Jésus revient ? Non, il est toujours là !

Pendant que certains, notamment le journal Libération, s’inquiétaient d’un retour de Jésus, assimilé à la catholicité traditionaliste et conservatrice qui a soutenu François Fillon à la primaire de la droite, d’autres se rassemblaient pour réfléchir.
Lors de l’Assemblée Générale des Réseaux du Parvis, le 26 novembre, plus de 120 personnes ont travaillé autour de cette question : que dire, comment dire, pour que le message de Jésus de Nazareth transmis par les évangiles, message subversif de fraternité et d’humanisation, soit reconnu dans sa radicalité ?
Engagés dans les associations membres des Réseaux du Parvis, mais aussi militants dans de nombreux groupes ou mouvements de solidarité avec les exclus de ce monde, nous pouvons témoigner de l’actualité de l’Évangile sur le terrain.

À titre d’exemple, voici quelques extraits des réflexions de l’un des dix ateliers de cette journée, qui a travaillé autour du thème « Jésus et la modernité ».

« Aujourd'hui le message de Jésus a gagné les cœurs et les esprits, le christianisme est “la sortie de la religionˮ : par exemple, la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité. Ce sont des valeurs d'origine chrétienne qui ont été sécularisées.
Le paradoxe est qu’on a oublié que ces valeurs s’enracinent dans les paroles de Jésus.
Aujourd'hui Jésus est devenu invisible ou n'apparaît que comme le gourou des cathos traditionalistes ou conservateurs. 
Exemple :
Au secours Jésus revient, titre la Une de Libé, comme s'il s'agissait d'une mauvaise nouvelle.
Nous ne nous reconnaissons pas dans ce slogan politique qui dénature ce que nous connaissons de Jésus et ce que nous voulons transmettre de sa personne et de son message.
Nous nous référons aux textes-phares des évangiles : les Béatitudes, la parabole du bon Samaritain, la femme adultère, la Samaritaine, “ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faitesˮ.

Pour nous Jésus est l’homme accompli, son message d’humanisation est en totale adéquation avec la modernité :
Il s'adresse à tous les hommes pour les faire vivre et revivre ;
Il les guérit, les pardonne, les libère de toutes contraintes et préceptes religieux ;
Il nous parle de son Père. Il remet l’homme debout. Il fait confiance ; 
Il libère : Va lève-toi et marche !
Jésus : celui qui fait tomber les murs. Qui remet l’homme au centre. Jésus source intime de nos exigences intérieures.
Jésus nous devance sur nos chemins d’humanité… l’accueil de l’étranger, le souci des plus pauvres…

 

C'est vraiment une tâche urgente de faire connaître Jésus de Nazareth et son message, au-delà de toutes les caricatures et récupérations politiques.
Les Réseaux du Parvis vont continuer à relever ce défi, avec tous les « chercheurs de sens » de bonne volonté.

Commentaires

Visiteur

Au cours d'une vie, la plupart des humains, si ce n'est tous, connaissent des personnes, en chair et en os et aussi des morts amicaux, par l'esprit, dont ils se disent qu'elles sont des "à peu près Jésus", ... à condition qu'elles connaissent Jésus.  Si je passe en revue "mes" humains accomplis, il y a Jésus et des chrétiens qui le sont demeurés au sens usuel; il y a des nés chrétiens qui, pour le rester à leurs yeux, ne le sont pas demeurés au sens usuel des religions, ceux là je les comprend bien. Et par dessus tout je sais, au sens artistique du terme -celui du coeur-, que des "humains accomplis " ayant connu et apprécié Jésus, n'ont pas estimé utile de se dire chrétien pour l'être -ou ne se sont dit tels que sous la contrainte sociale-, etenfin que ne pas connaître Jésus n'a jamais empêché un humain d'être accompli aux yeux d'autres humains.
N'ayons pas peur, connaître ou non Jésus n'a jamais empêché de se sentir appelé à être pour un autre, à son insu et parfois, ... un de ces "humain accompli"! Il y a beaucoup plus de "fils de Dieu", au sens symbolique du désir de l'âme humaine, qu'aucune religion n'a jamais - ne pourra jamais- le dire. Celui qui cherche trouvera toujours assez de sel en terre pour en nourrir sa vie.