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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; La vie paroissiale, diocésaine etc&#8230;</title>
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		<title>Le pape appelle l&#8217;Eglise catholique à donner un rôle accru aux laïcs</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 17:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Ils soutiennent la CBF]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>
		<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>

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		<description><![CDATA[Une dépêche de l&#8217;AFP qu&#8217;il est bon de connaitre et qui confirme de manière forte  l&#8217;intuition que cherche à développer la CCBF&#8230; :
ROME, 7 mars 2010 (AFP) &#8211; 12h40 - : Le pape appelle l&#8217;Église catholique à donner un rôle accru aux laïcs
Le pape Benoît XVI a appelé l&#8217;Église catholique à accorder un rôle accru [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008000;"><em>Une dépêche de l&#8217;AFP qu&#8217;il est bon de connaitre et qui confirme de manière forte  l&#8217;intuition que cherche à développer la CCBF&#8230;</em></span> :</p>
<p><a href="http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100307114012.fkxcbg2s.htm">ROME, 7 mars 2010 (AFP) &#8211; 12h40 -</a> : Le pape appelle l&#8217;Église catholique à donner un rôle accru aux laïcs</p>
<p>Le pape Benoît XVI a appelé l&#8217;Église catholique à accorder un rôle accru aux laïcs, en visitant l&#8217;une des nouvelles paroisses de Rome où il a célébré la messe dimanche avant de rentrer au Vatican pour la prière de l&#8217;Angélus.</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Benoît XVI a jugé nécessaire un &laquo;&nbsp;changement de mentalité&nbsp;&raquo; au sein de l&#8217;Église &laquo;&nbsp;surtout à l&#8217;égard des laïcs&nbsp;&raquo;</em></span>, <br />
 estimant qu&#8217;<span style="color: #0000ff;"><em>il fallait cesser de les considérer seulement comme &laquo;&nbsp;des collaborateurs&nbsp;&raquo; du clergé et les reconnaître comme &laquo;&nbsp;coresponsables&nbsp;&raquo; des actions de l&#8217;Église</em></span>.</p>
<p>Cela permettra, selon le pape, de <em><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;promouvoir dans le respect des vocations et des rôles&nbsp;&raquo; de chacun &laquo;&nbsp;un laïcat engagé et mûr&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;la coresponsabilité de tous les membres du Peuple de Dieu&nbsp;&raquo;</span></em>.</p>
<p>S&#8217;adressant à plusieurs centaines de fidèles rassemblés en l&#8217;église de Saint-Jean-de-la-Croix, dans le nord de Rome, il a invité les familles et les jeunes à &laquo;&nbsp;annoncer l&#8217;Évangile&nbsp;&raquo; autour d&#8217;eux sans attendre que &laquo;&nbsp;d&#8217;autres viennent (&#8230;) apporter d&#8217;autres messages&nbsp;&raquo;. Il les a exhortés à être eux-mêmes des &laquo;&nbsp;missionnaires du Christ pour vos frères là où ils vivent, travaillent, étudient ou passent leur temps libre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Benoît XVI est resté environ deux heures dans cette paroisse née en 1989 dans une boutique du quartier Nuovo Salario qui servait aussi de logement au curé et dont l&#8217;église a été bâtie douze ans plus tard et inaugurée en 2002, à proximité du périphérique. A son entrée, le pape a pris le temps de saluer les fidèles et d&#8217;embrasser les enfants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dès sa naissance, cette paroisse s&#8217;est ouverte aux Mouvements et aux nouvelles communautés ecclésiastiques expérimentant une nouvelle forme d&#8217;évangélisation&nbsp;&raquo;, a noté le pape, en encourageant les paroissiens à &laquo;&nbsp;continuer dans cette direction&nbsp;&raquo;.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>La démission de Paul</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/ecoute/la-demission-de-paul/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 18:35:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous tous que la politique ecclésiale du rétroviseur consterne, lisez attentivement ce témoignage. Notre groupe CCBF du Mans raconte la tristesse et le désarroi de Paul, paroissien engagé de longue date. Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! « Ni partir ni se taire »… Une assemblée s’est réunie, l’évêque est informé.  Le lit d’un avenir « de communion » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous tous que la politique ecclésiale du rétroviseur consterne, lisez attentivement ce témoignage. Notre groupe CCBF du Mans raconte la tristesse et le désarroi de Paul, paroissien engagé de longue date. Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! « Ni partir ni se taire »… Une assemblée s’est réunie, l’évêque est informé.  Le lit d’un avenir « de communion » se fait, peu à peu…</strong></p>
<p><strong><em>Octobre 2008.</em></strong><em> Changement de curé dans notre paroisse urbaine. Pas vraiment de transition avec le précédent, les sensibilités étant notoirement différentes. Des changements immédiats : éloignement des SDF des abords de l’église, réaménagement de l’espace liturgique (disparition de la table commune du Jeudi Saint), retour d’une certaine pompe (crucifix, encens, sonnette), disparition des filles au service de l’autel, auto-célébration de l’institution (du pape et de la Curie au moment des affaires de janvier).</em></p>
<p><strong><em>Octobre 2009</em></strong><em>. Du fait du climat d’incompréhension et de l’accumulation des tensions, Paul et M.F. son épouse démissionnent de toutes leurs (nombreuses) fonctions au service de la communauté (Paul était, entre autre, membre de l’EAP). Voici quelques extraits de la lettre que Paul écrit à son curé pour expliquer son geste : </em></p>
<p>« Depuis 40 ans, je suis présent dans cette paroisse, avec M.F., mon épouse depuis 40 ans également. Il y a 45 ans, le Concile était tout frais, l&#8217;espérance était très forte de voir s&#8217;accomplir, dans nos vies et dans nos communautés, cet “aggiornamento” de l&#8217;Eglise universelle. Or, aujourd&#8217;hui, je constate, à l&#8217;inverse, une régression, un repli frileux, un retour à cette Eglise cléricale où la norme, la loi l&#8217;emportent sur l&#8217;amour, sur l&#8217;expérience humaine, sur le “parti pris pour les pauvres”, sur la nécessaire participation à la mutation d&#8217;une humanité en quête de repères. Par exemple, j&#8217;ai soulevé la question des “blessés de l&#8217;amour” que sont en particulier les divorcés remariés. Toi, notre pasteur, tu as alors brandi le code de droit canon, oblitérant la nécessaire attitude d&#8217;écoute et de compassion que tu as certainement devant ces personnes. Pourquoi “dégainer” immédiatement la loi ?</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans une Eglise qui a tendance à se replier sur elle-même, qui revient peu à peu à des pratiques passées, recherchant le confort d&#8217;une liturgie et d&#8217;une expression de la foi un peu éthérées, comme si, voyant son pouvoir temporel vaciller, elle voulait revenir en force à un pouvoir dans l&#8217;ordre du sacré. On ne peut nier le retour, aujourd&#8217;hui, dans notre paroisse, vers une liturgie dominicale qui exclut les filles du chœur, fait du célébrant le chantre unique et omniprésent, fait la part belle à l&#8217;encensement. On en arrive à un sacré qui me paraît mal placé, un “sacré pathologique”. Bref je vis tout cela comme un manque de simplicité dans la célébration de l&#8217;Eucharistie.</p>
<p>Dans cet esprit, le rôle du prêtre paraît relever de la même intention : au-dehors, au-dessus du peuple, homme du sacré, certes, mais séparé des autres. Il est consacré au service de Dieu et des hommes mais le caractère sacré du personnage devient, reprenons le mot, “pathologique” : pour éviter d&#8217;être trop au contact du peuple, il s&#8217;emploie à mettre de la distance entre lui et son peuple, et par son costume et par sa réticence à célébrer l&#8217;Eucharistie dans une chapelle qui le met “au milieu” des chrétiens, et par sa difficulté à “descendre” saluer les gens sur le parvis de l&#8217;Eglise. La vocation du prêtre ne serait-elle pas plutôt à la fois d&#8217;amener Dieu dans le monde et aussi d&#8217;amener les hommes à Dieu ?</p>
<p>Bref, je n&#8217;arrive plus à me situer dans cette Eglise paroissiale qui a été ma famille  jusqu&#8217;à maintenant, cette Eglise que j&#8217;aime malgré tout. Je ne me reconnais plus dans cette Eglise qui, en se crispant sur le passé, ne parvient pas à imaginer dans ce monde désenchanté et déshumanisé une nouvelle façon d&#8217;être fidèle à son message évangélique. J&#8217;aspire à une Eglise dont le message ne soit pas moralisateur, comme est souvent celui des sermons de nos Eucharisties dominicales. J&#8217;aspire à une Eglise qui soit porteuse de la tendresse de Dieu pour l&#8217;homme, pour tout l&#8217;homme, au-delà de l&#8217;adhésion à des doctrines ou des dogmes, même si ces doctrines et ces dogmes sont justes et bons, une Eglise qui oserait repenser la place du sacré dans ce monde d&#8217;aujourd&#8217;hui et  reconsidérer, sans renier la Tradition, l&#8217;expression de la Révélation que les siècles ont donnée. »</p>
<p><strong><em>Novembre 2009. </em></strong><em>Nous &#8211; un groupe dont beaucoup s’étaient retrouvés à la marche du Comité de la Jupe du 11 octobre &#8211; prenons l’initiative de convoquer une assemblée des paroissiens pour tenter de traverser cette crise « en Église ». 50 personnes se déplacent un samedi après-midi et vivent un moment fort de partage « en esprit et en vérité ». Cela, en particulier, grâce à l’accompagnatrice que nous nous sommes donnée (Marie-Christine Bernard, théologienne, auteur de </em><span style="text-decoration: underline;">Les fondamentaux de la foi chrétienne</span> &#8211; <em><span style="text-decoration: underline;">Une énergie spirituelle de terre et de ciel</span></em>, 2009<em>). Nous avons toujours veillé à informer notre curé de chacune de nos initiatives et à œuvrer dans </em><em>un souci permanent de dialogue avec notre évêque.</em></p>
<p><strong><em>Janvier 2010. </em></strong><em>Nous avons été reçus par notre évêque. Depuis, pas de changements spectaculaires mais nous avons foi dans  l’Esprit qui souffle : déjà, le respect mutuel prévaut sur l’invective. Paul et M.F.</em><em> ont même participé, à deux reprises, exceptionnelles, à l&#8217;Eucharistie dominicale. </em></p>
<p><em>Lors de la réunion du groupe départemental de la CCB, nous ne pouvons que constater combien les ministères de la bénédiction, de l’écoute et de l’espérance ont inspiré et continuent d’inspirer notre marche de baptisés.</em></p>
<p><em>Nous poursuivons notre route réfléchissante. Plaise à Dieu que son Esprit nous conduise et que nos pas marquent des chemins d’évangile pour aujourd’hui et pour demain !</em></p>
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		<title>Question de droit(s) ?</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/question-de-droits/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 20:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[L'Eglise et ses laïcs]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>
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		<description><![CDATA[
La « petite » affaire des enfants de chœur de Bayonne pose une intéressante question de droit(s). Pas une question juridique, mais une question d’organisation, de droit et de devoirs, de responsabilité de chacun.
Regardons les chose de près. L’Église catholique, depuis environ quarante ans ne voit pas d’objection de principe à la participation des filles au service [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-959" title="vatican_0718" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/12/vatican_0718-300x205.jpg" alt="vatican_0718" width="300" height="205" /></p>
<p>La « petite » affaire des enfants de chœur de Bayonne pose une intéressante question de droit(s). Pas une question juridique, mais une question d’organisation, de droit et de devoirs, de responsabilité de chacun.</p>
<p>Regardons les chose de près. L’Église catholique, depuis environ quarante ans ne voit pas d’objection de principe à la participation des filles au service de l’autel (ceci en raison de leur baptême, et donc sans acception de sexe).</p>
<p>Mais il appartient à l’Évêque et, en dernier ressort, au curé de le permettre et de l’organiser. Voilà qui mérite d’être commenté.</p>
<p>Ainsi, sur une question d’organisation de la vie de la communauté chrétienne, le curé est le « patron ». L’unique patron. Doit-il au moins consulter, obtenir des avis ? Point donc. Il est en quelque sorte « patron de droit divin ».</p>
<p>Et c’est bien l’expérience que font bien des communautés, bien des paroisses. Pendant des années, 6 ans, 9 ans, un curé a organisé les choses avec la communauté, bien ou mal, dans le dialogue ou sans, mais les chose se sont mises en place. Et puis, le curé change, et hop, changement de gouvernement, changement de méthodes, ce qui était bien hier devient mauvais, et vice versa. Et les communautés ? Soient elles plient, soit elles « font la tête ». Mais elles n’ont aucune voix réelle au chapitre.</p>
<p>Drôle de conception de la fraternité et de la communion ? Non ?</p>
<p>Les prêtres sont-ils là pour les communautés, ou les communautés pour servir les expérimentations successives des prêtres ? Sont-ils là pour mettre en œuvre leur « politique » pastorale ou pour célébrer la communion ?</p>
<p>Soyons clair, je ne donne pas un blanc-seing aux communautés (aux paroisses), mais je trouve étrange que de droit, de façon « impériale », se soit le prêtre qui ait tous les droits.</p>
<p>Si l’on veut que la mission soit le bien de tous, il serait sans doute plus judicieux de rechercher le consentement de la majorité, d’être patient, d’expliquer, plutôt que de faire tomber une « loi », de la chaire, comme du ciel.</p>
<p>Les catholiques baptisés, confirmés, ne sont pas un troupeau immature et errant. Ce sont de adultes majeurs, raisonnables et responsables. La paroisse, est leur bien, leur maison, le lieu particulier de l’Église où ils vivent. Pourquoi seraient-il soumis à la « baguette » d’un seul ?</p>
<p>Au nom de quoi ?</p>
<p>Ces choses-là concernent toute la communauté. La messe est la célébration de tous, elle est le bien de tous et « n’appartient » pas au curé.</p>
<p>Il est correct de respecter les formes de la catholicité, et aussi les usages locaux dès lors qu’ils ne s’opposent pas aux formes catholiques ordinaires.</p>
<p>Il n’est ni utile ni légitime d’imposer aux communautés des usages qui n’ont d’autre fondement que la « sensibilité particulière de tel ou tel clerc ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Analyses de Mgr Di Falco&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 21:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ils soutiennent la CBF]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence des Evêques de France]]></category>
		<category><![CDATA[Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[Mgr Di Falco]]></category>
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		<description><![CDATA[
Lors des Assises de la Communication qui se sont tenues les 14 et 15 octobre dernier à la Conférence de Évêque de France, Mgr Jean-Michel di FALCO, président du Conseil pour la communication,
s’est exprimé sur “La communication d’Église…”
Notre attention a été attirée par le fait que certaines de ses analyses rejoignent les nôtres.
Nous vous invitons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-50 aligncenter" title="jmdf2-300x269" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/10/jmdf2-300x269.png" alt="jmdf2-300x269" width="300" height="269" /></p>
<p>Lors des Assises de la Communication qui se sont tenues les 14 et 15 octobre dernier à la Conférence de Évêque de France, Mgr Jean-Michel di FALCO, président du Conseil pour la communication,<br />
s’est exprimé sur “La communication d’Église…”</p>
<p>Notre attention a été attirée par le fait que certaines de ses analyses rejoignent les nôtres.</p>
<p>Nous vous invitons à lire  ses propos sur  son site : <a href="http://www.diocesedegap.com/article-assises-de-la-communication-2009-a-paris-reunissant-les-delegues-episcopaux-et-diocesains-de-la-communication-37859238.html">http://www.diocesedegap.com</a></p>
<p>Et pour vous mettre en appétit, vous trouverez, dans son homélie qui suit son discours,  une véritable invitation :</p>
<p><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #003366;">« Nous devons parler ouvertement et sans crainte tout comme Jésus a parlé ouvertement et sans crainte. Parler ouvertement et sans crainte cela revient à avoir une parole libre. La peur paralyse. Par crainte du qu’en-dira-t-on, on s’autocensure. On est bien prolixe et on s’expose inconsidérément pour défendre son amour-propre blessé, mais dès qu’il s’agit des intérêts du Royaume ou des autres, on est bien timide et on se défausse. Donc, parler ouvertement et sans crainte pour avoir une parole libre. Ne rien cacher par crainte. »</span></span></span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Déclaration de Mgr Albert Rouet</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 14:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>
		<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Questions de société]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[infaillibilité papale]]></category>
		<category><![CDATA[Mgr Rouet]]></category>
		<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[morale]]></category>
		<category><![CDATA[pape]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican II]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette déclaration de l&#8217;archevêque de Poitiers vaut la peine d&#8217;être lue. Elle me semble à la fois prendre la bonne distance par rapport aux événements récents et être d&#8217;une remarquable justesse. C&#8217;est une sorte de feuille de route pour une réflexion à venir. Bonne lecture
CP
 Déclaration de Mgr Albert Rouet, source : Radio Accords
Extrait de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Cette déclaration de l&#8217;archevêque de Poitiers vaut la peine d&#8217;être lue. Elle me semble à la fois prendre la bonne distance par rapport aux événements récents et être d&#8217;une remarquable justesse. C&#8217;est une sorte de feuille de route pour une réflexion à venir. Bonne lecture<br />
CP</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-153" title="rouet" src="http://www.comitedelajupe.fr/wp-content/uploads/2009/08/rouet.jpg" alt="rouet" width="129" height="157" /> <strong>Déclaration de Mgr Albert Rouet, source : Radio Accords</strong></p>
<p><strong>Extrait de l’émission Parole à notre évêque - 20 mars 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A propos des évènements récents qui ont marqué l’Eglise : levée des excommunications dequatre évêques intégristes, de l’excommunication à Récife, des propos sur le Sida</p>
<p style="text-align: justify;">Sans revenir sur chaque évènement récent, je souhaiterais faire quatre remarques. En effet, ce  ne sont pas des crises à cause d’un mot ou d’une mauvaise communication. Nous sommes  devant des problèmes infiniment plus profonds, dont ces évènements en sont l’illustration. Ils sont les symptômes de malaises plus graves. Notre Eglise se trouve de par les circonstances,  les évolutions, devant quatre problèmes fondamentaux, pour lesquels elle doit faire révision  de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">•<strong> La première question</strong> qui se pose est la prise en compte de la complexité de ce qui est  humain. On ne peut pas avoir une morale tellement claire, tellement évidente,  tellement impérative qu’aucune exception ne serait jamais possible, qu’il n’y aurait  qu’à appliquer des décisions prises par des instances morales. Déjà saint Thomas d’Aquin écrivait que « la première instance morale de l’homme est la conscience  éclairée, c’est-à-dire un homme qui s’est informé ». Ce problème est tellement grave  qu’une morale qui voudrait répondre à toutes les questions deviendrait immorale,  parce qu’elle empêcherait les sujets libres de prendre leurs propres décisions. Cette  question est évidemment à la source d’autres problèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Des gens qui critiquent le siècle des Lumières comme étant un siècle de sécularisation  et d’éloignement de la religion agissent exactement dans la même logique que ce  siècle qu’ils contestent. Ils en sont les enfants, puisque leur approche de l’homme est  tellement claire, tellement rationnelle, qu’il n’y aura plus d’obscurité. Pour eux,  l’homme déploie son existence dans une clarté dont l’homme est maître à chaque  moment ou est capable de le devenir. Il y a là deux aspects. Le premier est la hantise de la rigueur. Rappelons-nous que sur les papyrus qu’on mettait sur la bouche du Pharaon défunt, il était écrit : « je suis pur » cinq fois. Cette protestation était liée à la  mort, pour se présenter dans l’au-delà. Justement lorsqu’on est mort, cette complexité  humaine s’est éteinte. En attendant, on est toujours dans une sorte « d’entre-deux ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre exemple historique est très parlant. Partout où il y a eu en France des prêtres  rigoristes, moralement jansénistes comme on disait à l’époque, dans ces endroits-là,  l’athéisme s’est développé. C’est-à-dire qu’une très grande rigueur provoque l’inverse  de ce qu’elle recherche. Une très grande rigueur est de soi inapplicable.  Le premier examen est de se rendre compte que l’homme est un être ambigu. Cela ne  signifie pas qu’on renonce à la morale, mais cela signifie qu’on renonce à une morale réglementant tous les détails de la vie des hommes et ayant accès aux moindres  décisions, comme si elle était un savoir portant sur tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous fondons sur une idée de la nature qui vient du stoïcisme, qui a été  commune au Moyen-âge, mais ce que nous oublions c’est que la nature était donnée et  qu’il fallait la suivre. Aujourd’hui, pour la science, la nature est ce que l’on a à creuser, à façonner parce que cette nature-là, on ne l’obtient que par l’approche d’une culture. Il faudrait là encore avoir une approche de l’homme qui soit autre, une fausse  clarté finalement naît de trop d’assurances sur des bases contingentes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">• <strong>Le second point</strong> est une question classique de théologie : c’est de distinguer les degrés  d’engagement dans les paroles du Pape. Tout ce que dit le Saint-Père n’est pas sur le  même plan et n’engage pas son infaillibilité. J’ai entendu sur une radio nationale  « avec de telles déclarations, le pape met à mal son infaillibilité. » Mais là n’est pas le problème. Jamais une réponse à une question dans un avion n’entre dans le registre  d’une parole officielle qui engage l’infaillibilité. Il faut savoir distinguer la parole  ordinaire et habituelle du pape et de ce qui relève de son engagement public. Sans  cette distinction et ce travail de discernement, on sort du christianisme pour entrer  dans une relation du même type qu’un tibétain envers le Dalaï-Lama. Or, ce n’est pas  ce que dit le Concile Vatican I. Il faut donc voir quelle est la portée des expressions, le  contenu des mots utilisés, les références de base. Autrement dit, toute parole est sujette  à interprétation. Sinon ce n’est plus une parole humaine. Dans notre histoire, il faut se  mettre au clair sur le sens des mots. Prenons par exemple, le mot « unité ». Il va de la complaisance jusqu’à la communion. Quel sens retient-on ? Où place-t-on l’index ?  L’incertitude des mots et la valeur des expressions sont pour beaucoup dans les crises  que nous venons de vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">• <strong>Le troisième problème</strong> est sans doute le plus grave. Il nous faut revoir le positionnement de notre Eglise dans le monde. C’est-à-dire qu’il faut revoir le mode  de présence au monde. On se rend compte que toute parole qui vient d’en-haut, qui  n’est pas engagée dans un dialogue, après avoir écouté et entendu l’autre, ne peut plus  être une parole crédible. Ce type de parole peut se rencontrer dans des décisions  économiques de quelques grands décideurs qui annoncent la fermeture d’une usine dans notre pays. Mais on ne fait pas vivre l’Evangile sur le même mode que celui des  décisions économiques. Sinon on sort de la morale chrétienne. « Et toi, qu’en penses- tu ? » dit le Christ. Tant que l’Eglise va se contre-distinguer de ce monde, tant qu’elle  va vouloir vivre dans une nébuleuse ou en état d’apesanteur, elle perd toute crédibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un problème pour nous tous, pour le pape bien sûr, mais aussi pour les évêques,  pour toutes les communautés chrétiennes. Notre monde n’écoute que ce qui est  prononcé à hauteur de visage d’homme. Tant qu’on n’aura pas compris cela, on ne  pourra pas être entendu, ni même compris. Nous n’avons pas eu affaire à une erreur de  communication, mais à une erreur de point de vue, une erreur de positionnement. La question à se poser est de se demander quelle est notre posture vraie pour être en  capacité d’être entendu. On se rend compte que sans partage, il n’y a pas de posture  vraie. Aujourd’hui, on ne peut plus annoncer des choses qui passent pour définitives  dans une posture sans aucune relation avec la situation prise dans son contexte humain  concret. Sinon, cette déconnexion produit du rejet. A trop répéter, on crée de la dévaluation.</p>
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<p style="text-align: justify;">• <strong>Une quatrième question se pose</strong> : on ne construit pas un avenir de l’homme  uniquement en jouant sur le permis et le défendu, parce que la morale ne dépend pas  seulement d’une technique. Il faut revenir à la signification humaine des problèmes  qui sont posés. C’est très joli de donner un idéal. Le monde n’est quand même pas  perpétuellement adolescent… heureusement ! L’idéal, comme l’horizon, est invivable.</p>
<p style="text-align: justify;">Car lorsqu’on pense l’approcher, il apparaît toujours plus loin. Le problème n’est donc pas la question de l’idéal, ni même des repères. Tous repères sont forcément dans un  environnement donné. Ils ne peuvent être en suspension dans l’air, autour de rien du tout. Si on ne recherche pas un accord commun de sens, à ce moment-là on isole l’Eglise de sa participation à l’histoire humaine. Elle en sera réduite à se parler à elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans toutes ces questions, il y va de la vie des hommes. Le véritable problème est  « qu’est-ce qui fait vivre ? Qu’est-ce qui met debout ? Qu’est-ce qui rend responsable  de son existence ? » Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exigence à poser. Au  contraire, je suis persuadé qu’il faut en poser, mais pas sous forme manichéenne du  tout noir-tout blanc, du permis et du défendu. Regardons l’Evangile. Le Christ dit au paralysé : « Lève-toi et marche ! » Imaginons que l’homme lui réponde : « Je suis bien  couché, je n’ai pas envie de me lever ». Le Christ ne va quand même détruire son  grabat. Si cet homme ne se met pas debout, il ne pourra pas être guéri. Nos paroles  mettent-elles les gens debout ? Sont-elles des paroles de vie ? Voilà pourquoi dans nos  paroles, il faut toujours se repositionner par rapport à la vie des gens, par rapport à ce sursaut évangélique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Y-a-t-il moyen de réduire l’écart entre l’Eglise et le monde actuel ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La crédibilité ne se décrète pas. Par conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par  l’humilité de partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance et de les aider à se mettre debout.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas d’autres moyens que Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de  Galilée. Il n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est en devenant  frères que les chrétiens deviennent crédibles. Cela fait vingt siècles qu’on le sait et cela fait vingt siècles, qu’après chaque moment difficile comme celui que nous vivons, il nous faut  reprendre les mêmes pas.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Albert Rouet</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Archevêque de Poitiers</strong></p>
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