivre une communion tout aussi forte au Christ Jésus par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité. La valeur de la communion spirituelle repose sur la foi en la présence du Christ dans l’eucharistie comme source de vie, d’amour et d’unité. Pour les personnes en état de recevoir sacramentellement la communion, se couper volontairement de l’Eucharistie tend à montrer l’incompréhension et la méconnaissance moderne de ce grand mystère qu’est l’Eucharistie. Comment faire de l’Eucharistie un élément de pression sur la sainte Eglise de Dieu, comment utiliser l’Eucharistie comme monnaie d’échange de nos revendications ? N’est-ce pas nier le mystère et la sacralité de la sainte Eucharistie pour n’en faire qu’un signe humain parmi tant d’autres ? « L'Eucharistie est source et sommet de toute la vie chrétienne (LG 11). La sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Eglise, c'est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque (PO 5) ». Il nous faut donc considérer l'Eucharistie:
- comme action de grâce et louange au Père,
- comme mémorial sacrificiel du Christ et de son Corps,
- comme présence du Christ par la puissance de sa Parole et de son Esprit.
« Il est conforme au sens même de l'Eucharistie que les fidèles, s'ils ont les dispositions requises, communient chaque fois qu'ils participent à la messe » (SC 55). La communion accroît notre union au Christ. Recevoir l'Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet: "Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui" (Jn 6,56). Ce que l'aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la Chair du Christ ressuscité, "vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante" (PO 5), conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au Baptême. La sainte Communion au Corps et au Sang du Christ accroît l'union du communiant avec le Seigneur, lui remet les péchés véniels et le préserve des péchés graves. Puisque les liens de charité entre le communiant et le Christ sont renforcés, la réception de ce sacrement renforce l'unité de l'Eglise, Corps mystique du Christ. L'Eglise recommande donc vivement aux fidèles de recevoir la sainte communion chaque fois qu'ils participent à la célébration de l'Eucharistie. S’en priver, c’est se mettre volontairement en danger. Se détourner de la communion est un mauvais moyen d’aider toutes ces personnes que vous souhaitez aider. Le but est charitable, chrétien, mais les moyens vous nuisent gravement. L’auteur de l’Imitation rappelle que tous les prétextes qui détournent de la communion sont de mauvais prétextes venant souvent du démon : « L’ennemi des hommes, sachant quel est le fruit de la sainte Communion et combien est grand le remède qu’y trouvent les âmes pieuses et fidèles, s’efforce en toute occasion et par tous les moyens de les en éloigner autant qu’il le peut… Il faut n’abandonner jamais la sainte communion à cause de ses attaques et des mouvements qu’il excite en nous. Souvent aussi l’on s’en éloigne par un désir trop vif de la ferveur sensible… Ne vous privez point de la sainte communion dès que vous éprouverez quelque trouble ou une légère peine de conscience » (Imitation, L. IV, C.10).
Alors, plutôt que de vous priver de ce trésor spirituel et de vous abstenir de communier, allez recevoir la sainte eucharistie avec dans le cœur le désir de Jésus pour la Rédemption du monde. Faites une communion consciente et pour porter votre cause, ne prenez pas des moyens humains mais confiez-vous à Dieu dans le jeûne alimentaire et dans la prière.

Visiteur

à Frank. Je n'exclus pas d'être particulièrement obtus. Cependant je comprends mal que l'on puisse à la fois dire que la communion entre nous est signifiée par le partage du pain signe de la présence réelle de Jésus parmi nous et refuser à certains sur des critères étranges parce que liées à un état de vie formel qui ne dit rien de ce qui est concrètement vécu, de pouvoir partager ce pain. Autre contradiction affirmer d'un côté l'importance de la réception et de la manducation du corps du Christ sous les espèces du pain et du vin et dans le même temps affirmer que la communion de désir équivaut à la communion eucharistique sacramentelle. Enfin l'existence de "conditions requises "pour recevoir l'hostie me parait en contradiction avec ce que par ailleurs l'Eglise affirme et qui est valable pour chacun d'entre nous sans aucune distinction possible"non sum dignus sed tantum dic verbo et sanabitur anima mea " .La discipline de l'église serait elle prééminente sur le contenu de la doctrine ? la doctrine serait elle en contradiction avec elle même? Il y a de quoi perdre son latin .

Visiteur

Pourquoi vouloir à tout prix détourner, par une argumentation culpabilisante, les intentions d'Anne et de Christine qui ont, dès le départ, qualifié leur démarche comme étant personnelle, n'ayant rien à voir avec une "grève", car ne se voulant pas revendicative, mais clairement de compassion et de communion avec nos sœurs et frères qui sont tenus éloignés de l'Eucharistie pour des raisons doctrinaires?
Personne, que je sache, n'est formellement invité à suivre cette initiative, que ce soit sur le fond ou dans la durée. Pour ma part j'envisage de m'y associer en signe de solidarité dans l'épreuve que leur impose l’Église, sur une période que je limiterai du début du prochain carême et jusqu'au Jeudi-saint.

Visiteur

Mon post n'a pas pour but d'être culpabilisateur, mais simplement de rappeler ce qu'est la communion sacramentelle et qu'on ne peut pas l ' instrumentaliser ou la désincarner de la sorte. La cause est certainement bonne,car ces deux dames en ont l'inspiration, mais le moyen pour supporter cette cause ne me Le semble pas. En s'abstenant volontairement de communier sacramentellement, elles se coupent volontairement de la communion au Christ. Je tiens à préciser que ce n'est pas l'Église qui leur impose cette épreuve, mais bien elles qui se l'imposent seules. L'Église, contrairement à ce qui a été dit dans certains posts, ne rejette personne. Elle accueille à bras ouverts tous les enfants de Dieu et les accompagne chacun où ils en sont. L'Église ne fait pas de la masse comme on voudrait la voire faire. Tous égaux dans le sens de tous au même niveau et tout va bien. Non, chacun arrive avec son histoire, ses joies, ses blessures, son espérance, et l'Église comme l'a fait le Christ, personnalise sont accompagnement et se met au niveau de chacun en fonction de sa situation pour l'accompagner au mieux sur le chemin du Christ. Alors pour soutenir ces personnes qui ne peuvent communier sacramentellement, mieux vos communier nous même en offrant nos communions à leurs intentions, et prier et jeûner alimentairement parlé, pour elles.

Visiteur

Désolé Franck, mais je pense d'autant plus être dans une démarche de compassion sans sevrage de l'Eucharistie car, comme vous le dites si bien dans votre premier post, j'aurai opté, comme nos frères et sœurs exclus - mais temporairement pour ce qui me concerne - pour "la communion spirituelle qui permet de vivre une communion tout aussi forte au Christ Jésus par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité".
Très fraternellement en Christ.

Visiteur

@Frank
"Mon post n'a pas pour but d'être culpabilisateur"…
Ce n'est peut-être pas son but, mais, de fait, il l'est !…
Ne serait-ce ceci, à la fin de vos propos :
"Alors pour soutenir ces personnes qui ne peuvent communier sacramentellement, mieux vaut communier nous même en offrant nos communions à leurs intentions, et prier et jeûner alimentairement parlé, pour elles."
On croirait entendre un père qui morigène sa fille : "plutôt que de te priver de dessert en solidarité avec ton frère qui est puni, mieux vaut manger le tien en pensant très fort à lui…"
Et c'est quoi : "offrir sa communion à l'intention de quelqu'un" ?
Il m'avait semblé qu'il s'agissait d'un repas.
On offre le fait de manger à l'intention de ceux qui n'ont pas de quoi manger ?…
Désolée, mais c'est du grand n'importe quoi !…

Visiteur

Chère Marie-Françoise, je suis consterné par ce que je lis. La communion sacramentelle, la sainte Eucharistie, n'est pas un simple repas, ce n'est pas un dessert dont nous pourrions nous passer en solidarité de quelqu'un qui en a été privé. La sainte Eucharistie est bien plus que tout cela et se résume dans le mot SACREMENT. Votre message montre votre méconnaissance de l'Eucharistie. Si certaines d'entre vous m'invitent à laisser mon catéchisme, à l'inverse, je vous invite toutes à le reprendre et à l'approfondir. Je ne veux pas sembler être moralisateur, ou juge ou tout autres qualificatifs que vous voudriez m'attribuer, mais peut être diriez-vous moins de bêtises en vous référant d'avantage à l'enseignement de l'Eglise. Vous souhaitant une bonne soirée, je vous assure de ma prière.

Visiteur

Désolée, mais je prétends avoir une connaissance de ce qu'est l'Eucharistie aussi approfondie que la vôtre, Franck.
Et je trouve pour le moins désobligeant que vous qualifiiez mes propos de bêtises !…
La seule différence, c'est que nous n'avons pas les mêmes sources.
Pour ma part, cette connaissance s'enracine sur les paroles de la prière eucharistique, qui renvoient aux textes des Évangiles synoptiques et à St Paul, textes que j'ai étudiés, y compris dans leur original grec, et auxquels chaque eucharistie me renvoie : ("Faites ceci en mémoire de moi…") !…
Et, aussi bien dans les paroles de la prière Eucharistique que dans les textes du NT, il est question d'un repas, de pain partagé, d'une coupe qui circule… et d'une action symbolique de Jésus qui dit le sens qu'il donne à sa mort qu'il sait imminente…
Le problème est que la théologie des sacrements telle qu'elle est fixée dans l'église catholique date du XIIIe siècle.
Elle est le fruit d'une longue réflexion qui culmine, pour l'eucharistie, avec Thomas d'Aquin, lequel a puisé dans les Écritures avec la culture humaine de son temps…
Pour donner un exemple, le recours à la transsubstantiation pour comprendre la parole de Jésus "Ceci est mon corps…" lors du partage du pain, ne pose pas de problème à cette époque, où les connaissances scientifiques sur la matière se limitaient à l'alchimie, savoir ésotérique s'il en fut ; il faudra attendre le XVIIe siècle pour y voir plus clair !…
Personne ne vous demande de laisser "votre catéchisme" (et d'abord lequel, de catéchisme ?… celui des questions-réponses du début du XXe siècle ?…) ; par contre, peut-être pourriez-vous être un peu plus curieux de la signification de ce qu'il contient !…

Christine PEDOTTI

Et bien voilà, Frank, là, vous vous sentez mieux; votre mépris éclate à chaque mot. Épargnez-nous au moins l'hypocrisie de votre prière.
Je crois que nous sommes au bout de l'échange que nous pouvions avoir, portez-vous bien.

Visiteur

Chère Christine, il n'y a aucun mépris dans mes commentaires à la différences des votre qui transpire parfois le militantisme haineux. Quant à ma prière, elle n'a rien d'hypocrite, elle est même évangélique et puisque vous aimez que l'on cite l'écriture, Jésus lui-même ne nous dit il pas qu'il serait bien trop facile d'aimer seulement nos amis et ainsi de ne prier que pour eux seuls, mais qu'il nous faut encore plus aimer nos ennemis (le mot ennemis est à entendre au sens large, c'est à dire toute personne qui s'opposerai à nous ou qui n'aurait pas la même vision des choses) et donc de prier également pour eux. C'est donc ce que je fais. Enfin un dernier mot pour dire que dans la majorité des messages que j'ai pu lire sur cette page, on sépare souvent le Christ et son message, de l'Eglise institution. Rappelons que l'Eglise c'est le Christ ! C'est lui qui l'a instituée pour poursuivre sa mission et c'est le Christ lui-même qui l'anime par son Saint-Esprit. Il se choisit des pasteurs, dont le premier est le Pape, et c'est à eux, guidés par le Saint-Esprit de prendre les justes décisions. Certes nous pouvons participer, nous laïcs, aux débats, mais toujours très humblement et nous n'avons pas à contester la gouvernance de l'Eglise. Chacun à sa propre vocation selon l'appel de Dieu et selon ses talents. C'est un sujet passionnant car en France nous aimons la contestation car elle nous fait nous sentir libre, cependant la vraie liberté n'est pas là, et souvent la contestation vient de nos passions que nous ne pouvons réfreiner et donc de notre manque de liberté vis-à-vis de ces passions. La société nous formate sans que nous nous en rendions compte et ne nous conduis plus par le juste chemin. L'Eglise reste droite et sur le juste chemin.

Christine PEDOTTI

Mon Dieu, est-il possible que vous confondiez l'Église, une communauté d'homme et de femmes "rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’il faut proposer à tous." et le personnel ecclésiastique et la machinerie institutionnelle?
Alors, oui, je sépare le Christ et son message de l'Église institution parce que je suis historienne et que je connais bien l'histoire de l'Église institutionnelle et qu'à des TRÈS rares exception près, la machinerie institutionnelle s'est conduite comme toute institution, préoccupée, d'elle même, autoréférenteielle, comme dit le pape François, et a même très souvent été un témoignage contre l'Évangile.
C'est bien parce que l'Église excède cette pauvre chose cléricale qu'elle est Corps du Christ et conduite pas l'Esprit.
Maintenant si vous voulez croire que Jésus a institué tout ce bazar, pourquoi pas, nous tous atteints de crédulité, et tous nous avons des hochets et des béquilles. Vous avez les vôtre, et moi les miennes, mais ne ce ne sont que les objets de croyance, rien à voir avec la foi.

Visiteur

Oui Franc, nous devrions être tous égaux devant le Christ... mais l'Eglise (institution) a décidé que certains pouvaient s'approcher de la table eucharistique et d'autres non, donc elle a décidé que nous n'étions pas égaux.
Pour ma part, et cela n'engage que moi, j'ai décidé d'aller plus loin que Christine et Anne. J'ai décidé de ne même plus rentrer dans une église quand s'y retrouve la communauté. Je me retrouve donc comme le pauvre Lazare de l'Evangile, qu'on laisse "dehors", qui doit se contenter des "restes" que les âmes bien pensantes lui donnent comme nourriture,puis prennent soin de refermer la porte sans laisser rentrer Lazare afin qu'il puisse se réchauffer et reprendre des forces à l'intérieur.
Je ne suis pas comme vous et je n'aurai sans doute pas 10/10 à mon interro de catéchisme.
Je peux juste vous dire que je me sens très profondément attristée de cette situation, cela demeure une grand souffrance... et tout en même temps, je me sens pleinement sereine. J'ai mis toute ma confiance dans le Christ et je demeure avec lui, pleinement, avec ou sans l'Eucharistie "sélective" que propose l'Eglise.
Et comme vous sembler surdoué en catéchisme, peut-être que vous pourrez nous redire pour qui les portes du Royaume se sont ouvertes? Lazare ou l'homme riche (de connaissances et de certitudes?
La démarche de Anne et Christine est très noble et très courageuse. Si vous ne comprenez rien, c'est bien dommage pour vous. Essayez donc de laisser tomber votre beau livre de catéchisme et relisez donc l'évangile "avec un cœur d'enfant", sa fraîcheur vous revivifiera sans aucun doute!

Christine PEDOTTI

Mais vos post sont insidieux, accusateurs, culpabilisateurs. Vous êtes celui qui sait et qui juge, en se drapant dans des autorités, mais qui juge, et durement.
Je ne vous connais pas mais je connais ce discours. Le catholicisme devient pour vous et ceux qui tiennent les mêmes discours, une grande machine à exclure afin de se retrouver enfin entre "gens de bien", partageant les même valeurs.
Mais le Jésus, que nous confessons Christ de Dieu, n'est venu ni pour établir une morale, un système de valeur ou même un système de croyance. Il est venu sauvé ce qui était perdu, les malades, les bancals.
Ceux qui savent où est le bien et où est le mal n'ont pas besoin de lui. Ils savent ce qu'il faut croire, ce qu'il faut faire… Grand bien leur fasse.
Ils sont dans l'Évangile: l'homme qui avait de grand biens, le pharisien de la parabole…
Le christianisme, tel que Jésus nous le montre, n'est pas une religion du savoir, des réponses, mais une rencontre de nos manques, de notre désir, de nos questions.
"Une seule chose de manque…" répond Jésus à l'homme riche. Tout est dans le manque, l'espace de notre réponse au désir de Dieu est dans le manque, pas dans le plein, sans l'incertitude, dans l'intranquillité. Même la "présence de Dieu " est une présence de l'absence car Dieu se dérobe, il ne se laisse pas saisir. Si vous croyez le saisir, si vous pensez détenir un savoir sur Dieu, alos c'est que vous aves saisi une idole faite de main d'homme.
Le christianisme est une "méchante" religion qui ne nous comble pas mais nous creuse. Votre discours montre que vous savez, vous avez les réponses, vous savez le catéchisme. Dommage vous passez à côté du désir.

Visiteur

Pardonnez moi chère Christine, mais vous vous placez seule dans la position de celle qui sait et qui juge. Je n'ai jamais prétendu savoir et encore moins eu l'audace de juger, de vous juger ou de juger ces personnes pour lesquelles vous refusez la communion sacramentelle. Je n'ai fait que rappeler l'enseignement de l’Église en m'appuyant sur le magistère. C'est là le devoir de tout catholique. Contrairement à ce que vous semblez penser, l’Église n'est pas contre vous ou contre ces personnes qui ne peuvent communier sacramentellement. L’Église, ou moi-même, puisque vous me mettez directement en cause, n'excluons personne, bien au contraire, L’Église, et moi-même en tant que laïc, accueillons chacun en essayant de comprendre sa situation unique pour l'accompagner du mieux possible.
Certes Jésus est venu sauver ceux qui étaient perdus, les malades, les boiteux, mais lorsqu'il les guérissait, n'oubliez pas de lire les paroles qu'il leur disait à tous : "... va et ne pêche plus". C'est cela que l’Église redit encore aujourd'hui en accueillant tous les enfants de Dieu, dans leur faiblesse, dans leurs blessures.
Je ne pense pas non plus saisir Dieu, cependant je me place sous l'autorité de l’Église, édifiée par le Christ lui-même, et je ne cherche pas à réinterpréter la religion, les écriture ou les dogmes pour me façonner une religion qui me convienne et qui me permette de vivre tranquillement dans ma faiblesse ou mes blessures. Je suis pleinement dans l’Église, sans la contester. Vous semblez vouloir guérir le "mal" sans en guérir la cause (je ne juge pas, c'est ici une impression). Pourquoi l’Église devrait revenir sur l'écriture et sur les paroles, très claires, de Notre Seigneur ? Ne vaudrait-il mieux pas chercher à comprendre et à guérir la société moderne ? Je ne rajouterai rien de plus, pour ne pas vous donner l'impression de savoir ou de juger, même s'il y aurait encore beaucoup à dire. Je me contenterai de prier pour vous et pour tous ceux que vous entrainez derrière vous, en offrant régulièrement ma communion sacramentelle pour vous. Respectueux hommages.

Visiteur

"Mais vos post sont insidieux, accusateurs, culpabilisateurs", je suis frappé par l'accueil fraternel et chaleureux que vous réservez à ceux qui " osent " exprimer un point de vue différent du votre, et par l'humilité qui vous caractérise toutes deux ( Anne Soupa et vous ).

Pour ma part je fais totalement confiance à L'Eglise et je vis la règle que nous donne St Ignace à la fin du texte des Exercices Spirituels , dans les règles " pour avoir le sens vrai dans l'Eglise". Je cite :

Treizième règle. Pour ne nous écarter en rien de la vérité, nous devons toujours être disposés à croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l'Église hiérarchique le décide ainsi. Car il faut croire qu'entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l'Époux, et l'Église, qui est son Épouse, il n'y a qu'un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c'est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu'est dirigée et gouvernée notre Mère la sainte Église.

J'attends et j'accueillerai les conclusions du synode 2015 telles que notre Pape François les développera , sans doute dans une nouvelle exhortation apostolique, dans une parfaite quiétude.

L'agitation à laquelle vous vous livrez toutes deux est parfaitement stérile.

Visiteur

Avec tout l'immense respect que je voue à Saint Ignace, et ma pratique personnelle des Exercices Spirituels, j'ose dire que si l'Eglise me dit que le Soleil tourne autour de la Terre, je ne la croirai pas.
Par ailleurs, si l'Eglise revenait un peu plus à l'Evangile au lieu d'être toujours en auto-référence sur les propos du magistère, ça irait peut être mieux.
Car, cher Frank, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il y a une hiérarchie des vérités, et l'Evangile prime sur le droit canon, la tradition et le magistère. Ou du moins, devrait primer, en toute rigueur théologique.
En tout cas, j'avais pris dans mon coin la décision de faire le même jeûne eucharistique , et je suis donc ravie que d'autres aient eu la même idée.
Quand au Christ Epoux de l'Eglise épouse, depuis que Vatican II a admis qu'il y avait une part de Vérité dans les autres Eglises, il faut se rendre à l'évidence: l'Epoux a des maitresses!!!! Ou bien, changer de modèle.

Claudine ONFRAY

Blanc ou Noir
vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes ridicule. La vie n'est jamais en blanche ou noir, aucun acte humain n'est blanc ou noir . Il est un chemin.Il est une rencontre, un dialogue.
ce que vous décrivez appartient au langage d'une secte

Quand les crimes pédophiles ont été enfouis c'était dans la ligne blanche bien sûr.
Quand on va contre son conseil éclairé fait de clercs on est dans la ligne blanche .
Quand on condamne Galilée , des théologiens, des scientifiques , des baptisés à perpétuité on est dans les rails .

ne citez pas dans les exercices ce qui datent un peu alors qu'ils font appel à la conscience éclairée , à la rencontre personnelle avec le Christ

Visiteur

"Pour ne nous écarter en rien de la vérité, nous devons toujours être disposés à croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l'Église hiérarchique le décide ainsi."

Un discours en droite ligne de la Corée du Nord (and Co) !
Terrifiant.

Visiteur

Franc et Philippe,
vous avez le droit d'avoir vos opinions. Vous avez le droit de préférer les dogmes, les droits canons, le grand catéchisme et autre , au vent frais de l'Evangile.
Moi-même, si j'essaye d'écouter avec attention ce que dit l'Eglise, si je le respecte, je n'oublie pas de placer le Christ avant toute chose cependant.
Vous affirmez avec force toutes vos certitudes mais finalement vous ne citez guère la Parole de Dieu.
Comme je ne suis pas aussi érudite que vous, pourriez-vous me dire dans quel évangile on voit le Christ en train d'imposer des dogmes, des droits canons, des magistères ou autre, à ses apôtres ainsi qu'à ceux qu'il rencontrait?
Je ne connais pas l'évangile par cœur mais il me semble qu'il y est souvent mentionné que le Christ partageait ses repas avec les pécheurs, les publicains (qu'est-ce qu'il semblait exaspéré les Pharisiens de son temps avec ça!!!)... Il paraît que même Judas a eu droit à une bouchée de pain offerte par le Christ lui-même lors de son dernier repas, juste avant de le trahir... Je me trompe? On n'a peut-être pas le même Evangile....

Visiteur

Grand merci Marie-Jeanne d'avoir exprimé cela ainsi. J'étais avant-hier avec un prêtre Franco-Suisse de l'Eglise apostolique Assyrienne de l’Est (foi de 425) qui n'a pas pu "faire affaire", dans les années 50, avec les jésuites. Pour lui Jésus a institué deux rites : l'eau du baptême et le repas mémoriel face à l'inéluctable condamnation. Franck et Philippe mettent le doigt sans le vouloir sur le dévoiement du sens de l'accueil de l'institution et de ses "meilleurs" (aristocrates) fidèles qui, a trop condamner et exclure pour préserver une "pureté" se mettent dans un entre soi incestueux et de plus en plus solitaire que semble confirmer la "masturbation" intellectuelle à laquelle certains s'adonnent. Cela est le contraire du sens de catholique -universel- selon les évangiles qui nous montrent un Jésus ouvert aux êtres et aux sociétés de son temps. Ce prêtre fit l'expérience de cette déviance congénitale, juste avant le concile, au grand séminaire jésuite de Montréal Canada. Il y était entré à 17 ans, sortant bac en poche de chez les Jésuites du Mans pour approfondir foi, savoir et méthodes. Ils se quittèrent, les Jésuites et lui quand il eut 21 ans, à cause du refus persistant de ses supérieurs d'entendre ses besoins (études, réflexions, échange) rendues impossibles par une surcharge d'activités de service demandée -c'est à dire imposées au sens ignacien- abrutissante (méthode des sectes). Pour compléter cet autisme, le directeur lui fit miroiter -pour plus tard- la direction du séminaire! 35 ans plus tard, après une vie professionnelle et familiale riches (plaies bosses joies service), il se sent de nouveau appelé. Il répond présent à cette minuscule Eglise. Il fonda et anima entre autre, en poursuivant vies professionnelle et familiale avec enfants, une fraternité œcuméniques de 100 personnes appartenant à 12 confessions (fruits de l'histoire temporelle et de l'aspiration au pouvoir), ordonna lecteurs, acolytes et diacres, maria des divorcés, ... Ses "maîtres": Khalil Gibran, Maurice Zundel, Louis et Marie Evely. Comme dit Christine le déficit de mouvements du cœur est tragique.

Christine PEDOTTI

Ah, mais bravo, Frank et Philippe, vous chassez en meute!
Vous avez raison vous êtes de bons et braves catholiques, bien obéissants, prêts à défendre la juste doctrine, la sainte Église, et l'honneur de Dieu.
Demeurez dans vos certitudes, vos bonnes consciences. Redites, encore et encore "Dura lex sed lex", et vous n'y êtes pour rien c'est la loi de Dieu. Votre système est autosuffisant, pas de faille, pas d'incertitudes.
Tant pis pour les "vrais gens", les cabossés. Ce qui est terrible c'est qu'à vous lire, on ne perçoit pas que vous ressentiez le moindre sentiment de compassion à l'égard de ces personnes, et pour tout dire, c'est ce qui m'étonne le plus.

Christine PEDOTTI

Très bien dit, Frank ! vous aurez 10/10 à votre examen de catéchisme. Maintenant, expliquez-nous un peu précisément, si la communion de désir (que nous pratiquons dans le jeûne) "permet de vivre une communion tout aussi forte au Christ Jésus par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité", pourquoi notre âme va être en danger, et Satan aux aguets, prêt à nous croquer toutes vive? Et si c'est la même chose, pourquoi la dite chose était-elle "interdite" à certain "en vrai" et autorisée "en désir"?
La vérité, voyez-vous, c'est que le système de pensée, l'arsenal dogmatique mis en oeuvre est absurde, et notre geste met en lumière cette absurdité.
Quant à en faire un moyen de pression laissez-nous rire! Quelle pression et sur qui? Le Saint Esprit? Allons!

Visiteur

Merci pour cette excellente note, je n'en espérais pas tant... Plus sérieusement, je trouve que votre action instrumentalise la communion eucharistique qui est un sacrement reçu de Dieu et qu'il ne vous appartient pas d'instrumentaliser de la sorte. Il y a là un aspect du militantisme purement humain, désacralisant toute chose divine. Erreur moderne ! Pour réponse je me contenterai de vous renvoyer vers ce lien dont l'auteur est un Père Dominicain et qui explique très bien la différence entre communion sacramentelle, communion spirituelle et communion de désir : http://www.novaetvetera.ch/pdf/articles/soujeole.pdf

Christine PEDOTTI

vraiment, Frank, j'adore votre lien. Bel exemple de langue et de pensée tordues. On ne coupe plus les cheveux en quatre mais en quatre cents. Si ce n'était pas aussi grave (l'exclusion des sacrements de prétendus "pécheurs obstinés" que rien ne peut réconcilier est une tel contre-témoignage!), on serait mort de rire.
Et le meilleur est pour la fin. l'auteur regrette "l'imprécision" des références magistérielles qu'il cite. Bref, les papes Jean Paul II et Benoît XVI se voient attribuer une mention passable en théologie. Pas de doute, votre dominicain, sous l'habit blanc de l'obéissance au magistère est sacrément gonflé.

Visiteur

" si la communion de désir (que nous pratiquons dans le jeûne) "permet de vivre une communion tout aussi forte au Christ Jésus par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité"

Eh oui, Christine, c'est la question que je me pose à chaque fois que l'on me dit que c'est "pareil"... Jusqu'à présent personne n'a été capable de me donner une réponse qui tienne la route.
Notez qu'il y en a même qui disent que dans certains cas la communion de désir a plus de valeur (!) que la "vraie" communion : voir la fin de l'article ci-après :
http://info.catho.be/2014/10/13/synode-les-impressions-de-mgr-leonard-ap...

Et personnellement, la petite larme qui émeut le prêtre... je préfère n'en rien dire.

Visiteur

Je soutien le Pape pour que l'église accueille tous les blessés de la vie comme le christ l'a fait sans se poser de questions y compris avec l’adultère. Je suis plutôt pour inciter toutes ses personnes à communier sans attendre une autorisation pour être en lien au Christ.
Je propose que des initiatives soient prises par tous les mouvements d'action catholique à organiser des conférences avec discussions partout en France pour élargir le débat au plus grand nombre.
Marcel

Visiteur

Pierre, notre jeûne n'absolutise pas la doctrine du mariage. Il stigmatise l'exclusion. Et je voudrais surtout dire qu'il n'est pas contradictoire avec le fait que de plus en plus de catholiques divorcés remariés vont communier. Qu'ils y aillent et plus en plus! Ce jeûne est signe de contradiction : il dit l'absurde par l'absurde. Mais il ne conseille pas l'absurde!

Visiteur

Personnellement Anne et Christine, je vois aussi votre geste comme signe de compassion, dans le sens premier du terme : souffrir avec !
Car contrairement à ce que certains prélats et cathos purs et durs prétendent, ce n'est pas pour contester quoi que ce soit que les divorcés remariés demandent à pouvoir communier, c'est parce qu'ils ont besoin du Pain de Vie et de la Coupe du Salut, et qu'ils souffrent profondément de ce refus. Je crois avoir déjà relaté sur ce site, il y a un bout de temps, ce qui était arrivé à un de mes cousins, divorcé remarié, sur son lit de mort. Cela date d'il y a plus de 40 ans. Pour donner l'absolution l'aumônier de l'hôpital exigeait que mon cousin renie ses 15 ans de mariage qui n'étaient, selon le prêtre, que 15 ans d'adultère ! Il a fallu l'intervention "musclée" d'un membre de ma famille pour remédier à ça. Mais je n'oublierai jamais ce scandale.

Visiteur

L expression ''jeûne eucharistique'' est en principe réservée au jeûne qui précède la célébration de l eucharistie.
Ne faudrait-il pas trouver une autre expression ?

Christine PEDOTTI

En effet, cette expression visait le jeûne avant la communion. Pratique à peu près tombée en désuétude. Mais je crois que tout le monde comprends de quoi il s'agit, d'un jeûne DE l'eucharistie.

Visiteur

Est-ce qu'il y a vraiment des personnes qui se posent la question "peut-on accueillir chez nous des divorcés remariés" ?
Apparemment oui, comme en témoigne l'article que l'on vient de me transmettre :

http://www.chemere.org/hqpanel/uploads/file/formation/Formation%20%2824%...

Claudine ONFRAY

ce texte est pour moi l'horreur absolue
la seule réponse est l'homélie de Notre Pape sur l'amour du 31 octobre
et peut-être le fait qu'un jour nous aurons le courage de dire ensemble notre indignation devant de tel propos
une des façons serait de porter le badge en communiant ou non

"Une attitude charitable vis-à-vis des fidèles divorcés remariés.
C’est évidemment le point le plus contesté. En établissant une différence pour l’hospitalité familiale entre les ménages validement mariés et les « couples de fait », on contribue à maintenir vive chez ces derniers la conscience d’une situation objectivement déréglée. Les actes et les abstentions peuvent être beaucoup plus éloquents que les paroles. On peut dire par analogie de cette attitude ce que le cardinal Ratzinger écrivait à propos de la discipline eucharistique : « En agissant ainsi, on rappelle aussi sans cesse à leur conscience la nécessité de la conversion » (27). Ce qui heurte la mentalité de beaucoup de nos contemporains (même parmi les catholiques pratiquants), c’est l’idée même d’une telle pratique : est-il légitime d’exercer, par une action concrète (ou plutôt ici par une abstention concrète), une invitation charitable à changer de conduite dans un domaine qui paraît ne relever que de la conscience individuelle ?"

Visiteur

Merci pour ce lien et cet aperçu sur une position de "principe" qui ne manque pas d'intérêt pour le sociologue et l'historien des idées et des mentalités. D'une certaine manière, en effet, elle est également l'illustration d'un décalage dans le temps qui permet à certaines personnes de vivre mentalement à la fois dans deux époques différentes entre lesquelles elles naviguent sans difficulté apparente. Il y a là aussi la "fabrication" d'une théologie dogmatique de classe ou disons, propre à un "milieu" social (un élément de distinction qu'un Bourdieu aurait pu étudier).

Visiteur

Qu'un homme ayant fait de sérieuses études scientifiques demeure enfermé, à 65 ans, dans un tel verbiage est hallucinant. La culture hors sol même splendide et majestueuse est essentiellement vaine ... comme les écrits du magistère qui charpentent le début de ce pensum. Macération et dolorisme!

Christine PEDOTTI

En effet, je viens de lire (12 pages et 3 pages de notes) pour répondre qu'accueillir chez soi un couple de personnes divorcées remariées, surtout pas, horreur, voilà qui serait céder à la maintenant célèbre "fausse miséricorde".

Mais voici l'antidote:
http://www.news.va/fr/news/le-pape-cest-lamour-qui-ouvre-les-portes-de-l...
L'homélie du pape François à Sainte-Marthe le 31 octobre.
Réjouissant non?

Visiteur

Oui, Christine, très réjouissant !
Mais franchement, je ne pensais pas que tout ça existait encore. Je croyais que seule une poignée d'intégristes recuits pouvait tenir ce genre de propos. Eh bien non, ils sont bien plus nombreux et se disent fidèles à l'Eglise qui est à Rome...
Pourtant il me semblait bien connaître le dossier "divorcés remariés", en particulier les cas de personnes à qui on refusait le baptême parce qu'elles étaient "hors des clous". C'est notre curé, scandalisé, qui en avait informé ses paroissiens, il y a de cela 20 ou 30 ans...
Le dossier "Synode" m'a fait découvrir des choses dont je ne suis pas encore complètement remise.

Christine PEDOTTI

Oh, oui, on se focalise sur l'eucharistie, mais c'est bien de tous les sacrements et de toutes les responsabilités ecclésiales que nos frères et soeurs sont exclus. Si on leur concède (dans les textes officiels, heureusement pas dans la pratique, sauf extrémistes) de participer au culte, c'est pour qu'ils y prennent conscience de leur péché… Aïe!
Sinon, la source à laquelle vous avez puisé est quand même très frelatée, c'est une officine intégroïde. Voyez ce que dit Wikipédia à propos du signataire de l'article… Tout cela est très proche d'Écone!

Visiteur

Merci pour cette précision, Christine. Mais j'étais allée voir sur Google et j'avais lu que la Fraternité saint Vincent Ferrier était "Ecclesia Dei" : ce ne sont pas les fondations rattachées à Rome ?
De toute façon, je ne vois pas de grandes différences entre certains tradis et les lefebvristes.

Visiteur

Merci pour cette proposition simple et chrétienne.

Simple parce que le geste proposé est accessible à tous. Le faire ne serait-ce qu'une fois dans sa vie permet de mieux comprendre la position des "exclus" de l'eucharistie. Cela redonne aussi sens à l'eucharistie, que chacun ne devrait recevoir que lorsqu'il est en paix avec sa conscience, en harmonie avec le dessein de Dieu au plus profond de lui même. Sommes nous toujours vraiment en situation de recevoir l'eucharistie lorsque nous nous présentons pour la communion ?

Chrétienne parce que en accord avec les "règles" de l'église catholique. Un point me semble important, la grande liberté offerte: si je le veux, une fois seulement ou plus. En effet la première caractéristique du chrétien c'est sa liberté, qui doit fondamentalement être respectée. C'est ce qui permet aujourd'hui la diversité des "Baptisés chrétiens en marche aujourd'hui au sein du peuple de Dieu qu'est l'Eglise.

Enfin, cette proposition me parait tout à fait en ligne avec l'expression du synode.
Que cette phrase "L'éventuel accès aux sacrements devrait être précédé par un chemin pénitentiel sous la responsabilité de l'évêque diocésain" ait été proposée au vote des participants du synode est un grand pas vers lequel il faut continuer à marcher. Surtout lorsque l'on sait que plus de la moitié des participants au synode étaient "pour".

Pour plus d'informations sur ce point de discussion du synode en attendant la traduction française officielle :
http://divorces.remaries.fr.over-blog.com/2014/10/un-synode-pour-rien.html.

Pages