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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s de France &#187; Alain</title>
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		<title>Les baptisés et la liberté de conscience</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 09:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[convictions et réflexions]]></category>

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Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &#171;&#160;la liberté de conscience ou de religion&#160;&#187;.

La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/06/milou8.jpg"><br />
</a><em><img class="aligncenter" src="http://moserm.free.fr/moulinsart/images/milou8.jpg" alt="" width="290" height="225" />Au début du XIXe siècle, Lamennais et Lacordaire, tous deux prêtres catholiques préoccupés déjà par l’indifférence en matière religieuse, demandèrent &laquo;&nbsp;la liberté de conscience ou de religion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La liberté se décline de maintes façons : liberté de parole, de circulation, d’association, d’entreprise. Sans oublier la liberté de conscience, habituellement la plus laborieuse à mettre en œuvre, surtout face aux pouvoirs absolus, religieux ou politiques. Ah la subtile emprise psychologique et l’aliénation des consciences !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>A l’époque de Lamennais et Lacordaire, le Pape Grégoire XVI n’était pas prêt à l’entendre de cette oreille. Il réagit en publiant l’Encyclique <em>Mirari vos</em> : &laquo;&nbsp;Maxime fausse et absurde ce délire qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience, erreur des plus contagieuses&nbsp;&raquo;. Depuis, de l’eau a coulé sous le Tibre et l’Eglise catholique a vécu son aggiornamento, le Concile Vatican II (1962-1965). Elle a su corriger des postures qui étaient tout sauf évangéliques.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Certes, l’expression &laquo;&nbsp;liberté de conscience&nbsp;&raquo; n’apparaît pas telle quelle dans les textes du Concile mais il en est bel et bien question. Dans la constitution <em>Gaudium</em> <em>et spes</em> il est exprimé que &laquo;&nbsp;la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre&nbsp;&raquo; (ch.16) ; que &laquo;&nbsp;<em>l’Evangile […] respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix</em>&nbsp;&raquo; (ch. 41). Dans la déclaration sur la liberté religieuse au titre révélateur de <em>Dignitatis humane</em>, il est dit &laquo;&nbsp;<em>qu’en matière religieuse nul ne (doit être) forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public…</em>&laquo;&nbsp;(ch. 2). Que &laquo;&nbsp;<em>l’homme ne doit donc pas être contraint d’agir contre sa conscience</em>&nbsp;&raquo; (ch. 3), mais aussi que &laquo;&nbsp;<em>les fidèles du Christ, comme les autres hommes, jouissent, sur le plan civil du droit, de ne pas être empêchés de mener leur vie selon leur conscience.&nbsp;&raquo;</em> (ch. 13).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Aujourd’hui encore il faut craindre les propos de ceux pour qui la conscience libre ne peut que mener au mal et à l’erreur. Craindre les allégations de ceux qui, dans les sectes ou les intégrismes de toutes obédiences, sous couvert de dévotions, de renoncements pieux et de soumission bienfaitrice, en sont les détracteurs déclarés et militants. La conscience éclairée avec respect, immune de contraintes extérieures, n’est pas synonyme d’inconscience, de libre arbitre, de relativisme ni de désordre. Elle est source de responsabilités et de devoirs pour chaque personne humaine, la marque de sa dignité divine.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Alain Weidert</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Vatican II et le moulin mystique, encore du grain à moudre !</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 22:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vatican II]]></category>

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Une question récurrente empoisonne et inhibe aujourd’hui la parole chrétienne dans la sphère catholique. Avec quelles clés d’interprétation lire les textes de Vatican II ? Comme un concile de rupture ou comme un concile de continuité ? Le mutisme dans les diocèses et les moult atermoiements de Rome nous confinent dans l’antichambre des fruits du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/VII-et-VZ-moulin-mystique.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1462" title="VII et VZ moulin mystique" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/02/VII-et-VZ-moulin-mystique-252x300.jpg" alt="" width="252" height="300" /></a></h2>
<p>Une question récurrente empoisonne et inhibe aujourd’hui la parole chrétienne dans la sphère catholique. Avec quelles clés d’interprétation lire les textes de Vatican II ? Comme un concile de rupture ou comme un concile de continuité ? Le mutisme dans les diocèses et les moult atermoiements de Rome nous confinent dans l’antichambre des fruits du Concile. Trop longue période de tergiversations où se morfond et s’épuise la génération des espérances contrariées.</p>
<p>Les grains ne quittent qu’avec réticence le sac de blé confortable des habitudes et des paroles estampillées. Au moulin mystique ils apprennent à quitter leur enveloppe protectrice, à laisser au vestiaire, comme un vêtement d’enfance, le son devenu inutile. Pour le blé, cette phase de séparation appelée blutage est une période de mise à nu de ses amandes et donc de frilosité bien compréhensible. Puis c’est le passage à la meule, à la mouture, avec la révélation d’un nouveau Corps lié de froment. Période de conflits où le froment nouveau le dispute aux épis anciens restés droits dans leur tradition. Période où le blanc froment, léger et suave, tremble à l’idée d’avoir à être malaxé avec l’eau du monde qui n’attend que cette révélation.</p>
<p>Pour le blé qui à Vézelay passe au moulin, il y a continuité. La traçabilité est évidente, mais il y a aussi et surtout ouverture, rupture. La vérité des grains de blé, leur trésor, c’est le nouveau Corps de froment qui s’en écoule ! Certes, la farine qui en sort contient bien « toute l’histoire et toute la foi » des grains de blé mais ceux-ci</p>
<p><strong>Les grains ne quittent qu’avec réticence le sac de blé confortable des habitudes et des paroles estampillées.</strong></p>
<p>ont accepté de disparaître devant ce qu’ils contenaient de principes actifs, essentiels. À partir de Vatican II, les anciennes lois, paroles et pratiques religieuses d’une Église drapée dans son indéfectible conscience de détenir seule toute la vérité se trouvent libérées de leurs carapaces conservatrices, absolutistes, anathémisantes. Passage d’un Christ intransigeant, exclusif, omnipotent (1), vers un Christ principe et modèle d’une humanité rénovée (2). Vatican II n’est pas un concile de continuité qui perpétuerait le combat farouche qui depuis des siècles fut celui de l’Église dans son opposition et sa dénonciation d’un monde mauvais. Il n’est pas non plus un concile de rupture avec le passé au sens où l’Église se mettrait maintenant à composer avec les réalités terrestres jadis vilipendées, se vendrait à elles et, infidèle, se prostituerait. Vatican II est un concile événement instaurant un avant et un après.</p>
<p>Concile de conversion de l’Église vers la perception d’une nouvelle posture christologale de l’Homme et de la Création. Concile de la percée théologique inouïe d’un Homme « oint » comme Christ dans un monde destiné à cela. Non par vogue ou opportunisme historique, capitulation ou démission, décadence ou relativisme mais par conviction christique, messianique. Basculement pascal, passage pastoral vers la perception toujours plus fine d’un défi divin à relever par l’Homme : le défi sacerdotal pour tous de la mise en conjonction du mystère de Dieu et du mystère de l’Homme. Pour une conjugaison réciproque de l’Esprit et de la matière en un seul tout « dans le Christ ».</p>
<p>Concile christique, non pas vers un autre froment mais vers un froment autre. Non pas vers un autre Homme religieux mais vers un Homme autrement religieux. Non pas vers une autre Église catholique mais vers une Église autrement catholique. Non pas vers un autre Christ mais vers un Christ autrement honoré, également en enfantement hors les murs de l’Église. Un aggiornamento christologique sans aucun précédent dans les annales de l’Église. En tout Homme sacerdotal et en toute création sainte, révélation en filigrane de la figure même du Christ telle que révélée en Jésus de Nazareth.</p>
<p>Le Moulin mystique de Vézelay peut aider à comprendre que le Concile est lui-même une formidable clé d’interprétation et de lecture de la longue et laborieuse histoire de la fidélité au Christ. Ce n’est pas parce que pendant longtemps l’épi de blé a été le seul point de repère universel que maintenant le froment qui s’est libéré des protections des grains de blé ne peut pas être universel à son tour, en juste remplacement de ceux-ci. Avec Vatican II tous les baptisés, et pas uniquement les laïcs, ont à passer au moulin et il ne sert à rien, pour se disculper, d’en appeler à l’autorité et à la posture des antiques épis de blé contre la farine et la surprenante parole des meuniers de ce temps.</p>
<p>(1) <em>Encyclique Quas primas,</em> Pie XI pour l’institution d’une fête du Christ-Roi, 1925. (2) Décret sur l’activité missionnaire de l’Église, Ad Gentes, Vatican II, 1965.</p>
<address>Alain et Aline Weidert, à Chalvron, près de Vézelay</address>
<address><a href="http://journal-en-ligne.la-croix.com/ee/lacr/_main_/2010/02/13/015/?article=3">Forum du journal La Croix du 13/02/2010, Page 15</a></address>
<address><a href="http://journal-en-ligne.la-croix.com/ee/lacr/_main_/2010/02/13/015/?article=3"></a></address>
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		<title>La fraternité, une exclusivité baptismale ?</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 19:14:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités tristement désopilantes]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#171;&#160;Du baptême dérive aussi un modèle de société : la société des frères. On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins avec un décret d&#8217;un quelconque pouvoir constitué. On se reconnaît frères à partir de la conscience humble mais profonde d&#8217;être enfants de l&#8217;unique Père céleste&#160;&#187; (1). Soit, mais cela n’exclut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/11571058fraternite-gif1.gif"><img class="aligncenter size-medium  wp-image-1418" title="11571058fraternite-gif" src="http://www.baptises.fr/wp-content/uploads/2010/01/11571058fraternite-gif1-300x252.gif" alt="" width="300" height="252" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;Du baptême dérive aussi un modèle de société : la société des frères. On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins avec un décret d&#8217;un quelconque pouvoir constitué. On se reconnaît frères à partir de la conscience humble mais profonde d&#8217;être enfants de l&#8217;unique Père céleste&nbsp;&raquo; (1). Soit, mais cela n’exclut pas de pouvoir se reconnaître authentiquement frères par ailleurs. Non, s’empressent d’affirmer des détracteurs de la dynamique conciliaire qui durcissent les traits fraternels et réaffirment ainsi leur volonté d’une civilisation catholique. &laquo;&nbsp;Ne sont frères que ceux qui ont le même Père&nbsp;&raquo;, puis s&#8217;exprimant à propos des scouts : &laquo;&nbsp;…la fraternité scoute n&#8217;existe pas <em>stricto sensu </em>puisque tous les scouts ne sont pas des baptisés et surtout parce que ce qui fonde la fraternité est en Dieu…&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Ainsi, le scout (catholique) n&#8217;est pas le frère de tout autre scout.&nbsp;&raquo; Mais, parce que baptisé catholique, il est le frère de tous les autres baptisés catholiques… (2).</p>
<p><strong>Le piège d&#8217;une dérive sectaire et dogmatique</strong></p>
<p>Oser affirmer que ne peuvent prétendre au titre de frères que ceux qui au préalable se sont reconnus entre eux Fils de Dieu, dans l&#8217;Eglise catholique, par le baptême, relève d&#8217;une logique sectaire, totalitaire. Escroquerie chrétienne de haut niveau que l&#8217;on pourrait ainsi notifier : Si tu veux être frère ou sœur de tes semblables reçois d&#8217;abord le baptême catholique, obéis au Père céleste et soumets-toi à ses suppléants. Retour insidieux, de plus en plus fréquemment énoncé, du monopole d&#8217;une Eglise catholique, société parfaite, en dehors de laquelle il n&#8217;existerait pas de profil fiable d&#8217;humanité ! Si, pour des cathos de cette arrogance, de cette prétention-là les autres Hommes ne peuvent être frères et sœurs alors <em>qui, que</em>, <em>quoi</em> sont-ils ? Ne seraient-ils qu&#8217;objets de leur charité, à convertir selon les canons de leur religieuse fratrie, de leur clan de frères ? Étant alors définitivement exclu de cette fraternité le pauvre &laquo;&nbsp;frère soleil&nbsp;&raquo; à qui l&#8217;on ne pourra jamais faire la grâce d&#8217;être porté sur les fonds baptismaux !</p>
<p>Sans doute ces cathos, usurpateurs de l&#8217;esprit fraternel de l&#8217;Évangile, ne sont-ils pas disposés à acquiescer ce qu&#8217;affirme le Concile quand il exprime que &laquo;&nbsp;les prêtres vivent avec les autres hommes comme des frères&nbsp;&raquo; (PO. 3) ou que &laquo;&nbsp;Dieu (qui) veille paternellement sur tous, en voulant que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères&nbsp;&raquo; (GS. 24). Sans qu&#8217;il ne soit induit ici que cette famille de frères ne subsiste en plénitude que dans la seule Église catholique.</p>
<p><strong>Des relations fraternelles sans état d&#8217;âme ?</strong></p>
<p>Des Hommes humainement fraternels, souvent plus que des cathos pur sucre, peuvent ignorer qu&#8217;ils sont fils d&#8217;un même Père céleste et qu&#8217;à ce titre ils seraient doublement frères. Ce n&#8217;est pas une raison pour que les soi-disant champions toute catégories de la fraternité décrètent, à la fois que les autres sont bannis de leur dynamique fraternelle (anathémisés ?) et que toute autre fraternité est impossible. Certes la fraternité ne s&#8217;impose pas, ne se décrète pas, ni au nom d&#8217;un parti, ni au nom d&#8217;un état mais elle peut encore moins servir à formater l&#8217;humanité et la faire passer sous les fourches caudines d&#8217;une chrétienté labellisée fraternelle. Retour en fait à la figure du <em>pater familias</em> pour réintroduire celle d&#8217;un Dieu monarque absolu, même appelé <em>Bon Dieu</em>. Catholiques, nous aussi, nous nous insurgeons de toutes nos forces contre un tel détournement de fraternité que ces auteurs, en sus, stigmatisent comme &laquo;&nbsp;faiblesse&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;dangerosité&nbsp;&raquo;. <em>Il est de notre plus strict devoir de baptisé-e-s de contrer de telles allégations pour qu&#8217;elles ne se diffusent pas et ne gangrènent pas les esprits.</em></p>
<p>Le dessein de Dieu n&#8217;est sans doute pas que les Hommes aient leur nom inscrit sur des registres de baptême afin, le temps venu, de pouvoir contrôler leur juste degré de fraternité au sein d&#8217;un giron communautariste. Pour nous le rêve divin qui comble la terre et les cieux consiste en ce que chaque femme, chaque homme devienne &laquo;&nbsp;frère, sœur, mère&nbsp;&raquo; de Jésus (Mat. 12). Que pour cela toute femme, tout homme en arrive un jour à rompre le pain avec ses amis et à dire en accomplissant ce geste de divine fraternité : &laquo;&nbsp;Ce pain c&#8217;est ma vie, je vous la partage&nbsp;&raquo;. Paroles inouïes de sanctification, nullement sacrilèges, à faire suivre ou précéder d&#8217;éloquence concrète envers ses compagnons de table et d&#8217;humanité. Qui peut empêcher l&#8217;humanité de comprendre et de vivre l&#8217;héritage fraternel du Christ ? C&#8217;est là l&#8217;entrée dans la bénédiction d&#8217;une commune généalogie divine. &laquo;&nbsp;Vous êtes tous frères&nbsp;&raquo; (Mat.23, 8), frères en humanité.</p>
<p><strong>Une fraternité sans frontière !</strong></p>
<p>La fraternité n&#8217;est pas une appellation réservée, chasse gardée de quelques Hommes pieux et intransigeants qui s&#8217;en seraient décerné l&#8217;estampille exclusive. En dehors d&#8217;eux l&#8217;humanité n&#8217;est pas une zone de non-droit et de relativisme fraternel. &laquo;&nbsp;Dieu soit loué&nbsp;&raquo; la fraternité du <em>pain-vie</em> partagée est libre, sans droit d&#8217;auteur à acquitter ! Tous peuvent l&#8217;accomplir, baptisés ou non. Aux baptisé-e-s, conscients de recevoir la charge d&#8217;être ensemble sacrement, signes et moyens (prémices) de l&#8217;union intime avec Dieu et de l&#8217;unité du genre humain (LG 1), de révéler le sens et la portée christique qu&#8217;ont pour eux ces <em>paroles-gestes</em> d&#8217;authentique humanité. Manifester pleinement l&#8217;Homme à lui-même (GS.22. 1), l&#8217;Homme qui vient de Dieu.</p>
<p>Alain Weidert, Chalvron près de Vézelay.</p>
<p>(1) Benoît XVI, Angélus du 10 janvier 2010, Cf. &lt;<span style="text-decoration: underline;">www.zenit.org</span>&gt;</p>
<p>(2) &lt;<span style="text-decoration: underline;">www.lesalonbeige.blogs.com</span>&gt;, le 11 janvier 2010, 08h00</p>
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