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	<title>Conférence catholique des Baptisé-e-s Francophones</title>
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		<title>Lettre ouverte à qui veut bien entendre</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 06:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[En débat]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît XVI]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>

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		<description><![CDATA[La lettre a été composée à la suite d&#8217;échanges nombreux à la sortie de la messe.
Nous sommes scandalisés!
Nous ne comprenons pas pourquoi le pape Benoît XVI veut réintégrer les intégristes de la communauté Saint Pie X alors qu&#8217;ils montrent leur volonté de ne pas reconnaître le concile Vatican II.
Et pendant ce temps-là le pape rejette les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignleft" style="width: 290px"><img class="    " style="vertical-align: text-top;" title="Source. Wikipédia. Licence &quot;Creative commons&quot;." src="/site_baptises/wp-content/uploads/2012/05/280px-France_Essonne_Etampes_Eglise_Saint-Basile_01.jpg" alt="" width="280" height="195" /><p class="wp-caption-text">Étampes. Église Saint Basile.</p></div>
<p>La lettre a été composée à la suite d&#8217;échanges nombreux à la sortie de la messe.</p>
<p>Nous sommes scandalisés!</p>
<p>Nous ne comprenons pas pourquoi le pape Benoît XVI veut réintégrer les intégristes de la communauté Saint Pie X alors qu&#8217;ils montrent leur volonté de ne pas reconnaître le concile Vatican II.</p>
<p>Et pendant ce temps-là le pape rejette les chrétiens qui se réclament de la théologie de la libération et qui, conformément à l&#8217;enseignement de Jésus, défendent les pauvres et les paysans spoliés de leurs terres.</p>
<p>Et pendant ce temps-là ils partent sur la pointe des pieds, ces chrétiens qui ont compris la préférence du Seigneur pour les pauvres et qui se consacrent aux malheureux et aux défavorisés.</p>
<p>-Ils regrettent la priorité donnée au fonctionnement de l&#8217;institution qui, en absorbant la plus grande partie du temps et de l&#8217;énergie des paroissiens engagés dans l&#8217;Église, les détourne ainsi de leurs engagements dans la société. Ceux qui sont engagés dans la vie de la société (hors associations et structures d&#8217;Église) se sentent de ce fait marginalisés dans la communauté.</p>
<p>-Et ils sont mal à l&#8217;aise dans les célébrations qui ne sont plus ancrées dans la vie d&#8217;aujourd&#8217;hui mais sont de plus en plus modifiées par le retour aux rites du XIX° siècle (langage obsolète, monopole de la parole des clercs&#8230;). Ils se rendent compte alors du retour en arrière.</p>
<p>Accueil des intégristes, rejet des progressistes!</p>
<p>Deux poids, deux mesures!</p>
<p>Au nom de l&#8217;unité!</p>
<p>Mais de quelle unité?</p>
<p>Sans dialogue, ni consultation du Peuple de Dieu!</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Des chrétiens du secteur d&#8217;Etampes</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Jeudi de l&#8217;Ascension &#8211; Au ciel?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 08:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Temps liturgique]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[baptême]]></category>
		<category><![CDATA[baptisés]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Madeleine]]></category>
		<category><![CDATA[parole]]></category>
		<category><![CDATA[Philppe Baud]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l&#8217;on demande à des jeunes, ce que l&#8217;on fête au  jour de l&#8217;Ascension, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;ils répondent – et ce n&#8217;est pas une blague – la première escalade du Mont-Blanc, la conquête de l&#8217;Everest, le vol initial d&#8217;une montgolfière, d&#8217;un avion ou d&#8217;une fusée. Ne sourions pas trop vite : cela nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.baptises.fr/site_baptises/wp-content/uploads/2012/05/Ciel.jpg" alt="" width="297" height="230" />Si l&#8217;on demande à des jeunes, ce que l&#8217;on fête au  jour de l&#8217;Ascension, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;ils répondent – et ce n&#8217;est pas une blague – la première escalade du Mont-Blanc, la conquête de l&#8217;Everest, le vol initial d&#8217;une montgolfière, d&#8217;un avion ou d&#8217;une fusée. Ne sourions pas trop vite : cela nous montre la réelle difficulté qu&#8217;il y a, à toute époque, à trouver les mots adéquats pour transmettre le message de la foi.</p>
<p>Dire – comme dans le <em>Credo</em> – que Jésus est « monté au ciel » est une autre manière de dire qu&#8217;il est ressuscité ; or la résurrection n&#8217;est pas une réalité de ce monde. D&#8217;où la difficulté, en tout temps, d&#8217;en moduler l&#8217;affirmation. Je ne vous aiderai pas à la comprendre en vous disant que « l<em>e Christ est entré dans la gloire</em> », car cette expression de « gloire » ne rencontre pas plus notre imaginaire que la précédente.</p>
<p>De fait, en y regardant de plus près, nous découvrons que les textes qui relatent le moment, le mode, le sens de l&#8217;exaltation céleste du Christ sont d&#8217;une richesse et d&#8217;une variété surprenante et instructive.</p>
<p>Que le ciel soit l&#8217;habitat du divin est une donnée universelle. Quand Dieu vient à la rencontre de l&#8217;homme, on dit toujours qu&#8217;il « descend » du ciel ; pas étonnant, quand il s&#8217;éloigne, que l&#8217;on dise ensuite qu&#8217;il y « remonte », en précisant qu&#8217;il s&#8217;enveloppe d&#8217;une « nuée » dans ce mouvement.</p>
<p>Dire que Jésus est « monté au ciel » n&#8217;est pas un phénomène à considérer pour lui-même, mais est une expression qui, à l&#8217;aurore de la foi, tend à affirmer la divinité de Jésus de Nazareth. Avant de vivre sur terre, il était « auprès de Dieu » comme Fils, comme Verbe. Ainsi son exaltation « à la droite du Père » n&#8217;a pas été seulement l&#8217;élévation d&#8217;un homme au rang divin, dans le prolongement du mouvement qui l&#8217;arrache au « séjour des morts » (de telles ascensions se trouvent dans les mythologies anciennes et d&#8217;une autre manière aussi dans la vie du prophète Mahomet), mais affirme le retour du Fils de Dieu au « monde céleste » d&#8217;où il était venu : <em>Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière</em>, il retourne à ce que Paul nomme  « <em>sa condition divine</em> » (Ph 2, 6).</p>
<p>Mais une question se pose ici : pourquoi distinguer la découverte du tombeau vide de la « montée au ciel » ? C&#8217;est afin, selon le récit de Luc, de permettre très pédagogiquement de raconter dans le temps des hommes un événement qui transcende absolument le temps. Le temps des hommes est ici symbolisé par les 40 jours qui séparent Pâques de l&#8217;Ascension, étant symboliquement le temps d&#8217;un accomplissement. Il permet aussi de tenir compte de la période des apparitions, où le Christ, déjà dans « la gloire », se manifeste à ses disciples dans leur habituel conditionnement de vie. Il est avec eux – comme il est aujourd&#8217;hui toujours avec nous –, même lorsque nos portes sont fermées et verrouillées. Il vient à ses disciples avec des apparences qui cachent son « corps de gloire », si bien que Marie-Madeleine comme les compagnons d&#8217;Emmaüs ne parviennent pas à le reconnaître immédiatement, mais à sa parole et au geste du partage du pain, comme dans la liturgie. Et quand Jésus, au matin de la résurrection, demande à Marie-Madeleine de ne pas chercher à le toucher mais d&#8217;aller prévenir les disciples de sa montée vers le Père (Jn 20, 17), c&#8217;est encore, pédagogiquement, pour lui permettre d&#8217;intégrer qu&#8217;il est désormais entré dans un état nouveau où les contacts de jadis (cf. 20, 17 et 11, 2 ; 12, 3) seront spiritualisés (Jn 6, 58; 6, 62).</p>
<p>Certains textes placent l’Ascension au soir du dimanche de Pâques, après divers entretiens de Jésus avec les disciples (cf. Lc 24, 13.33.36.44. et 50). Dans le final de Marc (16, 19), l&#8217;Ascension survient après diverses manifestations dont on ne voit pas si elles ont occupé un ou plusieurs jours. Enfin, dans les <em>Actes</em>, c&#8217;est au terme de 40 jours d&#8217;apparitions et d&#8217;entretiens que se situe le départ définitif de Jésus, mettant ainsi fin à sa manifestation sur terre. On peut penser que Luc, l&#8217;auteur des <em>Actes</em>, a choisi ce chiffre de 40 jours pour nous ouvrir, 50 jours après la Pâque, au don de l&#8217;Esprit qui poursuit désormais la mission de Jésus auprès des disciples.</p>
<p>En lisant, dans les <em>Actes</em>, le seul texte canonique relatant la « montée au ciel » du Christ, on est frappé par l&#8217;extrême discrétion du récit. Le récit est centré sur le message qu&#8217;il veut nous donner, dont le sens est explicité par la parole de « deux hommes en vêtements blancs », les témoins célestes : « <em>Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Jésus reviendra de la manière dont vous l&#8217;avez vu s&#8217;en aller vers le ciel.</em> »</p>
<p>Ici les disciples – et nous avec eux – sont envoyés à la rencontre du monde, pour partager la foi qu&#8217;ils ont reçue et dont ils vivent.</p>
<p>Nous approprier cette fête de l&#8217;Ascension, c&#8217;est comprendre qu&#8217;à notre tour nous avons à porter au monde le message de l&#8217;amour qui est venu à nous en Jésus Christ. Comme au jour de notre baptême, nous recevons aujourd&#8217;hui – et demain au jour de la Pentecôte – le mandat de témoigner devant nos frères que le Christ est vivant « sur la terre comme au ciel », c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il est avec nous – comme le rapporte Marc – pour chasser les esprits mauvais, parler un langage nouveau, prendre dans nos mains les serpents et apporter paix et consolation aux malades et aux blessés de la vie. Avec un tel programme, on comprend que le temps pascal n&#8217;aura jamais de fin.</p>
<p>Philippe Baud</p>
<p><strong>Actes 1, 1-11 ;  Ep 4, 1-13 ; Mc 16, 15-20.</strong></p>
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		<title>Six prêtres irlandais ont été sanctionnés par Rome ces derniers mois</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 22:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[contestation]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
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		<description><![CDATA[Fragilisée par un scandale pédophile d’une rare ampleur, l’Église irlandaise est actuellement traversée par un courant libéral virulent.
 
Cette contestation s’organise autour d’un mouvement créé il y a deux ans et regroupant plus de 800 prêtres. Six d’entre eux ont été réduits au silence par le Vatican ces derniers mois.
 
 En Irlande, la nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: x-small;">Fragilisée par un scandale pédophile d’une rare ampleur, l’Église irlandaise est actuellement traversée par un courant libéral virulent.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;">Cette contestation s’organise autour d’un mouvement créé il y a deux ans et regroupant plus de 800 prêtres. Six d’entre eux ont été réduits au silence par le Vatican ces derniers mois.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;"> </span></strong>En Irlande, la nouvelle a fait l’effet d’un séisme. Le P. Brian D’Arcy, l’un des prêtres les plus médiatiques de la verte Erin, apprécié bien au-delà du cercle catholique, se voit fermement sanctionné par le Vatican : la Congrégation pour la doctrine de la foi lui a enjoint de ne plus s’exprimer publiquement sans autorisation préalable. C’est une plainte anonyme qui a déclenché l’enquête disciplinaire à Rome, il y a plus d’un an. Depuis, le P. D’Arcy, membre de la congrégation des passionistes, devait soumettre ses écrits et ses émissions à sa hiérarchie, en particulier lorsqu’il y traitait de questions liées à la doctrine ou à la morale : il s’est en effet prononcé contre le célibat sacerdotal obligatoire et a émis des doutes sur l’enseignement de l’Église en matière de contraception.</p>
<p>Il a en outre accusé le Saint-Siège d’exploiter des failles dans les procédures juridiques intentées contre l’Église pour esquiver les critiques sur sa gestion des abus sexuels, soulignant la nécessité d’une réforme en profondeur de ses structures. Intervenant régulier de la station de radio BBC 2, sur laquelle il anime l’émission « Une pause de réflexion », et chroniqueur pour le tabloïd Sunday World , le P. D’Arcy s’était par ailleurs fait connaître à travers des succès de librairie comme « Un petit peu de guérison » (Columba Press, 2010), dans lequel il appelait l’Église irlandaise à un travail sur elle-même pour surmonter le traumatisme des scandales pédophiles. Fin avril, le P. D’Arcy s’était dit « attristé et déçu » par une sanction qu’il a « fini par accepter ».</p>
<p>Quelques semaines plus tôt, c’est l’un de ses confrères, le P. Tony Flannery, lui aussi connu pour ses positions libérales, qui a été rappelé à l’ordre par le Saint-Siège. Ce religieux rédemptoriste s’est vu pour sa part interdire de s’exprimer dans les médias, notamment sur le site de l’Association des prêtres irlandais (ACP) dont il est l’un des fondateurs. Créé il y a deux ans, après la tempête provoquée par la révélation d’abus sexuels au sein de l’Église irlandaise, ce mouvement regroupe 820 des 3 400 prêtres de l’île. L’ACP prône une évolution de l’Église sur des points comme la contraception, le mariage des prêtres ou l’ordination de femmes. Ces derniers mois, quatre autres prêtres proches de cette mouvance ont été recadrés par Rome, suscitant un vent de colère et d’incompréhension au sein du clergé local, où leur influence est forte.</p>
<p>Pour David Quinn, éditorialiste spécialiste du fait religieux, cette situation résulte de l’immobilisme de l’Église irlandaise qui a refusé « pendant des années et des années d’affronter les difficultés et les controverses ». Du coup, « le Vatican se sent obligé d’intervenir », au risque de passer « pour le mauvais gendarme ». Comme en Autriche ou aux États-Unis, le clergé irlandais comporte selon lui une forte tendance libérale : « Beaucoup de prêtres, arrivés à 60 ou 70 ans, constatant que l’Église ne s’est pas réformée autant qu’ils l’espéraient, finissent par se regrouper pour se faire entendre. »</p>
<p>Le 20 mars dernier, le Saint-Siège avait diffusé une synthèse de la visite apostolique effectuée au sein de l’Église irlandaise à la suite des scandales d’abus sexuels. Ce rapport mettait en évidence « une certaine tendance, pas dominante, mais cependant assez répandue » au sein du clergé, à « défendre des opinions théologiques divergentes des enseignements du magistère ». Il appelait également l’Église d’Irlande à réformer ses séminaires, à restructurer ses diocèses, mais aussi à accorder une place accrue aux laïcs.</p>
<p><strong>François</strong><strong>-</strong><strong>Xavier</strong><strong> </strong><strong>Maigre</strong></p>
<p>____________________________________________</p>
<p>Le primat d’Irlande accusé par un documentaire télévisé</p>
<p>Le vice-premier ministre de la République d’Irlande, Eamon Gilmore, a estimé jeudi que la position du cardinal Sean Brady était intenable après la diffusion par la BBC d’un documentaire qui l’accuse d’avoir fermé les yeux sur les abus sexuels dans les années 1970. En Irlande du Nord, le vice-premier ministre Martin McGuinness s’est dit « consterné » par ces nouvelles accusations. Le cardinal Brady a exclu mercredi de quitter son poste, assurant que ce reportage exagérait le rôle qu’il avait joué dans l’enquête sur les agissements du P. Brendan Smyth.</p>
<p><strong>François</strong><strong>-</strong><strong>Xavier</strong><strong> </strong><strong>Maigre</strong><strong> </strong><strong>La</strong><strong> </strong><strong>Croix</strong><strong> </strong><strong>du</strong><strong> 4-05-2012</strong></p>
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		<title>Une expérience vécue : les assemblées dominicales de la parole</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 22:18:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espérance]]></category>
		<category><![CDATA[La vie paroissiale, diocésaine etc...]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de l'Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[assemblées dominicales]]></category>
		<category><![CDATA[Célébration]]></category>
		<category><![CDATA[messe]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici la relation d’une expérience en vigueur dans un diocèse de France. De quoi donner des idées à ceux qui ne se résolvent pas à être privés de célébrer le dimanche, faute de prêtres.
Ce dimanche, l’église du village est restée fermée. Comme les dix sept autres du secteur. Les paroissiens sont-ils dans la dix-huitième église de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft" style="vertical-align: text-top; margin-left: 20px; margin-right: 20px;" src="/site_baptises/wp-content/uploads/2012/05/AG_vote_01_Copyright..jpg" alt="" width="200" height="300" />Voici</em><em> </em><em>la</em><em> </em><em>relation</em><em> </em><em>d</em><em>’</em><em>une</em><em> </em><em>expérience</em><em> </em><em>en</em><em> </em><em>vigueur</em><em> </em><em>dans</em><em> </em><em>un</em><em> </em><em>diocèse</em><em> </em><em>de</em><em> </em><em>France</em><em>. </em><em>De</em><em> </em><em>quoi</em><em> </em><em>donner</em><em> </em><em>des</em><em> </em><em>idées</em><em> </em><em>à</em><em> </em><em>ceux</em><em> </em><em>qui</em><em> </em><em>ne</em><em> </em><em>se</em><em> </em><em>résolvent</em><em> </em><em>pas</em><em> </em><em>à</em><em> </em><em>être</em><em> </em><em>privés</em><em> </em><em>de</em><em> </em><em>célébrer</em><em> </em><em>le</em><em> </em><em>dimanche</em><em>, </em><em>faute</em><em> </em><em>de</em><em> </em><em>prêtres</em><em>.</em></p>
<p>Ce dimanche, l’église du village est restée fermée. Comme les dix sept autres du secteur. Les paroissiens sont-ils dans la dix-huitième église de la paroisse, là où a lieu la messe ? Peu probable. Le co-voiturage est un échec. Les personnes âgées y répugnent. Et moins on se rassemble, moins on  a envie de se rassembler. Les gens ne vont plus à la messe que lorsqu’elle «passe» chez eux. Alors, faut-il se résoudre à laisser nos églises rester fermées, inutiles, et bientôt sans entretien ?</p>
<p>Ne serait-il pas plus judicieux, plus conforme aussi à notre tradition (aux premiers siècles, les fidèles se réunissaient pour chanter les psaumes et entendre la Parole. La messe n’est devenue habituelle que beaucoup plus tard.), de proposer des assemblées de la parole que les paroissiens organiseraient eux-mêmes, à condition d’y être formés ?</p>
<p><strong>Il est bon de se réunir</strong></p>
<p>C’est le dimanche, jour de la Résurrection, centré sur le mystère pascal, que les chrétiens se réunissent. C’est donc ce jour là qu’il convient de prévoir une célébration de la Parole. Le droit de l’Eglise prévoit même la possibilité pour les chrétiens de se rassembler le dimanche faute de prêtre. (Canon 1248 § 2)</p>
<p>D’autre part, le concile Vatican II affirme : «Le Christ… est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures. (<em>Dei</em><em> </em><em>Verbum</em>, n° 24) Enfin il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes, lui qui a promis : « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20) (<em>Sacrosanctum</em><em> </em><em>Concilium</em> n° 7).</p>
<p>Le dimanche étant jour du Seigneur, les chrétiens d’un village manifestent par leur assemblée dans une église la visibilité et la réalité du Christ ressuscité. Ils construisent le Corps du Christ. Cela va bien plus loin que la simple dévotion ou le ressourcement personnel !</p>
<p><strong>Les assemblées de la Parole</strong></p>
<p>Il paraît important à beaucoup de prêtres eux-mêmes de proposer des assemblées dominicales de la Parole sur leur paroisse et d’y préparer les fidèles. Ainsi est assurée une proximité du Christ et de son Eglise auprès de toutes et de tous en se rassemblant autour de sa Parole, ainsi que la visibilité du Christ et de l’Eglise dans les bourgs.<strong> </strong></p>
<p>Du point de vue humain, les avantages en sont nombreux. Cela permet de lutter contre la passivité, de responsabiliser davantage les fidèles des petites communautés de proximité. Cela évite de marginaliser davantage certains fidèles, les plus pauvres.</p>
<p>Enfin, même si la messe de la télévision est de qualité, elle est destinée aux personnes invalides car elle ne permet pas de constituer une vraie communauté locale.</p>
<p>Ces assemblées dominicales ne sont pas des « messes sans consécration ». C’est la Parole de Dieu qui y est centrale. Elles ne sont pas de pâles copies de la messe. La communion n’y est pas donnée. Mais elles font toujours mémoire de la Pâque du Christ, de son passage par la mort et la résurrection, fondement de la foi chrétienne.</p>
<p><strong>Concrètement</strong></p>
<p>Les assemblées dominicales de la Parole sont préparées en paroisse pour le mois par des représentant (e)s de chaque communauté, même de celle où il y a messe chaque dimanche.</p>
<p>Elles ont lieu à 10 h 30 le dimanche matin, annoncées par la sonnerie des cloches. Sauf le quatrième dimanche du mois où l’on invite les fidèles à se réunir en paroisse à l’eucharistie unique du dimanche matin au chef-lieu.</p>
<p>La structure, dont l’ordre peut varier dans les détails selon les dimanches, comprend toujours les éléments suivants :</p>
<ul>
<li>Un 	temps 	d’accueil, 	échange 	de 	nouvelles</li>
<li>Récitation 	commune 	du 	« Je 	crois 	en 	Dieu » 	en 	début 	de 	célébration</li>
<li>Lectures 	du 	jour 	avec 	court 	commentaire 	et 	échanges 	entre 	chaque 	lecture, 	entrecoupées 	du 	psaume</li>
<li>Prière universelle (avec 	intentions locales en finale)</li>
<li>Notre Père</li>
<li>Quête</li>
<li>Geste de paix</li>
<li>Bénédiction et envoi</li>
<li>Temps de convivialité à 	l’église</li>
</ul>
<p>Le Livre de la Parole « trône » devant l’autel, au centre, dans l’allée centrale, sur un pupitre, avec le cierge pascal, et des fleurs. Les fidèles sont assis en demi-cercle autour du Livre de la Parole.</p>
<p>Au début de la célébration, il est annoncé que celle ou celui qui préside est mandaté(e) par le curé de la paroisse. En attendant une formation prévue par le diocèse (!), ce sont les président (e)s laïcs de funérailles ou le laïc responsable de la communauté locale qui conduisent (président) la prière.</p>
<p>La dernière assemblée dominicale de la Parole a rassemblé plus de soixante personnes. Quelques membres de cette assemblée ne vont jamais à la messe le dimanche, même quand elle « passe » sous leur clocher ; mais elles participent à ces assemblées qui sont plus à la portée de leur cheminement actuel.</p>
<p>Les maires des communes, où ont lieu ces assemblées, se réjouissent du supplément d’animation apportée au centre-bourg. D’autant plus qu’ils font des efforts pour entretenir et embellir le bâtiment-église.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L’expérience commence à porter des fruits. Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui poussent la porte de l’église…. Et je suis convaincu qu’au fil des mois, un esprit nouveau se créera, que nous trouverons la « bonne manière » de vivre et de prier ensemble dans notre communauté locale.</p>
<p>RHC 85160</p>
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		<title>Tant de funestes séparations…</title>
		<link>http://www.baptises.fr/?p=5470</link>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 10:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CCBF</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Philippe Baud]]></category>
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		<description><![CDATA[6ème dim. Pâques B 2012
Ac 10, 25-26.34-35.44-48 ; 1 Jn 4, 7-10 ; Jn 15, 9-17
À son arrivée chez le centurion Corneille, Pierre – le « premier » des apôtres – prend soudain conscience que « Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ». La belle découverte ! Elle devrait aller de soi mais je vous assure qu’elle ne l’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="vertical-align: text-top; margin-left: 20px; margin-right: 20px;" src="/site_baptises/wp-content/uploads/2012/05/murdechine.jpg" alt="" width="259" height="194" />6<sup><strong>ème</strong></sup><strong> dim. Pâques B 2012</strong></p>
<p lang="fr-CH"><strong>Ac 10, 25-26.34-35.44-48 ; 1 Jn 4, 7-10 ; Jn 15, 9-17</strong></p>
<p lang="fr-CH">À son arrivée chez le centurion Corneille, Pierre – le « premier » des apôtres – prend soudain conscience que « Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ». La belle découverte ! Elle devrait aller de soi mais je vous assure qu’elle ne l’est pas… et qu’elle ne l’est toujours pas !</p>
<p>Pendant des siècles le génie humain a cherché à se construire sur « la séparation » : d’un côté les hommes, de l’autre côté les femmes ; d’un côté les maîtres, de l’autre les serviteurs ; d’un côté des <em>black</em> et <em>colored people</em>, de l’autre les blancs… et nous pourrions ainsi remplir des pages et des pages, en distinguant la colonne de gauche ou la colonne de droite (ces clivages dépassant largement les périodes électorales). Il est vrai que faire des distinctions est une bonne méthode pour la réflexion. Mais « distinguer » n’est pas « séparer ».</p>
<p>Or les religions de tous les temps ont une funeste inclination à prêcher la séparation : le ciel et l’enfer, les purs et les impurs, les pratiquants et les non-pratiquants, les croyants et les non-croyants, les clercs et les fidèles, le haut-clergé et le bas-clergé, les élus et les damnés, etc. En amont de toutes ces séparations, on trouve toujours celle du sacré et du profane, la plus archaïque, la plus infranchissable, la plus fondamentale. Par crainte des forces « supérieures », l’homme s’est engouffré dès l’origine dans cette séparation « magique » et y a imaginé des dieux, ivres de leur force et jaloux de leur espace, fondant des univers religieux protégés par des murs de tabous et d’interdits, s’abritant dans des sanctuaires auxquels n’ont en principe accès que les gens d’une caste privilégiée. Bref, pour le dire de manière abrupte, les religions se sont construites sur des séparations. Pas étonnant dans un tel contexte que ceux qui ne relèvent pas de la même appartenance religieuse se considèrent comme infréquentables, se traitent de faux-frères ou d’infidèles, parfois même se regardent en ennemis… Les interdits alimentaires du livre du Lévitique nous en offrent une claire illustration : le peuple juif est un peuple « séparé ». Tout comme on enseignait aux jeunes séminaristes que le prêtre est un homme « séparé », qui doit vivre en tout comme tel.</p>
<p>Il n’est donc pas difficile de comprendre la stupéfaction de celui que nous saluons comme « le premier pape » en découvrant que « Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ». Car il y a loin de la coupe aux lèvres, et pour un juif de croyance et de culture – même originaire de « la Galilée des nations » –, il y a un choc évident à découvrir que l’Esprit Saint peut se manifester à un centurion de l’armée romaine, c’est-à-dire à un homme impur, qui ne respecte ni les règles du sabbat et ni aucune des prescriptions alimentaires auxquelles tout juif est tenu. Faut-il rappeler que pour un fidèle de la Loi, un étranger est un homme impur, chez qui il n’a pas le droit d’enter, encore moins de s’asseoir à sa table pour y manger.</p>
<p>En quelques lignes succinctes, les <em>Actes</em> nous rapportent donc l’immense chemin que les apôtres ont dû parcourir au lendemain de la Résurrection pour dépasser les contraintes du rituel religieux qui était le leur. Ils avaient pourtant été à bonne école : celle de la souveraine liberté de Jésus, qui n’avait pas manqué de faire scandale. Leur maître avait mangé et bu à la table des riches, si bien qu’il s’était fait traiter de « glouton et ivrogne, ami des publicains et des<br />
pécheurs » (Mt 11, 19).</p>
<p>Il approchait les malades, même les lépreux, et passait du temps avec les enfants. Il avait accueilli des dames respectables parmi ses disciples – ce qui devait heurter gravement les rabbins – et il lui arrivait même d’engager la conversation avec d’autres qui l’étaient beaucoup moins. S’il enseignait parfois dans une synagogue ou sous le portique du Temple, il conversait aussi bien le long des chemins ou à l’ombre dans un verger. Allant à la rencontre de tous et de chacun, Jésus n’avait cessé de renverser les pratiques de séparation. Il a même donné la première communion à Judas, et, qui plus, est dans la main !!! … la langue n’ayant pas de privilège dans la hiérarchie des puretés organiques.</p>
<p>Quand le premier pape réalise les audaces du Souffle de Dieu, il se demande « comment on pourrait refuser l’eau du baptême à des gens qui, tout comme nous, ont reçu l’Esprit Saint ». En effet, si en Jésus c’est Dieu lui-même qui vient jusqu’à nous, il n’y a désormais plus de séparation : plus de sacré et de profane, ni clercs ou obscurs, ni hommes ou femmes, ni esclaves ou hommes libres… puisque nous sommes tous en Jésus les enfants aimés du même Père : voilà la Bonne Nouvelle ! On comprend que les apôtres en aient perdu plus que leur latin (ou plutôt leur araméen) : car c’est leur vision du monde qui change, leur compréhension du lien de Dieu avec l’homme.</p>
<p>Les textes de la liturgie de ce dimanche mériteraient d’être sérieusement médités, alors que nous rencontrons encore aujourd’hui des gens obsédés par le souci de reconstruire les murs de séparation que Jésus a précisément renversés. S’il s’agissait là des démarches de juifs ou musulmans pieux, nous pourrions les comprendre, puisque l’idée que Dieu puisse se joindre à l’histoire des hommes en s’incarnant leur paraît tout à fait insoutenable et saugrenue : « scandale pour les juifs, folie pour les grecs » constatait déjà saint Paul (1 Co 1, 23). Mais comment peut-on, en milieu chrétien, prôner ou vouloir rétablir des cloisons, alors que Jésus s’est appliqué à les déconstruire ?</p>
<p>Voilà qui nous interroge à l’approche de la Pentecôte <em>: Viens Esprit créateur ! </em>Il nous faut admettre que l’œuvre de l’Esprit reste encore à accomplir : pour commencer dans nos cœurs ! Et pour avancer sur ce chemin, nous avons tous entendu la consigne : « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres ! ».</p>
<p>L’Esprit de Jésus n’est pas adressé en exclusivité aux membres d’un club select qui serait l’Église, où l’on n’entrerait que sur recommandation. Voyez notre centurion !</p>
<p>L’Écriture apporte un autre message, affirmant que le Souffle de Dieu est présent en tout être humain, invitant chacun de nous à grandir jusqu’à sa pleine humanité d’enfant de Dieu, en dépassant nos peurs et nos fermetures, de langue, de culture, de tradition ou de religion.</p>
<p>Accueillir l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu, c’est avec Jésus s’éveiller à la vraie grandeur et à la liberté intérieure de la condition humaine, remonter à la <em>source</em>, interroger le sens de sa vie, s’ouvrir à la connaissance de soi et des autres, et peu à peu, de connaissance en reconnaissance, comprendre que l’on est aimé de ce Tout-Autre que Jésus nous révèle sous le nom de Père : « Je vous appelle amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » Il n’y a donc qu’une consigne : « nous aimer les uns les autres ».</p>
<p>Voilà qui est une aventure plus exaltante que de vouloir dresser des barrières entre le sacré et le profane, ou soi et les autres : barrières qui s’effondreront comme les murailles de Jéricho, avant même qu’on s’en approche !</p>
<p>Philippe Baud</p>
<p lang="fr-CH">
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