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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; Conférence des Baptisés de France</title>
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		<title>Lettre à Benoît XVI</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 22:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence des Baptisés de France]]></category>
		<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &#171;&#160;Année des Baptisés&#160;&#187; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &#171;&#160;Fête des Baptisés&#160;&#187;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste.
Voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///Users/christinepedotti/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><strong>En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &laquo;&nbsp;Année des Baptisés&nbsp;&raquo; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &laquo;&nbsp;Fête des Baptisés&nbsp;&raquo;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste</strong>.</p>
<p>Voici le texte de cette lettre:</p>
<p>Paris, en la Solennité de saint Jean-Baptiste</p>
<p>Très Saint Père,</p>
<p>Il y a quelques jours s’est achevée l’« année sacerdotale » que vous aviez <br />
 proposée à toute l’Eglise. En la plaçant sous le patronage du saint Curé d’Ars, vous <br />
 nous avez enjoints principalement de méditer sur la dignité et l’importance du sacerdoce <br />
 presbytéral. Ce sujet a nourri notre réflexion personnelle et, conscients que tous les <br />
 membres de l’Église sont responsables de l’appel des prêtres dont nos communautés ont <br />
 tant besoin, nous espérons aujourd’hui que de nouvelles vocations sacerdotales seront le <br />
 fruit du cheminement spirituel et de la prière que l’Eglise a soutenus au cours de ces <br />
 derniers mois. <br />
 En nous incitant à cette réflexion, dans la prière et la communion, vous avez aussi <br />
 permis à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à <br />
 l’unique sacerdoce du Christ, « étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au <br />
 Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique <br />
 et royale du Christ », et à « exerce[r] pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la <br />
 mission qui est celle de tout le peuple chrétien. » (LG 31). <br />
 La Conférence Catholique des Baptisés de France y a entendu un appel <br />
 particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rendre acteur, acteur de <br />
 la vie de l&#8217;Église, de sa mission et de son avenir. Tout baptisé a le devoir de comprendre <br />
 que, plus que jamais, ce monde, notre monde, a besoin qu’on lui dise une espérance, <br />
 qu’on lui annonce qu’il y a un Dieu qui a souci de l’humanité, et que chaque créature est <br />
 précieuse à ses yeux.  <br />
 C’est pourquoi, Très Saint Père, nous tenions tout d’abord à vous remercier de <br />
 nous avoir permis d’entendre avec plus de clarté cet appel pressant du Christ à prendre <br />
 notre part de la noble tâche d’évangélisation de nos frères et de nos sœurs, afin qu’ils <br />
 vivent de l’amour du cœur de Jésus pour reprendre l’admirable définition du sacerdoce <br />
 que nous a livrée saint Jean-Marie Vianney.</p>
<p>Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin <br />
 de conversion mais aussi de responsabilité. En nous permettant, en communion avec <br />
 nos pasteurs, de réfléchir au sens du sacerdoce commun des baptisés, vous avez éveillé <br />
 notre conscience à la beauté de la responsabilité missionnaire. Nous souhaitons <br />
 aujourd’hui vous demander de nous soutenir dans cette voie en appelant chaque chrétien <br />
 à entrer plus profondément dans le mystère de son baptême et à en vivre. <br />
 Rappelez leur, rappelez nous, que la marque du baptême n’est pas seulement  la <br />
 porte d’entrée dans la famille des enfants de Dieu, mais qu’elle est également un appel à <br />
 connaître et à faire connaître le Christ. Que, grâce à vous, résonne en nos cœurs l’appel <br />
 du Christ : « Suis-moi ! » et que, grâce à vous, nous sachions le relayer. Pour contribuer <br />
 à cette annonce, quoi de plus beau que le concours de tous ? <br />
 Très Saint Père, nous nous tournons vers vous avec confiance, ce monde a besoin <br />
 de nos bras, de notre cœur, de nos paroles, pour entrevoir le visage de Dieu. Nous <br />
 sommes là, nous, les baptisés, nombreux, ardents, soucieux de transmettre après nous le <br />
 trésor de la foi. Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et <br />
 envoyez-nous. Mettez nous en chemin ! <br />
 Puisque notre époque a besoin de signes forts, nous nous permettons de vous <br />
 suggérer de proclamer une « Année des baptisés », entre juin 2011 et juin  2012. Un <br />
 temps de méditation de l’Église toute entière sur la vocation propre du baptême <br />
 donnerait l’occasion à la foule innombrable des baptisés de reconnaître la grandeur de <br />
 sa dignité et de découvrir en elle la grâce d’annoncer les bienfaits de Dieu. Cette année <br />
 pourrait s’ouvrir par une « Journée des baptisés », le dimanche suivant la Saint Jean- <br />
 Baptiste, journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne. Une telle fête, <br />
 année après année, ancrerait le souci de la mission et ouvrirait les cœurs sur les moyens <br />
 d’y parvenir.</p>
<p>Telle est Très Saint Père la requête que nous confions à votre bienveillance et à <br />
 votre sagesse. <br />
 Nous le croyons avec la plus ferme assurance, c’est par la voix de cette immense <br />
 foule aux talents et aux charismes innombrables que l’Évangile du Christ peut résonner <br />
 dans notre monde. « L’apostolat des laïcs, en effet, ne peut jamais manquer à l’Église, <br />
 car il est une conséquence de leur vocation chrétienne. L’Écriture elle-même montre <br />
 parfaitement (cf. Ac 11, 19-21 ; 18, 26 ; Rm 16, 1-16 ; Ph 4, 3) combien cette activité se <br />
 manifesta spontanément aux premiers jours de l’Église et combien elle fut féconde. » <br />
 (AA 1).  <br />
 Confiants dans la justesse de notre requête, nous espérons qu’elle deviendra vôtre. <br />
 L’appel à toutes les forces vives de notre Eglise est un geste et d’audace et d’espérance <br />
 pour notre temps. Il dira la confiance et la disponibilité à l’Esprit. Il sera reçu comme le <br />
 gage d’un avenir ouvert et heureux pour cette Eglise que nous aimons tous, et pour <br />
 chaque baptisé, il sera comme l’appel du Christ lui-même.  <br />
 À Cana, la très sainte Vierge Marie mit les serviteurs de la noce au service de son <br />
 fils pour le bien et la joie de tous. A son image, osez nous mettre au service du Christ <br />
 afin que l’annonce du Salut résonne pour toute l’humanité. <br />
 Très Saint Père, soyez celui qui nous appelle, soyez notre pasteur, celui qui nous <br />
 fait confiance au nom de Christ.  <br />
 Croyez, Très Saint Père, à notre respectueux dévouement dans le Christ.</p>
<p>Anne Soupa et Christine Pedotti, cofondatrices de la <br />
 Conférence catholique des Baptisés de France</p>
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		<item>
		<title>Les baptisés et la liberté de conscience</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 09:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &#171;&#160;la liberté de conscience ou de religion&#160;&#187;.

La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/06/milou8.jpg"><br />
</a><em><img class="aligncenter" src="http://moserm.free.fr/moulinsart/images/milou8.jpg" alt="" width="290" height="225" />Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &laquo;&nbsp;la liberté de conscience ou de religion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face aux pouvoirs absolus, religieux ou politiques. Ah la subtile emprise psychologique et l’aliénation des consciences !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>A l’époque de Lamennais et Lacordaire, le Pape Grégoire XVI n’était pas prêt à l’entendre de cette oreille. Il réagit en publiant l’Encyclique <em>Mirari vos</em> : &laquo;&nbsp;Maxime fausse et absurde ce délire qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience, erreur des plus contagieuses&nbsp;&raquo;. Depuis, de l’eau a coulé sous le Tibre et l’Eglise catholique a vécu son aggiornamento, le Concile Vatican II (1962-1965). Elle a su corriger des postures qui étaient tout sauf évangéliques.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Certes, l’expression &laquo;&nbsp;liberté de conscience&nbsp;&raquo; n’apparaît pas telle quelle dans les textes du Concile mais il en est bel et bien question. Dans la constitution <em>Gaudium</em> <em>et spes</em> il est exprimé que &laquo;&nbsp;la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre&nbsp;&raquo; (ch.16) ; que &laquo;&nbsp;<em>l’Evangile […] respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix</em>&nbsp;&raquo; (ch. 41). Dans la déclaration sur la liberté religieuse au titre révélateur de <em>Dignitatis humane</em>, il est dit &laquo;&nbsp;<em>qu’en matière religieuse nul ne (doit être) forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public…</em>&laquo;&nbsp;(ch. 2). Que &laquo;&nbsp;<em>l’homme ne doit donc pas être contraint d’agir contre sa conscience</em>&nbsp;&raquo; (ch. 3), mais aussi que &laquo;&nbsp;<em>les fidèles du Christ, comme les autres hommes, jouissent, sur le plan civil du droit, de ne pas être empêchés de mener leur vie selon leur conscience.&nbsp;&raquo;</em> (ch. 13).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Aujourd’hui encore il faut craindre les propos de ceux pour qui la conscience libre ne peut que mener au mal et à l’erreur. Craindre les allégations de ceux qui, dans les sectes ou les intégrismes de toutes obédiences, sous couvert de dévotions, de renoncements pieux et de soumission bienfaitrice, en sont les détracteurs déclarés et militants. La conscience éclairée avec respect, immune de contraintes extérieures, n’est pas synonyme d’inconscience, de libre arbitre, de relativisme ni de désordre. Elle est source de responsabilités et de devoirs pour chaque personne humaine, la marque de sa dignité divine.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Alain Weidert</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Infiltrés, la pétition des Bordelais</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/nos-actions/les-infiltres-la-petition-des-bordelais/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 12:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos actions]]></category>

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		<description><![CDATA[
La diffusion de l’émission de télévision « Les Infiltrés » a suscité beaucoup d’émoi et d’indignation, à Bordeaux, où est établi l’Institut du Bon Pasteur, mais aussi dans la France entière. La CCBF s’engage clairement aux côtés de Monseigneur Ricard et de son conseil presbytéral. Pour associer le geste à la parole, elle propose que l’ensemble des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://www.eglise.catholique.fr/img/1-1173-234x160-0/logo-bordeaux.gif" alt="" width="110" height="47" /></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La diffusion de l’émission de télévision « Les Infiltrés » a suscité beaucoup d’émoi et d’indignation, à Bordeaux, où est établi l’Institut du Bon Pasteur, mais aussi dans la France entière. La CCBF s’engage clairement aux côtés de Monseigneur Ricard et de son conseil presbytéral. Pour associer le geste à la parole, elle propose que l’ensemble des baptisé-e-s s’exprime : de telles dérives ne peuvent perdurer !</span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Aussi, la CCBF de Gironde prend la parole pour soutenir Monseigneur Ricard et soumettre une pétition aux baptisé-e-s du diocèse et d’ailleurs. Nous vous invitons à la signer et à la faire circuler autour de vous.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Anne Soupa, Christine Pedotti</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Alors que le cardinal Ricard et son conseil presbytéral prennent position à la suite de l’émission des « infiltrés » (<a href="http://bordeaux.catholique.fr/users/site/web/index.php?page=Root&amp;portlet=Document&amp;document_id=1064">disponible sur le site du diocèse de Bordeaux</a></em><em>),                <br />
 les baptisé-e-s de Gironde apportent leur plein soutien à ces propos et souhaitent participer activement à la résolution de cette grave crise. </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Il est important que l’ensemble des catholiques du diocèse de Bordeaux- et d’ailleurs-  puisse exercer en cette circonstance leur responsabilité de baptisé-e-s en signant la pétition suivante :</em></span></p>
<p><em> </em></p>
<p>Mardi 27 avril 2010, France 2, chaîne nationale publique de télévision, diffusait une émission des « infiltrés », séquences prises en caméra cachée dans les milieux catholiques traditionalistes  de Bordeaux.</p>
<p>Filmer et enregistrer à l’insu des intéressés pose un problème déontologique. Cependant les images rapportées ne peuvent être laissées sans réaction au prétexte que le procédé d’obtention n’est pas loyal !</p>
<p>Les actions du groupe minoritaire, Dies Irae, étaient déjà connues de beaucoup ; l’école Saint-Projet ne concerne que quelques familles. Les jeunes de Dies Irae prônent violence et racisme. Leur camp d’entraînement existe… Ils justifient leur choix par leur « combat pour Dieu »&#8230; L’école Saint Projet, hors contrat, non affiliée à l’enseignement catholique diocésain, ne respecte pas la conscience des enfants qui lui sont confiés. Les responsables de l’Eglise Saint Eloi sont complices* des provocations haineuses du fait de leur responsabilité  institutionnelle comme administrateurs et aumôniers de l’école Saint Projet.</p>
<p>Tous ces faits sont de nature à altérer profondément le dialogue de l’Eglise Catholique avec tous les citoyens attachés à la démocratie, avec les chrétiens d’autres confessions,  les Juifs et les Musulmans.</p>
<p>Les plus anciens textes de la Bible, transmis par  le peuple juif, nous apprennent le commandement essentiel : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». La vie et le message de Jésus se résument à ce commandement, à cette dynamique d’amour universel.</p>
<p>Nous jugeons de notre devoir de signifier sans ambigüité que pour nous, baptisé-e-s dans l’Eglise catholique, les incitations à la haine des groupuscules extrémistes n’ont aucun rapport avec l’Evangile.</p>
<p>Nous savons que l’engagement politique est une des formes de l’exercice de l’amour et de la justice, et que tout baptisé qui accepte ainsi de participer à la recherche du bien commun, est toujours interpellé par l’Evangile. Nous refusons donc que l’Eglise, encore aujourd’hui, serve de caution à quelque parti que ce soit.</p>
<p>Il nous est dur de voir que tant de haine et de violence se réclament du nom de Dieu. L’amalgame qui est fait entre de tels groupuscules et l’ensemble des croyants nous blesse profondément.</p>
<p>Ayant déjà souffert des silences de l’Eglise, dans d’autres situations, nous refusons que les générations qui nous suivent nous reprochent, un jour, des silences coupables.</p>
<p>Nous sommes indéfectiblement attachés à la démocratie,  aux valeurs citoyennes, respect de l’autre, respect des lois, au pluralisme d’opinion et à  la liberté.  Nous<strong> </strong>voulons nous mobiliser afin que ces valeurs soient mises au premier rang dans l’éducation et dans le vivre ensemble. Avec tous, hommes et femmes de bonne volonté, nous voulons relever ce défi, au quotidien.</p>
<p style="text-align: right;">Mercredi 5 mai 2010</p>
<p style="text-align: center;"><em>La Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France en Gironde, et des sympathisants</em></p>
<p style="text-align: center;">Contact : <a href="mailto:ccbf33@baptises.fr">ccbf33@baptises.fr</a></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #008000;">V</span><span style="color: #008000;"><span style="color: #008000;">o</span>us pouvez apporter votre soutien en envoyant un e-mail : <a href="mailto:petition.bordeaux@baptises.fr">petition.bordeaux@baptises.fr</a></span></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><em>« Je soutiens Mgr Ricard dans son action de vigilance envers l’Institut du Bon Pasteur » et en précisant simplement si vous êtes du diocèse ou d&#8217;ailleurs.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">En cinq jours plus de 350 signatures </span></span><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">de toute la  France </span></span><span style="color: #008000;"><span style="color: #ff0000;">reçues à l&#8217;adresse ci-dessus</span><em><br />
</em></span></p>
<p><span style="font-size: small;">* NB : précision de lecture : lire « paraissent complices tel que l’émission les montre</span> »<span style="font-size: small;">, au lieu de « sont complices » qui relève de la justice.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lettre aux évêques de France à l&#8217;occasion de la journée des vocations</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/nos-actions/lettre-aux-eveques-de-france-a-loccasion-de-la-journee-des-vocations/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 23:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos actions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Monseigneur,
Comme chaque année, lors de la Journée des vocations du 25 avril 2010, tous les catholiques seront invités à prier « pour les vocations de prêtres et de religieux ».
Certes, il y a urgence, car la pénurie de prêtres – qui sera encore plus criante dans dix ans – prive déjà de nombreux fidèles de la messe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21.jpg" alt="" width="126" height="112" /></p>
<p>Monseigneur,</p>
<p>Comme chaque année, lors de la Journée des vocations du 25 avril 2010, tous les catholiques seront invités à prier « pour les vocations de prêtres et de religieux ».</p>
<p>Certes, il y a urgence, car la pénurie de prêtres – qui sera encore plus criante dans dix ans – prive déjà de nombreux fidèles de la messe dominicale et rend difficile l’accès aux sacrements. Incontestablement, le lien avec la succession apostolique est vital pour toute communauté chrétienne.</p>
<p>Cependant nous pensons qu’il n’est pas heureux d’isoler la vocation presbytérale des autres vocations. Et cela pour au moins trois raisons :</p>
<p>1° Le concile Vatican II rappelle que l’Eglise est fondée sur le Christ, seul Prêtre, et sur le peuple de Dieu tout entier sacerdotal. Le baptême est premier, et tous sont appelés à annoncer ensemble l’Evangile.</p>
<p>2° Il est urgent de « raviver » cette vocation baptismale. En effet, c’est au cœur de communautés vivantes, fraternelles, apostoliques et prophétiques que naîtront les vocations.</p>
<p>3° Ce n’est que dans un vécu communautaire intense, fondé sur le Christ que l’Eglise du 21<sup>ème</sup> siècle retrouvera la créativité des Actes des Apôtres quant aux ministères. Ainsi répondra t-elle à la quête spirituelle et aux demandes sacramentelles de nos contemporains.</p>
<p>Nous proposons donc que lors de cette « journée des vocations », les catholiques prient pour les vocations diverses et multiples de l’ensemble des baptisés, et qu’ils invoquent l’Esprit Saint  pour trouver le courage d’ouvrir d’autres voies.</p>
<p>Puissent ainsi, tous les baptisés répondre largement à l’appel du Christ « Allez, de toutes les nations faites des disciples. »</p>
<p>Recevez, Monseigneur, l’expression de notre fraternel respect.</p>
<p>Le « groupe baptême » de la Conférence Catholique des Baptisés de France</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>SMS et Prière universelle pour la journée des vocations du 25 avril 2010.</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/nos-actions/sms-et-priere-universelle-pour-la-journee-des-vocations-du-25-avril-2010/</link>
		<comments>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/nos-actions/sms-et-priere-universelle-pour-la-journee-des-vocations-du-25-avril-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 23:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos actions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.baptises.fr/?p=1952</guid>
		<description><![CDATA[
Pour la journée des vocations, un groupe de la CCBF s&#8217;était constitué et, outre une lettre envoyée à tous les évêques de France, a diffusé par ses membres dans de nombreuses paroisses de France une proposition de prière universelle. Ce groupe a en outre diffusé un sms que vous pouvez vous même reprendre et diffuser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21.jpg" alt="" width="144" height="127" /></p>
<p>Pour la journée des vocations, un groupe de la CCBF s&#8217;était constitué et, outre une lettre envoyée à tous les évêques de France, a diffusé par ses membres dans de nombreuses paroisses de France une proposition de prière universelle. Ce groupe a en outre diffusé un sms que vous pouvez vous même reprendre et diffuser :</p>
<p><strong>Message SMS : </strong><em><span style="color: #008000;"> Baptisé, bouge-toi, trouve ta voie. Prie pour toi et pour les autres. C’est la journée des vocations, de toutes les vocations.</span></em></p>
<p><strong>Prière Universelle de la CCBF : </strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">En cette journée de prière pour les vocations, nous te rendons grâce, Seigneur, toi qui appelles de multiples manières les femmes et les hommes à devenir pleinement tes filles et tes fils.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"> 1/ Nous te remercions, Père,  pour les sacrements du baptême et de la confirmation par lesquels tu appelles les femmes et les hommes à<strong> </strong>devenir les disciples, les collaborateurs et les amis de ton Fils Jésus, pour témoigner de ton amour pour toute ta création, toute l’humanité, sans distinction d’aucune sorte. Nous te demandons, pour tous les baptisés, la grâce et la force de ton Esprit : au cœur de ce monde, qu<strong>’</strong>ils servent ton amour avec courage, constance et liberté.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"> 2/ Nous te remercions, Père, pour le sacrement du mariage par lequel tu appelles des femmes et des hommes à participer avec toi à ton œuvre créatrice. Donne-leur de savoir accueillir et inventer les multiples manières de donner la vie à la suite de ton Fils. Donne-leur de témoigner dans le lien conjugal que l’amour est un appel à un don total de soi, pour recevoir dans l’Esprit la grâce d’un amour capable de traverser les inévitables épreuves d’une vie<span style="text-decoration: line-through;">.</span></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"> 3/ Nous te remercions, Père, pour les vœux par lesquels tu appelles des femmes et des hommes à te servir sur un chemin particulier pour dire par toute leur vie ton amour au service de l’humanité, dans l’action et dans la prière. Ils signifient de manière radicale, dans notre société la présence du Royaume que ton Fils est venu annoncer, au prix de sa vie. Que l’Esprit saint sans cesse renouvelle et invente les formes contemporaines de consécration afin que le monde te connaisse.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">4/ Nous te remercions Père, pour le sacrement de l’ordre, par lequel tu appelles certains à servir toute l’Église. Béni<strong> </strong>sois-tu pour cette vocation par laquelle ton Fils s’offre sans cesse dans l’Eucharistie afin que le monde ait la vie en plénitude. Que ton Esprit ne cesse de vivifier ceux à qui tu confies ce service, afin qu’ils permettent à tous les baptisés, selon la grâce donnée à chacun, de répondre à ton appel.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">5/ Tous ensemble, Père, nous te demandons la grâce de ton Esprit, pour que se renouvelle le Corps du Christ dont nous sommes les membres. Que par le déploiement heureux de toutes les vocations, de nouveaux ouvriers entendent l’appel du Maître de la moisson et y répondent. Que ton Esprit nous aide à répondre à nos diverses vocations. Qu’il nous donne la liberté d’inventer, de discerner et de recevoir ton inépuisable nouveauté.</span></p>
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		<title>L’Église est-elle encore influente ?</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 14:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[  
Poursuivant  son enquête, Témoignage Chrétien continue de donner la parole à des &#171;&#160;intellectuels, religieux et  responsables associatifs, croyants ou non&#160;&#187;, afin qu&#8217;ils &#171;&#160;donnent leur point de  vue&#160;&#187;. Ne pouvant naturellement pas toutes les relayer (vous trouverez toutes ces contributions sur le site du journal Témoignage Chrétien), mais après celle d&#8217;Agnès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff;"> </span><img class="aligncenter" src="http://www.temoignagechretien.fr/images/temoignage-chretien.jpg" alt="" width="990" height="124" /><span style="color: #0000ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Poursuivant  son enquête, Témoignage C</em></span><span style="color: #0000ff;"><em>hrétien continue de donner la parole à des &laquo;&nbsp;intellectuels, religieux et  responsables associatifs, croyants ou non&nbsp;&raquo;, afin qu&#8217;ils &laquo;&nbsp;donnent leur point de  vue&nbsp;&raquo;. Ne pouvant naturellement pas toutes les relayer (vous trouverez toutes ces contributions sur le site du journal <a href="http://www.temoignagechretien.fr/rubriques_editoriales/rubriques.aspx?Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">Témoignage Chrétien</a>), mais après celle d&#8217;Agnès Rochefort-Turquin sur le piège de la puissance, je vous signale tout de même </em></span><span style="color: #0000ff;"><em>la  <a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1780&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">treizième </a></em></span><span style="color: #0000ff;"><em><a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1780&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">intervention</a>, celle de Christine Pedotti. Elle nous exprime comment la perte d&#8217;influence de l&#8217;Eglise peut être une bonne nouvelle si, en nous conduisant sur le chemin d&#8217;un dénuement évangélique, elle rend à nouveau possible l&#8217;espérance de pouvoir &laquo;&nbsp;dire en vérité l&#8217;Église, c&#8217;est nous&nbsp;&raquo;. Peut-être que nous pouvons y voir le même écho que l&#8217;ancien maitre général des dominicains, Timothy Radcliffe exprimait à la fin de <a href="http://www.baptises.fr/actualite/cette-crise-peut-etre-salutaire/">son propos au clergé de Dublin</a> : &laquo;&nbsp;de façon douloureuse, le Seigneur détruit nos tours altières et nos prétentions à la gloire et à la grandeur <span style="text-decoration: underline;">pour pouvoir établir sa maison avec nous</span>&nbsp;&raquo; <strong>. </strong>Un écho qui nous parvenait déjà depuis l&#8217;année dernière avec l&#8217;interview de <a href="http://www.baptises.fr/en-debat/la-vie-paroissiale-diocesaine-etc/declaration-de-mgr-albert-rouet/">Mgr Albert Rouet sur Radio Accord</a> :<strong> </strong></em></span><span style="color: #0000ff;"><em>&laquo;&nbsp;La crédibilité ne se décrète pas. Par  conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par  l’humilité de  partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage  de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance  et de les aider à se mettre debout. Il n’y a pas d’autres moyens que  Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de  Galilée. Il  n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est  en devenant  frères que les chrétiens deviennent crédibles.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Oui,  l’Église perd de l’influence, et c’est une très bonne nouvelle !  C’est d’abord une bonne nouvelle pour moi qui suis une femme. J’ai  suffisamment constaté à mes dépens et aux dépens de mes sœurs en  humanité à quel point l’Église a pesé et pèse encore de tout son poids  pour maintenir autant qu’il est possible une logique patriarcale,  c’est-à-dire la mainmise des hommes sur le corps des femmes, et au-delà  de leur corps, sur leur esprit, sur leur liberté.</p>
<p>La dernière trouvaille étant le discours différentialiste, cette  escroquerie intellectuelle qui se résume in fine à la vieille blague de  Coluche selon laquelle « certains sont plus égaux que d’autres ».</p>
<p>Cette raison seule suffirait à me réjouir, mais j’en ai d’autres. Car je  ne suis pas de celles qui cultivent la nostalgie d’une chrétienté  idéale, belle comme une image pieuse, où l’Église, puissance de paix et  de charité, institue la Trêve de Dieu, porte secours aux pauvres et aux  ma­lades et guide la sagesse de saint Louis.</p>
<p>Sans reculer jusqu’aux croisades, sans pointer les bûchers, je  m’interroge. Que disait l’Église quand tant d’hommes, de femmes et  d’enfants étaient jetés dans la tourmente déshumanisante de  l’industrialisation au XIXe siècle ? Que faisait-elle quand des milliers  d’esclaves étaient traités moins bien que des animaux ? A-t-elle pris  le risque de protester contre le sort fait aux juifs par la folie nazie ?</p>
<p>Oh, certes, il y a des chrétiens  pour se dresser au nom de l’Évangile, des saints et des héros ; saint  Vincent de Paul, saint Jean-Baptiste de la Salle, Anne-Marie Javouhey,  le père Damien, Albert de Mun, Messeigneurs Saliège et Piguet, l’Abbé  Pierre et Madeleine Delbrêl, pour ne citer que quelques noms parmi la  foule innombrable de ceux et celles qui ont mis la charité avant tout.</p>
<p>On a beau jeu, après coup, de porter au crédit de l’Église les œuvres  des meilleurs de ses fils et de ses filles, lesquels ont pourtant été le  plus souvent considérés, en leur temps, comme des fauteurs de désordre.<br />
 Car hélas, l’Église, dans son expression institutionnelle, est un  pouvoir qui naturellement s’allie avec les pouvoirs. Les exemples  historiques sont si nombreux, si convergents, qu’il est impossible de  les citer. Tout au plus peut-on signaler quelques rares et brefs  contre-exemples, comme l’Église brésilienne, qui fut pendant une  vingtaine d’années, résolument du côté des plus pauvres, jusqu’à ce que  Rome « remette de l’ordre ».</p>
<p>Alors si l’Église perd de l’influence, je n’hésite pas à répéter que je  m’en réjouis. Et je redoute que certains veuillent transformer l’Église  en un lobby dont la première fonction serait de défendre les intérêts de  la « communauté » catholique, de promouvoir son identité et de  combattre pour ses valeurs.</p>
<p>La première fonction de l’Église  n’est pas d’être une communauté, au sens contemporain du terme mais une  communion. Une communion ne défend pas ses intérêts, elle s’ouvre,  accueille, incorpore. Elle ne promeut pas un « être entre soi » mais  « un être ensemble » le plus étendu possible ( jusqu’aux extrémités de  la Terre, et à travers les siècles ).</p>
<p>Quant aux « valeurs », pourquoi faudrait-il à toute force les inscrire  dans la loi civile à défaut de pouvoir les graver dans les cœurs ?</p>
<p>Réécoutons nos prédécesseurs, les disciples, qui avaient les mêmes  illusions que nous : « Quand donc restaureras-tu la royauté en Israël ? »  Eux aussi rêvaient d’influence, de position de force. Pour toute  réponse, ils eurent le Christ nu, en croix.</p>
<p>Je rêve, j’espère, je prie pour  que vienne un jour où l’Église acceptera le dénuement. Quand elle ne  sera plus du tout une puissance, peut-être pourra-t-elle espérer être  fidèle à son Seigneur. Avec lui et en lui, elle sera une simple  présence. Elle sera à sa place, à genoux aux pieds du monde, comme le  Christ lui en laisse le commandement.</p>
<p>Mais cela ne se fera pas sans que nous d’abord, les fidèles du Christ,  soyons humblement au service de nos frères et sœurs humains. Alors, nous  pourrons dire en vérité : l’Église, c’est nous.</p>
<p>Christine Pedotti</p>
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		<title>Le piège de la puissance</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 23:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute]]></category>

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		<description><![CDATA[
Depuis un mois, l&#8217;hebdomadaire Témoignage Chrétien mène l&#8217;enquête et alimente le débat : auprès d&#8217;intellectuels, de religieux ou de responsables associatifs, croyants ou non, la revue cherche à savoir si et comment, de leur point de vue, l&#8217;Église est encore influente dans notre société.  Dans ces différents points de vue qu&#8217;il vaut la peine de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.constructif.fr/Upload/Auteur/TURQUIN.jpg" alt="" width="90" height="95" /></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Depuis un mois, l&#8217;hebdomadaire <a href="http://www.temoignagechretien.fr/">Témoignage Chrétien</a> <img id="ctl00_ctl00_ContentPlaceHolder1_ContentPlaceHolder2_Image1" src="http://www.temoignagechretien.fr/images/transparent.gif" alt="" />mène l&#8217;enquête et alimente le débat : auprès d&#8217;intellectuels, de religieux ou de responsables associatifs, croyants ou non, la revue cherche à savoir si et comment, de leur point de vue, l&#8217;Église est encore influente dans notre société.  Dans ces différents points de vue qu&#8217;il vaut la peine de lire, j&#8217;ai remarqué plus particulièrement la dixième intervention, celle d&#8217;Agnès Rochefort-Turquin, sociologue et journaliste. </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>A partir de son regard sur la situation que traverse l&#8217;Église, Agnès Rochefort-Turquin nous fait entendre avec finesse et bienveillance l&#8217;appel à reconsidérer <span style="text-decoration: underline;">radicalement </span>notre </em><em><span style="text-decoration: underline;">manière d&#8217;être</span> chrétien dans ce monde. Bien consciente que &laquo;&nbsp;c&#8217;est l&#8217;affaire de toute une vie, que de se laisser convertir par la Bonne Nouvelle du Christ&nbsp;&raquo;, elle nous invite néanmoins à l&#8217;espérance en ouvrant notre regard pour voir avec précision, &laquo;&nbsp;non pas ce qui n’est plus,  mais ce qui est dé­jà là et  engendre demain&nbsp;&raquo;&#8230;</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Une belle réflexion qui, à mon avis, rejoint bien la dynamique que cherche à mettre en œuvre la CCBF&#8230;</em></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1746&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">L&#8217;Église est-elle encore influente ? (10e intervention) 		 par Agnès Rochefort-Turquin</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le piège de la  puissance</strong></p>
<p style="text-align: left;">Dieu, que cette question est difficile ! Il me semble que tous les mots  en sont piégés, voire usés. Et pourtant elle a sa légitimité. L’Église  catholique vient d’une histoire où elle eut une telle in­fluence en  France qu’elle en a organisé l’espace et le temps, formé les consciences  et tenté de légitimer les pouvoirs et les sa­voirs. Ce passé grandiose,  qui a façonné la civilisation européenne, nous obstrue aujourd’hui  l’avenir. La question telle qu’elle est posée en témoigne. S’agit-il  d’inventorier les restes de ce qui fut ? Alors qu’il faudrait être  capable de faire le deuil de ce qui ne sera jamais plus. Et s’en  réjouir.</p>
<p>Je sais la souffrance du constat, et je ne veux pas la minimiser. Je  sais les erran­ces et les erreurs que nous n’avons pas fini  d’inventorier et d’accuser d’être cause du déclin. Mais ne sont-elles  pas d’abord les conséquences d’une institution aux prétentions  hégémoniques qui porte inévitablement en elle de graves dérives ? Les  derniers soubresauts de l’actualité, qu’ils prennent la forme des  scandales de la pédophilie ou d’abyssales incompréhensions entre une  parole vaticane et une opinion mondiale, sont comme autant de signes que  ce « système » est devenu « contre productif » dans l’annonce de la  bonne nouvelle du Christ.</p>
<p>Ces gigantesques et effrayants contresens que l’Église catholique génère  par elle-même et contre elle-même, nous invitent à reconsidérer  radicalement notre manière d’être chrétiens dans ce monde.<br />
 Paul considérait qu’une ville était évangélisée lorsqu’une petite  poignée de chrétiens s’y rassemblaient. Vivre en frères, témoigner de la  bonne nouvelle, ce n’est pas d’abord chercher à faire nombre, à remplir  les églises, à augmenter le nom­bre de prêtres, et encore moins à tenir  une position dominante dans la société et le monde. Dans l’Église,  chercher à « faire nombre » absorbe trop souvent les énergies et les  orientent vers des stratégies d’efficacité chiffrable qui peuvent  s’avérer des impasses.</p>
<p>Pourtant, l’annonce de la bonne nouvelle reste une mission pour tout  chrétien. Mais, il nous faut trouver une nouvelle manière d’être  chrétiens et en Église dans un monde définitivement mondial et pluriel  où la mission ne peut pas être de « faire chrétiens » tous nos frères en  humanité. Aux évêques du Maghreb, lors de leur visite ad limina en 1986, Jean-Paul II avait  dit : « Au fond, vous vivez ce que le  Concile a dit de l’Église : elle est un sacrement, c’est à dire un  signe, et on ne demande pas à un signe de faire nombre.»</p>
<p>C’est l’affaire de toute une vie que de se laisser convertir par la  bonne nouvelle du Christ. Et nul ne peut accomplir ce chemin sans la  bienveillance et le soutien de frères dans la foi. Toute la pastorale de  l’Église pourrait être revisitée dans cette perspective de s’aider  chacun mutuellement à donner forme et sens à son existence, dans le plus  grand respect de l’éclosion d’une liberté de fils de Dieu nourri par la  Parole. Et gageons que cela ferait signe de proche en proche pour le  monde d’aujourd’hui. Ne plus chercher à faire nombre mais à faire signe  et sens par ce qu’ils vivent et partagent, c’est sans doute en opérant  cette conversion-là que les chrétiens et leur Église retrouveront d’être  levain dans la pâte.</p>
<p>Une fois notre regard débarrassé des pièges que sont la mesure de la  puissance et la quête de la reconnaissance, il est possible de voir  combien les chrétiens ont d’ores et déjà une présence active dans la  société française dans des lieux hautement significatifs où se jouent  l’enjeu majeur de la dignité de tout être humain : dans les prisons, les  hôpitaux ou tout autre lieu d’exclusion, de souffrance et dans  l’accompagnement des grandes étapes et épreuves de la vie : la  naissance, l’amour, la mort.</p>
<p>Bruno Chenu, grand intellectuel théologien, écrit cette phrase  magnifique à propos de ceux qui ont su se rendre proches de lui alors  qu’il souffrait d’un cancer : « le mouvement vers l’autre construit  l’humanité de tous » (1).</p>
<p>Il y a des présences d’Évangile qui sont bonne nouvelle pour tous et  chacun. Sans doute devons-nous abandonner la posture de la puissance et  laisser se convertir notre regard pour voir, non pas ce qui n’est plus,  mais ce qui est dé­jà là et engendre demain.</p>
<p>1. Dieu et l’homme souffrant, Brunon Chenu, Bayard (p. 49)</p>
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		<title>Bénédiction : Pâques !</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 23:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bénédiction]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
 
Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :
On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !
Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction..jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1801" title="J.P Longin 15 Résurrection. (Bénédiction.)" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/J.P-Longin-15-Résurrection.-Bénédiction.-300x299.jpg" alt="" width="300" height="299" /></a><br />
 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le jour de Pâques, nous écoutons le début des récits de la Résurrection selon Jean (20, 1-9). On y entend Magdeleine dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait :</p>
<p><em>On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis !</em></p>
<p>Il va leur falloir du temps pour qu’ils comprennent de quel ordre est cet « enlèvement »…</p>
<p>Le passage lu à la messe est centré sur Pierre et Jean. Ils courent au tombeau. Pierre entre et remarque les linges à plat à leur place ; Jean entre alors : <em>il voit et il croit</em>.</p>
<p>Et Magdeleine dans tout ça ? La suite sera lue un autre jour. <br />
 Elle montre Magdeleine toute en pleurs, suppliant celui qu’elle a pris pour le jardinier : <em>Si tu l’as retiré, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le reprendre !</em> <br />
 Lui : – <em>Marie !</em> <br />
 De s’entendre appelée par son nom la retourne : <em>Rabbouni !</em> <br />
 Mais lui : <em>Ne me retiens  pas !</em> … (Jean 20, 11-18)</p>
<p>Il faudra du temps aux disciples pour comprendre cette Parole dont Magdeleine devient l’apôtre : <em>Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu</em> ; le temps que Jésus se manifeste aux uns et aux autres ; et le temps de leur expliquer l’Écriture.</p>
<p>Dès la nuit pascale on a écouté, au début des récits de la Résurrection selon Luc, deux anges dire aux femmes : <em>Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite » </em>(Luc 24, 6-7)<em>.</em> Le monde étant ce qu’il est, pour qui ne veut prendre que les moyens pauvres – l’amour est un mendiant –, peut-il en être autrement ? …</p>
<p>Il faudra quarante jours aux disciples pour entrer dans cette compréhension nouvelle. Alors, dit  Luc, <em>il les conduit dehors</em>. Et, <em>élevant les mains, il les bénit</em>. Et, <em>tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel</em> » (Luc 24, 50-51). Cette scène qui sera lue pour l’Ascension s’achève sur la bénédiction du Ressuscité. Elle clôt l’ensemble du récit qui avait commencé par une cérémonie liturgique inachevée : le prêtre Zacharie <em>s’attarde dans le sanctuaire</em>.<em> Quand il sort il ne peut leur parler…</em> Pas de bénédiction …<em>il reste muet</em> (Luc 1, 21-22)</p>
<p>C’est que la bénédiction est parole autant que don ; « diction » autant que « bien » ; un bien de l’ordre de l’être, qui ne relève pas de l’action de l’homme mais de la création de Dieu ; elle est rencontre, échange entre Celui qui donne et le bénéficiaire : émerveillé de la générosité de Dieu, celui-ci se met à bénir Celui qui est <em>au-dessus de toute bénédiction</em>.<sup>1 </sup></p>
<p>Luc achève son évangile sur les apôtres. Aussitôt<em> Jésus emporté dans les cieux</em>, ils <em>reviennent à Jérusalem en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à louer Dieu. </em>(Luc, 24, 52-53). On en a un écho dans l’extraordinaire louange-fleuve que Paul donne au début de sa lettre aux Ephésiens (1, 3-14) :</p>
<p><em>Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ :</em><em><br />
 Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle<br />
 dans les cieux en Christ !</em> …</p>
<p>(il faut lire tout l’hymne)<em> </em></p>
<p>Mais la bénédiction ne fait pas que remonter en louanges ; il est dans sa nature de déborder et ricocher sur les autres, tous les autres, en commençant par le dernier des derniers. Dans le temple dont ils savent qu’<em>il n’en restera pas pierre sur pierre</em> (Luc 21, 6), les apôtres rencontrent à leur tour les autres dans leurs attentes les plus secrètes. Dans les Actes des Apôtres, où Luc raconte les débuts de l’Église à partir de l’Ascension, le premier acte qui suit la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres (que nous fêterons à la Pentecôte) est une remise debout. Pierre et Jean regardent droit dans les yeux l’infirme qui mendie <em>à la Belle porte</em>. Pierre : « <em>De l’or et de l’argent, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus le Nazôréen, marche !</em> » (Actes, 3, 3-5).</p>
<p>Ici, pour la première fois un Chrétien agit en fils héritier, baptisé dans la mort-résurrection du Fils Bien-aimé du Père. Un Baptisé qui honore son baptême est bénédiction pour tous ceux qui l’approchent. ; c’est même là sa mission, son ministère ; un ministère qui peut encore se dire ministère de réconciliation, au sens le plus large, le plus existentiel qui soit, de bonheur et de paix.</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
<p><sup>1 </sup>D’après l’article  « Bénédiction » du Vocabulaire de Théologie Biblique, Cerf, 1981.<strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vendredi saint</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 09:44:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel sens à la mort du Christ ?

Y a-t-il une nécessité de souffrance pour le salut, une exigence de sacrifice pour que la réconciliation soit possible ? 
 Si oui, cela  induit  une image de Dieu qui ne consent au pardon qu’au prix de la souffrance !
Une tout autre perspective est possible à trouver du côté de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Quel sens à la mort du Christ ?</strong></p>
<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/croix-portugal.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1793" title="croix portugal" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/croix-portugal-300x208.jpg" alt="" width="300" height="208" /></a></p>
<p>Y a-t-il une nécessité de souffrance pour le salut, une exigence de sacrifice pour que la réconciliation soit possible ? <br />
 Si oui, cela  induit  une image de Dieu qui ne consent au pardon qu’au prix de la souffrance !</p>
<p>Une tout autre perspective est possible à trouver du côté de la vulnérabilité de l’amour. <br />
 Un amour qui prend le risque du rejet et va jusqu’au bout du don par le pardon sur la croix.</p>
<p>La vie humaine du Christ de la naissance à la résurrection  nous sauve parce qu’elle introduit  au cœur même de notre humanité les arrhes d’une vie nouvelle. <br />
 Une vie nouvelle pour aujourd’hui et pour toujours. <br />
 Elle nous sauve  en indiquant le chemin des préférences de Dieu. Ces préférences nous sont confiées pour les construire dans l’histoire de ce monde. <br />
 Et ce qui a valeur pour toujours c’est l’œuvre de l’amour qui seule peut inscrire quelque chose de définitif dans l’histoire.</p>
<p>Ce salut nous est déjà donné. <br />
 Donné sans condition et sans mérite. <br />
 Il n’exige même pas de reconnaissance ! <br />
 De vrais et bons parents ne donnent pas la vie pour en attendre une reconnaissance. <br />
 Ils prennent le risque de donner gratuitement sans exigence de retour. S’il vient, ce sera dû à une libre décision.</p>
<p>De même, nous ne devons rien à Dieu. <br />
 Mais de ce fait nous pouvons répondre à Dieu par amour et non par obligation d’aimer. <br />
 Dieu est infiniment plus qu’un bon parent !</p>
<p>Ce qui exprime le plus magnifiquement le sens de la mort du Christ est en dans l’Evangile de Jean : <br />
 « <em>Ayant aimé  les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’extrême</em> » (13/1). <br />
 Cela dit le « jusqu’au bout » d’un projet d’humanisation qui ne recule pas devant la mort. <br />
 Ce salut est un projet à nous offert. Il déjà réalisé par le Christ qui nous en offre les arrhes. <br />
 Il nous est confié comme tâche à réaliser dans l’histoire dans l’espérance d’une victoire définitive.</p>
<p>Michèle J</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Entre jeudi saint et vendredi saint : le geste eucharistique, une attitude pour tous&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 22:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au soir du Jeudi saint, il est saisissant de mettre en série plusieurs gestes. 
 Ainsi celui de Marie de Béthanie et du parfum qu’elle essuie avec ses cheveux, juste quelques jours auparavant, 
 puis celui de Jésus aujourd&#8217;hui, magnifiquement illustré sur le site  par la chorégraphie d&#8217;Ariane, une femme&#8230;               
 Alors que &#171;&#160;nous&#160;&#187;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/arcabas_lavement_pieds_m.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1810" title="arcabas_lavement_pieds_m" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/04/arcabas_lavement_pieds_m-300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" /></a></p>
<p>Au soir du Jeudi saint, il est saisissant de mettre en série plusieurs gestes. <br />
 Ainsi celui de Marie de Béthanie et du parfum qu’elle essuie avec ses cheveux, juste quelques jours auparavant, <br />
 puis celui de Jésus aujourd&#8217;hui, magnifiquement illustré sur le site  par la chorégraphie d&#8217;Ariane, une femme&#8230;               <br />
 Alors que &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, tous, nous nous retrouverons aux pieds de la Croix demain&#8230; <br />
 Marie aux pieds de Jésus, Jésus aux pieds de ses ami-e-s, nous tous aux pieds de Jésus en Croix…              <br />
 Geste eucharistique par excellence : « voici mon corps livré pour toi », « voici mon sang versé pour toi »…</p>
<p>Oui ce Geste de Jésus est saisissant si nous nous laissons rejoindre par lui, en profondeur, et si nous décidons, chacun, de le faire nôtre, à notre tour, comme Jésus nous le demande avec beaucoup de délicatesse. Ce n’est pas un commandement dur, c’est une invitation, une invitation amoureuse…</p>
<p>Il est le Geste qui abolit définitivement toute hiérarchie de domination sur autrui, toute volonté de puissance&#8230; Car depuis ce jour, nous le savons, nous ne pouvons plus l’ignorer : Dieu est à genoux, aux pieds de l’Homme, pour le soigner, panser ses blessures, (comme le Samaritain auprès de l’homme meurtri, laissé pour mort cf. Lc 10, 32), pour le relever comme son Fils, dans sa pleine et gracieuse dignité d’enfant de Dieu…</p>
<p>Dieu n’est pas ailleurs. Dieu ne nous attend pas ailleurs que là.</p>
<p>Désormais plus aucun pouvoir conservant ne serait-ce qu&#8217;une once de domination, ne pourra se réclamer du nom de Jésus. Si nous le faisons, nous blasphémons&#8230;<br />
 C&#8217;est extrêmement net et sans appel.<br />
 Toute l’histoire du monde, de l’Eglise, toutes nos histoires personnelles nous le rappelle alors : nous n’aurons jamais fini de nous convertir dans ce mystère.</p>
<p>Car cette conversion est plus qu’un simple renversement où celui qui a été opprimé prendrait sa revanche sur son dominateur… Cette conversion à laquelle le geste de Jésus nous entraine, n’est pas un renversement ou un échange de rôles : Jésus reste Maitre et Seigneur. Mais il nous révèle et nous livre le secret de ce qui a été son action rendue publique dès son passage à la synagogue de Nazareth, où il lisait Isaïe « <em>Il m&#8217;a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté»</em> et il commentait : <em>« Aujourd&#8217;hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l&#8217;entendez.»</em> (Lc 4, 20-21). C’est par ce geste que Jésus ouvre toutes, toutes nos prisons et libère et les gardiens, et les prisonniers… <br />
 Désormais si nous le faisons à notre tour, la même force de libération se poursuivra, la force de Dieu. <br />
 Voilà ce qui se passera à celui qui entrera dans le Présent de Dieu.</p>
<p>C&#8217;est ce que Pierre fera au lendemain de Pâques, à l’entrée de la porte du Temple de Jérusalem, lorsqu’il sera face à un mendiant, paralysé : <em>« Pierre <span style="text-decoration: underline;">fixa les yeux</span> sur lui, ainsi que Jean, et dit : &nbsp;&raquo; <span style="text-decoration: underline;">Regarde-nous</span>.&nbsp;&raquo; Il <span style="text-decoration: underline;">tenait son regard attaché sur eux</span>, s&#8217;attendant à en recevoir quelque chose. Mais Pierre dit : &nbsp;&raquo; De l&#8217;argent et de l&#8217;or, je n&#8217;en ai pas, mais <span style="text-decoration: underline;">ce que j&#8217;ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ</span> le Nazaréen, marche ! &nbsp;&raquo; Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l&#8217;instant ses pieds et ses chevilles s&#8217;affermirent ; d&#8217;un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu. »</em> (Actes 3, 4-8).</p>
<p>Nous cherchons la puissance de Dieu ? <br />
 Elle est là, en permanence sous nos yeux, et nous ne savons pas la voir  ! <br />
 Ce qui se passe, se passe à hauteur de visage, dans ce lien gracieux d’un regard… <br />
 Le lien d’une communion à hauteur de visage. Le lien de fraternité, la relation qui fait vivre, profondément, éternellement, libre !</p>
<p>Voilà le mouvement de Pâques, voilà le Passage à vivre, qui nous fait entrer et demeurer en Dieu. <br />
 Une invitation large, sans ségrégation, là où nous pouvons comprendre saint Paul <em>« Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n&#8217;y a plus ni Juif, ni Grec; il n&#8217;y a plus ni esclave, ni homme libre; il n&#8217;y a plus l&#8217;homme et la femme; car tous, vous n&#8217;êtes qu&#8217;un en Jésus Christ. »</em> (Gal 3, 26-28) Voilà le mouvement à vivre avec chacun des hommes, chacune des femmes que nous pouvons croiser sur nos routes… Qu’il soit conscient ou non d’être frère de Jésus !</p>
<p>Voilà l’action eucharistique, le service eucharistique : une attitude dans laquelle <strong>chacun-e</strong> de nous, sommes désormais institué-e-s par notre Baptême, et sommes appelé-e-s à en être les Serviteurs. <br />
 Voilà l’action eucharistique qui peut traverser, transfigurer, nos existences en chacun de ses actes. <br />
 Alors heureux, oui bienheureux les invités au repas du Seigneur : « heureux serez-vous si vous le mettez en pratique » ! « Faites ceci en mémoire de moi »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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