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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; convictions et réflexions</title>
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		<title>Lettre à Benoît XVI</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 22:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence des Baptisés de France]]></category>
		<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &#171;&#160;Année des Baptisés&#160;&#187; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &#171;&#160;Fête des Baptisés&#160;&#187;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste.
Voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///Users/christinepedotti/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><strong>En la fête de saint Jean-Baptiste, nous avons adressé au pape Benoît XVI une lettre dans laquelle nous lui demandons de déclarer une &laquo;&nbsp;Année des Baptisés&nbsp;&raquo; pour l&#8217;Église universelle. Nous lui demandons aussi de pérenniser une &laquo;&nbsp;Fête des Baptisés&nbsp;&raquo;, annuelle, qui pourrait être fixée au dimanche de Juin qui suit la fête de saint Jean-Baptiste</strong>.</p>
<p>Voici le texte de cette lettre:</p>
<p>Paris, en la Solennité de saint Jean-Baptiste</p>
<p>Très Saint Père,</p>
<p>Il y a quelques jours s’est achevée l’« année sacerdotale » que vous aviez <br />
 proposée à toute l’Eglise. En la plaçant sous le patronage du saint Curé d’Ars, vous <br />
 nous avez enjoints principalement de méditer sur la dignité et l’importance du sacerdoce <br />
 presbytéral. Ce sujet a nourri notre réflexion personnelle et, conscients que tous les <br />
 membres de l’Église sont responsables de l’appel des prêtres dont nos communautés ont <br />
 tant besoin, nous espérons aujourd’hui que de nouvelles vocations sacerdotales seront le <br />
 fruit du cheminement spirituel et de la prière que l’Eglise a soutenus au cours de ces <br />
 derniers mois. <br />
 En nous incitant à cette réflexion, dans la prière et la communion, vous avez aussi <br />
 permis à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à <br />
 l’unique sacerdoce du Christ, « étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au <br />
 Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique <br />
 et royale du Christ », et à « exerce[r] pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la <br />
 mission qui est celle de tout le peuple chrétien. » (LG 31). <br />
 La Conférence Catholique des Baptisés de France y a entendu un appel <br />
 particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rendre acteur, acteur de <br />
 la vie de l&#8217;Église, de sa mission et de son avenir. Tout baptisé a le devoir de comprendre <br />
 que, plus que jamais, ce monde, notre monde, a besoin qu’on lui dise une espérance, <br />
 qu’on lui annonce qu’il y a un Dieu qui a souci de l’humanité, et que chaque créature est <br />
 précieuse à ses yeux.  <br />
 C’est pourquoi, Très Saint Père, nous tenions tout d’abord à vous remercier de <br />
 nous avoir permis d’entendre avec plus de clarté cet appel pressant du Christ à prendre <br />
 notre part de la noble tâche d’évangélisation de nos frères et de nos sœurs, afin qu’ils <br />
 vivent de l’amour du cœur de Jésus pour reprendre l’admirable définition du sacerdoce <br />
 que nous a livrée saint Jean-Marie Vianney.</p>
<p>Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin <br />
 de conversion mais aussi de responsabilité. En nous permettant, en communion avec <br />
 nos pasteurs, de réfléchir au sens du sacerdoce commun des baptisés, vous avez éveillé <br />
 notre conscience à la beauté de la responsabilité missionnaire. Nous souhaitons <br />
 aujourd’hui vous demander de nous soutenir dans cette voie en appelant chaque chrétien <br />
 à entrer plus profondément dans le mystère de son baptême et à en vivre. <br />
 Rappelez leur, rappelez nous, que la marque du baptême n’est pas seulement  la <br />
 porte d’entrée dans la famille des enfants de Dieu, mais qu’elle est également un appel à <br />
 connaître et à faire connaître le Christ. Que, grâce à vous, résonne en nos cœurs l’appel <br />
 du Christ : « Suis-moi ! » et que, grâce à vous, nous sachions le relayer. Pour contribuer <br />
 à cette annonce, quoi de plus beau que le concours de tous ? <br />
 Très Saint Père, nous nous tournons vers vous avec confiance, ce monde a besoin <br />
 de nos bras, de notre cœur, de nos paroles, pour entrevoir le visage de Dieu. Nous <br />
 sommes là, nous, les baptisés, nombreux, ardents, soucieux de transmettre après nous le <br />
 trésor de la foi. Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et <br />
 envoyez-nous. Mettez nous en chemin ! <br />
 Puisque notre époque a besoin de signes forts, nous nous permettons de vous <br />
 suggérer de proclamer une « Année des baptisés », entre juin 2011 et juin  2012. Un <br />
 temps de méditation de l’Église toute entière sur la vocation propre du baptême <br />
 donnerait l’occasion à la foule innombrable des baptisés de reconnaître la grandeur de <br />
 sa dignité et de découvrir en elle la grâce d’annoncer les bienfaits de Dieu. Cette année <br />
 pourrait s’ouvrir par une « Journée des baptisés », le dimanche suivant la Saint Jean- <br />
 Baptiste, journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne. Une telle fête, <br />
 année après année, ancrerait le souci de la mission et ouvrirait les cœurs sur les moyens <br />
 d’y parvenir.</p>
<p>Telle est Très Saint Père la requête que nous confions à votre bienveillance et à <br />
 votre sagesse. <br />
 Nous le croyons avec la plus ferme assurance, c’est par la voix de cette immense <br />
 foule aux talents et aux charismes innombrables que l’Évangile du Christ peut résonner <br />
 dans notre monde. « L’apostolat des laïcs, en effet, ne peut jamais manquer à l’Église, <br />
 car il est une conséquence de leur vocation chrétienne. L’Écriture elle-même montre <br />
 parfaitement (cf. Ac 11, 19-21 ; 18, 26 ; Rm 16, 1-16 ; Ph 4, 3) combien cette activité se <br />
 manifesta spontanément aux premiers jours de l’Église et combien elle fut féconde. » <br />
 (AA 1).  <br />
 Confiants dans la justesse de notre requête, nous espérons qu’elle deviendra vôtre. <br />
 L’appel à toutes les forces vives de notre Eglise est un geste et d’audace et d’espérance <br />
 pour notre temps. Il dira la confiance et la disponibilité à l’Esprit. Il sera reçu comme le <br />
 gage d’un avenir ouvert et heureux pour cette Eglise que nous aimons tous, et pour <br />
 chaque baptisé, il sera comme l’appel du Christ lui-même.  <br />
 À Cana, la très sainte Vierge Marie mit les serviteurs de la noce au service de son <br />
 fils pour le bien et la joie de tous. A son image, osez nous mettre au service du Christ <br />
 afin que l’annonce du Salut résonne pour toute l’humanité. <br />
 Très Saint Père, soyez celui qui nous appelle, soyez notre pasteur, celui qui nous <br />
 fait confiance au nom de Christ.  <br />
 Croyez, Très Saint Père, à notre respectueux dévouement dans le Christ.</p>
<p>Anne Soupa et Christine Pedotti, cofondatrices de la <br />
 Conférence catholique des Baptisés de France</p>
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		<title>Les baptisés et la liberté de conscience</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 09:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &#171;&#160;la liberté de conscience ou de religion&#160;&#187;.

La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/06/milou8.jpg"><br />
</a><em><img class="aligncenter" src="http://moserm.free.fr/moulinsart/images/milou8.jpg" alt="" width="290" height="225" />Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &laquo;&nbsp;la liberté de conscience ou de religion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face aux pouvoirs absolus, religieux ou politiques. Ah la subtile emprise psychologique et l’aliénation des consciences !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>A l’époque de Lamennais et Lacordaire, le Pape Grégoire XVI n’était pas prêt à l’entendre de cette oreille. Il réagit en publiant l’Encyclique <em>Mirari vos</em> : &laquo;&nbsp;Maxime fausse et absurde ce délire qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience, erreur des plus contagieuses&nbsp;&raquo;. Depuis, de l’eau a coulé sous le Tibre et l’Eglise catholique a vécu son aggiornamento, le Concile Vatican II (1962-1965). Elle a su corriger des postures qui étaient tout sauf évangéliques.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Certes, l’expression &laquo;&nbsp;liberté de conscience&nbsp;&raquo; n’apparaît pas telle quelle dans les textes du Concile mais il en est bel et bien question. Dans la constitution <em>Gaudium</em> <em>et spes</em> il est exprimé que &laquo;&nbsp;la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre&nbsp;&raquo; (ch.16) ; que &laquo;&nbsp;<em>l’Evangile […] respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix</em>&nbsp;&raquo; (ch. 41). Dans la déclaration sur la liberté religieuse au titre révélateur de <em>Dignitatis humane</em>, il est dit &laquo;&nbsp;<em>qu’en matière religieuse nul ne (doit être) forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public…</em>&laquo;&nbsp;(ch. 2). Que &laquo;&nbsp;<em>l’homme ne doit donc pas être contraint d’agir contre sa conscience</em>&nbsp;&raquo; (ch. 3), mais aussi que &laquo;&nbsp;<em>les fidèles du Christ, comme les autres hommes, jouissent, sur le plan civil du droit, de ne pas être empêchés de mener leur vie selon leur conscience.&nbsp;&raquo;</em> (ch. 13).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Aujourd’hui encore il faut craindre les propos de ceux pour qui la conscience libre ne peut que mener au mal et à l’erreur. Craindre les allégations de ceux qui, dans les sectes ou les intégrismes de toutes obédiences, sous couvert de dévotions, de renoncements pieux et de soumission bienfaitrice, en sont les détracteurs déclarés et militants. La conscience éclairée avec respect, immune de contraintes extérieures, n’est pas synonyme d’inconscience, de libre arbitre, de relativisme ni de désordre. Elle est source de responsabilités et de devoirs pour chaque personne humaine, la marque de sa dignité divine.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Alain Weidert</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’Église est-elle encore influente ?</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 14:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[  
Poursuivant  son enquête, Témoignage Chrétien continue de donner la parole à des &#171;&#160;intellectuels, religieux et  responsables associatifs, croyants ou non&#160;&#187;, afin qu&#8217;ils &#171;&#160;donnent leur point de  vue&#160;&#187;. Ne pouvant naturellement pas toutes les relayer (vous trouverez toutes ces contributions sur le site du journal Témoignage Chrétien), mais après celle d&#8217;Agnès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff;"> </span><img class="aligncenter" src="http://www.temoignagechretien.fr/images/temoignage-chretien.jpg" alt="" width="990" height="124" /><span style="color: #0000ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Poursuivant  son enquête, Témoignage C</em></span><span style="color: #0000ff;"><em>hrétien continue de donner la parole à des &laquo;&nbsp;intellectuels, religieux et  responsables associatifs, croyants ou non&nbsp;&raquo;, afin qu&#8217;ils &laquo;&nbsp;donnent leur point de  vue&nbsp;&raquo;. Ne pouvant naturellement pas toutes les relayer (vous trouverez toutes ces contributions sur le site du journal <a href="http://www.temoignagechretien.fr/rubriques_editoriales/rubriques.aspx?Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">Témoignage Chrétien</a>), mais après celle d&#8217;Agnès Rochefort-Turquin sur le piège de la puissance, je vous signale tout de même </em></span><span style="color: #0000ff;"><em>la  <a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1780&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">treizième </a></em></span><span style="color: #0000ff;"><em><a href="http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1780&amp;Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=4">intervention</a>, celle de Christine Pedotti. Elle nous exprime comment la perte d&#8217;influence de l&#8217;Eglise peut être une bonne nouvelle si, en nous conduisant sur le chemin d&#8217;un dénuement évangélique, elle rend à nouveau possible l&#8217;espérance de pouvoir &laquo;&nbsp;dire en vérité l&#8217;Église, c&#8217;est nous&nbsp;&raquo;. Peut-être que nous pouvons y voir le même écho que l&#8217;ancien maitre général des dominicains, Timothy Radcliffe exprimait à la fin de <a href="http://www.baptises.fr/actualite/cette-crise-peut-etre-salutaire/">son propos au clergé de Dublin</a> : &laquo;&nbsp;de façon douloureuse, le Seigneur détruit nos tours altières et nos prétentions à la gloire et à la grandeur <span style="text-decoration: underline;">pour pouvoir établir sa maison avec nous</span>&nbsp;&raquo; <strong>. </strong>Un écho qui nous parvenait déjà depuis l&#8217;année dernière avec l&#8217;interview de <a href="http://www.baptises.fr/en-debat/la-vie-paroissiale-diocesaine-etc/declaration-de-mgr-albert-rouet/">Mgr Albert Rouet sur Radio Accord</a> :<strong> </strong></em></span><span style="color: #0000ff;"><em>&laquo;&nbsp;La crédibilité ne se décrète pas. Par  conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par  l’humilité de  partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage  de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance  et de les aider à se mettre debout. Il n’y a pas d’autres moyens que  Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de  Galilée. Il  n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est  en devenant  frères que les chrétiens deviennent crédibles.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Oui,  l’Église perd de l’influence, et c’est une très bonne nouvelle !  C’est d’abord une bonne nouvelle pour moi qui suis une femme. J’ai  suffisamment constaté à mes dépens et aux dépens de mes sœurs en  humanité à quel point l’Église a pesé et pèse encore de tout son poids  pour maintenir autant qu’il est possible une logique patriarcale,  c’est-à-dire la mainmise des hommes sur le corps des femmes, et au-delà  de leur corps, sur leur esprit, sur leur liberté.</p>
<p>La dernière trouvaille étant le discours différentialiste, cette  escroquerie intellectuelle qui se résume in fine à la vieille blague de  Coluche selon laquelle « certains sont plus égaux que d’autres ».</p>
<p>Cette raison seule suffirait à me réjouir, mais j’en ai d’autres. Car je  ne suis pas de celles qui cultivent la nostalgie d’une chrétienté  idéale, belle comme une image pieuse, où l’Église, puissance de paix et  de charité, institue la Trêve de Dieu, porte secours aux pauvres et aux  ma­lades et guide la sagesse de saint Louis.</p>
<p>Sans reculer jusqu’aux croisades, sans pointer les bûchers, je  m’interroge. Que disait l’Église quand tant d’hommes, de femmes et  d’enfants étaient jetés dans la tourmente déshumanisante de  l’industrialisation au XIXe siècle ? Que faisait-elle quand des milliers  d’esclaves étaient traités moins bien que des animaux ? A-t-elle pris  le risque de protester contre le sort fait aux juifs par la folie nazie ?</p>
<p>Oh, certes, il y a des chrétiens  pour se dresser au nom de l’Évangile, des saints et des héros ; saint  Vincent de Paul, saint Jean-Baptiste de la Salle, Anne-Marie Javouhey,  le père Damien, Albert de Mun, Messeigneurs Saliège et Piguet, l’Abbé  Pierre et Madeleine Delbrêl, pour ne citer que quelques noms parmi la  foule innombrable de ceux et celles qui ont mis la charité avant tout.</p>
<p>On a beau jeu, après coup, de porter au crédit de l’Église les œuvres  des meilleurs de ses fils et de ses filles, lesquels ont pourtant été le  plus souvent considérés, en leur temps, comme des fauteurs de désordre.<br />
 Car hélas, l’Église, dans son expression institutionnelle, est un  pouvoir qui naturellement s’allie avec les pouvoirs. Les exemples  historiques sont si nombreux, si convergents, qu’il est impossible de  les citer. Tout au plus peut-on signaler quelques rares et brefs  contre-exemples, comme l’Église brésilienne, qui fut pendant une  vingtaine d’années, résolument du côté des plus pauvres, jusqu’à ce que  Rome « remette de l’ordre ».</p>
<p>Alors si l’Église perd de l’influence, je n’hésite pas à répéter que je  m’en réjouis. Et je redoute que certains veuillent transformer l’Église  en un lobby dont la première fonction serait de défendre les intérêts de  la « communauté » catholique, de promouvoir son identité et de  combattre pour ses valeurs.</p>
<p>La première fonction de l’Église  n’est pas d’être une communauté, au sens contemporain du terme mais une  communion. Une communion ne défend pas ses intérêts, elle s’ouvre,  accueille, incorpore. Elle ne promeut pas un « être entre soi » mais  « un être ensemble » le plus étendu possible ( jusqu’aux extrémités de  la Terre, et à travers les siècles ).</p>
<p>Quant aux « valeurs », pourquoi faudrait-il à toute force les inscrire  dans la loi civile à défaut de pouvoir les graver dans les cœurs ?</p>
<p>Réécoutons nos prédécesseurs, les disciples, qui avaient les mêmes  illusions que nous : « Quand donc restaureras-tu la royauté en Israël ? »  Eux aussi rêvaient d’influence, de position de force. Pour toute  réponse, ils eurent le Christ nu, en croix.</p>
<p>Je rêve, j’espère, je prie pour  que vienne un jour où l’Église acceptera le dénuement. Quand elle ne  sera plus du tout une puissance, peut-être pourra-t-elle espérer être  fidèle à son Seigneur. Avec lui et en lui, elle sera une simple  présence. Elle sera à sa place, à genoux aux pieds du monde, comme le  Christ lui en laisse le commandement.</p>
<p>Mais cela ne se fera pas sans que nous d’abord, les fidèles du Christ,  soyons humblement au service de nos frères et sœurs humains. Alors, nous  pourrons dire en vérité : l’Église, c’est nous.</p>
<p>Christine Pedotti</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La conférence catholique des baptisé-e-s n’est pas ce que vous croyez !</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 22:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une chronique du journal La Croix du 20/03/2010, page 15, 
 Monique Hébrard fait une mise au point bien nette :


&#171;&#160;La Conférence catholique des baptisé-e-s de France n&#8217;est pas ce que vous croyez !&#160;&#187;
Certains, notamment parmi les évêques et les prêtres, expriment une réticence vis-à-vis de la Conférence catholique des baptisés née lors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff;"><em>Dans une chronique du journal La Croix du 20/03/2010, page 15, <br />
 Monique Hébrard fait une mise au point bien nette :</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><em><img class="aligncenter" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/Monique.jpg" alt="" width="450" height="337" /><br />
</em></span></p>
<h2>&laquo;&nbsp;La Conférence catholique des baptisé-e-s de France n&#8217;est pas ce que vous croyez !&nbsp;&raquo;</h2>
<p><strong>Certains, notamment parmi les évêques et les prêtres, expriment une réticence vis-à-vis de la Conférence catholique des baptisés née lors de la marche du 11 octobre 2009 à Paris et dans quelques grandes villes. Double motif de soupçon : la CCBF est née du</strong> <em>« comité de la jupe »,</em> <strong>né lui-même en réaction à une phrase maladroite et offensante du cardinal André VingtTrois ; elle se nomme « conférence » comme une provocation envers la Conférence des évêques.</strong></p>
<p><strong>Ces soupçons ne sont pas fondés, je peux en témoigner ! J’étais allée moi-même à la marche du comité de la jupe du 11 octobre en me forçant un peu. Pourtant j’avais été la première à réagir</strong> <em>(Lire</em> <strong>La Croix</strong> <em>du 22 novembre 2008)</em> <strong>à la malheureuse petite phrase du cardinal, mais j’avoue qu’après 30 années de militance pour les femmes et les ministères de laïcs dans l’Église j’étais un peu lasse. Or la marche-réflexion du 11 octobre fut pour moi une divine surprise : la priorité des marcheurs n’était pas de « taper » sur l’Église et sur la hiérarchie : le temps de la revendication pure et dure était vraiment fini ! S’exprimaient au contraire une réelle souffrance que le message du Christ soit déformé, mal annoncé alors qu’il pourrait être si vital pour nos contemporains, et un désir ardent de vivre à fond, jusqu’au bout de la logique ouverte par Vatican II, notre baptême. En participant au dépouillement des comptes rendus des groupes (soit 400 personnes), j’ai retrouvé la même tonalité. Partie avec des pieds de plomb, je suis revenue dans l’allégresse. Depuis des années, je ne me retrouvais plus dans aucun lieu : ni avec les contestataires dont j’avais fait partie, ni avec les béni-oui-oui. Le soir du 11 octobre j’avais retrouvé un groupe où vivre tout à la fois la liberté d’un esprit critique, l’amour profond de l’Église et la créativité dans le souffle de l’Esprit Saint. Depuis je participe, en attendant avec patience la tenue d’assises. Lors de la dernière réunion nous n’étions pas loin d’une centaine, venus de toute la France, des jeunes et beaucoup d’hommes. Et les adhérents se manifestent quotidiennement.</strong></p>
<p><strong>Le 2 février 2010 était signée par les deux fondatrices, et soumise aux adhérents, une Charte sous titrée « Ni partir ni se taire ». Son but déclaré est de prendre ensemble conscience de notre dignité et de nos engagements de baptisés en étant acteurs de la vie, de la mission et de l’avenir de l’Église. Non pas dans la revendication, mais dans la double et positive réception de la réalité de la vie de nos contemporains et des exigences de l’Évangile.</strong></p>
<p><strong>La CCBF veut apporter pour sa part sa contribution à la « réception » de Vatican II et de l’avenir qu’il peut ouvrir. Oh nous ne sommes pas les seuls ! De nombreux diocèses ont pris conscience que par les temps qui courent cela était urgent, et l’on voit partout se développer des conférences, des groupes de travail (à commencer par les évêques eux-mêmes à Albi en février) qui vont puiser aux sources des grandes Constitutions du Concile.</strong></p>
<p><strong>La CCBF n’a donc aucune intention de faire la nique à qui que ce soit ! Elle souhaite simplement apporter sa pierre pour que – évêques, prêtres, diacres, consacrés et laïcs ensemble – nous vivions mieux les exigences de notre baptême.</strong></p>
<p><strong>Monique Hébrard<br />
</strong></p>
<p><a href="http://journal-en-ligne.la-croix.com/ee/lacr/_main_/2010/03/20/015/?article=7">http://journal-en-ligne.la-croix.com/ee/lacr/_main_/2010/03/20/015/?article=7</a></p>
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		<title>Autre regard sur les &#171;&#160;démissions&#160;&#187; de laïcs.</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 11:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Therese</dc:creator>
				<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Des laïcs participant aux tâches spécifiquement d’Église démissionnent quand d’autres refusent de s’engager.
 Plutôt que d’analyser les causes de ce phénomène et d’en chercher les remèdes, je voudrais en scruter le coté positif.


Après avoir tourné et retourné les choses, discerné avec d’autres, peut arriver le moment où, en son âme et conscience, on se dit : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Des laïcs participant aux tâches spécifiquement d’Église démissionnent quand d’autres refusent de s’engager.<br />
 Plutôt que d’analyser les causes de ce phénomène et d’en chercher les remèdes, je voudrais en scruter le coté positif.</p>
<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/regard.jpg"><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/regards.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1628" title="regards" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/03/regards.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a><br />
</a></p>
<p>Après avoir tourné et retourné les choses, discerné avec d’autres, peut arriver le moment où, en son âme et conscience, on se dit : « à cause de ce que je comprends de l’évangile, de l’Église et de sa Mission, je ne peux moralement pas continuer dans ces conditions que je suis impuissant-e à faire changer… ». Cesser toute activité hiérarchiquement organisée, est-ce alors &laquo;&nbsp;partir&nbsp;&raquo; dans le sens de quitter l’Église, l’abandonnant à ses démons ? Certains le pensent et voudraient nous le faire accroire. Cette vision cléricale, outre qu’elle met à l’épreuve la foi de ceux qui se retirent, appréhende avec myopie la mission de l’Église.</p>
<p>Un laïc qui fait quelque chose pour sa paroisse, un service ou un mouvement d’Église est mieux vu que celui qui vient juste à la messe. Pourquoi ?<br />
 Y aurait-il des baptisé-e-s de première classe et d’autres de seconde classe ?<br />
 Sur quelle conception d’Église s’appuie ce modèle de super-laïcs ?<br />
 Sur quelle conception de la part des laïcs à la mission de l’Église ?<br />
 Cette hiérarchie implicite, prégnante, montre que Vatican II n’est pas reçu sur un point capital.</p>
<p>Remplir, du mieux possible, en disciple du Christ, son devoir d’état est-ce trop peu ?<br />
 L’Église n’a-t-elle pour mission que d’accueillir les gens qui viennent à elle, en se décarcassant à créer des événements censés les « faire (re)venir » ?<br />
 Quid de ceux dont on sait très bien qu’ils ne &laquo;&nbsp;mordront pas à l’hameçon&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>Les autres.</p>
<p>Ces autres dont « l’Église est loin » (Mgr Riobé, membre de l’UNION fondée par Foucauld), qui est naturellement au contact avec eux ?<br />
 Qui travaille au coude à coude avec eux dans la vie professionnelle, dans les combats pour les droits de l’homme ? <br />
 Qui partage avec eux les joies et les peines, la table et les loisirs ?<br />
 Qui les connait le mieux pour les présenter personnellement au Père dans la prière ?<br />
 (et comment se fait-il que la Prière des fidèles dite « Prière universelle » les oublie toujours ?)</p>
<p>Il est urgent d’écouter Vatican II, Lumen gentium, C4 : c’est « dans les conditions ordinaires de la vie familiale et sociale » que les laïcs « sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la manière d’un ferment, en exerçant leurs propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie. » (31) « Ils sont appelés tout spécialement à assurer la présence et l’action de l’Église dans les lieux et les circonstances où elle ne peut devenir autrement que par eux le sel de la terre ». Tout laïc « constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même» (33)</p>
<p>Qu’il faille évangéliser avant tout par le témoignage de la vie, et que dans certains milieux hostiles à l’Église, seuls des laïcs puissent le faire, sans autres signes distinctifs et « paroles » que la bonté et l’exemple, Charles de Foucauld, lui-même prêtre séculier, l’avait découvert il y a 100 ans, sur le terrain de sa propre mission…</p>
<p>Quand on « décroche » pour raison de conscience de ses activités intra-ecclésiales, c’est un vide, un désarroi, une crise ; un danger.</p>
<p>Changer de regard. Considérer cet événement côté chance, occasion favorable ; scruter cette nuit spirituelle côté grâce ; apercevoir l’étoile et se lever. Le Christ nait aujourd’hui, comme il y a 2000 ans,  là où les siens enseignent qu’il doit naître… sans se déplacer pour aller Le visiter. Il habite incognito chez nous ; c’est un enfant qui a besoin qu’on lui parle pour apprendre à parler ; et de nos soins pour vivre et grandir.</p>
<p>Charles de Foucauld a été saisi par « Nazareth », par Dieu se dépouillant des privilèges et des signes de sa divinité pour être avec nous ; il a été séduit par cette économie de moyens ; il a pensé qu’il y avait lieu d’imiter la simplicité de Jésus, qu’on ne saurait « faire mieux que Lui ». Devenu prêtre pour « porter le banquet » aux « frères de Jésus qui L’ignorent », il a rêvé que « tout curé », « tout laïc » en pays de mission se fasse comme lui « défricheur évangélique », et pour qu’ils s’y entraident, il a créé sa petite confrérie, l’UNION.</p>
<p>Si ce retour de nombreux laïcs à la base pouvait nous rappeler qu’aucune stratégie pastorale ne porte fruit sans cette tâche première, indispensable et ingrate, pour laquelle les laïcs sont aux avant-postes : « défricher » …<br />
 Si cela pouvait déplacer notre regard vers ceux vers qui le Christ regarde : les brebis perdues, « les plus abandonnées » …<br />
 Alors ce serait une sortie de crise côté « chance » ; un bien pour un mal ; une conversion.</p>
<p>La CCBF, née en la 100° année de l’UNION, peut y contribuer. Ne tire-telle pas son être de notre commun baptême, plongée dans la mort-résurrection du Christ ?</p>
<p>Thérèse Huvelin</p>
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		<title>Charte de la CCBF : « Ni partir ni nous taire »</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 23:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Qui sommes nous ?]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Charte de la CCBF
« Ni partir ni nous taire »
 
Les fondements
LA CCBF est fondée sur la dignité propre des baptisés.
Au titre de cette dignité, les catholiques baptisés, confirmés sont des membres adultes et responsables de l’Église catholique.
Être baptisé, ce n’est pas avoir une identité passive (appartenir à) mais répondre à une vocation propre (annoncer).
La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1390" title="ccbf2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21.jpg" alt="" width="176" height="157" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: large;"><span style="color: #0000ff;">Charte de la CC<span style="color: #0000ff;">B</span></span><span style="color: #0000ff;">F</span></span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: large;">« Ni partir ni nous taire »</span></strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">fondements</span></strong></span></p>
<p><strong>LA CCBF est fondée sur la dignité propre des baptisés.</strong></p>
<p><strong>Au titre de cette dignité, les catholiques baptisés, confirmés sont des membres adultes et responsables de l’Église catholique.</strong></p>
<p><strong>Être baptisé, ce n’est pas avoir une identité passive (appartenir à) mais répondre à une vocation propre (annoncer).</strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>La mission de l’Église, confiée par le Christ lui-même, est d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Elle repose sur les baptisés.</strong></span></p>
<p><strong>La CCBF est catholique (Conférence Catholique des baptisé-e-s de France) dans la mesure où la réalité qui est le nôtre est d’abord celle de l’ecclésiologie catholique. Nous affirmons avec force notre grand désir de communion avec nos frères et sœurs des autres Églises chrétiennes. </strong><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les objectifs</span></strong></span></p>
<p><strong>Le premier objectif de la CCBF est de <span style="color: #0000ff;">susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rendre acteur</span>, acteur de la vie de l’Église, de sa mission et de son avenir.</strong></p>
<p><strong>Acteur de la vie de l’Église par <span style="color: #0000ff;">le</span></strong><span style="color: #0000ff;"><strong> ministère de l’écoute</strong></span></p>
<p><strong>La CCBF veut contribuer à faire de l’Église un lieu de parole et d’écoute. Pour s’entendre, il faut se parler. Pour parler au monde, il faut l’écouter.</strong></p>
<p><strong>Acteur de la mission de l’Église par </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>le ministère de la bénédiction</strong></span></p>
<p><strong>L’attitude de bénédiction est faite de bienveillance, de sollicitude, et d’empathie avec la vie des hommes et des femmes qui nous entourent.</strong></p>
<p><strong>Acteur de l’avenir de l’Église par </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>le ministère de l’espérance</strong></span></p>
<p><strong>Entrer dans l’espérance, c’est rendre à l’Église la foi en son avenir et rappeler à notre monde qu’il est aimé de Dieu.</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
 </span></strong></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les moyens</span></strong></span></p>
<p><strong>Entre l’action et la réflexion,</strong></p>
<p><strong>nous nous situons comme <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;">producteurs de sens</span>.</span></strong></p>
<p><strong>Il s’agit de donner à voir et à penser par l’usage de l’événement, du signe visible, de la parole créative. LA CCBF se rêve joyeuse, fraternelle, et fait droit à l’imagination contre la sclérose des mots et des attitudes.</strong></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les engagements</span></strong></span></p>
<p><strong>La conférence se situe résolument à l’intérieur de l’Église. <span style="color: #0000ff;">Nous parlons du cœur de notre Église</span>, non de ses marges, dans la fidélité à Vatican II.</strong></p>
<p><strong>La conférence ne se structure pas en instance revendicatrice sur les nombreux sujets en souffrance dans l’Église catholique de France. <span style="color: #0000ff;">Il ne s’agit pas pour nous de revendiquer mais d’agir</span>.</strong></p>
<p><strong>Nous voulons exprimer une opinion constructive. Nous voulons <span style="color: #0000ff;">promouvoir la dignité et la responsabilité des baptisés dans l’Eglise</span>, et en particulier des femmes.</strong></p>
<p><strong>L’Église est notre maison. <span style="color: #0000ff;">Nous y sommes acteurs au présent et bâtisseurs d’avenir</span>.</strong></p>
<p><strong>Nous ne demandons rien mais nous espérons tout.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Fait à Paris le 2 février 2010, en la Fête de la Présentation au Temple</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;">Pour aller plus loin : <a href="http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/tout-savoir-sur-la-ccbf/">tout savoir sur la CCBF</a></span></p>
<p><em><br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tout savoir sur la CCBF</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/tout-savoir-sur-la-ccbf/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 22:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les essentiels]]></category>
		<category><![CDATA[Qui sommes nous ?]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Énigmatique, vague, floue, la CCBF? 
 Vous êtes nombreux à souhaiter en savoir plus sur la conférence catholique des baptisé-e-s de France, 
 fondée, dans son principe, le 11 octobre. 
 Voici ce que nous proposons aux 6 questions fondamentales que vous vous posez.
La conférence catholique des baptisé-e-s de France commence par un serment, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1390" title="ccbf2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/ccbf21-300x265.jpg" alt="" width="300" height="265" /></a></p>
<p>Énigmatique, vague, floue, la CCBF? <br />
 Vous êtes nombreux à souhaiter en savoir plus sur la conférence catholique des baptisé-e-s de France, <br />
 fondée, dans son principe, le 11 octobre. <br />
 Voici ce que nous proposons aux 6 questions fondamentales que vous vous posez.</p>
<p>La conférence catholique des baptisé-e-s de France commence par un serment, ce mouvement tout intérieur qui nous a mis en route et nous a poussé à l’audace d’une parole qui engage : celui de ne pas laisser mourir l&#8217;Église. Nous nous engageons, en effet, à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le déclin de son appareil institutionnel ne touche que sa surface, pour que la vie en son sein l&#8217;emporte, pour que l&#8217;Église puisse se consacrer plus sereinement à sa vocation fondamentale qui est d&#8217;annoncer l&#8217;Évangile.</p>
<p>En tant qu&#8217;institution, l&#8217;Église est non seulement nécessaire mais bienfaisante. Le jaillissement des communautés du temps de saint Paul reste un modèle de communion et de dynamisme, mais il doit s&#8217;accompagner d&#8217;une organisation adaptée aux temps et aux lieux. Aussi la CCBF se place-t-elle en soutien de l&#8217;institution, non en opposition.</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">I. Quels sont les objectifs de la CCBF ?</span></span></h3>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">1. Susciter la conscience des baptisé-e-s</span><ins datetime="2010-01-19T09:51" cite="mailto:bmaillere"> </ins></strong></p>
<p>Comme l&#8217;indique son nom, c&#8217;est le baptême qui fédère les membres de la conférence. Si, à l&#8217;époque où la plupart des gens étaient chrétiens, le baptême a surtout été un signe, d’appartenance et d’identité, aujourd&#8217;hui, son aspect missionnaire est essentiel. L&#8217;Église de demain reposera sur des baptisés, et sur tous les baptisés.</p>
<p>Cette <strong>prise de conscience</strong> vitale est une entreprise de longue haleine.</p>
<p>- Elle suppose d&#8217;écarter la peur qui aujourd&#8217;hui paralyse l&#8217;Église.</p>
<p>- Elle se fait dans l&#8217;écoute, la communion effective, l&#8217;échange d&#8217;expériences, le soutien mutuel et se déploie dans la prise de parole.<ins datetime="2010-01-19T10:04" cite="mailto:bmaillere"></ins></p>
<p><ins datetime="2010-01-19T10:04" cite="mailto:bmaillere"> </ins></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>2. Mettre chacun en situation d&#8217;inventer l&#8217;Église de demain </strong></span></p>
<p>Ce qui se fera demain dépend d&#8217;aujourd&#8217;hui. Il est urgent que chaque baptisé se sente au plus vite <strong>responsable, adulte</strong>, qu&#8217;il quitte une culture d&#8217;assistanat ou, ce qui va de pair, de critique systématique. L&#8217;Église c&#8217;est lui.<ins datetime="2010-01-19T10:06" cite="mailto:bmaillere"></ins></p>
<p><ins datetime="2010-01-19T10:06" cite="mailto:bmaillere"> </ins></p>
<p><del datetime="2010-01-19T10:09" cite="mailto:bmaillere"> </del></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>3. Habiter la maison Église et contribuer à la faire vivre</strong></span></p>
<p>Si l&#8217;Église, c&#8217;est nous, c&#8217;est donc &laquo;&nbsp;notre affaire&nbsp;&raquo;. Ce troisième objectif est de <strong>construction</strong>. A chacun, chacune, de se demander activement quels gestes sont porteurs d&#8217;une annonce véritablement évangélique et comment les mettre en œuvre, quelle attitude favorise la communion, quelles divisions il faut éviter de susciter ou de creuser.</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">II. Que sera la CCBF ?</span></span></h3>
<p>La CCBF sera une maison de parole, un espace <strong>d&#8217;accueil</strong>, de <strong>communion</strong> et <strong>d&#8217;espérance</strong>.</p>
<h3><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/rouge-gorge2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1393" title="rouge gorge2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/rouge-gorge2-300x269.jpg" alt="" width="300" height="269" /></a></h3>
<p>Accueil qui suppose bienveillance, sollicitude, empathie avec la vie des hommes et des femmes qui nous entourent<strong>. </strong><br />
 C&#8217;est le<strong> ministère de la <span style="color: #008000;">bénédiction</span></strong>.</p>
<p>La communion, elle, naît de l&#8217;écoute, de la conviction que l&#8217;on est entendu pour qui on est. <br />
 La communion est là lorsque chacun peut dire qu&#8217;il a sa place et qu&#8217;il ne pourrait exister sans l&#8217;autre. <br />
 Elle génère un<strong> ministère d&#8217;<span style="color: #008000;">écoute</span></strong>, au sens le plus large du mot.</p>
<p>Quant à l&#8217;espérance, c&#8217;est vraiment elle la messagère de l&#8217;avenir, <br />
 la colombe venue de l&#8217;autre rive. <br />
 Seul un <strong>ministère de l&#8217;<span style="color: #008000;">espérance</span></strong><span style="color: #008000;"> </span>peut rendre à l&#8217;Église la foi en son avenir et rappeler à notre monde qu&#8217;il est aimé de Dieu.</p>
<p>Ces trois actions, ou ministères, sont à exercer au sein de l&#8217;Église et dans le monde qui nous entoure. <br />
 Nous devons, vous devez, réfléchir au plus vite à leur structuration et à leur exercice.</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">III. Ce que la CCBF n&#8217;est pas</span></span></h3>
<p>La conférence ne se structure pas en instance revendicatrice sur les nombreux sujets en souffrance dans l&#8217;Église catholique de France. Non qu&#8217;elle les ignore ou les sous estime, mais elle ne saurait se résoudre à dénoncer sans agir, ce qui serait quasiment, selon nous, sortir de l&#8217;Église. Elle se propose d&#8217;honorer cette dimension constructive à travers les 3 ministères évoqués, de bénédiction, d&#8217;écoute et d&#8217;espérance.</p>
<p>La conférence se situe résolument à l&#8217;intérieur de l&#8217;Église : &laquo;&nbsp;Ni partir ni se taire&nbsp;&raquo; est un de nos points d&#8217;appui. Nous parlons du cœur de notre Église, non de ses marges ou de ses parvis.</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">IV. Comment se construit la CCBF ?</span></span></h3>
<p>Sa construction se réalise de multiples façons. <br />
 Une bonne part de ses forces doit se consacrer à un travail de fondement, en faisant à la fois &laquo;&nbsp;du squelette&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire en structurant ses équipes d&#8217;animation, et &laquo;&nbsp;du muscle&nbsp;&raquo; en accueillant des forces nouvelles.</p>
<p>C&#8217;est ce travail de fondement qui se donne à voir dans le surgissement de groupes de plus en plus nombreux, qui prennent la mesure des objectifs proposés, réfléchissent aux modalités des 3 ministères et proposent des actions et gestes significatifs.</p>
<p>Car &laquo;&nbsp;pendant ces travaux&nbsp;&raquo; de la maison CCBF, l’action commence déjà.</p>
<p>Nous entendons mettre en actes notre fondement par des gestes qui contribueront à promouvoir la parole des baptisés, à ouvrir vers l&#8217;avenir, à annoncer l&#8217;Évangile.</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">V. Comment cela se fera-t-il ?</span></span></h3>
<p>Pour avancer, nous allons créer, dans les mois à venir, une association de promotion de la CCBF (1901). Les adhérents le seront à titre individuel, au nom de leur baptême. Cette structure juridique permettra de préparer les Assises générales de la CCBF, les plus représentatives possible de l&#8217;ensemble des catholiques de France désireux de s’inscrire dans notre démarche de responsabilité ecclésiale.</p>
<p>Ces assises auront la charge de décider de la structure de la CCBF que, véritablement, elles &laquo;&nbsp;mettront au monde&nbsp;&raquo;. D&#8217;importantes questions seront à leur ordre du jour : Quel statut juridique : civil ou canonique, (selon le droit de l&#8217;Église) ? Comment seront représentés les baptisés de France ? Quelle assise territoriale aura la CCBF ? Faut-il prévoir des niveaux régionaux ? Comment sera appliquée la parité entre hommes et femmes qui est l&#8217;un des fondements de la CCBF ? Comment seront exercés les 3 ministères ? Collectivement ? Individuellement, en fonction d&#8217;un mandat ? Et comment seront prises les décisions ? Quels seront les lieux et les moments institués de visibilité de la CCBF ? Et dans les médias, le web ?</p>
<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;">VI. La CCBF: Pas sans vous !</span></span></h3>
<p>Sans doute avez vous mesuré à quel point la conférence est la réponse à notre état de catholiques, baptisé-e-s, au seuil de la disparition d&#8217;un mode séculaire de fonctionnement de notre Église.</p>
<p>(<em>pour mémoire, en France en 2007, il y avait 14 816 prêtres en activité dont 3 278 âgés de moins de 60 ans)</em></p>
<p>Seul un lieu de communion réelle et plénière nous permettra d&#8217;avancer.</p>
<p>Nous sommes déjà immensément riches: nous croyons! <br />
 Si nos faiblesses nous découragent, la Parole de Dieu et la Tradition de l&#8217;Église viennent à notre secours. <br />
 Elles nous disent que l&#8217;Église en a vu d&#8217;autres. <br />
 Mais elles nous rappellent aussi que la traversée des périls ne s&#8217;est pas faite sans que des hommes et des femmes se lèvent, au nom du Christ, et trouvent, avec tous les autres, les conditions d&#8217;un passage. <br />
 Et c&#8217;est précisément <strong>cette main dans la main entre tous les baptisé-e-s</strong>, laïcs, prêtres, diacres, évêques, religieux et religieuses qui témoignera de la présence du Christ au milieu de nous, lui notre communion. <br />
 Avançons les uns avec les autres, pas les uns sans les autres. <br />
 Nous avons besoin de vous.</p>
<p>Rejoignez-nous.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nous sommes les fruits de Vatican II !</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/une-interview-de-christine-pedotti/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 11:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le 13 janvier dernier, Christine Pedotti était l&#8217;invitée de l&#8217;émission d&#8217;Anne Vial, Midi Magazine sur Fréquence Protestante.

Une interview qui mérite d&#8217;être écoutée pour dissiper les a priori, les méconnaissances et faire avancer le projet&#8230;
Une interview qui peut répondre à un certain nombre de questions 
 quant à la responsabilité et le sérieux de celles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le 13 janvier dernier, Christine Pedotti était l&#8217;invitée de l&#8217;émission d&#8217;Anne Vial, Midi Magazine sur Fréquence Protestante.</strong></p>
<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/2009-10-09_078-retaillée.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1344" title="2009-10-09_078 retaillée" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/2009-10-09_078-retaillée-284x300.jpg" alt="" width="170" height="180" /></a><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/2009-10-09_110-retaillé.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1345" title="2009-10-09_110 retaillé" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/2009-10-09_110-retaillé-300x277.jpg" alt="" width="180" height="166" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Une interview qui mérite d&#8217;être écoutée pour dissiper les a priori, les méconnaissances et faire avancer le projet&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">Une interview qui peut répondre à un certain nombre de questions <br />
 quant à la responsabilité et le sérieux de celles et ceux qui croient en ce projet.</p>
<p style="text-align: center;">Cliquer ci-dessous pour écouter directement :</p>
<p style="text-align: center;"><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.baptises.fr/site_baptises/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.baptises.fr/files/Christine%20Pedotti%20sur%20freq%20prot.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.baptises.fr/site_baptises/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.baptises.fr/files/Christine%20Pedotti%20sur%20freq%20prot.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.baptises.fr/files/Christine%20Pedotti%20sur%20freq%20prot.mp3">http://www.baptises.fr/files/Christine%20Pedotti%20sur%20freq%20prot.mp3</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/01/2009-10-09_103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1361" title="2009-10-09_103" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/01/2009-10-09_103-298x300.jpg" alt="" width="179" height="180" /></a><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Ministères d’écoute, de bénédiction et d’espérance » : peur des grands mots ?</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 14:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ministères]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Une réflexion entrainante d&#8217;Anne Castéran
pour (re)lancer les baptisé-e-s que nous sommes tous
dans la réflexion partagée et l&#8217;exercice des trois &#171;&#160;ministères&#160;&#187;
rappelés par Anne Soupa le 11 octobre dernier.


Peur des grands mots ?
Ils m’ont trop souvent évoqué, en église, des assertions dogmatiques, des sermons tombés de chaire , où je me suis ennuyée.
Aussi, il me fallait m’interroger à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><em>Une réflexion entrainante d&#8217;Anne Castéran<br />
pour (re)lancer les baptisé-e-s que nous sommes tous<br />
dans la réflexion partagée et l&#8217;exercice des trois &laquo;&nbsp;ministères&nbsp;&raquo;<br />
rappelés par Anne Soupa le 11 octobre dernier.</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em><img class="aligncenter size-medium wp-image-1150" title="Tibériade 2" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/12/Tibériade-2-300x200.jpg" alt="Tibériade 2" width="300" height="200" /><br />
</em></span></p>
<p><strong>Peur des grands mots ?</strong></p>
<p>Ils m’ont trop souvent évoqué, en église, des assertions dogmatiques, des sermons tombés de chaire , où je me suis ennuyée.</p>
<p>Aussi, il me fallait m’interroger à propos des « ministères d’écoute, de bénédiction et d’espérance » qui, au premier abord m’ont un peu déconcertée.<br />
Certain(e)s d’entre vous ont une solide culture théologique. De tels concepts leur sont familiers.<br />
Mon bagage est plus léger. Pour ceux et celles qui sont dans mon cas j’ai eu envie de réfléchir tout haut ;</p>
<p>D’abord, <strong>« ministère </strong>» :<strong> </strong></p>
<p>Je connais le ministère presbytéral grâce auquel le clergé est investi d’une autorité de pasteur pour guider son troupeau, nous, ses ouailles. . .ses administrés !</p>
<p>Ce qui est nouveau pour moi, c’est cette prise en main des ministères précités : Écoute, Espérance, Bénédiction .<br />
Nous ne sommes donc pas des petites filles chaussant les escarpins de Maman, des petits garçons enfilant le veston de Papa.<br />
Nous sommes l’ÉGLISE, peuple en marche. Nos flambeaux sont ces trois ministères. Pour qu’ils éclairent le chemin, chacun devrait les méditer au moins quelques instants.</p>
<p><strong>Espérance</strong></p>
<p>J’ai envie de remercier Xavier qui m’a fait comprendre le ministère d’espérance, en parlant d’« esperar », qui signifie en espagnol : attendre un enfant.<br />
Sans attendre la première échographie, ni même qu’il bouge, la femme <span style="text-decoration: underline;">sait</span> qu’il est là.</p>
<p>Chez nous, en France, on conjugue le  verbe « espérer » pour espoir et espérance. L’un n’est pas l’autre.<br />
L’espoir est personnel, à court terme ( par exemple, espérer la présence de ses enfants à Noël) L’espérance dilate l’avenir et nous transcende :</p>
<p>nous avons l’espérance d’un monde  plus respectueux de la planète, plus juste et fraternel, avec moins de guerres et une meilleure répartition des richesses.<br />
Surtout, nous vivons dans l’espérance de la Vie Éternelle.</p>
<p><strong>Écoute</strong></p>
<p>À première vue, nous sommes dans une société de communication. Dans les médias, à longueur d’émissions, les gens se livrent et s’épanchent.<br />
On se doit de parler de tout sans se choquer de rien. Mais en réalité, qui écoute, sinon pour juger, ou se comparer avec soulagement ?</p>
<p>Et dans la vie de tous les jours, avec nos proches, nos amis, nos voisins, nos collègues, laissons nous à l’autre le temps de s’expliquer, d’ouvrir le fond de son cœur, pressés que nous sommes de l’abreuver de nos conseils au lieu de l’aider à trouver son propre chemin ?</p>
<p><strong>Bénédiction</strong></p>
<p>J’ai gardé pour la fin le concept  qui, pensais-je, me donnerait le plus de mal.<br />
Je n’étais pas allée plus loin que le bout de mon nez- disons la bénédiction de fin de messe, l’« ite missa est-</p>
<p>Que pouvait-être un ministère de bénédiction ?</p>
<p>J’ai eu un déclic en pensant à son contraire : les  malédictions.<br />
Qui n’a pas entendu, subi, ou peut-être dit des paroles du genre :<br />
«  Je te déteste ! je ne te pardonnerai jamais ! je souhaite que tu connaisses à ton tour le mal que tu m’as fait, etc. . .etc . . ». Un monde se détruit entre  l’offenseur et l’offensé.</p>
<p>Dès lors, le ministère de bénédiction m’est apparu dans toute la lumière du commandement du Christ :<br />
« Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Paroles d’encouragement, d’affection, de pardon , de reconnaissance.<br />
Il suffit parfois d’un grand merci sincère  pour illuminer une journée.</p>
<p>Je serai heureuse que d’autres personnes complètent ces quelques réflexions qui m’ont juste permis de faire un premier tour de la question.</p>
<p>Anne Castéran</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La hiérarchie catholique et les baptisé-e-s de France</title>
		<link>http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/convictions-et-reflexions/la-hierarchie-catholique-et-les-baptise-e-s-de-france/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 00:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions bibliques et théologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de l'Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Un excellent article de Jean-François Bouthors
publié dans la revue Esprit du mois de décembre 09

et que nous avons l&#8217;aimable autorisation de publier in extenso sur notre site&#8230;
En retour nous encourageons tout de même les lecteurs à se procurer la revue :
en plus de la soutenir par l&#8217;achat du numéro ou mieux par l&#8217;abonnement à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Un excellent article de Jean-François Bouthors<br />
publié dans la revue Esprit du mois de décembre 09</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1063" title="esprit" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2009/12/esprit.jpg" alt="esprit" width="99" height="71" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>et que nous avons l&#8217;aimable autorisation de publier in extenso sur notre site&#8230;<br />
En retour nous encourageons tout de même les lecteurs à <a href="http://www.esprit.presse.fr/">se procurer la revue</a> :<br />
en plus de la soutenir par l&#8217;achat du numéro ou mieux par l&#8217;abonnement à la revue<br />
vous y découvrirez d&#8217;autres articles tout aussi excellents<br />
comme celui de Francis Guibal sur un arpenteur de la bible, Paul Beauchamp.<br />
</em></p>
<p>Le 11 octobre dernier, au terme d’une marche organisée, à Paris, et dans quelques autres villes de France, par le Comité de la jupe<a href="#_ftn1">[1]</a>, était annoncé le projet de créer une « Conférence des baptisé-e-s de France ». Cette annonce manifeste une nouvelle fois le besoin de faire exister, en France, une opinion publique à l’intérieur même de l’Église catholique. Et ce besoin nait d’une évolution dont il ne semble pas que l’institution ecclésiale ait pris toute la mesure, bien que plusieurs événements l’aient mis en évidence depuis le début de l’année 2009</p>
<p>Un vaste débat public avait été suscité tout d’abord par la décision du pape, en janvier 2009, de ne pas surseoir à la levée de l’excommunication frappant les évêques intégristes ordonnés par Mgr Lefebvre alors même qu’avaient été rendus publics les propos négationnistes de l’un d’entre eux, Mgr Williamson. Le mouvement d’opinion – qui s’était notamment traduit par un retentissant « Non » à la une de l’hebdomadaire chrétien <em>La Vie</em> – avait été largement relayé par les médias. Il avait fallu l’intervention personnelle, publique, de la chancelière allemande, pour que Benoit XVI affirme publiquement qu’aucune réintégration des évêques intégriste dans l’Église catholique n’était envisageable sans condamnation claire et nette du négationnisme.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, en mars, l’archevêque de Recife scandalisait la planète en prononçant une sentence d’excommunication qui frappait la mère d’une fillette de neuf ans, enceinte de jumeaux après avoir été violée par son beau-père. Cette mère était coupable d’avoir demandé à un médecin de pratiquer un avortement et le médecin avait également été excommunié. A quoi étaient venus s’ajouter, aussitôt après, les propos hasardeux de Benoît XVI sur le préservatif dans l’avion qui le conduisait en Afrique</p>
<p>L’ampleur des réactions avait surpris, et le débat sur internet fut intense et riche. Plusieurs évêques, tant à l’occasion de « l’affaire Williamson » qu’à propos de l’excommunication de Recife n’ont pas craint de déplaire à la Curie romaine en manifestant leur désapprobation. Les mois ont passé, et il semble que pour les clercs, la page a été tournée. La « mauvaise passe » est oubliée, et Benoît XVI s’est gardé de tout nouveau faux pas.</p>
<p><strong>L’institution ne change pas d’en haut</strong></p>
<p>Les évêques français semblent aujourd’hui surtout préoccupés par des problèmes de finances et d’administration de leurs diocèses : l’âge toujours plus vieillissant du clergé et le rétrécissement de la pratique rend leur tâche très difficile. Plus encore, une fracture se dessine entre la frange la plus jeune du clergé et les anciens, ceux qui furent les témoins de l’aggiornamento voulu par Jean XXIII, avec le Concile Vatican II. Les plus jeunes, très identitaires, voient volontiers dans les « excès » de Vatican II ou les « mauvaises interprétations » qui furent faite, l’explication de la crise que traverse l’Église – raréfaction des vocations, réduction drastique des pratiquants réguliers. Ils pensent qu’il est temps de revenir à ce qu’ils considèrent comme la tradition, c’est-à-dire souvent un schéma qui est plus celui du catholicisme européen du xix<sup>e</sup> et du début du xx<sup>e</sup> siècle, que celui des débuts des la prédication chrétienne. Ils ont avec eux le pape et une large frange de la Curie.</p>
<p>Face à cette situation, l’épiscopat français semble assez largement déboussolé et partagé entre ceux qui croient qu’il faut essayer de revenir aux bonnes vieilles recettes pour surmonter la crise, et ceux qui ont conscience que cela ne suffira pas et que l’importation d’un clergé étranger – africain notamment, mais aussi centre européen – n’est qu’un cautère sur une jambe de bois. Faute de savoir quoi faire, nombre d’évêques français se rallient bon gré mal gré au discours pontifical contre « le relativisme » et « la culture de mort », comme une explication du recul du catholicisme dans les pays de « vieille chrétienté »<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p>En réalité, l’ampleur du débat qui avait suivi l’affaire Williamson montre que la crise est d’une nature bien différente. Ce n’est pas le désintérêt pour le catholicisme qui est ainsi manifesté, mais le fait que les laïcs catholiques sont de plus en plus nombreux à vouloir sortir de l’âge d’enfance dans lequel la plupart des clercs les voient encore, et où d’aucuns entendent même les maintenir. Cette « résistance » ou ce passéisme des clercs résulte d’une profonde incompréhension de la manière dont joue la foi dans le monde contemporain, pour les seconds, et pour un petit nombre d’une claire volonté de pouvoir.</p>
<p>Ce qui se passe n’est pas le témoignage de l’échec de Vatican II comme d’aucuns le prétendent, mais au contraire la marque de son succès. On peut même soutenir que la réforme liturgique, si souvent accusée de tous les maux, a été une réussite, puisqu’elle a permis aux fidèles de ne plus suivre le rite comme des moutons de panurge, ou comme des adeptes d’assemblées sectaires, mais de façon plus intelligible et responsable. Qu’il y ait eu ici et là des débordements et des maladresses est indéniable, mais la vérité c’est que les fidèles savent infiniment mieux aujourd’hui ce qu’ils célèbrent qu’au début des années 1960 ! Mais bien plus que la réforme liturgique, ce que récolte aujourd’hui l’Église, et qui l’embarrasse au plus haut point, car l’institution n’a pas encore réalisé l’ampleur de la mutation qu’elle a pourtant engagée, c’est le fruit de l’énorme effort de formation qui a été accompli depuis un demi siècle.</p>
<p>Les catholiques se sont mis à lire la Bible, à la méditer, à en discuter… Ils ont acquis pour nombre d’entre eux des connaissances théologiques, certes partielles, mais assurément bien plus riches que celles des générations précédentes. Tout cela est, sans doute, loin d’être parfait, mais c’est un progrès considérable qui change définitivement les relations entre les clercs et les laïcs. Tout cela ressemble, <em>mutatis mutandis</em>, à ce qui s’est passé à la Renaissance, avec l’irruption de l’imprimerie, et la diffusion du texte biblique au-delà du cercle dans lequel il était jusqu’alors confiné.</p>
<p>Si bien que la crise que traverse l’Église et dont bien des clercs, à commencer par le pape et nombre d’évêques, peinent ou se refusent pour l’instant à prendre la mesure, est une crise de modernisation. Une crise largement amplifiée par les effets démultiplicateurs d’internet et des moyens modernes de communication. Les tensions sont donc fortes et les enjeux décisifs. C’est une crise que décrivent à la perfection des mots du révolutionnaire italien Gramsci : « le vieux se meurt et le jeune hésite à naître ». Le vieux, ce n’est pas le christianisme en tant que tel, mais la manière dont il s’exprime, dont il se vit, dont il s’est structuré, non pas depuis toujours, mais depuis le xix<sup>e</sup> siècle ; le jeune qui hésite à naître, c’est la traduction de la foi dans le monde d’aujourd’hui…</p>
<p>Or la foi n’est pas un corpus de valeurs qu’il faudrait restaurer, c’est croire que la vie – en la personne même du Christ qui a épousé la condition humaine jusqu’à la mort – ne cesse de s’ouvrir à nous, dans la traversée même des épreuves et des difficultés qui se présente, dès lors que nous y engageons tout notre être dans une démarche qui allie indissolublement l’amour et la justice. Ce qu’a manifesté le Christ, une fois pour toute, c’est que la mort elle-même ne peut vaincre la vie. Dès lors, toute crise peut-être traversée, notamment celle que connaît aujourd’hui, sous de multiples aspects – pas simplement économiques –, la planète mondialisée, et celle qui fait trembler l’Église… Les difficultés que rencontre cette dernière ne sont, de ce point de vue, pas différentes des problèmes propres à toute société en cours de modernisation.</p>
<p><strong><em>Gramsci et le pape</em></strong></p>
<p>Depuis 20 ans, sous l’effet de la conjonction de chocs par eux-mêmes impressionnants – faramineux progrès techniques, bouleversements politiques, ouverture des frontières, croissance démographique, mutations économiques… – les équilibres dans lesquels nous vivions ont volé en éclat et nous sommes placés devant le défi d’inventer une nouvelle civilisation. Pour affronter ce défi, l’expérience chrétienne témoigne d’une espérance précieuse pour toute l’humanité. Et le formidable effort de formation et d’intelligence de la foi qui s’est développé depuis Vatican II donne aux chrétiens non seulement des outils mais des responsabilités dans ce passage. Encore faut-il que l’Institution soit au service de ces responsabilités et non pas une entrave. Au cœur de cet enjeu, un christianisme qui se replierait sur le rite, et se tournerait vers le passé, n’aurait plus rien à dire, il se changerait en statue de sel… « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu », dit le Christ.</p>
<p>On sent au Vatican et parmi les évêques, une crainte immense, celle d’une perte d’autorité. Sans doute devraient-ils se rappeler que l’autorité d’un père, à l’égard de ses enfants – si l’on veut filer cette métaphore, chère au magistère – change avec le temps. L’autorité s’exerce différemment avec un fils ou une fille de quatre ans, de quinze ans, de vingt-cinq ans ou de quarante… Quel que soit leur âge, même lorsqu’ils sont adultes, les fils et les filles restent des enfants de leur père et de leur mère, mais la parole qui s’échange évolue, les liens se transforment, les rapports de force – il y en a, bien entendu – se jouent différemment. La grandeur d’un père et d’une mère, c’est de servir l’accès à la liberté et à la responsabilité de leur enfant, en sachant en permanence renoncer à figer la relation dans ce qu’elle fut à un moment donné. C’est une expérience difficile, parfois douloureuse, mais inévitable. Vouloir s’y soustraire, c’est souvent interdire à ses enfants de vivre en hommes et femmes libres.</p>
<p>Ceux qui, parmi les clercs, pensent que les progrès du christianisme en Afrique ou en Asie pallieront son apparent affaiblissement en Occident se trompent. Ni l’Afrique ni l’Asie n’échapperont à une telle « crise de croissance ». Elle est non seulement inéluctable, mais nécessaire. C’est bien plutôt en comprenant ce qui arrive à « la fille aînée de l’Église » que l’on préparera l’avenir.</p>
<p>Les chrétiens de France ne veulent plus être traités comme des gamins. Non pas qu’ils réclament des honneurs ou de la reconnaissance de la part du clergé, mais parce qu’ils sont habités par un puissant désir, celui de faire retentir dans la société une parole de vie et de liberté. Pour cela, il importe que meure une forme obsolète de l’exercice de l’autorité, pour que s’instaure une véritable co-responsabilité de tous les baptisés. Tel est, pour reprendre la formule de Gramsci, le neuf qui hésite à naître.</p>
<p>Jean-François Bouthors</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rappelons que le Comité de la jupe s’est formé pour protester contre un propos sexiste tenu le 21 novembre 2008 par l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence épiscopale française – « le tout ce n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête ». Mgr Vingt-Trois a présenté ses excuses. L’affaire est donc close, même si la question de la manière dont l’institution catholique considère les femmes reste ouverte.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Tous ne sont cependant pas sur cette ligne, comme le montre le dernier livre de Mgr Albert Rouet, évêque de Poitier, <em> J’aimerai vous dire</em> (Bayard, 2009), ou les propos tenu par Mgr Jean-Marie Di Falco, devant les Assises de la communication réunie au siège de la conférence des évêques de France,  les 14 et 15 octobre dernier.</p>
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