Nous sommes les fruits de Vatican II !
Le 13 janvier dernier, Christine Pedotti était l’invitée de l’émission d’Anne Vial, Midi Magazine sur Fréquence Protestante.
Une interview qui mérite d’être écoutée pour dissiper les a priori, les méconnaissances et faire avancer le projet…
Une interview qui peut répondre à un certain nombre de questions
quant à la responsabilité et le sérieux de celles et ceux qui croient en ce projet.
Cliquer ci-dessous pour écouter directement :



La CBF dans le collimateur de Patrice de Plunkett :
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2010/01/14/une-petite-entreprise-qui-connaitra-la-crise.html#more
Que « diable » Patrice de Plunkett craint-il de nous? Et pourquoi ses propos oscillent-ils de la calomnie au mensonge pur et simple?
Je crois que Monsieur de Plunkett ne comprend pas l’amour de l’Église qui est le nôtre? Nous n’aimons pas une Église rêvée, idéale, que nous aurions lue dans les livres. Nous aimons l’Église réelle, celle des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, des curés et des évêques qui travaillent tous les jours dans les paroisses, les aumôneries de prison, d’hôpital, de collèges et de lycée et les évêchés. Avec eux, parmi eux, nous avons pris et nous continuons à prendre notre part. C’est cette Église que nous voulons servir parce qu’elle sert l’humanité. Nous le faisons à la suite du Christ, pauvres serviteurs ordinaires du quotidien. Nous n’avons d’autres raisons de le faire que la dignité de notre baptême qui nous fait revêtir le Christ et nous invoquons la miséricorde Dieu parce qu’ainsi que le gémit le psalmiste, « que tes pensées sont difficiles, ô Dieu, que la somme en est imposante ! »
Il me semble, simplement, que Patrice de Plunkett, membre de l’ordre du St.Sépulcre de Jérusalem et chevalier pontifical, pense peut être,avec dévouement et sincérité chevaleresques, que son Souverain Pontife est en danger ? Dans la Charte de sa revue « Kephas », il est précisé :
« Les « tendances » ecclésiales reproduisent trop souvent un schéma dialectique, comme si l’Eglise était une société politique purement humaine, et non l’Eglise du Verbe Incarné, Corps mystique organisé, dont la Tête invisible, le Christ, est rendue visible en la personne du « doux Christ de la terre », le Souverain Pontife, et en son « Corps tout entier [qui] reçoit nourriture et cohésion, par les jointures et les ligaments, pour réaliser sa croissance en Dieu » (Col 2, 19)
Je comprends de cette définition que, pour lui, la tête visible du Christ est le Souverain Pontife, qui serait lui-même « le doux Christ de la terre »(!) dont dépend le Corps tout entier ? Vision bien étrange pour nous aujourd’hui..!
Merci chère M.F, pour cet éclairage. Ce serait donc bien de cette vision idéale dont il parlerait quand il dit « l’Eglise »!
Je trouve l’article de Patrice de Plunkett (et les commentaires afférents sur son blog) très révélateur du temps présent, de notre église et en conséquence des problèmes qui vont venir polluer le projet de la conférence des Baptisés. Il dit bien que le temps n’est pas du tout au dialogue mais à l’affrontement des monologues mais laisse néanmoins deviner des questions qui ne manqueront pas de se poser :
- Comment faire Eglise dans l’Eglise ? (Ce que par exemple les Tradis font déjà)
- Comment s’autoriser un regard critique sans pour autant aller « contre » ? Bref comment faire de la politique dans une église qui ne distingue pas le politique du spirituel ?
- Comment se positionner comme une sensibilité particulière (disons d’ouverture) mais reconnaître l’existence d’autres sensibilités (c’est à dire comment ne pas tomber dans le piège du monologue et de ses affrontements) ?
La position très légaliste de Plunket réduit l’Eglise à son magistère institué, (tout comme les Tradis la réduisent à leur idéologie). Ainsi il ose argumenter Vatican 2 pour interdire la collégialité (L’Eglise n’est pas le peuple de Dieu), l’œcuménisme (Tout ce qui est Catholique est forcément dans la ligne. Tout ce qui n’est pas dans la ligne n’est pas Catholique) et s’autorise à distribuer les mauvais points (Si la vraie foi, c’est la mienne et sa réponse, la leur et sa question est forcément fausse).
Une phrase comme « La foi catholique nourrit une ecclésiologie et une théologie des sacrements » doit se traduire par : la foi catholique nourrit (une soumission à) une institution et une liturgie. Bref, Plunkett en est toujours à opposer la parole instituée à la liberté de penser : « Etre contre l’institution est une attitude intenable ».
L’idée qu’instituer le Christ, c’est le désincarner ne l’effleure même pas. Il pense l’Eglise comme une machine à exclure et le corps du Christ comme un parti unique. Le projet d’une parole collective dans l’Eglise, qui me semble le projet de la Conférence des Baptisés, est le projet d’instituer une parole, via la démocratie par exemple, et donc de la politiser en la désincarnant (consensus dé-singularisant). N’y voyez pas une critique de ma part, plutôt une question. Bien à vous, Guy.
En quoi l’opinion de M.de Plunkett aurait-elle plus de légitimité que celle de ce site et de ceux qui s’y expriment ? Merci pour le « musée » Monsieur de Plunkett, c’est fort aimable de votre part mais je crains que vous ne vous trompiez même si vous avez une bonne plume et un blog suivi ! En quoi vos propos ont-ils plus de légitimité que les nôtres ?
Je vois mal en quoi cela vous chagrine que des chrétiens pourvus d’esprit tout autant que vous en fassent eux aussi usage selon leur conscience et sans aucunement ne vous avoir importuné !
Après tout vous utilisez comme nous les voies démocratiques, internet, pour diffuser vos idées, et vous faire connaitre et bien,nous faisons de même !
et comme vous le voyez, tout le monde n’est pas sot ici ; on connait la théologie, l’ecclésiologie, la morale, l’histoire et j’en passe. Prétendez-vous rassembler tout le savoir sur l’Eglise et la foi ? et pensez-vous vraiment que la conversion au Christ commence en 2010 ? Etrange.
Extra,Christine,cette interview ! le choix des musiques aussi …
Un vrai bonheur.
Mr de Plunkett dit sur son site avoir décline sur Facebokk l’offre de la CBF parce que dit-il : « …je ne me reconnaissais pas dans leur démarche, qu’ils jetaient la suspicion sur l’Eglise et la division dans les paroisses… »
Dans cette interview sur Fréquence protestante je ne peux m’empêche de relever que la journaliste ainsi que Mme Pedotti citent le mot « traditionalistes » au moins 10 fois ,ce qui suppose que dans l’Eglise il y a d’une part les gentils çàd les progressistes notamment la CBF et d’autre part les méchants çàd traditionalistes évidement le pape qui selon la journaliste a intégré Mgr williamson . Alors je me demande si vraiment Mr de Plunkett n’a pas raison lorsque il parle de division et de suspicion .
Bien à Vous
@Chris
Il y a un point sur lequel vous avez raison, nous ne sommes pas des « traditionalistes ».
1- Est-ce une raison suffisante pour en conclure que nous sommes « progressistes ». N’y aurait-il pas de milieu ?
2 – Est-ce que ne pas être « traditionalistes » signifie introduire la division et la suspicion dans l’Église ?
3 – Les propos de la journaliste (sur le pape) peuvent-ils être imputés à l’interviewée ?
Pour finir, votre question : « Je me demande si vraiment… », n’en est pas une. Cela s’appelle une prétérition. Ce que vous dites en fait, c’est que vous pensez comme P. de Plunkett. Comme lui, vous interprétez, soupçonnez, et nous prêtez des intentions.
Je prends le temps de rappeler ici ce que nous faisons :
- nous voulons nous comporter comme des être humains adultes, raisonnables et responsables
- nous nous posons des questions sur notre capacité à faire entendre la Bonne Nouvelle dans ce monde et nous considérons que cette question nous n’avons pas à la poser à d’autres que nous-mêmes.
Voilà notre question : Comment répondons-nous à notre vocation de chrétiens, catholiques, baptisés, confirmés ?
Si vous pensez que nous poser à nous-mêmes cette question, et essayer ensemble de réfléchir et d’y répondre, c’est introduire la division dans l’Église, alors, c’est que nous n’avons pas du tout la même vision de nos responsabilités.
Christine pour la CCBF
Paroles tranquilles de baptisés que celles de Christine à l’instant… Paroles qui se réfèrent à leurs sources, la parole de Dieu, le concile, les sacrements. Paroles incarnées, simples, communionnelles. Qui montrent à la fois de la détermination et l’absence d’une stratégie de conquête.
Comme on est loin de ce christianisme attestataire qui cherche ses marques, qui agresse, qui fait usage de mots qu’il n’a jamais vraiment visités. On dirait qu’il est peuplé de gamins qui font pipi pour marquer leur territoire, et le plus fort possible pour aller le plus loin possible.
Mais ce n’est pas cela, le christianisme! Pas de divisions blindées, pas de dentelles non plus. Pas de trésor flambant, pas de succès tonitruants. « Les renards ont des tannières, et le Fils de l’homme n’a rien pour reposer sa tête »… Mais il parle et heureux ceux qui l’entendent!
Merci.
Je ne suis pas un spécialiste dans le genre mais il me semble qu’on ne peut évacuer le sacré d’un coup de main en le réduisant à un besoin désordonné de l’Homme. Si le sacré n’est pas chrétien comme semble le dire Mme Pedotti alors on pourrait se demander pourquoi Jésus s’adresse ainsi à Marie Madeleine après la résurrection : « Ne me touche pas, parce que je ne suis pas encore monté vers le Père. » Certes on pourrait interprète de mille manière ce verset mais il n’en demeure pas moins que jésus met une séparation entre lui et Marie Madeleine. Par ailleurs il n’y a pas plus sacré que le Dieu et le culte rendu à Dieu dans l’ancien testament on pourrait aussi se demander pourquoi Dieu a voulu que le sacré précède la proximité de Dieu dans le NT .
n s’agenouille, ou on s’asperge d’un peu d’eau bénite . Comportement que la sainte Vierge s’est servi dans certain Lieux d’apparition comme Lourdes en nous donnant de l’eau bénite.
Un des 7 dons de l’Esprit saint c’est le don de la « crainte de Dieu » afin qu’on ne tombe pas dans le péché .Certes la crainte de Dieu ne doit pas être le fruit du sacré mais de l’amour de Dieu mais néanmoins je pense qu’un certain sacré nous aide à rentrer dans le sérieux de l’amour de Dieu. Il est quand même étonnant de voir que les mystiques qui ont un sens de la proximité très étroit avec Dieu ont aussi un certain sens très aigu du sacré . Notre soif du sacré Dieu s’en sert admirablement pour nous faire rentrer dans ses mystères.Par exemple on peut dire que certain geste qu’on accomplit lorsque nous rentrons dans une Eglise sont des rites qui révèle un comportement sacré .En effet pour bien marquer qu’il s’agit dans l’église d’un lieu sacré, on accomplit certains gestes pour y entrer
Comment se fait il que notre siècle sache tant de choses et ne comprenne rien ? C’est probablement le plus grand mystère de ce temps étrange. Notre siècle ne comprend rien parce qu’il a perdu le sens du sacré. L’esprit humain s’est merveilleusement développé dans le sens de l’analyse. Nous nous croyons très forts parce que nos psychologues et nos romanciers se sont livrés à de vraies débauches d’analyses psychologiques : pourtant jamais l’homme n’a moins su ce que c’est que vivre de son âme. Nos savants ont poussé si loin l’analyse de la matière qu’elle commence à s’évanouir entre leurs mains et qu’ils se demandent si par hasard la matière ne serait pas que de l’énergie. L’essentiel nous échappe et par là l’espérance. Les hommes souffrent d’une dévaluation du sacré. L’homme d’autrefois vivait dans un univers de signes, qui étaient comme de belles effigies imprimées sur un beau métal ; et par là était signifié quelque chose de plus précieux encore. Aujourd’hui les signes sont bien toujours là et la richesse du métal aussi, mais personne ne sait plus ce qu’ils représentent. Ainsi j’ai déjà vu des hommes qui après avoir communié aux deux espèces secouent l’hostie avant de l’avaler comme si c’était du pain trempé dans du thé.Certain diront sacrilège mais ont-ils pour autant tort ?
Je vous prie de m’excuser pour la longueur de mon texte .
Fraternellement dans le christ
@Etrechrétien…
Le Christ meurt sur la croix et le rideau du Temple se déchire. Nous sommes dans la Nouvelle Alliance. Rude ascèse, émondage! C’est dur, nous voilà résolument réduits à l’adoration du coeur, nous n’avons plus d’idole à saisir, à toucher.
On peut avoir des regrets, être nostalgique des cultes anciens, du temps où les sources, les arbres et les oiseaux dans le ciel étaient des dieux ou des messagers des dieux… ou être chrétien.
Tous, nous résistons, nous avons des « doudous », des objets transitionnels religieux. Dieu nous les pardonnera, nous sommes ses enfants bien aimés.
Christine, CCBF.
Simple question ? Le choix du lieu de cette conférence est-il du au hasard ?
Et sans vouloir juger – c’est à dire même en mettant de coté mon cerveau pour ne pas réfléchir aux propos que je lis et surtout mettre de coté mon esprit critique (je dis cela car il m’a vivement été reproché de ne pas partager certains avis donc de « juger » avec leçon de catéchisme et un verset de l’Evangile en prime comme punition et humiliation) – comment expliquez-vous la désertification de l’Eglise depuis une quarantaine d’années ? pensez-vous que faire « encore plus de la même chose » pour reprendre l’expression des courants systèmiques, soit une solution, je veux dire par là, ne trouvez-vous pas que certains courants idéologiques qui sévissent depuis 40 ans n’y soient pas pour quelques chose ? Il me semble que oui, pour ma part.
Je me relis bien, je ne trouve toujours pas que j’ai jugé qui que ce soit, mais que je discute d’idées ….
@christine ;
Dans une des conférences du Père Marie Dominique philippe que vous connaissez surement, il essayait d’expliquer l’herméneutique et comment l’Esprit saint ne se laisse jamais enfermer dans une culture, qu’au contraire il s’en sert mais va plus loin pour la simple raison que l’Esprit saint s’adresse en premier lieu à nos cœur et à notre intelligence quelque soit l’époque . Pour expliciter cela le père Marie Do a donné un contre exemple d’un de ses confrère dominicain qu’il n’a pas cité le nom dont dans une de ses conférence sur l’autorité dans l’Eglise disait que l’autorité dans l’Eglise venait d’en bas et que c’est ce que Vatican II a mis en lumière .A la fin de la conférence, un homme se lève et lui poser une question sur la parole du christ devant Pilate « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut » Le frère dominicain répondit textuellement que cette réponse de jésus aurait été tout autre si il aurait été à notre époque çàd dans une autre culture. Autrement dit pour lui Jésus s’il aurait été un enfant du XXI siècle au lieu de dire d’en haut et il aurait dit d’en bas .Si je vous dis cela c’est parce que j’ai comme l’impression que dans votre façon de s’exprimer et de s’affirmer dans l’Eglise ,il y a une manière de dire nous sommes la base :chrétiens, catholiques, baptisés, confirmés et donc nos autorités ecclésiastiques doivent se conformer et appliquer ce que nous volons et nous pensons.C’est toujours ainsi que commence une révolution sanglante alors évidement j’ai peur ,j’ai peur que cette dichotomie entre d’une part les soit disant progressistes et les soit disant traditionaliste ne fragilise à jamais l’Église , j’ai peur que l’autorité du pape et de l’évêque devienne fictive , j’ai peur qu’il y est d’ici quelque année des paroisses progressiste d’une part et des paroisse traditionaliste d’autre part comme on a pu le voir ces derniers jour à Évreux,….il ne me reste qu’à prier
Bien à vous
@Anis vert
Je ne sais pas ce que vous visez en posant la question du « lieu ». La Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France, CCBF n’a pas de lieu.
Elle s’exprime, par la voix des unes et des autres dans les médias ou les lieux qui nous invitent. Ainsi, Anne Soupa a été invitée par Panorama, moi, Christine, par Fréquence Protestante. Je parlerai et répondrai jeudi prochain à Annecy, invitée des Journées Saint François de Salles sur la communication.
Sur le fond. Je vous remercie des efforts que vous faites pour exprimer votre questionnement d’une façon ouverte, et ce questionnement est légitime.
Je n’ai pas de réponse.
Moi aussi, j’ai des questions. La première, est-il raisonnable de penser, qu’un pape et 2500 évêques du monde entier on fait un concile et pris des décisions alors que « tout allait bien dans l’Église catholique » ?
La seconde, le Saint-Esprit a-t-il abandonné ou boudé pendant quatre ans, Rome, 2500 évêques et 2 papes ?
Quand on regarde finement ce qui s’est passé, le mouvement de « déchristianisation » est largement entamé avant le concile (dès l’entre-deux-guerres, en France), en particulier, ce qu’on appelle la crise des vocations. Il y a par exemple un livre célèbre de 1942, je crois qui s’appelle « France pays de mission ». Il y a un sursaut juste après guerre, mais les courbes recommencent à baisser dès 1949-1950.
Si on regarde les courbes de pratiques et de vocation, à supposer que l’on retienne ces critères, elles se relèvent autour du concile et s’affaissent à partir de 1969-70.
Permettez-moi de suggérer des éléments de réflexion.
Et si ce qui s’est passé, c’était ce que nous sommes, vous et moi ? Nous sommes des enfants de la modernité, et même de la post-modernité. Vous comme moi, nous avons la capacité de réfléchir, de discuter, de discerner, et nous la revendiquons comme légitime. Nous et tous ceux et celles de nos générations. On ne peut pas faire « comme avant » parce que nous ne sommes pas « comme avant ». Il n’y a pas un masse, un troupeau qu’on pourrait mener sur le mode de l’obéissance. C’est ça, la modernité, la nouveauté. Et vous en êtes, comme moi.
Il faut se poser des questions, comme vous le faites, comme je le fais. Il faut aussi inventer des réponses pour le temps qui vient. En puisant dans notre trésor, l’Écriture et la Tradition de l’Église, (la Tradition, c’est-à-dire, l’expérience, la foi et la pratique de ceux qui nous ont précédés ), nous devons imaginer les moyens pour le temps qui est là et pour le temps qui vient.
Et je crois que notre fidélité dans la foi n’est pas jugée par notre passé mais par notre avenir. Nous ne sommes pas là pour défendre notre héritage, mais pour trouver des héritiers.
Bien fraternellement
Christine pour la CCBF
@Chris
Pour dire: « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut », je crois surtout qu’il faut être le Christ. Le « en haut » vise le Père. Qui d’autre que le Christ peut prétendre à cette intimité.
Vous avez peur des divisions, des dichotomie, faites comme nous, restez au centre. Si vous voulez en savoir un peu plus sur notre façon de voir les choses, allez voir Christifideles Laïci, de Jean-Paul II.
Fraternellement
Christine pour la CCBF
L’opinion de M. Patrice de Plunkett sont sans doute révélatrice du temps présent mais beaucoup des opinions exprimées ici et à l’origine de la démarché sont révélatrices des temps passés. Beaucoup de jeunes catholiques ne se reconnaissent sans doute pas dans ce mouvement. Pourquoi pas passer directement au protestantisme ? (je pose la question sans esprit de polémique mais la question se pose d’elle-même).
@ etre chrétien pour tous.
Vous employez beaucoup le mot « sacré », je vous conseille de lire le livre du père Bezançon « La messe de tout le monde » Votre église un lieu sacré ?
« Pour un chrétien rien n’est sacré tout est sanctifiable. »
La messe peut se célébrer même dans un stade où entre amis à la fin d’une réunion biblique. C’est quoi ce fameux sens du sacré que nous avons perdu d’après vous ?
@NM
Je vous avoue que j’ai un mal de chien à rester calme, quand « sans esprit de polémique », on se propose de m’expulser de chez moi. Et j’en ai un peu assez de me faire traiter de vieille peau (bientôt 50 ans). Quant aux « jeunes catholiques » dont vous parlez, je n’ai pas à les « défendre », ils ne sont pas en danger, ils ont trouvé la porte des église et je m’en réjouis. Je pense à tout ceux qui n’y sont pas. Qu’est-ce qu’on fait?
Ah pour information, j’ai été responsable d’aumônerie publique pendant 4 ans, avec des lycéens, et à ma connaissance, issus de ces générations, il y a 3 « jeunes prêtres » en exercice. Je n’ai pas la fatuité que croire que j’y suis pour quelque chose, mais c’est quand même en partie là qu’ils ont été appelés.
Des « jeunes catholiques », j’en rencontre tous les jours. Je ne crois pas vivre sur une autre planète ni dans un autre temps qu’eux.
Christine pour la CCBF
Est-ce que M.de Plunkett aurait-appelé au secours ?
Puis-je savoir son âge ? et celle des personnes qui interviennent sur le site ?
Encore une fois, si Vatican 2 est de l’histoire, qu’en est-il de Vatican 1 ?
Je connais des personnes de tous âges , je peux vous les présenter, qui se réjouissent de la CCBF et je sais aussi que parfois, mais pas toujours il est vrai, certains progressent en jeunesse d’esprit avec l’âge.
Il ne s’agit pas d’idéologie ici, il s’agit beaucoup de coeur et d’esprit : lisez donc un peu de toutes les couleurs !!! Et c’est un père de l’Eglise qui disait « Celui qui aime Dieu, aime la diversité »
Bien à vous
J’aime les personnes pétries de certitudes qui savent où est LE chemin, LA vérité, LA vie.
J’aime ceux qui me disent « il n’y a qu’une manière de vivre le sacré ».
J’aime ceux qui disent « l’Eglise catho, si t’es pas d’accord tu la quitte »
J’aime les gens qui s’inscrivent dans des rapports dichotomiques « bandes de sales progressistes/protestants vs bandes de vieux réacs intégristes tradis »
Non, en fait ce que j’aime profondément c’est le Christ. J’aime profondément le voir dans les autres et surtout dans leurs actions. Le sacré pour moi ce n’est pas un autel, un encensoir, un rameau béni. Pardonnez-moi d’être peut-être protestante ou complètement à côté de la plaque théologique mais j’aime à croire que le sacré c’est celui/celle que Dieu touche et non le pur vs l’impur. Oui, je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique, mais non je ne crois pas en une Eglise de moutons de Panurge bêtissants. Oui je crois qu’elle est une, sainte et catholique parce que nous sommes tous sacrés, dans nos différences, parce que tous touchés par Dieu.
Que ceux qui me trouvent progressiste et protestante me chassent donc de mon Eglise…
Estelle. 33 ans (donc super vieille bique nostalgique des « combats » des 70’s cela va sans dire)
Mise au point de la modératrice:
Je renonce à continuer de publier les commentaires de Chris, Anisvert, NM, EtreChrétien Pourtous, et autres. Je récuse le ton de remontrance arrogant de l’un, les citations mal digérées des pages du catéchisme de l’autre, les mises en cause systématiques du magistère ordinaire de l’Église, à savoir les évêques de France, régulièrement ordonnés, vrais successeurs des apôtres.
À chaque mot transpire le soupçon contre les catholiques ordinaires, ceux qui sont dans les églises le dimanche, qui font le KT, accueillent les familles en deuil, font l’accueil dans les paroisses… ceux et celles qui font le boulot tous les jours, depuis des années.
Tous ces commentaires nous accusent, nous, catholiques de la CCBF, contre toute vérité et sur le foi de rumeurs infondées colportées par des malveillants d’être des diviseurs, de vouloir le pouvoir.
Il n’y a hélas pas de vrai débat possible quand on ne cherche pas à s’entendre mais à prendre l’autre en faute.
Les commentaire demeurent ouverts à d’autres commentaires, réellement constructifs.
Jésus dit à Madeleine : « Ne me touche pas. » Ou : « Ne me retiens pas ». Le grec du texte original a les deux sens.
« Noli me tangere » : la traduction latine, qui a inspiré tant d’artistes, a opté pour « toucher ».
« Cesse de me tenir » : la traduction de nos évêques pour la liturgie, celle que j’écoute proclamée à l’assemblée de ceux que Jésus s’est choisi pour le suivre, est revenue au plus près du grec.
Mon esprit vagabonde au long des heures de la nuit.
Avant d’éteindre la lampe, j’ai relu le chapitre 20 de l’Évangile selon Jean.
Au verset 17, Jésus me dit « Cesse de me tenir ».
10 versets plus loin, Il me dit : « Avance ta main, et mets-la dans mon côté »
Je suis Madeleine et je suis Thomas. J’écoute au cœur de la nuit…
Je me faut dire aux frères de Jésus – tous les hommes sont Ses frères – qu’Il monte vers Son Père et notre Père, vers Son Dieu et notre Dieu.
Un très grand merci Thérèse pour cette bouffée de fraîcheur spirituelle.
Bon dimanche, bonne soirée plutôt à tous !
Merci Christine pour avoir apporté la réponse ce 17.01 à propos des personnes dont Anis Vert ; c’est vrai ce que vous dites , je vois ce qui se passe parmi les dialogues Facebook avec ces personnes : c’est essentiellement une réponse en fonction du magistère – faut déjà savoir ce que c’est (?) – et très peu à propos d’une église incarnée… aujourd’hui encore. Et effectivement, toujours avec ce ton de « reproche »…
C’est un peu lassant, éprouvant même..
J’ai crû pouvoir « tenir bon » et ne pas craindre le dialogue; je présume peut-être de mes forces !
Pour ma part, je me reconnais mieux dans la Conférence C.B.F. Tant pis, que les deux tendances grandissent pour qu’ils se mettent au service de ceux qui sont dans la détresse et il verront « Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur Seigneur ! … Ce sont ceux qui font la Volonté de Mon Père .. » Je garde ces Paroles imprimées dans le cœur ! Bonsoir, Geo
vous ne publiez plus soit… mais je ne trouvais pas si méchant mon second commentaire qui me semblait même nuancer un peu le premier (c’est moi l’arrogant ?). Peut-être que le dialogue n’est effectivement pas possible entre nous mais alors ce serait un échec assez gênant pour moi comme pour vous et comme pour l’Eglise… (je ne vous demande pas de publier le message précédent vous faites votre job de modératrice). Bon courage.
NM à l’entrée de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens
Il me semble plus important de construire la CCBF que de s’epuiser a la defendre face a des gens qui ne serrons jamais convaincu de toute facon.Concentrons nous sur du fonds et de la foi. Construisons, construisons si l’idee est bonne et riche alors nous rassemblerons. Ce dont je n’en doute pas.
J’ai beaucoup aime cette interview.
Merci Christine
Christine, votre mise au point est, à mes yeux, très sage ,vous faites bien..Nous les connaissons ces gens qui veulent déstabiliser,calomnier, discréditer les personnes qui émettent des idées qui les dérangent ; leurs tournures d’esprit sont viciées , nous le savons, inutile de prendre en compte leurs propos. Bien entendu ils vont crier au scandale, s’offusquer « Voyez ce sectarisme! Ces personnes qui disent ne pas avoir la parole et censurent la nôtre ! » , peut être vont ils « bloguer »avec sarcasmes et méchancetés , mais je pense que ce serait s’épuiser inutilement et manquer de discernement que de rentrer dans leur jeu .
Merci NM pour ces paroles paisibles. Nous les recevons dans la fraternité.
j’ai pris le temps de lire toutes ces paroles….
j’en retiens ce formidable désir de parler même vivement entre nous.
c’est une urgence :
le Corps du Christ ne peut être que malade si la relation entre tous ses membres ne se fait plus. qui dit relation, dit écoute bienveillante++++++….. Saint Paul l’a assez souligné.
et je suis bien placée pour dire que cela n’est pas souvent au rendez-vous…..
je reprends une phrase de l’Evangile qui a été interprêtée c’est vrai de façon diverse:
celle du Christ à Marie-Magdeleine, j’aime bien : « ne me retiens pas »…..cela me parle ….j’aimerais rester avec vous tous que j’aime mais ce n’est pas bon, il ne le faut pas …..du moins pas comme cela …..Il avait dit avant je vous enverrai l’Esprit, mon Esprit,……j’ai été jusqu’au bout de ce qu’un homme peut faire…..mais comme homme je dois disparaître…..c’est la marque même de l’incarnation…..
cela veut peut-être dire aussi : maintenant c’est à vous ….avec votre conscience éclairée par ma vie…..à vous de jouer….par contre rien n’est écrit….fixé….le monde bouge, avance, avec ses grandeurs et ses limites……mais vous êtes adultes….il va falloir apprendre à vivre de ma vie sans attendre une réponse toute faîte ….ainsi vous marcherez sur mes chemins qui mènent au Père.
bonne journée à tous
claudine
Mais, dans ce cas, juste une question, pourquoi renoncer à publier certains commentaires, contradictoires certes ce qui peut paraître agaçant, si vous êtes ouverts à la discussion ? Et ne publier que ceux qui vont dans votre sens ?
Le personnes que vous censurez, peut-être qu’elles ne sont pas baptisées ? Ou bien avez vous mandats pour exclure des personnes du baptême ?
J’ai quelque autre question portant sur votre mouvement : Êtes-vous représentatif des baptisés, si oui, comment s’est construit cette représentativité (élections, sondages, questionnaires, visites dans les paroisses etc…) ?
Notre réponse:
à propos de la façon dont les commentaires sont acceptés ou pas sur ce site.
Ce site est un lieu qui milite pour la responsabilité plénière des baptisés. Sa référence est la charte fondatrice de la CCBF.
Ce lieu n’est pas un lieu de « débat » mais un lieu de dialogue. La nuance est de taille, car je constate que certains et certaines voudraient mener dans ces colonne, au-delà d’un débat, un combat. Ils et elles (que je ne publie pas) n’hésitent pas à manier la condamnation et parfois l’insulte : « Vous êtes ceci », « vous n’êtes pas cela », « si vous étiez vraiment catholiques, vous ne diriez pas ceci ou cela ». Tous ces propos sont appuyés sur une sorte de « catéchisme », plus ou moins bien digéré qui s’alimente à des sources variées et pas toujours très autorisées sans la moindre hiérarchie d’autorité. Et l’on retrouve des spirituels plus ou moins inspirés cités contre des constitutions conciliaires quand ce n’est pas carrément contre l’Évangile (ça m’est arrivé récemment).
Je passe sur les protestations au nom de la démocratie qui me font spécialement sourire quand ils proviennent de gens qui ne cessent de répéter, précisément, que l’Église n’est pas une démocratie
Pour conclure:
1- ce site ne publie pas les commentaires qui ne sont que des mauvais sermons et dont l’objectif n’est pas d’entrer en dialogue mais de terrasser l’adversaire.
2 – ce site est un lieu militant qui constitue autour de lui un réseau de sympathie et d’engagement autour de sa charte.
Mais Vatican II a t-il porté tous ses fruits ?
Les chrétiens, de toute génération, semblent ne pas avoir encore saisi la valeur de ce texte qui peut devenir à la fois la voile et la dérive de ce bateau de XXI° siècle.
Ne ratons pas le coche. Dans 2 ans nous allons fêter les 50 ans de Vatican II. Préparons-nous pour remettre ce texte à l’ordre du jour. Préparons nous pour que les jeunes puissent avoir un écho de ce saint concile. Préparons nous pour montrer au monde que l’église a encore un rôle un jouer dans la société !
Son programme ? L’amour ! Son Manifeste ? Le concile Vatican II.
Ne cherchons pas à convertir les autres. Cherchons à nous convertir nous même. Comme le Franc s’est converti en Euro, changeons de monnaie, passons à Vatican II, pleinement, résolument, sincèrement.
!
Bien à vous.
OUI Trois fois OUI
passons résolument à Vatican II que l’on ne cesse d’enterrer depuis même 48 ans et plus!!!!!!
Jean XXIII, un Pape poussé par l’Esprit , un Pape dans l’Eglise, au milieu des baptisés,un Pape pour l’Eglise ,que la machine humaine veut gommer.
Mais notre monde n’a que faire de nos cheveux coupés en quatre, de nos conflits…..Il a besoin simplement de se savoir aimé !!!!
pour reprendre quelques lignes de Hans Kûng:
qui parle de la visite du cardinal Suenens qui s’inquiète de savoir si Hans kûng a ce qu’il faut pour célébrer l’Eucharistie
et la réponse d’Hans Kûng:
j’ai ce qu’avait jadis eu Jésus: du pain et du vin!
Belle fête de Pentecôte ! que l’Esprit souffle sur l’Eglise et la décoiffe!!!!