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Le feu et l’eau : des images pour la fête des fêtes

30 mars 2013
Par
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Nuit de Pâques. Abbaye de Boscodon. Copyright : CCBF.

Ce soir, nous célébrons la résurrection de Jésus d’entre les morts, événement central et fondateur de notre foi. Mais comment mettre des mots sur un tel événement ? Le mystère est tel que, souvent, nous avons recours à des images pour tenter de le comprendre. La Vigile pascale, cette célébration exceptionnelle, éclatante de joie, de chants, de beauté, s’appuie notamment sur deux symboles à la fois très simples et très forts : le feu et l’eau, très présents dans les lectures de cette nuit.

Commençons par le feu

La célébration de la Vigile pascale débute par la bénédiction du feu. Ce feu symbolise la résurrection du Christ et la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Le feu nous réchauffe et nous éclaire. Mais c’est surtout le lieu de Dieu : c’est dans un feu qui ne se consume pas que Moïse entend le nom de Dieu (Exode 3, 2). C’est du milieu du feu, que Dieu, sur la montagne, se révèle et donne les Tables de la Loi (Deutéronome 4, 12); enfin, les sacrifices d’animaux, au Temple de Jérusalem consistaient à brûler les bêtes. Dans l’une des lectures de ce soir, le feu sera présent, au bûcher pour immoler l’agneau qui remplacera Isaac (Genèse 22), puisque les Hébreux avaient renoncé aux sacrifices humains. Cet épisode entre en résonance avec le sacrifice de Jésus Christ, agneau sacrifié par amour pour le salut du monde et montre de manière éclatante que le sacrifice de Jésus accomplit les Écritures.

Ce feu que Dieu apporte est celui de son amour qui se répand comme la lumière passe de cierge en cierge. L’amour de Dieu se donne à chacun de nous sans distinction et se partage sans diminuer ni perdre de sa force. Cette lumière, de cierge en cierge, finit par illuminer l’église tout entière, comme la lumière de Dieu éclaire nos vies.

Dans son homélie de la Vigile pascale de 2012, Benoît XVI rappelle que cette lumière passée nous enseigne sur la lumière de Jésus : « Le Christ est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes. » ; il rappelle également la force symbolique du cierge pascal : « C’est une lumière qui vit en vertu du sacrifice. Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même ».

Cette lumière chassant la nuit est enfin un formidable message d’espoir : celui de la résurrection de Jésus fils Dieu, passé des ténèbres de la mort à la lumière de la Vie !

Á présent, passons au symbole de l’eau :

Le récit de la Création que nous avons écouté en première lecture nous dit qu’au commencement : «  l’esprit de Dieu planait sur les eaux… » (Genèse 1), rappelant ainsi que l’eau est au commencement de tout, indispensable à la vie.

L’Ancien Testament est parsemé de références à cet élément, à la fois source de vie et de mort : ainsi le Déluge (Genèse 7), où l’eau envahit tout, noie les cultures, les animaux et les êtres humains, est source de mort et symbole de la colère divine. L’eau est mort encore pour les Égyptiens, tandis que les Hébreux, eux, passent la Mer à pied sec. Á l’inverse, elle est source de vie et de salut lors de la traversée du désert, lieu desséché et aride, lorsqu’elle jaillit du Rocher (Exode 17).

Les textes de la Passion font aussi surgir la symbolique de l’eau : le sang et l’eau sortant du flanc de Jésus en croix sont pour les chrétiens une source d’eau vive. Ils disent la Nouvelle Alliance de Dieu avec son peuple. Le flanc ouvert de Jésus évoque aussi la naissance de l’Église, ainsi que le rappelle Saint Jean Chrysostome : « De même en effet que le Seigneur a pris de la chair dans le côté d’Adam pour former la femme, ainsi le Christ nous a donné le sang et l’eau de son côté pour former l’Église ».

C’est, enfin, la présence de baptêmes lors de la liturgie de cette grande nuit qui nous rappelle de manière directe que nous, chrétiens, sommes plongés dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. La puissance de ce symbole est très visible lors de baptêmes par immersion : le futur baptisé est littéralement plongé dans l’eau pour renaître à une vie nouvelle.

Souhaitons nous mutuellement une belle fête de Pâques, vivifiés que nous sommes par la mort et la résurrection de Jésus-Christ et sûrs que Dieu nous aime.

Marie Delepoulle

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3 Responses to Le feu et l’eau : des images pour la fête des fêtes

  1. Anne-Marie H.
    4 avril 2013 at 7 h 55 min

    @ Michel Pertusier

    Excusez ma lenteur d’esprit… doit-on comprendre votre message comme une plaisanterie, comme une énigme à décrypter, ou comme une affirmation catégorique??? Je suis véritabeent perplexe.

  2. Françoise BR
    30 mars 2013 at 18 h 51 min

    Merci pour cet article. c’est très beau.
    Je suis juste en train de lire de
    Erik Orsenna: « L’Avenir de l’eau » (petit précis de mondialisation II)
    c’est moins beau: en voici quelques passages..« un habitant de la planète sur 6 continue de n’avoir pas accès à l’eau.un sur 2 vit sans système d’évacuation…
    dans 10 ans, dans 20 ans aurons nous assez d’eau? assez d’eau pour boire? assez d’eau pour faire pousser les plantes? ..inondations..sécheresse..Le Bangladesh dépassera bientôt les 180 millions d’habitants sur le tiers de la superficie française..»

  3. Michel Pertusier
    30 mars 2013 at 17 h 14 min

    Il faudrait peut être revoir,la créature homme au départ n’avait pas de sexe, c’est ensuite que Dieu c’est aperçu qu’il manquait quelque chose d’important et qu’il a partagé cette créature en deux pour faire deux, un être de sexe masculin et un être de sexe féminin. Dieu est toujours équitable !!

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