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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; Ministères</title>
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		<title>Le piège de la puissance</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 23:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>

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		<description><![CDATA[
Depuis un mois, l&#8217;hebdomadaire Témoignage Chrétien mène l&#8217;enquête et alimente le débat : auprès d&#8217;intellectuels, de religieux ou de responsables associatifs, croyants ou non, la revue cherche à savoir si et comment, de leur point de vue, l&#8217;Église est encore influente dans notre société.  Dans ces différents points de vue qu&#8217;il vaut la peine de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.constructif.fr/Upload/Auteur/TURQUIN.jpg" alt="" width="90" height="95" /></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Depuis un mois, l&#8217;hebdomadaire <a href="http://www.temoignagechretien.fr/">Témoignage Chrétien</a> <img id="ctl00_ctl00_ContentPlaceHolder1_ContentPlaceHolder2_Image1" src="http://www.temoignagechretien.fr/images/transparent.gif" alt="" />mène l&#8217;enquête et alimente le débat : auprès d&#8217;intellectuels, de religieux ou de responsables associatifs, croyants ou non, la revue cherche à savoir si et comment, de leur point de vue, l&#8217;Église est encore influente dans notre société.  Dans ces différents points de vue qu&#8217;il vaut la peine de lire, j&#8217;ai remarqué plus particulièrement la dixième intervention, celle d&#8217;Agnès Rochefort-Turquin, sociologue et journaliste. </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>A partir de son regard sur la situation que traverse l&#8217;Église, Agnès Rochefort-Turquin nous fait entendre avec finesse et bienveillance l&#8217;appel à reconsidérer <span style="text-decoration: underline;">radicalement </span>notre </em><em><span style="text-decoration: underline;">manière d&#8217;être</span> chrétien dans ce monde. Bien consciente que &laquo;&nbsp;c&#8217;est l&#8217;affaire de toute une vie, que de se laisser convertir par la Bonne Nouvelle du Christ&nbsp;&raquo;, elle nous invite néanmoins à l&#8217;espérance en ouvrant notre regard pour voir avec précision, &laquo;&nbsp;non pas ce qui n’est plus,  mais ce qui est dé­jà là et  engendre demain&nbsp;&raquo;&#8230;</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Une belle réflexion qui, à mon avis, rejoint bien la dynamique que cherche à mettre en œuvre la CCBF&#8230;</em></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1746&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">L&#8217;Église est-elle encore influente ? (10e intervention) 		 par Agnès Rochefort-Turquin</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le piège de la  puissance</strong></p>
<p style="text-align: left;">Dieu, que cette question est difficile ! Il me semble que tous les mots  en sont piégés, voire usés. Et pourtant elle a sa légitimité. L’Église  catholique vient d’une histoire où elle eut une telle in­fluence en  France qu’elle en a organisé l’espace et le temps, formé les consciences  et tenté de légitimer les pouvoirs et les sa­voirs. Ce passé grandiose,  qui a façonné la civilisation européenne, nous obstrue aujourd’hui  l’avenir. La question telle qu’elle est posée en témoigne. S’agit-il  d’inventorier les restes de ce qui fut ? Alors qu’il faudrait être  capable de faire le deuil de ce qui ne sera jamais plus. Et s’en  réjouir.</p>
<p>Je sais la souffrance du constat, et je ne veux pas la minimiser. Je  sais les erran­ces et les erreurs que nous n’avons pas fini  d’inventorier et d’accuser d’être cause du déclin. Mais ne sont-elles  pas d’abord les conséquences d’une institution aux prétentions  hégémoniques qui porte inévitablement en elle de graves dérives ? Les  derniers soubresauts de l’actualité, qu’ils prennent la forme des  scandales de la pédophilie ou d’abyssales incompréhensions entre une  parole vaticane et une opinion mondiale, sont comme autant de signes que  ce « système » est devenu « contre productif » dans l’annonce de la  bonne nouvelle du Christ.</p>
<p>Ces gigantesques et effrayants contresens que l’Église catholique génère  par elle-même et contre elle-même, nous invitent à reconsidérer  radicalement notre manière d’être chrétiens dans ce monde.<br />
 Paul considérait qu’une ville était évangélisée lorsqu’une petite  poignée de chrétiens s’y rassemblaient. Vivre en frères, témoigner de la  bonne nouvelle, ce n’est pas d’abord chercher à faire nombre, à remplir  les églises, à augmenter le nom­bre de prêtres, et encore moins à tenir  une position dominante dans la société et le monde. Dans l’Église,  chercher à « faire nombre » absorbe trop souvent les énergies et les  orientent vers des stratégies d’efficacité chiffrable qui peuvent  s’avérer des impasses.</p>
<p>Pourtant, l’annonce de la bonne nouvelle reste une mission pour tout  chrétien. Mais, il nous faut trouver une nouvelle manière d’être  chrétiens et en Église dans un monde définitivement mondial et pluriel  où la mission ne peut pas être de « faire chrétiens » tous nos frères en  humanité. Aux évêques du Maghreb, lors de leur visite ad limina en 1986, Jean-Paul II avait  dit : « Au fond, vous vivez ce que le  Concile a dit de l’Église : elle est un sacrement, c’est à dire un  signe, et on ne demande pas à un signe de faire nombre.»</p>
<p>C’est l’affaire de toute une vie que de se laisser convertir par la  bonne nouvelle du Christ. Et nul ne peut accomplir ce chemin sans la  bienveillance et le soutien de frères dans la foi. Toute la pastorale de  l’Église pourrait être revisitée dans cette perspective de s’aider  chacun mutuellement à donner forme et sens à son existence, dans le plus  grand respect de l’éclosion d’une liberté de fils de Dieu nourri par la  Parole. Et gageons que cela ferait signe de proche en proche pour le  monde d’aujourd’hui. Ne plus chercher à faire nombre mais à faire signe  et sens par ce qu’ils vivent et partagent, c’est sans doute en opérant  cette conversion-là que les chrétiens et leur Église retrouveront d’être  levain dans la pâte.</p>
<p>Une fois notre regard débarrassé des pièges que sont la mesure de la  puissance et la quête de la reconnaissance, il est possible de voir  combien les chrétiens ont d’ores et déjà une présence active dans la  société française dans des lieux hautement significatifs où se jouent  l’enjeu majeur de la dignité de tout être humain : dans les prisons, les  hôpitaux ou tout autre lieu d’exclusion, de souffrance et dans  l’accompagnement des grandes étapes et épreuves de la vie : la  naissance, l’amour, la mort.</p>
<p>Bruno Chenu, grand intellectuel théologien, écrit cette phrase  magnifique à propos de ceux qui ont su se rendre proches de lui alors  qu’il souffrait d’un cancer : « le mouvement vers l’autre construit  l’humanité de tous » (1).</p>
<p>Il y a des présences d’Évangile qui sont bonne nouvelle pour tous et  chacun. Sans doute devons-nous abandonner la posture de la puissance et  laisser se convertir notre regard pour voir, non pas ce qui n’est plus,  mais ce qui est dé­jà là et engendre demain.</p>
<p>1. Dieu et l’homme souffrant, Brunon Chenu, Bayard (p. 49)</p>
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		<title>Bénédiction : Pâques !</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 23:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
 
Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :
On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !
Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction..jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1801" title="J.P Longin 15 Résurrection. (Bénédiction.)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction.-300x299.jpg" alt="" width="300" height="299" /></a><br />
 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :</p>
<p><em>On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !</em></p>
<p>Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent de quel ordre est cet « enlèvement »…</p>
<p>Le passage lu à la messe est centré sur Pierre et Jean. Ils courent au tombeau. Pierre entre et remarque les linges à plat à leur place ; Jean entre alors : <em>il voit et il croit</em>.</p>
<p>Et Magdeleine dans tout ça ? La suite sera lue un autre jour. <br />
 Elle montre Magdeleine toute en pleurs, suppliant celui qu’elle a pris pour le jardinier : <em>Si tu l’as retiré, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le reprendre !</em> <br />
 Lui : – <em>Marie !</em> <br />
 De s’entendre appelée par son nom la retourne : <em>Rabbouni !</em> <br />
 Mais lui : <em>Ne me retiens  pas !</em> … (Jean 20, 11-18)</p>
<p>Il faudra du temps aux disciples pour comprendre cette Parole dont Magdeleine devient l’apôtre : <em>Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu</em> ; le temps que Jésus se manifeste aux uns et aux autres ; et le temps de leur expliquer l’Écriture.</p>
<p>Dès la nuit pascale on a écouté, au début des récits de la Résurrection selon Luc, deux anges dire aux femmes : <em>Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite » </em>(Luc 24, 6-7)<em>.</em> Le monde étant ce qu’il est, pour qui ne veut prendre que les moyens pauvres – l’amour est un mendiant –, peut-il en être autrement ? …</p>
<p>Il faudra quarante jours aux disciples pour entrer dans cette compréhension nouvelle. Alors, dit  Luc, <em>il les conduit dehors</em>. Et, <em>élevant les mains, il les bénit</em>. Et, <em>tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel</em> » (Luc 24, 50-51). Cette scène qui sera lue pour l’Ascension s’achève sur la bénédiction du Ressuscité. Elle clôt l’ensemble du récit qui avait commencé par une cérémonie liturgique inachevée : le prêtre Zacharie <em>s’attarde dans le sanctuaire</em>.<em> Quand il sort il ne peut leur parler…</em> Pas de bénédiction …<em>il reste muet</em> (Luc 1, 21-22)</p>
<p>C’est que la bénédiction est parole autant que don ; « diction » autant que « bien » ; un bien de l’ordre de l’être, qui ne relève pas de l’action de l’homme mais de la création de Dieu ; elle est rencontre, échange entre Celui qui donne et le bénéficiaire : émerveillé de la générosité de Dieu, celui-ci se met à bénir Celui qui est <em>au-dessus de toute bénédiction</em>.<sup>1 </sup></p>
<p>Luc achève son évangile sur les apôtres. Aussitôt<em> Jésus emporté dans les cieux</em>, ils <em>reviennent à Jérusalem en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à louer Dieu. </em>(Luc, 24, 52-53). On en a un écho dans l’extraordinaire louange-fleuve que Paul donne au début de sa lettre aux Ephésiens (1, 3-14) :</p>
<p><em>Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ :</em><em><br />
 Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle<br />
 dans les cieux en Christ !</em> …</p>
<p>(il faut lire tout l’hymne)<em> </em></p>
<p>Mais la bénédiction ne fait pas que remonter en louanges ; il est dans sa nature de déborder et ricocher sur les autres, tous les autres, en commençant par le dernier des derniers. Dans le temple dont ils savent qu’<em>il n’en restera pas pierre sur pierre</em> (Luc 21, 6), les apôtres rencontrent à leur tour les autres dans leurs attentes les plus secrètes. Dans les Actes des Apôtres, où Luc raconte les débuts de l’Église à partir de l’Ascension, le premier acte qui suit la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres (que nous fêterons à la Pentecôte) est une remise debout. Pierre et Jean regardent droit dans les yeux l’infirme qui mendie <em>à la Belle porte</em>. Pierre : « <em>De l’or et de l’argent, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus le Nazôréen, marche !</em> » (Actes, 3, 3-5).</p>
<p>Ici, pour la première fois un Chrétien agit en fils héritier, baptisé dans la mort-résurrection du Fils Bien-aimé du Père. Un Baptisé qui honore son baptême est bénédiction pour tous ceux qui l’approchent. ; c’est même là sa mission, son ministère ; un ministère qui peut encore se dire ministère de réconciliation, au sens le plus large, le plus existentiel qui soit, de bonheur et de paix.</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
<p><sup>1 </sup>D’après l’article  « Bénédiction » du Vocabulaire de Théologie Biblique, Cerf, 1981.<strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Espérance</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 23:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Qu’est-ce qui fait monter Jésus à Jérusalem, en avant des siens, au devant de sa mort ?
Et qu’est-ce qui fait venir ces gens plus nombreux qu’à Pâques, le jour des Rameaux ?
Et qu’est-ce qui fait encore qu’envers et contre tout nous persévérons dans l’Église ?
Un grain de folie qu’un poème, il y a 2500 ans, a formulé ainsi :
« L’amour est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/J.-P.-Longin-St.-12-13-14-espérance.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1613" title="J. P. Longin St. 12-13-14 (espérance)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/J.-P.-Longin-St.-12-13-14-espérance-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a></p>
<p>Qu’est-ce qui fait monter Jésus à Jérusalem, en avant des siens, au devant de sa mort ?<br />
Et qu’est-ce qui fait venir ces gens plus nombreux qu’à Pâques, le jour des Rameaux ?<br />
Et qu’est-ce qui fait encore qu’envers et contre tout nous persévérons dans l’Église ?</p>
<p>Un grain de folie qu’un poème, il y a 2500 ans, a formulé ainsi :</p>
<p>« <em>L’amour est fort comme la mort ;</em><em><br />
Sa passion est radicale comme la tombe ;<br />
Ses flammes sont des flammes de feu<br />
Jaillies du Brasier divin.<br />
Rien, aucune épreuve, aucun fleuve,<br />
Ne pourra l’éteindre le Feu le l’Amour</em> » (Ct 8, 6-7) <sup>1</sup></p>
<p>Radicale est l’espérance fondée en la Résurrection du Christ. <br />
Elle va plus loin que l’espérance « au-delà » de la mort et de l’injustice des philosophes. <br />
C’est une espérance « contre » la mort et l’injustice ; une espérance « active et créatrice ».<sup>2</sup></p>
<p>Plus j’avance en âge et plus je pense que là se tient la différence chrétienne.</p>
<p>Croire en Jésus Ressuscité <br />
c’est se trouver investi, chacun pour sa part, du ministère de l’espérance. <br />
Un service exigeant, <br />
car rien n’est plus difficile que de fonder ses actes sur une conviction qui remue et ceux qui la partagent et les autres, bien plus qu’on ne pense. <br />
Mais quelle joie aussi lorsque, sur le terrain, ensemble nous entrouvrons un avenir plus humain !</p>
<p>Et tous ceux qui se mêlent à nous aujourd’hui, un bouquet de buis ou d’olivier à la main, pour chanter « Hosanna ! » puis écouter le long récit de la Passion… <br />
Ils emporteront dans leur maison leurs branchages, pour le crucifix et, qui sait, pour l’absoute si un décès survient ; et ils en porteront sur les tombes. <br />
C’est pour eux un peu comme une seconde Toussaint. <br />
Je suis bien au milieu de cette foule inhabituelle <br />
et j’aime voir en ces coutumes in-tuables comme un pied dans la porte qui ouvre sur la Résurrection et la Vie, <br />
un geste d’instinct d’espérance.</p>
<p>Qu’il est difficile de croire en la résurrection au point d’en vivre comme Jésus ! <br />
L’espérance est le sursaut de la foi quand celle-ci est passée au crible de l’épreuve. <br />
C’est une déclaration d’amour de chaque instant dans le combat, <br />
une certaine façon de s’abandonner : <em>Père, en tes mains je remets mon esprit !</em></p>
<p>Jésus a vu venir de loin sa mort, <br />
il a fait face jour par jour, <br />
portant le combat contre elle sur son propre terrain, <br />
misant tout sur la source cachée qui murmure au cœur tout homme <em>l’amour est fort comme la mort</em>. <br />
C’est l’espérance qui lui fait dire à Pierre sur le point de le lâcher : <em><br />
J’ai prié pour toi. Quand tu seras revenu, affermis tes frères ! </em><br />
Et ses dernières paroles à l’homme pendu avec lui : <em><br />
Ce soir tu seras avec moi au Paradis !</em> <br />
(<em>Ce soir</em> : pas à la fin des temps, ni après un long purgatoire ; oui <em>toi</em>, le malfrat, tu seras <em>avec moi</em>, à cause de ta foi-espérance)…</p>
<p>Ce Jésus emporte ma conviction. <br />
À sa suite, il me plaît de vivre d’espérance jusqu’à en raviver les braises chez ceux qui n’en peuvent plus.</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><sup>1</sup> Trad. J-F Six, DDB 1995.; <sup>2</sup> d’après Bossuyt, Radermaker, Jésus, Parole de la Grâce selon saint Luc, Lessius, 1999.</p>
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		<title>Lumineuse écriture</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/lumineuse-ecriture/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 23:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Huitième chapitre de l’Evangile selon Saint-Jean, le texte est titré ‘La femme adultère’, il pourrait se nommer lumineuse écriture. 
Dans les faits Jésus commence à agacer sérieusement un certain courant religieux ; la perfection de son chemin crispe à donner des envies de mort. 
Jésus dérange, la femme dérange, la loi s’arrange… 
Oui si la femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/0664_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1513" title="0664_2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/0664_2.jpg" alt="" width="282" height="240" /></a></p>
<p>Huitième chapitre de l’Evangile selon Saint-Jean, le texte est titré ‘La femme adultère’, il pourrait se nommer lumineuse écriture. <br />
Dans les faits Jésus commence à agacer sérieusement un certain courant religieux ; la perfection de son chemin crispe à donner des envies de mort. </p>
<p>Jésus dérange, la femme dérange, la loi s’arrange… </p>
<p>Oui si la femme en soi avait moins dérangé que le péché d’adultère, les condamnateurs n’auraient pas eu besoin de la parole de Jésus pour les rappeler à la réalité de leur comportement ; <br />
et s’ils n’avaient pas déformé la parole de la loi du Lévitique, c’est un homme et une femme qu’ils auraient amenés au milieu du temple, pas seulement elle. <br />
Comme si dans le temps de l’histoire, la folie de la loi de condamnation à mort avait été reconnue transformable par les hommes et seulement pour eux. <br />
Comme si la femme devait être parfaite ou encore à tuer… « <em>Moïse nous a commandé de… » </em></p>
<p>… Jésus écoute, garde le silence, descend au sol, y dessine des traits avec son doigt. <br />
Dans la foule nous aimerions nous approcher pour déchiffrer l’écriture de ce Jésus si attirant avec sa parole si différente, si bonne à recevoir, <br />
l’espérance est si grande et le piège si féroce ! <br />
Comment s’empêcher d’entendre l’écho du doigt de Dieu sur les tables de Loi, <br />
serait-ce le tracé d’une loi nouvelle ?</p>
<p>Jésus se lève : <br />
« <em>Que celui d’entre vous qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. » </em><br />
Parole de Jésus, <br />
hommes et femmes sont sujets de la même loi et la parole est donnée au péché personnel ; <br />
un à un les fourbes se sont enfuis. </p>
<p>Jésus est redescendu à terre, <br />
il a encore à écrire, <br />
approfondir son tracé de l’intelligence d’amour.</p>
<p>Relevé, Jésus ne condamne pas la femme. <br />
« <em>Vas ! De cet instant ne pêche plus ! » </em><br />
Vis une vie nouvelle, sans la faute ! </p>
<p>Ce jour à l’aube <br />
Jésus n’a rien fait de moins que d’inaugurer <br />
la bascule lumineuse du chemin de l’humanité.</p>
<p>Chemin pour toutes, tous et chacun. <br />
Sans ce toutes et tous et chacun en personne pouvant se mettre à la place de l’autre, domine l’égocentrisme, dans ses ténèbres les jets de pierre du pouvoir sur l’autre. <em><br />
La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. </em>(Jn1,5) </p>
<p>En se révélant lumière de l’humanité, Jésus a choisi notre terre de toujours, <br />
hommes comme femmes <br />
pour y graver son intelligence d’amour, <br />
comme pour la sentir s’imprégner sous nos pieds, monter en nous, devenir féconde et tracer notre chemin de vie.</p>
<p>Ariane</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Un homme avait deux fils&#8230;</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/un-homme-avait-deux-fils/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 23:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Un homme avait deux fils », le plus jeune prend ses biens et part, l’aîné reste.
La vie de l’expatrié a mal tourné, 
 dégringolée à moins que rien le souvenir d’abondance chez le père a animé le désir du retour, 
 l’échec se paiera en place d’étranger.
Or, débordant de joie de retrouver son fils, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN1138_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1511" title="DSCN1138_2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN1138_2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">« <em>Un homme avait deux fils </em>», le plus jeune prend ses biens et part, l’aîné reste.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">La vie de l’expatrié a mal tourné, <br />
 dégringolée à moins que rien le souvenir d’abondance chez le père a animé le désir du retour, <br />
 l’échec se paiera en place d’étranger.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Or, débordant de joie de retrouver son fils, le père l’accueille comme un roi.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">L’aîné sursaute : <br />
 son frère prend une valeur inversement proportionnelle à sa réalité désastreuse, valeur excédant largement celle de son vécu de fils sage.</span></p>
<p style="text-align: left;">Tout ici est question de points de vues. </p>
<p> Le fils parti s’était cru étranger du père pour toujours ; le père avait cru son fils mort pour toujours ; <br />
 le fils de toujours s’était cru en bon ajustement avec son père. <br />
 Le fils revenant découvre le don d’amour du père, <br />
 le fils resté découvre l’unité de ce don d’amour, <br />
 le père se révèle tel qu’il est. Non tel que ses fils le voyaient et depuis leur image avaient mené leur vie. <br />
 Le père les avait laissés vivre selon leur désir. <br />
 La renaissance du fils ‘mort’ a provoqué une renaissance du père, <br />
 homme des possessions terrestres il est devenu homme de communion par son aimant d’unité.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">Histoire à trois en trois mouvements en un.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">Mouvement de joie, de don entier, de libération aussi. <br />
 Libération pour le plus jeune qui avait pris l’initiative d’un ailleurs, <br />
 mais isolé et incapable de se prendre en main était tombé dans un filet de vide. <br />
 Libération de l’aîné aussi, resté infantile et malheureux dans sa vie de réponse à tous les commandements sans initiative, <br />
 pas même en amitié, privée du bon pour lui pourtant à portée de sa main. <br />
 Soulagés de leur déséquilibre respectif, les deux excès opposés sont aussi frères l’un de l’autre que Marthe et Marie sont sœurs, <br />
 avec toute la subtilité de Luc à composer des évangiles trop dualistes en apparence pour l’être !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">La longue description de la chute du jeune fils rapportée à la courte évocation de la stagnation de l’aîné <br />
 incite une lecture binaire mauvais fils-bon fils, mais pour mieux nous enseigner son dépassement ! <br />
 En effet, partant du séparatisme et de l’attachement au quantitatif des deux fils, <br />
 l’échec magistral du jeune, éprouvé et assumé, s’avère déclencher le mouvement ternaire <br />
 royalement offert par le père en joie de sa brebis retrouvée et de son don véritable.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #003300;">Luc nous offre finalement la découverte de cette dynamique renouvelée bien meilleure, ajustée d’amour, libératrice, <br />
 née du cœur de l’être dans son élan de vie vraie !</span></p>
<p>Ariane</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’apôtre était une femme !</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 23:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
La plupart des commentaires de l&#8217;évangile de Jean sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, sont des banalisations qui mettent le projecteur sur une femme en faute dans sa vie sexuelle. 
 Ah, la belle affaire ! 
 En réalité, prêtons l’oreille, élargissons le champ de notre perspective, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/CatViaLatinaSamaWomanWell.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1503" title="CatViaLatinaSamaWomanWell" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/CatViaLatinaSamaWomanWell-300x215.jpg" alt="" width="369" height="265" /></a></p>
<p>La plupart des commentaires de l&#8217;évangile de Jean sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, sont des banalisations qui mettent le projecteur sur une femme en faute dans sa vie sexuelle. <br />
 Ah, la belle affaire ! <br />
 En réalité, prêtons l’oreille, élargissons le champ de notre perspective, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de ce dialogue,  nous sommes dans le domaine de la foi, en plein cœur de la symbolique chère aux prophètes : <br />
 l’idolâtrie, le mal par excellence dont souffre le peuple, cette idolâtrie est conçue comme un adultère, une intolérable infidélité du peuple à son époux qui est Dieu.<br />
 Seule cette interprétation symbolique peut expliquer ce texte.</p>
<p>Quand la Samaritaine dit qu&#8217;elle voit que Jésus est un prophète, elle ne s’attarde pas à reconnaître que Jésus posséderait un savoir surnaturel sur sa vie privée, mais elle découvre sa dénonciation prophétique  de l’idolâtrie. <br />
 Elle place Jésus dans la continuité du prophète Osée qui, dans l’Ancien Testament,  va intenter un procès contre un Israël voué aux idoles. (Os 2, 4). <br />
 C&#8217;est de cela qu&#8217;elle témoigne, lorsqu’elle va rapporter aux autres les propos de Jésus : « ce qu&#8217;il m&#8217;a dit ». <br />
 Cela n&#8217;a rien à voir avec sa vie conjugale mais avec la vie d&#8217;alliance d&#8217;une communauté. <br />
 Dialogue d&#8217;une rare intensité théologique. <br />
 Un vrai dialogue unique dans l&#8217;Évangile où cette femme est une authentique partenaire.</p>
<p>L’Evangile de Jean ajoute un détail qui est parallèle à l&#8217;appel des apôtres dans les synoptiques, lorsqu’ils quittent leur bateau. <br />
 Ici cette femme « abandonne » aussi quelque chose pour se consacrer à l&#8217;évangélisation. <br />
 Souvenez-vous : la cruche ! <br />
 « Laissant là sa cruche, elle courut à la ville »… <br />
 L&#8217;abandon de la cruche est semblable à l&#8217;abandon des filets, du bureau de douane, pour suivre Jésus et devenir apôtre.</p>
<p>Pourquoi cet abandon de la cruche n’a-t-il jamais été interprété au même titre que l’abandon des filets ? <br />
 D&#8217;autant plus que &#8211; et c&#8217;est un cas unique dans l&#8217;Évangile &#8211; la Samaritaine  est la première et la seule dont la parole a permis à un groupe tout entier de se convertir. <br />
 Elle réalise ce que Jésus dit en Jean 17,20 : « Ceux qui croiront en moi grâce à leur parole ». <br />
 Eh bien, son ministère de la Parole a été efficace.</p>
<p>Avec Jésus personne n&#8217;est exclu de la foi et de l’apostolat. <br />
 Cette femme alors devient la représentante universelle de l&#8217;autre qui méprisé-e, mis-e à l&#8217;écart, tout au long de l&#8217;histoire et partout dans le monde. <br />
 En étant appelée par Jésus à être apôtre, elle est représentante du travail de libération contre toute exclusion que Jésus est venu semer dans notre monde.</p>
<p>Quel beau dimanche, que celui où une telle invitation est prononcée !</p>
<p>Michèle J</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La démission de Paul</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 18:35:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous tous que la politique ecclésiale du rétroviseur consterne, lisez attentivement ce témoignage. Notre groupe CCBF du Mans raconte la tristesse et le désarroi de Paul, paroissien engagé de longue date. Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! « Ni partir ni se taire »… Une assemblée s’est réunie, l’évêque est informé.  Le lit d’un avenir « de communion » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous tous que la politique ecclésiale du rétroviseur consterne, lisez attentivement ce témoignage. Notre groupe CCBF du Mans raconte la tristesse et le désarroi de Paul, paroissien engagé de longue date. Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! « Ni partir ni se taire »… Une assemblée s’est réunie, l’évêque est informé.  Le lit d’un avenir « de communion » se fait, peu à peu…</strong></p>
<p><strong><em>Octobre 2008.</em></strong><em> Changement de curé dans notre paroisse urbaine. Pas vraiment de transition avec le précédent, les sensibilités étant notoirement différentes. Des changements immédiats : éloignement des SDF des abords de l’église, réaménagement de l’espace liturgique (disparition de la table commune du Jeudi Saint), retour d’une certaine pompe (crucifix, encens, sonnette), disparition des filles au service de l’autel, auto-célébration de l’institution (du pape et de la Curie au moment des affaires de janvier).</em></p>
<p><strong><em>Octobre 2009</em></strong><em>. Du fait du climat d’incompréhension et de l’accumulation des tensions, Paul et M.F. son épouse démissionnent de toutes leurs (nombreuses) fonctions au service de la communauté (Paul était, entre autre, membre de l’EAP). Voici quelques extraits de la lettre que Paul écrit à son curé pour expliquer son geste : </em></p>
<p>« Depuis 40 ans, je suis présent dans cette paroisse, avec M.F., mon épouse depuis 40 ans également. Il y a 45 ans, le Concile était tout frais, l&#8217;espérance était très forte de voir s&#8217;accomplir, dans nos vies et dans nos communautés, cet “aggiornamento” de l&#8217;Eglise universelle. Or, aujourd&#8217;hui, je constate, à l&#8217;inverse, une régression, un repli frileux, un retour à cette Eglise cléricale où la norme, la loi l&#8217;emportent sur l&#8217;amour, sur l&#8217;expérience humaine, sur le “parti pris pour les pauvres”, sur la nécessaire participation à la mutation d&#8217;une humanité en quête de repères. Par exemple, j&#8217;ai soulevé la question des “blessés de l&#8217;amour” que sont en particulier les divorcés remariés. Toi, notre pasteur, tu as alors brandi le code de droit canon, oblitérant la nécessaire attitude d&#8217;écoute et de compassion que tu as certainement devant ces personnes. Pourquoi “dégainer” immédiatement la loi ?</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans une Eglise qui a tendance à se replier sur elle-même, qui revient peu à peu à des pratiques passées, recherchant le confort d&#8217;une liturgie et d&#8217;une expression de la foi un peu éthérées, comme si, voyant son pouvoir temporel vaciller, elle voulait revenir en force à un pouvoir dans l&#8217;ordre du sacré. On ne peut nier le retour, aujourd&#8217;hui, dans notre paroisse, vers une liturgie dominicale qui exclut les filles du chœur, fait du célébrant le chantre unique et omniprésent, fait la part belle à l&#8217;encensement. On en arrive à un sacré qui me paraît mal placé, un “sacré pathologique”. Bref je vis tout cela comme un manque de simplicité dans la célébration de l&#8217;Eucharistie.</p>
<p>Dans cet esprit, le rôle du prêtre paraît relever de la même intention : au-dehors, au-dessus du peuple, homme du sacré, certes, mais séparé des autres. Il est consacré au service de Dieu et des hommes mais le caractère sacré du personnage devient, reprenons le mot, “pathologique” : pour éviter d&#8217;être trop au contact du peuple, il s&#8217;emploie à mettre de la distance entre lui et son peuple, et par son costume et par sa réticence à célébrer l&#8217;Eucharistie dans une chapelle qui le met “au milieu” des chrétiens, et par sa difficulté à “descendre” saluer les gens sur le parvis de l&#8217;Eglise. La vocation du prêtre ne serait-elle pas plutôt à la fois d&#8217;amener Dieu dans le monde et aussi d&#8217;amener les hommes à Dieu ?</p>
<p>Bref, je n&#8217;arrive plus à me situer dans cette Eglise paroissiale qui a été ma famille  jusqu&#8217;à maintenant, cette Eglise que j&#8217;aime malgré tout. Je ne me reconnais plus dans cette Eglise qui, en se crispant sur le passé, ne parvient pas à imaginer dans ce monde désenchanté et déshumanisé une nouvelle façon d&#8217;être fidèle à son message évangélique. J&#8217;aspire à une Eglise dont le message ne soit pas moralisateur, comme est souvent celui des sermons de nos Eucharisties dominicales. J&#8217;aspire à une Eglise qui soit porteuse de la tendresse de Dieu pour l&#8217;homme, pour tout l&#8217;homme, au-delà de l&#8217;adhésion à des doctrines ou des dogmes, même si ces doctrines et ces dogmes sont justes et bons, une Eglise qui oserait repenser la place du sacré dans ce monde d&#8217;aujourd&#8217;hui et  reconsidérer, sans renier la Tradition, l&#8217;expression de la Révélation que les siècles ont donnée. »</p>
<p><strong><em>Novembre 2009. </em></strong><em>Nous &#8211; un groupe dont beaucoup s’étaient retrouvés à la marche du Comité de la Jupe du 11 octobre &#8211; prenons l’initiative de convoquer une assemblée des paroissiens pour tenter de traverser cette crise « en Église ». 50 personnes se déplacent un samedi après-midi et vivent un moment fort de partage « en esprit et en vérité ». Cela, en particulier, grâce à l’accompagnatrice que nous nous sommes donnée (Marie-Christine Bernard, théologienne, auteur de </em><span style="text-decoration: underline;">Les fondamentaux de la foi chrétienne</span> &#8211; <em><span style="text-decoration: underline;">Une énergie spirituelle de terre et de ciel</span></em>, 2009<em>). Nous avons toujours veillé à informer notre curé de chacune de nos initiatives et à œuvrer dans </em><em>un souci permanent de dialogue avec notre évêque.</em></p>
<p><strong><em>Janvier 2010. </em></strong><em>Nous avons été reçus par notre évêque. Depuis, pas de changements spectaculaires mais nous avons foi dans  l’Esprit qui souffle : déjà, le respect mutuel prévaut sur l’invective. Paul et M.F.</em><em> ont même participé, à deux reprises, exceptionnelles, à l&#8217;Eucharistie dominicale. </em></p>
<p><em>Lors de la réunion du groupe départemental de la CCB, nous ne pouvons que constater combien les ministères de la bénédiction, de l’écoute et de l’espérance ont inspiré et continuent d’inspirer notre marche de baptisés.</em></p>
<p><em>Nous poursuivons notre route réfléchissante. Plaise à Dieu que son Esprit nous conduise et que nos pas marquent des chemins d’évangile pour aujourd’hui et pour demain !</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Transfiguration</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/ecoute/transfiguration/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 23:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Autre

« … Prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier. Et il advint, comme il priait, que l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d’une blancheur fulgurante&#8230; » Luc 9, 28-29
Se poser devant les mots, se poser devant ces mots et se laisser patienter… 
Se laisser attendre l’invitation à entrer… [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>L’Autre</strong></p>
<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN0451.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1506" title="DSCN0451" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN0451-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>« … <em>Prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier. Et il advint, comme il priait, que l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d’une blancheur fulgurante&#8230; » </em>Luc 9, 28-29</p>
<p>Se poser devant les mots, se poser devant ces mots et se laisser patienter… <br />
Se laisser attendre l’invitation à entrer… à gravir la montagne avec les trois disciples de choix ; <br />
à aller trop vite nous laisserions passer ce privilège ; à aller trop vite nous passerions devant la porte du roi sans la voir. </p>
<p>Sur notre carton d’invitation est écrit pause… <br />
Le temps s’élargit, peu à peu les bruits d’en bas se quittent, l’espace se grandit en ciel, j’avance… </p>
<p>Soudain l’espace est autre ! Je n’ai pas vu la porte, pourtant maintenant je le vois bien : je suis entrée dans un autre espace. <br />
Et nous sommes ici, à regarder Jésus en prière, et voici l’aspect de son visage devenir autre. </p>
<p>Comment exactement ? <br />
Autre. <br />
Tout simplement, il n’y a rien d’autre à dire que ce voir autre. </p>
<p>L’imagination peut voler dans son ciel, la mémoire retrouver des images figurant chacune leur autre, l’Autre est unique. <br />
Unique se montre le visage de Jésus. <em></p>
<p>Et son vêtement d’une blancheur fulgurante, </em>peut-être était-il blanc déjà mais ce blanc-ci saute aux yeux<em> </em>d’être si blanc de toutes les lumières. <br />
Jésus est homme et son corps rayonne d’Autre, à en traverser le tissu du vêtement. <br />
Du corps de Jésus il s’agit, offert en majesté sur cette montagne aux corps qui le regardent. <br />
Et malgré tous les dépassements de sa puissance, cette lumière n’aveugle pas, ne provoque aucun recul de crainte. <br />
Tel est l’amour de Jésus, telle sa transfiguration de feu : éclatante et douce. <em></p>
<p>‘Mon royaume n’est pas de ce monde’ </em>dira-t-il plus tard à Pilate. <br />
Le royaume de Jésus est de Dieu, y apparaissent Elie et Moïse converser avec lui: l’éternité a bu le temps historique, la hauteur épuise les disciples. <br />
Remis de leur somme, les voici parler joyeusement en ce lieu comme sur leur terrain, dépassés par l’Evénement, pas à la hauteur, l’incompréhension sonne l’heure de s’arrêter. <br />
Justement pas, une nuée les enveloppe, <br />
Ah ! Quoi d’Autre ? <br />
Apeurante d’entrée mais rien n’arrête la présence du Tout Autre, venue de la nuée, une voix : « <em>Celui-ci est mon Fils, l’Elu, écoutez-le. » <br />
</em>Toute amour la<em> </em>parole du Père désigne son Fils. <br />
Vous voyez son corps de lumière, écoutez sa parole ! Plus tard vous comprendrez ! <br />
Parole du Père, absolument simple, Unique&#8230; <br />
Les disciples descendent de la montagne leur vécu secrètement déposé au cœur en attendant l’heure de son expression. </p>
<p>C’était il y a plus de deux mille ans, et l’évènement nous aimante toujours de sa puissance éternelle…</p>
<p>Ariane</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ecoute, bénédiction et espérance en réanimation pédiatrique</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/ecoute-benediction-et-esperance-en-reanimation-pediatrique/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 17:36:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>

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		<description><![CDATA[Cécile nous fait le récit de son expérience de bénévole dans un service d&#8217;hôpital pour enfants malades. 
 Elle nous rend témoin d&#8217;une manière de vivre les ministères d&#8217;écoute, de bénédiction et d&#8217;espérance&#8230;

Pousser la porte du service, passer le SAS d’entrée, se laver les mains, se revêtir de la blouse bleue en papier, poser la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><em>Cécile nous fait le récit de son expérience de bénévole dans un service d&#8217;hôpital pour enfants malades. <br />
 Elle nous rend témoin d&#8217;une manière de vivre les ministères d&#8217;écoute, de bénédiction et d&#8217;espérance&#8230;</em></span></p>
<p><strong><img class="aligncenter" src="http://imworld.aufeminin.com/dossiers/d20060524/d222i6488h161338.jpg" alt="" width="200" height="177" /></strong></p>
<p>Pousser la porte du service, passer le SAS d’entrée, se laver les mains, se revêtir de la blouse bleue en papier, poser la charlotte sur les cheveux, se désinfecter les mains  et …  entrer.</p>
<p>Je viens pour « être là » « parmi eux » : l’équipe du service de réanimation pédiatrique. <br />
 Je viens en tant que bénévole pour me tenir auprès des enfants malades et de leurs parents. <br />
 Je viens les <span style="color: #ff0000;"><strong>écouter</strong></span>.   <br />
 Me tenir auprès ,  qu’est-ce que cela peut bien être ? <br />
 Être présente et toute attentive à ce qu’ils vivent, à ce qu’ils souhaitent et à ce qu’ils ne souhaitent pas. <br />
 Ne pas parler. <br />
 Venir un peu plus tard. <br />
 Sourire et regarder dans les yeux, bien franchement et paisiblement, le père de ce petit garçon qui a eu une greffe du foie, qui a des tuyaux partout, même dans le cou, qui respire grâce à un tuyau.</p>
<p>Ne pas avoir peur. <br />
 Être bien ancrée sur le sol et dans la présence.  <br />
 Sortir mes antennes et mon sixième sens, celui qui connaît le cœur,  rempli de peine et d’amour, de ces parents.</p>
<p>Écouter  les longues heures debout, à tourner autour du lit, à observer le va-et-vient des infirmiers, à regarder par la fenêtre, à attendre le résultat d’une prise de sang, à attendre des nouvelles de l’interne, à espérer un frémissement de paupières sur le visage de leur enfant… à donner des nouvelles aux uns et aux autres  pendus au portable… <br />
 Écouter le souci pour le frère aîné qui attend le retour du petit malade à la maison, qui est gardé par les grands-parents, les amis. <br />
 Écouter la nuit qui va venir : ne pas pouvoir quitter l’hôpital car la situation est trop « critique », et donc décider de dormir dans la salle d’attente, avec ses fauteuils bien durs en bois. <br />
 Écouter tous ces jours de vacances qui sont utilisés pour veiller leur enfant. <br />
 Écouter et VOIR L’AMOUR.</p>
<p><strong>Comment ne pas ressentir un immense respect ? Un besoin de s’incliner intérieurement devant ce courage et cette endurance.  <br />
 Comment ne pas ressentir l’envie de leur donner quelques forces intérieures, <br />
 de les <span style="color: #ff0000;">bénir</span>, de leur dire que cette présence et cet amour silencieux et total est vivant, que leur enfant le ressent et qu’il y puise sûrement ?</strong></p>
<p>Leur dire aussi que leur enfant est un vrai « samouraï », qui endure et résiste, qui se bat. Leur dire qu’ils peuvent consulter la psychologue pour parler du grand frère. Qu’ils peuvent voir l’assistante sociale pour des jours de congé spécifiques. Leur dire que l’équipe est formidable et ils sont bien les premiers à l’avoir remarqué. <strong>Leur dire qu’ils ne sont pas seuls.</strong></p>
<p>Et qu’y a-t-il de plus sinon <strong><span style="color: #ff0000;">l’espérance</span> ?</strong> <br />
 L’espérance que leur enfant passe ce seuil critique, <br />
 l’espérance qu’ils tiennent le coup, eux, les parents – physiquement et psychologiquement – <br />
 l’espoir dans l’équipe médicale, que toute sa compétence et toute sa technique sophistiquée fassent des miracles et que leur petit garçon <strong>soit sauvé !</strong></p>
<p>Ainsi,  chaque fois que je passe le SAS et que je rentre dans le service,  <br />
 <span style="color: #0000ff;"><strong><span style="text-decoration: underline;">je sais que je vais rencontrer l’Amour, la manifestation de l’Esprit Saint</span>,  et que l’écoute, la bénédiction et l’espérance s’y tiendront la main.</strong></span></p>
<p>Cécile G.V.<strong><br />
 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Tentation ou victoire ?</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 23:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>

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		<description><![CDATA[21 fév 2010 : 1er dimanche de Carême
Méditation sur l&#8217;Évangile selon  Luc au chapitre 4 versets 1 à 16

Tentation ou victoire ? 
Quelle liberté Jésus manifeste-t-il pour ainsi refuser l’aliénation que le diable lui propose !  Car il s’agit bien d’une prison qui est proposé à Jésus dans ce texte dit des » tentations ». Plutôt que ce titre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">21 fév 2010 : <strong>1<sup>er</sup> dimanche de Carême</strong></p>
<h4 style="text-align: center;">Méditation sur l&#8217;Évangile selon  Luc au chapitre 4 versets 1 à 16<a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/tentations.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1492" title="tentations" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/tentations-300x236.jpg" alt="" width="300" height="236" /></a></h4>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Tentation ou victoire ? </strong></p>
<p>Quelle liberté Jésus manifeste-t-il pour ainsi refuser l’aliénation que le diable lui propose !  Car il s’agit bien d’une prison qui est proposé à Jésus dans ce texte dit des » tentations ». Plutôt que ce titre ne faudrait-il pas parler des victoires du Christ ? Victoires remportées tout au long de sa vie, même si elles sont ici rassemblées en un moment unique. Et quelle la source de cette liberté ? Etre sûr d’être « bien-aimé de Dieu ».  De ce fait il n’a rien à prouver, rien à conquérir, car tout est déjà donné, offert. Il ne peut pas avoir cette quête anxieuse, ce besoin de reconnaissance, cette avidité pour ce qu’on n’a pas, qui, pour nous, peut tellement nous rendre prisonnier des choses et des autres. Alors, pour nous, après la lecture d’un récit aussi riche  de salut, il s’agit de croire que cela ne concerne pas seulement  Jésus mais qu’il est venu pour nous partager sa liberté, pour nous ouvrir le passage, pour fendre les eaux et nous ouvrir le chemin à sa suite. Pour cela, boire à la même source : entendre cette parole aussi pour chacun de nous : nous sommes aussi les bien aimé-es de Dieu…</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quelle liberté !</strong></p>
<p>«Il est écrit : ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre» (verset 4)</p>
<p>Jésus s’efface devant une parole qui n’est pas la sienne, mais qui vient de la Bible, de ses Ecritures, et qui ouvre à une objectivité qui ne dépend que de Dieu. En même temps, c’est éminemment sa parole, la sienne, lui dont nous osons dire qu’il est parole du Père.</p>
<p>Donner cette parole, c’est sa mission et c’est équivalent de se donner. Jésus a renoncé à faire de ces pierres du pain pour lui-même mais, un jour de sa vie publique, il fera de quelques pains une multitude de pains. Cette objectivité des Ecritures  est aussi pour nous la source de notre liberté, cela ne dépend pas de nous, de nos bonnes ou mauvaises dispositions : la Parole nous fait vivre. Ce qui est de nous, c’est d’y consentir, de nous laisser vivre par elle. Nous recevoir de Dieu, cela seul prouve notre vie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quelle liberté !</strong></p>
<p>A ce diable dont la stratégie est le donnant-donnant : « Je te donnerai tout ce pouvoir…si tu te prosternes devant moi » (verset 6 et 7),  Jésus répond  par « le déjà donné », de celui qui sait d’expérience que Dieu a déjà tout donné. Puissance qu’il nous donne aussi pour  rendre ce monde plus beau, pour en prendre soin. Il ne s’agit pas de  rejeter  la puissance, mais d’en faire usage comme force neuve pour transformer ce monde, puissance de guérison et de résurrection.</p>
<p><strong>Quelle liberté !</strong></p>
<p>Le piège ici est le refus de la liberté elle-même : se jeter du haut du temple et rester sain et sauf, parce que « porté par des anges » (verset 11),   c’est s’imposer par l’évidence et non par le lent cheminement de la foi. Mais on n’impose pas la foi. Elle est lent travail d’éveil du cœur. Appel pour nous à vivre ce même respect, qui peut nous aider à être libre par rapport à la réussite ou aux échecs. Confiance, attente, patience. Entrer dans une relation qui libère et qui n’aliène pas l’autre et moi-même, vivre ma vie en allant de l’avant, sûr d’une parole qui m’autorise à vivre ma vie, à l’inventer en pleine responsabilité.</p>
<p>Michèle J.</p>
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