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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; Réflexions bibliques et théologiques</title>
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		<title>Bénédiction : Pâques !</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 23:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
 
Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :
On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !
Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction..jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1801" title="J.P Longin 15 Résurrection. (Bénédiction.)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction.-300x299.jpg" alt="" width="300" height="299" /></a><br />
 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :</p>
<p><em>On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !</em></p>
<p>Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent de quel ordre est cet « enlèvement »…</p>
<p>Le passage lu à la messe est centré sur Pierre et Jean. Ils courent au tombeau. Pierre entre et remarque les linges à plat à leur place ; Jean entre alors : <em>il voit et il croit</em>.</p>
<p>Et Magdeleine dans tout ça ? La suite sera lue un autre jour. <br />
 Elle montre Magdeleine toute en pleurs, suppliant celui qu’elle a pris pour le jardinier : <em>Si tu l’as retiré, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le reprendre !</em> <br />
 Lui : – <em>Marie !</em> <br />
 De s’entendre appelée par son nom la retourne : <em>Rabbouni !</em> <br />
 Mais lui : <em>Ne me retiens  pas !</em> … (Jean 20, 11-18)</p>
<p>Il faudra du temps aux disciples pour comprendre cette Parole dont Magdeleine devient l’apôtre : <em>Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu</em> ; le temps que Jésus se manifeste aux uns et aux autres ; et le temps de leur expliquer l’Écriture.</p>
<p>Dès la nuit pascale on a écouté, au début des récits de la Résurrection selon Luc, deux anges dire aux femmes : <em>Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite » </em>(Luc 24, 6-7)<em>.</em> Le monde étant ce qu’il est, pour qui ne veut prendre que les moyens pauvres – l’amour est un mendiant –, peut-il en être autrement ? …</p>
<p>Il faudra quarante jours aux disciples pour entrer dans cette compréhension nouvelle. Alors, dit  Luc, <em>il les conduit dehors</em>. Et, <em>élevant les mains, il les bénit</em>. Et, <em>tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel</em> » (Luc 24, 50-51). Cette scène qui sera lue pour l’Ascension s’achève sur la bénédiction du Ressuscité. Elle clôt l’ensemble du récit qui avait commencé par une cérémonie liturgique inachevée : le prêtre Zacharie <em>s’attarde dans le sanctuaire</em>.<em> Quand il sort il ne peut leur parler…</em> Pas de bénédiction …<em>il reste muet</em> (Luc 1, 21-22)</p>
<p>C’est que la bénédiction est parole autant que don ; « diction » autant que « bien » ; un bien de l’ordre de l’être, qui ne relève pas de l’action de l’homme mais de la création de Dieu ; elle est rencontre, échange entre Celui qui donne et le bénéficiaire : émerveillé de la générosité de Dieu, celui-ci se met à bénir Celui qui est <em>au-dessus de toute bénédiction</em>.<sup>1 </sup></p>
<p>Luc achève son évangile sur les apôtres. Aussitôt<em> Jésus emporté dans les cieux</em>, ils <em>reviennent à Jérusalem en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à louer Dieu. </em>(Luc, 24, 52-53). On en a un écho dans l’extraordinaire louange-fleuve que Paul donne au début de sa lettre aux Ephésiens (1, 3-14) :</p>
<p><em>Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ :</em><em><br />
 Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle<br />
 dans les cieux en Christ !</em> …</p>
<p>(il faut lire tout l’hymne)<em> </em></p>
<p>Mais la bénédiction ne fait pas que remonter en louanges ; il est dans sa nature de déborder et ricocher sur les autres, tous les autres, en commençant par le dernier des derniers. Dans le temple dont ils savent qu’<em>il n’en restera pas pierre sur pierre</em> (Luc 21, 6), les apôtres rencontrent à leur tour les autres dans leurs attentes les plus secrètes. Dans les Actes des Apôtres, où Luc raconte les débuts de l’Église à partir de l’Ascension, le premier acte qui suit la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres (que nous fêterons à la Pentecôte) est une remise debout. Pierre et Jean regardent droit dans les yeux l’infirme qui mendie <em>à la Belle porte</em>. Pierre : « <em>De l’or et de l’argent, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus le Nazôréen, marche !</em> » (Actes, 3, 3-5).</p>
<p>Ici, pour la première fois un Chrétien agit en fils héritier, baptisé dans la mort-résurrection du Fils Bien-aimé du Père. Un Baptisé qui honore son baptême est bénédiction pour tous ceux qui l’approchent. ; c’est même là sa mission, son ministère ; un ministère qui peut encore se dire ministère de réconciliation, au sens le plus large, le plus existentiel qui soit, de bonheur et de paix.</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
<p><sup>1 </sup>D’après l’article  « Bénédiction » du Vocabulaire de Théologie Biblique, Cerf, 1981.<strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Vendredi saint</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 09:44:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel sens à la mort du Christ ?

Y a-t-il une nécessité de souffrance pour le salut, une exigence de sacrifice pour que la réconciliation soit possible ? 
 Si oui, cela  induit  une image de Dieu qui ne consent au pardon qu’au prix de la souffrance !
Une tout autre perspective est possible à trouver du côté de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Quel sens à la mort du Christ ?</strong></p>
<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/croix-portugal.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1793" title="croix portugal" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/croix-portugal-300x208.jpg" alt="" width="300" height="208" /></a></p>
<p>Y a-t-il une nécessité de souffrance pour le salut, une exigence de sacrifice pour que la réconciliation soit possible ? <br />
 Si oui, cela  induit  une image de Dieu qui ne consent au pardon qu’au prix de la souffrance !</p>
<p>Une tout autre perspective est possible à trouver du côté de la vulnérabilité de l’amour. <br />
 Un amour qui prend le risque du rejet et va jusqu’au bout du don par le pardon sur la croix.</p>
<p>La vie humaine du Christ de la naissance à la résurrection  nous sauve parce qu’elle introduit  au cœur même de notre humanité les arrhes d’une vie nouvelle. <br />
 Une vie nouvelle pour aujourd’hui et pour toujours. <br />
 Elle nous sauve  en indiquant le chemin des préférences de Dieu. Ces préférences nous sont confiées pour les construire dans l’histoire de ce monde. <br />
 Et ce qui a valeur pour toujours c’est l’œuvre de l’amour qui seule peut inscrire quelque chose de définitif dans l’histoire.</p>
<p>Ce salut nous est déjà donné. <br />
 Donné sans condition et sans mérite. <br />
 Il n’exige même pas de reconnaissance ! <br />
 De vrais et bons parents ne donnent pas la vie pour en attendre une reconnaissance. <br />
 Ils prennent le risque de donner gratuitement sans exigence de retour. S’il vient, ce sera dû à une libre décision.</p>
<p>De même, nous ne devons rien à Dieu. <br />
 Mais de ce fait nous pouvons répondre à Dieu par amour et non par obligation d’aimer. <br />
 Dieu est infiniment plus qu’un bon parent !</p>
<p>Ce qui exprime le plus magnifiquement le sens de la mort du Christ est en dans l’Evangile de Jean : <br />
 « <em>Ayant aimé  les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’extrême</em> » (13/1). <br />
 Cela dit le « jusqu’au bout » d’un projet d’humanisation qui ne recule pas devant la mort. <br />
 Ce salut est un projet à nous offert. Il déjà réalisé par le Christ qui nous en offre les arrhes. <br />
 Il nous est confié comme tâche à réaliser dans l’histoire dans l’espérance d’une victoire définitive.</p>
<p>Michèle J</p>
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		<title>Entre jeudi saint et vendredi saint : le geste eucharistique, une attitude pour tous&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 22:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au soir du Jeudi saint, il est saisissant de mettre en série plusieurs gestes. 
 Ainsi celui de Marie de Béthanie et du parfum qu’elle essuie avec ses cheveux, juste quelques jours auparavant, 
 puis celui de Jésus aujourd&#8217;hui, magnifiquement illustré sur le site  par la chorégraphie d&#8217;Ariane, une femme&#8230;               
 Alors que &#171;&#160;nous&#160;&#187;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/arcabas_lavement_pieds_m.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1810" title="arcabas_lavement_pieds_m" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/arcabas_lavement_pieds_m-300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" /></a></p>
<p>Au soir du Jeudi saint, il est saisissant de mettre en série plusieurs gestes. <br />
 Ainsi celui de Marie de Béthanie et du parfum qu’elle essuie avec ses cheveux, juste quelques jours auparavant, <br />
 puis celui de Jésus aujourd&#8217;hui, magnifiquement illustré sur le site  par la chorégraphie d&#8217;Ariane, une femme&#8230;               <br />
 Alors que &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, tous, nous nous retrouverons aux pieds de la Croix demain&#8230; <br />
 Marie aux pieds de Jésus, Jésus aux pieds de ses ami-e-s, nous tous aux pieds de Jésus en Croix…              <br />
 Geste eucharistique par excellence : « voici mon corps livré pour toi », « voici mon sang versé pour toi »…</p>
<p>Oui ce Geste de Jésus est saisissant si nous nous laissons rejoindre par lui, en profondeur, et si nous décidons, chacun, de le faire nôtre, à notre tour, comme Jésus nous le demande avec beaucoup de délicatesse. Ce n’est pas un commandement dur, c’est une invitation, une invitation amoureuse…</p>
<p>Il est le Geste qui abolit définitivement toute hiérarchie de domination sur autrui, toute volonté de puissance&#8230; Car depuis ce jour, nous le savons, nous ne pouvons plus l’ignorer : Dieu est à genoux, aux pieds de l’Homme, pour le soigner, panser ses blessures, (comme le Samaritain auprès de l’homme meurtri, laissé pour mort cf. Lc 10, 32), pour le relever comme son Fils, dans sa pleine et gracieuse dignité d’enfant de Dieu…</p>
<p>Dieu n’est pas ailleurs. Dieu ne nous attend pas ailleurs que là.</p>
<p>Désormais plus aucun pouvoir conservant ne serait-ce qu&#8217;une once de domination, ne pourra se réclamer du nom de Jésus. Si nous le faisons, nous blasphémons&#8230;<br />
 C&#8217;est extrêmement net et sans appel.<br />
 Toute l’histoire du monde, de l’Eglise, toutes nos histoires personnelles nous le rappelle alors : nous n’aurons jamais fini de nous convertir dans ce mystère.</p>
<p>Car cette conversion est plus qu’un simple renversement où celui qui a été opprimé prendrait sa revanche sur son dominateur… Cette conversion à laquelle le geste de Jésus nous entraine, n’est pas un renversement ou un échange de rôles : Jésus reste Maitre et Seigneur. Mais il nous révèle et nous livre le secret de ce qui a été son action rendue publique dès son passage à la synagogue de Nazareth, où il lisait Isaïe « <em>Il m&#8217;a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté»</em> et il commentait : <em>« Aujourd&#8217;hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l&#8217;entendez.»</em> (Lc 4, 20-21). C’est par ce geste que Jésus ouvre toutes, toutes nos prisons et libère et les gardiens, et les prisonniers… <br />
 Désormais si nous le faisons à notre tour, la même force de libération se poursuivra, la force de Dieu. <br />
 Voilà ce qui se passera à celui qui entrera dans le Présent de Dieu.</p>
<p>C&#8217;est ce que Pierre fera au lendemain de Pâques, à l’entrée de la porte du Temple de Jérusalem, lorsqu’il sera face à un mendiant, paralysé : <em>« Pierre <span style="text-decoration: underline;">fixa les yeux</span> sur lui, ainsi que Jean, et dit : &nbsp;&raquo; <span style="text-decoration: underline;">Regarde-nous</span>.&nbsp;&raquo; Il <span style="text-decoration: underline;">tenait son regard attaché sur eux</span>, s&#8217;attendant à en recevoir quelque chose. Mais Pierre dit : &nbsp;&raquo; De l&#8217;argent et de l&#8217;or, je n&#8217;en ai pas, mais <span style="text-decoration: underline;">ce que j&#8217;ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ</span> le Nazaréen, marche ! &nbsp;&raquo; Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l&#8217;instant ses pieds et ses chevilles s&#8217;affermirent ; d&#8217;un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu. »</em> (Actes 3, 4-8).</p>
<p>Nous cherchons la puissance de Dieu ? <br />
 Elle est là, en permanence sous nos yeux, et nous ne savons pas la voir  ! <br />
 Ce qui se passe, se passe à hauteur de visage, dans ce lien gracieux d’un regard… <br />
 Le lien d’une communion à hauteur de visage. Le lien de fraternité, la relation qui fait vivre, profondément, éternellement, libre !</p>
<p>Voilà le mouvement de Pâques, voilà le Passage à vivre, qui nous fait entrer et demeurer en Dieu. <br />
 Une invitation large, sans ségrégation, là où nous pouvons comprendre saint Paul <em>« Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n&#8217;y a plus ni Juif, ni Grec; il n&#8217;y a plus ni esclave, ni homme libre; il n&#8217;y a plus l&#8217;homme et la femme; car tous, vous n&#8217;êtes qu&#8217;un en Jésus Christ. »</em> (Gal 3, 26-28) Voilà le mouvement à vivre avec chacun des hommes, chacune des femmes que nous pouvons croiser sur nos routes… Qu’il soit conscient ou non d’être frère de Jésus !</p>
<p>Voilà l’action eucharistique, le service eucharistique : une attitude dans laquelle <strong>chacun-e</strong> de nous, sommes désormais institué-e-s par notre Baptême, et sommes appelé-e-s à en être les Serviteurs. <br />
 Voilà l’action eucharistique qui peut traverser, transfigurer, nos existences en chacun de ses actes. <br />
 Alors heureux, oui bienheureux les invités au repas du Seigneur : « heureux serez-vous si vous le mettez en pratique » ! « Faites ceci en mémoire de moi »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jeudi saint</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 23:06:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Jean 13:1-20  (version TOB)
Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue, l&#8217;heure de passer de ce monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu&#8217;à l&#8217;extrême. 
 Au cours d&#8217;un repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Jean 13:1-20  (version TOB)</p>
<p>Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue, l&#8217;heure de passer de ce monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu&#8217;à l&#8217;extrême. <br />
 Au cours d&#8217;un repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, la pensée de le livrer,  sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains, qu&#8217;il est sorti de Dieu et qu&#8217;il va vers Dieu,  Jésus se lève de table, dépose son vêtement et prend un linge dont il se ceint.</p>
<p>Il verse ensuite de l&#8217;eau dans un bassin et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.</p>
<p>Il arrive ainsi à Simon-Pierre qui lui dit: «Toi, Seigneur, me laver les pieds!»  <br />
 Jésus lui répond: «Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras.»  <br />
 Pierre lui dit: «Me laver les pieds à moi! Jamais!» Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu ne peux pas avoir part avec moi.»  <br />
 Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, non pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!»  <br />
 Jésus lui dit: «Celui qui s&#8217;est baigné n&#8217;a nul besoin d&#8217;être lavé, car il est entièrement pur: et vous, vous êtes purs, mais non pas tous.»  Il savait en effet qui allait le livrer; et c&#8217;est pourquoi il dit: «Vous n&#8217;êtes pas tous purs.»</p>
<p>Lorsqu&#8217;il eut achevé de leur laver les pieds, Jésus prit son vêtement, se remit à table et leur dit: «Comprenez-vous ce que j&#8217;ai fait pour vous?</p>
<p>Vous m&#8217;appelez ‹le Maître et le Seigneur› et vous dites bien, car je le suis.  <br />
 Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres; <br />
 car c&#8217;est un exemple que je vous ai donné: ce que j&#8217;ai fait pour vous, faites-le vous aussi.  <br />
 En vérité, en vérité, je vous le dis, un serviteur n&#8217;est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l&#8217;envoie. <br />
 Sachant cela, vous serez heureux si du moins vous le mettez en pratique.</p>
<p>Je ne parle pas pour vous tous; je connais ceux que j&#8217;ai choisis. Mais qu&#8217;ainsi s&#8217;accomplisse l&#8217;Écriture: Celui qui mangeait le pain avec moi, contre moi a levé le talon.  <br />
 Je vous le dis à présent, avant que l&#8217;événement n&#8217;arrive, afin que, lorsqu&#8217;il arrivera, vous croyiez que Je Suis.</p>
<p>En vérité, en vérité, je vous le dis, recevoir celui que j&#8217;enverrai, c&#8217;est me recevoir moi-même, et me recevoir c&#8217;est aussi recevoir celui qui m&#8217;a envoyé.»</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Espérance</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/esperance/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 23:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Qu’est-ce qui fait monter Jésus à Jérusalem, en avant des siens, au devant de sa mort ?
Et qu’est-ce qui fait venir ces gens plus nombreux qu’à Pâques, le jour des Rameaux ?
Et qu’est-ce qui fait encore qu’envers et contre tout nous persévérons dans l’Église ?
Un grain de folie qu’un poème, il y a 2500 ans, a formulé ainsi :
« L’amour est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/J.-P.-Longin-St.-12-13-14-espérance.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1613" title="J. P. Longin St. 12-13-14 (espérance)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/J.-P.-Longin-St.-12-13-14-espérance-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a></p>
<p>Qu’est-ce qui fait monter Jésus à Jérusalem, en avant des siens, au devant de sa mort ?<br />
Et qu’est-ce qui fait venir ces gens plus nombreux qu’à Pâques, le jour des Rameaux ?<br />
Et qu’est-ce qui fait encore qu’envers et contre tout nous persévérons dans l’Église ?</p>
<p>Un grain de folie qu’un poème, il y a 2500 ans, a formulé ainsi :</p>
<p>« <em>L’amour est fort comme la mort ;</em><em><br />
Sa passion est radicale comme la tombe ;<br />
Ses flammes sont des flammes de feu<br />
Jaillies du Brasier divin.<br />
Rien, aucune épreuve, aucun fleuve,<br />
Ne pourra l’éteindre le Feu le l’Amour</em> » (Ct 8, 6-7) <sup>1</sup></p>
<p>Radicale est l’espérance fondée en la Résurrection du Christ. <br />
Elle va plus loin que l’espérance « au-delà » de la mort et de l’injustice des philosophes. <br />
C’est une espérance « contre » la mort et l’injustice ; une espérance « active et créatrice ».<sup>2</sup></p>
<p>Plus j’avance en âge et plus je pense que là se tient la différence chrétienne.</p>
<p>Croire en Jésus Ressuscité <br />
c’est se trouver investi, chacun pour sa part, du ministère de l’espérance. <br />
Un service exigeant, <br />
car rien n’est plus difficile que de fonder ses actes sur une conviction qui remue et ceux qui la partagent et les autres, bien plus qu’on ne pense. <br />
Mais quelle joie aussi lorsque, sur le terrain, ensemble nous entrouvrons un avenir plus humain !</p>
<p>Et tous ceux qui se mêlent à nous aujourd’hui, un bouquet de buis ou d’olivier à la main, pour chanter « Hosanna ! » puis écouter le long récit de la Passion… <br />
Ils emporteront dans leur maison leurs branchages, pour le crucifix et, qui sait, pour l’absoute si un décès survient ; et ils en porteront sur les tombes. <br />
C’est pour eux un peu comme une seconde Toussaint. <br />
Je suis bien au milieu de cette foule inhabituelle <br />
et j’aime voir en ces coutumes in-tuables comme un pied dans la porte qui ouvre sur la Résurrection et la Vie, <br />
un geste d’instinct d’espérance.</p>
<p>Qu’il est difficile de croire en la résurrection au point d’en vivre comme Jésus ! <br />
L’espérance est le sursaut de la foi quand celle-ci est passée au crible de l’épreuve. <br />
C’est une déclaration d’amour de chaque instant dans le combat, <br />
une certaine façon de s’abandonner : <em>Père, en tes mains je remets mon esprit !</em></p>
<p>Jésus a vu venir de loin sa mort, <br />
il a fait face jour par jour, <br />
portant le combat contre elle sur son propre terrain, <br />
misant tout sur la source cachée qui murmure au cœur tout homme <em>l’amour est fort comme la mort</em>. <br />
C’est l’espérance qui lui fait dire à Pierre sur le point de le lâcher : <em><br />
J’ai prié pour toi. Quand tu seras revenu, affermis tes frères ! </em><br />
Et ses dernières paroles à l’homme pendu avec lui : <em><br />
Ce soir tu seras avec moi au Paradis !</em> <br />
(<em>Ce soir</em> : pas à la fin des temps, ni après un long purgatoire ; oui <em>toi</em>, le malfrat, tu seras <em>avec moi</em>, à cause de ta foi-espérance)…</p>
<p>Ce Jésus emporte ma conviction. <br />
À sa suite, il me plaît de vivre d’espérance jusqu’à en raviver les braises chez ceux qui n’en peuvent plus.</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><sup>1</sup> Trad. J-F Six, DDB 1995.; <sup>2</sup> d’après Bossuyt, Radermaker, Jésus, Parole de la Grâce selon saint Luc, Lessius, 1999.</p>
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		<title>Lumineuse écriture</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 23:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Huitième chapitre de l’Evangile selon Saint-Jean, le texte est titré ‘La femme adultère’, il pourrait se nommer lumineuse écriture. 
Dans les faits Jésus commence à agacer sérieusement un certain courant religieux ; la perfection de son chemin crispe à donner des envies de mort. 
Jésus dérange, la femme dérange, la loi s’arrange… 
Oui si la femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/0664_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1513" title="0664_2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/0664_2.jpg" alt="" width="282" height="240" /></a></p>
<p>Huitième chapitre de l’Evangile selon Saint-Jean, le texte est titré ‘La femme adultère’, il pourrait se nommer lumineuse écriture. <br />
Dans les faits Jésus commence à agacer sérieusement un certain courant religieux ; la perfection de son chemin crispe à donner des envies de mort. </p>
<p>Jésus dérange, la femme dérange, la loi s’arrange… </p>
<p>Oui si la femme en soi avait moins dérangé que le péché d’adultère, les condamnateurs n’auraient pas eu besoin de la parole de Jésus pour les rappeler à la réalité de leur comportement ; <br />
et s’ils n’avaient pas déformé la parole de la loi du Lévitique, c’est un homme et une femme qu’ils auraient amenés au milieu du temple, pas seulement elle. <br />
Comme si dans le temps de l’histoire, la folie de la loi de condamnation à mort avait été reconnue transformable par les hommes et seulement pour eux. <br />
Comme si la femme devait être parfaite ou encore à tuer… « <em>Moïse nous a commandé de… » </em></p>
<p>… Jésus écoute, garde le silence, descend au sol, y dessine des traits avec son doigt. <br />
Dans la foule nous aimerions nous approcher pour déchiffrer l’écriture de ce Jésus si attirant avec sa parole si différente, si bonne à recevoir, <br />
l’espérance est si grande et le piège si féroce ! <br />
Comment s’empêcher d’entendre l’écho du doigt de Dieu sur les tables de Loi, <br />
serait-ce le tracé d’une loi nouvelle ?</p>
<p>Jésus se lève : <br />
« <em>Que celui d’entre vous qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. » </em><br />
Parole de Jésus, <br />
hommes et femmes sont sujets de la même loi et la parole est donnée au péché personnel ; <br />
un à un les fourbes se sont enfuis. </p>
<p>Jésus est redescendu à terre, <br />
il a encore à écrire, <br />
approfondir son tracé de l’intelligence d’amour.</p>
<p>Relevé, Jésus ne condamne pas la femme. <br />
« <em>Vas ! De cet instant ne pêche plus ! » </em><br />
Vis une vie nouvelle, sans la faute ! </p>
<p>Ce jour à l’aube <br />
Jésus n’a rien fait de moins que d’inaugurer <br />
la bascule lumineuse du chemin de l’humanité.</p>
<p>Chemin pour toutes, tous et chacun. <br />
Sans ce toutes et tous et chacun en personne pouvant se mettre à la place de l’autre, domine l’égocentrisme, dans ses ténèbres les jets de pierre du pouvoir sur l’autre. <em><br />
La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. </em>(Jn1,5) </p>
<p>En se révélant lumière de l’humanité, Jésus a choisi notre terre de toujours, <br />
hommes comme femmes <br />
pour y graver son intelligence d’amour, <br />
comme pour la sentir s’imprégner sous nos pieds, monter en nous, devenir féconde et tracer notre chemin de vie.</p>
<p>Ariane</p>
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		<title>Un homme avait deux fils&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 23:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Un homme avait deux fils », le plus jeune prend ses biens et part, l’aîné reste.
La vie de l’expatrié a mal tourné, 
 dégringolée à moins que rien le souvenir d’abondance chez le père a animé le désir du retour, 
 l’échec se paiera en place d’étranger.
Or, débordant de joie de retrouver son fils, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN1138_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1511" title="DSCN1138_2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/DSCN1138_2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">« <em>Un homme avait deux fils </em>», le plus jeune prend ses biens et part, l’aîné reste.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">La vie de l’expatrié a mal tourné, <br />
 dégringolée à moins que rien le souvenir d’abondance chez le père a animé le désir du retour, <br />
 l’échec se paiera en place d’étranger.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Or, débordant de joie de retrouver son fils, le père l’accueille comme un roi.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">L’aîné sursaute : <br />
 son frère prend une valeur inversement proportionnelle à sa réalité désastreuse, valeur excédant largement celle de son vécu de fils sage.</span></p>
<p style="text-align: left;">Tout ici est question de points de vues. </p>
<p> Le fils parti s’était cru étranger du père pour toujours ; le père avait cru son fils mort pour toujours ; <br />
 le fils de toujours s’était cru en bon ajustement avec son père. <br />
 Le fils revenant découvre le don d’amour du père, <br />
 le fils resté découvre l’unité de ce don d’amour, <br />
 le père se révèle tel qu’il est. Non tel que ses fils le voyaient et depuis leur image avaient mené leur vie. <br />
 Le père les avait laissés vivre selon leur désir. <br />
 La renaissance du fils ‘mort’ a provoqué une renaissance du père, <br />
 homme des possessions terrestres il est devenu homme de communion par son aimant d’unité.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">Histoire à trois en trois mouvements en un.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">Mouvement de joie, de don entier, de libération aussi. <br />
 Libération pour le plus jeune qui avait pris l’initiative d’un ailleurs, <br />
 mais isolé et incapable de se prendre en main était tombé dans un filet de vide. <br />
 Libération de l’aîné aussi, resté infantile et malheureux dans sa vie de réponse à tous les commandements sans initiative, <br />
 pas même en amitié, privée du bon pour lui pourtant à portée de sa main. <br />
 Soulagés de leur déséquilibre respectif, les deux excès opposés sont aussi frères l’un de l’autre que Marthe et Marie sont sœurs, <br />
 avec toute la subtilité de Luc à composer des évangiles trop dualistes en apparence pour l’être !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">La longue description de la chute du jeune fils rapportée à la courte évocation de la stagnation de l’aîné <br />
 incite une lecture binaire mauvais fils-bon fils, mais pour mieux nous enseigner son dépassement ! <br />
 En effet, partant du séparatisme et de l’attachement au quantitatif des deux fils, <br />
 l’échec magistral du jeune, éprouvé et assumé, s’avère déclencher le mouvement ternaire <br />
 royalement offert par le père en joie de sa brebis retrouvée et de son don véritable.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #003300;">Luc nous offre finalement la découverte de cette dynamique renouvelée bien meilleure, ajustée d’amour, libératrice, <br />
 née du cœur de l’être dans son élan de vie vraie !</span></p>
<p>Ariane</p>
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		<title>L’apôtre était une femme !</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 23:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
La plupart des commentaires de l&#8217;évangile de Jean sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, sont des banalisations qui mettent le projecteur sur une femme en faute dans sa vie sexuelle. 
 Ah, la belle affaire ! 
 En réalité, prêtons l’oreille, élargissons le champ de notre perspective, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/CatViaLatinaSamaWomanWell.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1503" title="CatViaLatinaSamaWomanWell" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/CatViaLatinaSamaWomanWell-300x215.jpg" alt="" width="369" height="265" /></a></p>
<p>La plupart des commentaires de l&#8217;évangile de Jean sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, sont des banalisations qui mettent le projecteur sur une femme en faute dans sa vie sexuelle. <br />
 Ah, la belle affaire ! <br />
 En réalité, prêtons l’oreille, élargissons le champ de notre perspective, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de ce dialogue,  nous sommes dans le domaine de la foi, en plein cœur de la symbolique chère aux prophètes : <br />
 l’idolâtrie, le mal par excellence dont souffre le peuple, cette idolâtrie est conçue comme un adultère, une intolérable infidélité du peuple à son époux qui est Dieu.<br />
 Seule cette interprétation symbolique peut expliquer ce texte.</p>
<p>Quand la Samaritaine dit qu&#8217;elle voit que Jésus est un prophète, elle ne s’attarde pas à reconnaître que Jésus posséderait un savoir surnaturel sur sa vie privée, mais elle découvre sa dénonciation prophétique  de l’idolâtrie. <br />
 Elle place Jésus dans la continuité du prophète Osée qui, dans l’Ancien Testament,  va intenter un procès contre un Israël voué aux idoles. (Os 2, 4). <br />
 C&#8217;est de cela qu&#8217;elle témoigne, lorsqu’elle va rapporter aux autres les propos de Jésus : « ce qu&#8217;il m&#8217;a dit ». <br />
 Cela n&#8217;a rien à voir avec sa vie conjugale mais avec la vie d&#8217;alliance d&#8217;une communauté. <br />
 Dialogue d&#8217;une rare intensité théologique. <br />
 Un vrai dialogue unique dans l&#8217;Évangile où cette femme est une authentique partenaire.</p>
<p>L’Evangile de Jean ajoute un détail qui est parallèle à l&#8217;appel des apôtres dans les synoptiques, lorsqu’ils quittent leur bateau. <br />
 Ici cette femme « abandonne » aussi quelque chose pour se consacrer à l&#8217;évangélisation. <br />
 Souvenez-vous : la cruche ! <br />
 « Laissant là sa cruche, elle courut à la ville »… <br />
 L&#8217;abandon de la cruche est semblable à l&#8217;abandon des filets, du bureau de douane, pour suivre Jésus et devenir apôtre.</p>
<p>Pourquoi cet abandon de la cruche n’a-t-il jamais été interprété au même titre que l’abandon des filets ? <br />
 D&#8217;autant plus que &#8211; et c&#8217;est un cas unique dans l&#8217;Évangile &#8211; la Samaritaine  est la première et la seule dont la parole a permis à un groupe tout entier de se convertir. <br />
 Elle réalise ce que Jésus dit en Jean 17,20 : « Ceux qui croiront en moi grâce à leur parole ». <br />
 Eh bien, son ministère de la Parole a été efficace.</p>
<p>Avec Jésus personne n&#8217;est exclu de la foi et de l’apostolat. <br />
 Cette femme alors devient la représentante universelle de l&#8217;autre qui méprisé-e, mis-e à l&#8217;écart, tout au long de l&#8217;histoire et partout dans le monde. <br />
 En étant appelée par Jésus à être apôtre, elle est représentante du travail de libération contre toute exclusion que Jésus est venu semer dans notre monde.</p>
<p>Quel beau dimanche, que celui où une telle invitation est prononcée !</p>
<p>Michèle J</p>
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		<title>J’écoute…</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 23:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>
		<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[J’écoute… 

 
Que dira le Seigneur ? Que cherche-t-Il à nous dire en ce nouveau Carême ?
 Aujourd’hui, en 2010, dans les événements, les rencontres, et dans la liturgie ?
Que cherche-t-Il à me dire ? … Chaque année j’entre à reculons dans ce temps de Carême.
 Je le trouve trop long ; et ses propositions pas adaptées aux temps que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’écoute… </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/Crucifix-et-organiste-Jécoute.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1478" title="Crucifix et organiste (J'écoute)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/Crucifix-et-organiste-Jécoute-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><br />
 </strong></p>
<p>Que dira le Seigneur ? Que cherche-t-Il à nous dire en ce nouveau Carême ?<br />
 Aujourd’hui, en 2010, dans les événements, les rencontres, et dans la liturgie ?</p>
<p>Que cherche-t-Il à me dire ? … Chaque année j’entre à reculons dans ce temps de Carême.<br />
 Je le trouve trop long ; et ses propositions pas adaptées aux temps que nous vivons.</p>
<p>Il faut tout transposer. Autre est la situation des frères et sœurs en Communauté,<br />
 ou bien encore celle des frères et sœurs encore en pays de « chrétienté », autre est la nôtre.</p>
<p>Les suivre toutes, ces propositions de pratiques et de rencontres entre paroissiens,<br />
 cela reviendrait à se démarquer de son entourage.</p>
<p>Je sais qu’on nous présente ça comme un courage, le courage du témoignage.<br />
 Mais je sais fort bien que, dans ma situation, le courage et le témoignage sont ailleurs…</p>
<p>Tout est en chantier. Tout est à ré-inventer.<br />
 Confrontation avec les propositions de l’Église, confrontation-prière.</p>
<p>Je ne suis pas seule : mon Père est là dans le secret. Le Père de Jésus et notre Père.<br />
 Me rendre présente à sa Présence… Mais comment, Seigneur ?<br />
 -          <em>Qui me voit, voit le Père !</em>&#8230;</p>
<p>Alors prendre l’évangile, là, un moment en solitude, porte fermée, bien tranquille.<br />
 Prendre le texte brut ; pour cette fois, sans les petites notes, les commentaires…<br />
 Lire sans tant de piété sentimentale qui ne fait que séparer du bas monde,</p>
<p>Et sans idées toutes faites, vraiment sans œillères !<br />
 Surtout bien garder la largeur de champ, les questions de l’heure.<br />
 Laisser jouer l’étonnement. Risquer la rencontre à découvert…</p>
<p>L’évangile bruisse de mille voix : gens de biens, moins que rien, pratiquants et païens. Sans compter bonnes femmes et enfants … <br />
Et Jésus au milieu d’eux …<br />
 à l&#8217;entendre, à le voir faire, il suffirait – d’où qu’on vienne, quoiqu’on ait fait – de s’ouvrir à la paix  pour être appelé « fils de Dieu » ! Scandaleux !<br />
 Et quand on pense qu’admettre sa misère c’est prendre une longueur d’avance …<br />
 Si on tient mordicus qu’on a rien à se reprocher, c’est dur à avaler…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Jésus écoute…</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: right;">Manifestement il goûte les rencontres, surtout en vis-à-vis,<br />
 Il prise le dialogue de visage à visage.<br />
 Il écoute l’autre parler sa langue, sa vie, sa liberté.<br />
 Il l’écoute aussi dans ses silences.<br />
 …<br />
 Il m’écoute aujourd’hui, ici, dans ma lecture, seule.</p>
<p style="text-align: right;">Et je commence à comprendre. J’entends :<br />
 « <em>Laisse-moi me taire avec ton silence<br />
 Laisse-moi aussi te parler avec ton silence</em>. »<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>J’écoute…</strong></p>
<p style="text-align: center;">Ma tête et mon cœur bruissent de mille voix. Des parasites brouillant la Sienne ?<br />
 Tout au contraire ! Plus je lis l’évangile, plus j’apprends à les écouter, ces mille voix.<br />
 Et plus je les écoute et plus Jésus des évangiles prend chair,<br />
 Me devient un compagnon d’existence, un ami proche, un frère,<br />
 «Notre bien aimé frère et Seigneur Jésus », comme disait Charles de Foucauld.</p>
<p style="text-align: center;">J’écoute tous azimuts, à l’école de Jésus : Que dit le Seigneur aujourd’hui ?</p>
<p style="text-align: center;">Thérèse Huvelin</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr size="1" />
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> D’après J-F Six et V. Mussaud, <span style="text-decoration: underline;">Médiation</span>, Seuil, 2002, p.158-159. (Les deux vers cités sont de Pablo Neruda, trad. Couffon, Rinderknechts)</p>
<p>Photo de Jean Paul Longin prise en l’église saint Hubert du Noirmont (Suisse) au début du Carême 2009, lors de l’installation définitive de son Chemin de Croix 1992.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Baptême de Jésus, fête des baptisé-e-s</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/ministeres/benediction/bapteme-de-jesus-fete-des-baptise-e-s/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 23:02:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Temps liturgique]]></category>

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		<description><![CDATA[
Écoutez, prêtez l&#8217;oreille. 
 Dès le premier mot, le ton est donné :  &#171;&#160;Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu&#160;&#187;. 
 Isaïe, le prophète, qui ouvre les lectures de ce dimanche 10 janvier, jour du baptême de Jésus, dit bien &#171;&#160;le vôtre&#160;&#187;. Votre Dieu. 
 Et vous voilà bientôt invité à monter sur une haute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/mouette-ou-esprit.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1311" title="mouette ou esprit" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/mouette-ou-esprit-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Écoutez, prêtez l&#8217;oreille. <br />
 Dès le premier mot, le ton est donné :  &laquo;&nbsp;Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu&nbsp;&raquo;. <br />
 Isaïe, le prophète, qui ouvre les lectures de ce dimanche 10 janvier, jour du baptême de Jésus, dit bien &laquo;&nbsp;le vôtre&nbsp;&raquo;. Votre Dieu. <br />
 Et vous voilà bientôt invité à monter sur une haute montagne, à dire, de ville en ville : &laquo;&nbsp;Voici votre Dieu&nbsp;&raquo;. <br />
 Saviez-vous que c&#8217;est à vous de dire alentour, en jubilant : &laquo;&nbsp;Voici votre Dieu&nbsp;&raquo;? Dieu est là, prévenant, qui prend soin. <br />
 Et que va t-il arriver ? Non, pas la Passion, mais le baptême. <br />
 Le coeur de cette consolation se passe là, au baptême.</p>
<p>Que voyons-nous?<br />
 Jésus est là, au milieu des hommes, comme tout le monde, auprès de Jean le Baptiste. <br />
 Rien d&#8217;une différence ne transparaît. Pourtant, l&#8217;expérience qu&#8217;il va faire est d&#8217;une intimité incroyable. <br />
 Intériorité dont nous lecteurs, sommes les seuls témoins. Lorsque la voix du ciel reviendra, et sera entendu par quelques uns, ce sera à la Transfiguration. <br />
 Mais là, c&#8217;est nous qui entrons dans l&#8217;intimité du cœur de Jésus.</p>
<p>Le ciel et la terre communiquent, en Jésus Christ. <br />
 Entendez-vous cette parole : &laquo;&nbsp;Tu es mon fils bien aimé. Aujourd&#8217;hui, mon amour t&#8217;engendre.</p>
<p>Jésus, à partir de là, va témoigner. <br />
 Chaque parole sera signe du royaume, et c&#8217;est de là qu&#8217;elle part. <br />
 Une parole féconde. Une parole à vivre.</p>
<p>Sous nos regards, se donne à voir un homme tout simple, accompli, simple, appelé à la vie de Dieu, Temple de l&#8217;Esprit. <br />
 C&#8217;est cela être fils, être enfant de Dieu.</p>
<p>Cette réalité, ce n&#8217;est ni plus ni moins que notre réalité à nous tous, dès lors que nous cherchons, que nous commençons à, dire &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; à Dieu. <br />
 C&#8217;est la même chose. Paul le dit : par le bain du baptême, il nous a fait renaître. Dans l&#8217;Esprit-Saint. Répandu avec abondance.</p>
<p>Dès lors que nous disons oui, cette réalité s&#8217;accomplit. <br />
 L&#8217;aventure de notre vie est alors de nous ouvrir à cette parole unique donnée, aujourd&#8217;hui, demain, toujours : &laquo;&nbsp;Tu es mon fils&nbsp;&raquo;, ma fille, à chaque instant, Tu es unique. <br />
 Chacun est unique !</p>
<p>Nous avons toute la vie pour déployer cette fécondité. <br />
 C&#8217;est cela vivre l&#8217;accomplissement de notre baptême. <br />
 C&#8217;est ce qui fait que la vie mérite d&#8217;être vécue, à travers tout ce que nous pouvons traverser, maladies, épreuves, joies. <br />
 Laissons  se déployer la fécondité de notre vie de baptisé-e-s. Nous sommes envoyé-e-s, donné-e-s à notre monde, lumière au cœur du monde , là où nous sommes appelé-e-s. <br />
 Laissons nous séduire par cet amour, laissons le nous prendre toute notre vie.</p>
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